L’Arménie, avec Nikol Pashinyan, une « colonie » américaine ?

Le Club de Mediapart
10 mai 2018
L’Arménie, avec Nikol Pashinyan, une « colonie » américaine ?

  • 10 mai 2018
  • Par Jean-Paul Baquiast
  •                                            
Bien que chacun connaisse directement ou indirectement en France un ou plusieurs citoyens se disant Arméniens, l’Arménie y est pratiquement inconnue. 

                

Il s’agit d’une république du sud-Caucase théoriquement alliée avec la Russie. Elle est venue à l’actualité il y a quelques jours à propos d’une prise de pouvoir par le leader de l’opposition Nikol Pashinyan. Celui-ci, qui vient de devenir Premier ministre avait forcé à la démission le précédent Premier ministre, Serzh Sargsyan, à la suite d’une série de grèves générales et manifestations de rues très vraisemblablement organisée par Nikol Pashinyan. La jeunesse du pays avait massivement participé à ces mouvements.

Lorsque de tels mouvements se produisent, il convient de se demander s’ils ne sont pas organisés ou financés par les deux grandes puissances voulant conserver leur influence dans la région, les Etats-Unis ou la Russie. A priori, l’Arménie qui vient de se libérer de la domination de l’URSS, continue à se méfier d’éventuels rapprochements avec la Russie actuelle. D’éventuelles interventions russes discrètes n’avaient pas réussi à inverser la tendance. Au contraire le pays est de plus en plus influencé par les intérêts arméniens dits néo-libéraux dont le modèle est Wall Street et Washington. Pour ceux-ci l’Ambassade américaine, une des plus importantes du monde, abondamment pourvue en dollars, notamment par la CIA, sert d’interlocuteur privilégié.

Rappelons que l’Arménie avait pris son indépendance à l’égard de l’Union soviétique en 1991. Le premier président élu a été le néo-libéral Levon Ter-Petrosyan. Immédiatement après, le territoire de Nagorno-Karabakh, faisant partie de l’ Azerbaïdjan (capitale Bakou), sous influence russe, et principalement peuplé d’Arméniens, avait décidé de faire sécession pour rejoindre l’Arménie, sous la forme d’une république indépendante associée. Il en était résulté une guerre qui avait fait environ 6.000 morts Arméniens et 30.000 Azeris.

Dans la suite, Petrosyan, confronté à une stagnation économique de l’Arménie, avait décidé de restituer le Nagorno-Karabakh à Bakou, en échange de relations de libre-échange et d’intégration économique avec l’ Azerbaïdjan et la Turquie. Cependant ces deux pays étaient des ennemis traditionnels de l’Arménie. L’Azerbaïdjan restait à tort ou à raison considérée comme restée sous influence russe, la Turquie était non sans raison détestée, ayant été responsable du « génocide arménien » de 1915, responsable de 1.200.000 victimes. Notons qu’Ankara refuse toujours de parler de génocide. Le rapprochement de l’Arménie avec la Turquie désiré par Petrosyan n’avait donc pu se faire que sous la pression de l’Otan, du département d’Etat américain et de l’Union européenne.

Ceci avait été ressenti comme une trahison par le peuple arménien, provoquant la démission de Petrosyan. Après 10 ans de silence relatif, celui-ci s’était à nouveau présenté aux élections présidentielles de 2008. Il les avait perdu au profit de son ancien ministre de la Défense devenu Premier ministre, Serzh Sargsyan. Sargsyan a été réélu Premier ministre en avril 2018. Mais Petrosyan avait à nouveau contesté cette élection. Il avait organisé à cette fin de premières manifestations de masse. Celles-ci furent réprimées par le gouvernement, provoquant la mort d’une dizaine d’Arméniens.

Nikol Pashinyan, qui vient de devenir Premier ministre, avait joué un rôle majeur dans l’organisation de ces manifestations. Il avait donc été accusé de meurtre par la police et condamné à 7 ans de prison. Il bénéficia d’une amnistie en 2011. Petrosyan avait décidé de renforcer son pouvoir en créant à partir de mouvements qui lui étaient favorables un parti dit Congrès National Arménien, principal parti d’opposition, dans lequel Nikol Pashinyan a tout de suite pris un rôle directeur.

Nous passons sur le détail des événements ayant suivi une sorte de printemps arabe destiné à organiser un « regime change » où les ONG, au nombre de plusieurs centaines, financées par l’Ambassade américaine en Arménie ont joué un rôle déterminant. Disons seulement que l’Ambassadeur américain était intervenu directement pour provoquer la vente aux Américains de l’entreprise arménienne dite Armenian Hydro, précédemment nommée Armenia Sapa.

Il en était résulté une hausse sensible des prix de l’électricité et plus généralement du coût de la vie. Les ONG et Pashinyan, certainement financés par George Soros and Co, en ont imputé la responsabilité à la Russie ainsi qu’à l’administration de Sargsyan restée en place. D’où les manifestations dans les rues d’Erevan et finalement l’accès au pouvoir de Pashinyan, dans des conditions n’ayant rien de démocratique, comme on le devine.

L’Arménie colonie américaine

L’Arménie dans ces conditions deviendra-t- elle une « colonie » américaine ? Le risque est grand.

Il faut savoir qu’il y aurait plusieurs centaines d’ONG (organisation non gouvernementale) pour une population d’environ 3 millions de personnes. Il est difficile d’y échapper. Or ces ONG travaillent pratiquement toutes pour permettre la mise en place de « valeurs américaines » et d’un gouvernement « pupett » tout dévoué à Washington. Cela s’explique car vu la proximité géographique de l’Arménie avec la Russie, elle est considérée comme une plate-forme utile pour diffuser en Russie même les mots d’ordre de la propagande américaine. Inutile de dire que, comme précédemment indiqué, ces ONG ne trouvent leurs ressources qu’à partir des dollars américains qui leur sont généreusement alloués.

Elles financent une grande partie du secteur éducatif primaire et secondaire, ainsi que les programmes de la télévision et de la radio. Ainsi dès l’enfance les Arméniens sont appelés à considérer la Russie comme un ogre avec lequel éviter tout contact.

Ceci n’a pas été sans conséquences politiques majeures. En effet les différents mouvements et manifestations anti-gouvernementales ayant provoqué la chute du précédent gouvernement ont été animées par des jeunes sans perspectives d’emploi et rêvant aux valeurs occidentales, présentées comme capables de résoudre toutes les difficultés de l’Arménie.

La « révolution de velours » ayant finalement conduit Nikol Pashinyan au pouvoir a été menée essentiellement par ces jeunes et les ONG qui les mobilisaient. Faut-il en conclure que l’Arménie deviendra un satellite de Washington comme le sont certaines républiques d’Amérique centrale ou l’actuelle Ukraine ?

La montée d’un nationalisme arménien qui sera certainement encouragé par le futur gouvernement peut dans l’immédiat faire craindre qu’il ranime le conflit avec l’Azerbaïdjan dans les territoires du Nagorno-Karabakh. De nouveau le nettoyage ethnique dirigée contre les populations Azeris pourrait reprendre. Ceci pourrait donner matière à de réelles interventions militaires occidentales par exemple dans le cadre de l’Otan. On ne voit pas dans ces conditions comment la Russie pourrait rester seulement spectatrice.

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Président Sarkissian: «Mon rêve, c’est une Arménie jeune, dynamique»

RFi, France
9 mai 2018
 
 
Président Sarkissian: «Mon rêve, c’est une Arménie jeune, dynamique»
 
Par Daniel Vallot Publié le 09-05-2018 Modifié le 10-05-2018 à 01:12
Armen Sarkissian, élu nouveau président par le Parlement arménien, assiste à une session parlementaire à Erevan le 2 mars 2018.Vahram Baghdasaryan / Photolure via REUTERS
 
Nikol Pachinian est donc depuis ce mardi 8 mai le Premier ministre arménien. Celui qui était jusqu’ici le chef de l’opposition a été élu par le Parlement après des manifestations de masse contre la corruption, le népotisme et les difficultés économiques. Une révolution sans violence, dont se félicite le président de la république d’Arménie Armen Sarkissian, lui-même investi il y a un mois.
 
RFI : Quel regard portez-vous sur le mouvement non violent qui a permis à Nikol Pachinian d’être élu Premier ministre ?
 
Armen Sarkissian : Je suis très heureux qu’après un processus politique dynamique qui aura duré moins d’un mois – manifestations, meetings, discussions, tout se soit très bien déroulé. Le gouvernement a changé, la direction dans laquelle va le gouvernement a changé et nous l’avons fait ici en Arménie en respectant la loi et l’ordre, et dans le cadre de la Constitution. Et je suis fier que le monde entier nous connaisse maintenant comme les auteurs – et nous avons le copyright –  d’un grand changement grâce à une révolution très, très pacifique. Une révolution à l’Arménienne !
 
Nikol Pachinian veut réformer la loi électorale, est-ce que vous allez le soutenir dans cette démarche ?
 
Et bien je vais soutenir tout ce que le Parlement va décider. Et je vais soutenir aussi tout changement qui permettra à notre République de gérer le pays de manière plus équilibrée et moderne. Je ne parle pas seulement de la loi électorale, mais aussi du fait de préserver l’équilibre des pouvoirs entre le Parlement, le gouvernement et la présidence. Et aussi de créer les conditions pour que le gouvernement puisse travailler de manière dynamique. Parce que mon rêve, c’est une Arménie jeune. Une Arménie dynamique, inscrite dans le 21e siècle, et qui une fois de plus montre au monde que nous pouvons faire des changements à l’arménienne, mais aussi avoir, à l’arménienne, une économie moderne du 21e siècle.
 
Nikol Pachinian n’aura pas de majorité au Parlement, vous ne craignez pas une paralysie des institutions ? Une impasse politique ?
 
Monsieur Pachinian n’a pas la majorité au Parlement, mais comme vous l’avez vu il a été élu par ce même Parlement où il ne dispose pas de la majorité. Monsieur Pachinian a la majorité de la rue. Donc, maintenant il faut avoir au Parlement un dialogue politique qui fonctionne.  C’est ce que nous avons réussi à obtenir aujourd’hui : les sujets qui étaient débattus dans les rues, qui posaient problème à beaucoup d’habitants et de citoyens – les injustices sociales, la corruption, ce sentiment des jeunes de ne pas avoir d’avenir même s’ils ont fait de bonnes études ici en Arménie, le sentiment qu’il n’y a pas de réflexion sur leur futur. Tout cela a créé un mécontentement. Qui a abouti à ce que nous avons vu. Aujourd’hui, chaque citoyen arménien se sent fier et libre. Au final, quelqu’un va relayer son point de vue, et ce point de vue sera entendu.
 
Vladimir Poutine a félicité Nikol Pachinian mardi 8 mai. Est-ce un soulagement pour vous ? Cela veut-il dire que la Russie ne va pas s’ingérer dans ce qu’il se passe en Arménie ?
 
D’abord, ce n’est pas un soulagement, parce que je n’ai jamais douté que Monsieur Poutine appellerait le plus tôt possible le Premier ministre et qu’il le féliciterait. La relation avec la Russie est très importante pour l’Arménie, et je pense que l’Etat, que la Nation fera toujours preuve de bon sens sur ce point. Et fera en sorte que notre relation avec la Russie reste intacte. Comme vous êtes Français, je vous dirais bien que la relation entre l’Arménie et la France est également importante ! Mais vous le comprenez, je pense, la relation avec la Russie est vieille de plusieurs siècles, et les rapports avec nos autres voisins font de la Russie un partenaire important pour la République d’Arménie. Mettre en danger nos relations internationales ou quelque autre engagement international que ce soit ne serait pas sage.
 
Entretien avec le président arménien Armen Sarkissian 09/05/2018 – par Daniel Vallot Écouter
 

La Mappa Armena di Bologna vola al Met

Giornale di Sicilia- Italy
11 maggio 2018
 
 
La Mappa Armena di Bologna vola al Met
11 Maggio 2018
 
 
NEW YORK – Uno straordinario documento di cartografia antica si prepara ad attraversare l’Atlantico. La monumentale “Mappa Armena” della Biblioteca Universitaria di Bologna sarà esposta in settembre a New York in una grande mostra sull’Armenia medievale organizzata dal Metropolitan Museum. Commissionata nel 1691 dal nobile bolognese Luigi Ferdinando Marsili, “uomo d’arme e di scienza”, per documentare a “volo d’uccello” chiese e monasteri della “prima nazione cristiana”, la Mappa è in questi giorni sottoposta a restauro in vista del viaggio attraverso l’oceano. Data l’importanza del prestito, la restauratrice Melania Zanetti sta lavorando “a vista” in Biblioteca: fino al 26 maggio i visitatori potranno assistere all’intervento sull’intero perimetro della mappa e su alcuni dei 16 fogli che la compongono.
 
 
    Al Met la mappa sarà uno dei pezzi forti tra altri 150 tra reliquiari, codici miniati, arredi liturgici e modellini di chiese prestati dalle maggiori istituzioni della Repubblica di Armenia e da importanti comunità della diaspora armena: dalla Confraternita di San Giacomo a Gerusalemme al monastero di San Lazzaro a Venezia. Curata da Helen Evans, la mostra dimostrerà l’importanza dell’arte armena, partendo dall’adozione della cristianità al diciassettesimo secolo.
 
 
    La Mappa si collocherà al centro del percorso espositivo.
 
 
    Lunga tre metri e mezzo e larga 120 centimetri, raffigura i luoghi sacri dell’Armenia attraverso una trama di scritte e illustrazioni a colori. A realizzarla fu l’intellettuale costantinopolitano Eremia Celebi K’eomiwrchean che nel 1691 rispose al desiderio di Marsili di conoscere i luoghi sacri armeni durante una missione diplomatica. Riemerge adesso, durante il restauro, una topografia con oltre 800 siti, da Nishapur, oggi in Iran, ai monasteri della Crimea, ai maggiori centri ecclesiastici: i catolicosati di Etchmiadzin, Gandzasar, Aght’amar e Cilicia e i patriarcati di Gerusalemme e Costantinopoli. La storia della chiesa armena è la storia di un popolo che non sempre ha avuto entità statali, ma che sempre si è riconosciuto nelle sue chiese e nei monasteri.
 
 
    Ufficialmente l’Armenia è cristiana dal IV secolo, ma la tradizione afferma che già nel primo secolo gli apostoli Taddeo e Bartolomeo andarono lì a diffondere la fede. La mappa va letta ruotandola di 90 gradi perché l’est è in alto, mentre l’ovest, nella parte bassa, è il punto di vista che avevano Celebi e Marsili, da Costantinopoli e dal mar di Marmara. Nel 1712 il diplomatico bolognese donò la mappa assieme ad altri cimeli di viaggio al Senato dell’Università di Bologna. Da allora se ne erano perse le tracce, fino al 1991, quando venne ritrovata da Gabriella Uloghian, pioniera degli studi armenistici a Bologna.
 
 
    Una scoperta che per tutto maggio è ben in vista a Bologna e da settembre a marzo al Met di New York.
 
 

Los fanáticos de Martín Karadagián ya pueden visitar su baldosa en la Ciudad de Buenos Aires

NOVA Argentina-
10 may. 2018
 
 
Los fanáticos de Martín Karadagián ya pueden visitar su baldosa en la Ciudad de Buenos Aires
 
 
 

El legislador porteño de Vamos Juntos, Daniel Del Sol, descubrió este miércoles por la tarde una baldosa en la plaza Inmigrantes de Armenia en homenaje a Martín Karadagián, reconocido luchador profesional y estrella de “Titanes en el Ring”. 

El acto contó con la presencia de Paulina, hija del deportista y actor; y Carlos Manoukian, presidente del Centro Armenio de la República Argentina. 

“Karadagián tenía el don de reunir a grandes y chicos frente a la televisión, en el cine y teatro. Es uno de los ídolos y referentes del espectáculo argentino. Este es un homenaje para que siga vivo su recuerdo entre los fanáticos que lo han seguido durante tantos años”, manifestó Del Sol, autor de la iniciativa junto al exdiputado Roberto Quattromano.

El popular ciclo televisivode entretenimientos “Titanes en el Ring” se transmitió por primera vez en 1962 y tuvo como protagonista al luchador de origen armenio.

“Karadagián es un pedazo de todos nosotros. Hemos crecido con él. Representaba un entretenimiento sano. Fue fundamental para ubicar a la comunidad armenia, ya que habitualmente nos confundían con otra nacionalidad”, expresó Manoukian. 

“Su espectáculo no solo unió a las familias, sino también a las generaciones. Nos enseñó que el bien siempre triunfa sobre el mal. Permanentemente recibo afecto y cariño de sus seguidores. Este homenaje me llena de felicidad porque es una continuación de su obra”, afirmó Paulina Karadagián luego de la inauguración de la baldosa ubicada en la calle Armenia, entre Costa Rica y Nicaragua del barrio porteño de Palermo. 

Además, estuvieron presentes: Alejandro Pérez, presidente de la Comuna 14; Juan Esteban Balestreti, subsecretario del Consejo de Instituciones y Colectividades de la Defensoría del Pueblo de la Ciudad; Juan Sarrafian, presidente de la Federación Argentina de Colectividades; el Arzobispo  Kissag Mouradian, Primado de la Iglesia Apostólica Armenia para la República Argentina; el “Mono” Fabio, cantante de la banda Kapanga; el biólogo y ambientalista Javier Corcuera; y compañeros de Karadagián en “Titanes en el Ring”, como el Caballero Rojo y Sergio Ventrone.

Trayectoria

Con apenas ocho años, Karadagián se transformó en campeón panamericano infantil de lucha grecorromana en Estados Unidos, y cuatro años más tarde, en Londres, obtuvo el título mundial de cadetes mayores.

Antes de la actuación, trabajó como lustrador de botas y vendedor de caramelos.

En 1957 debutó como actor en la película “Reencuentro con la Gloria”; luego compartió escena con Alberto Olmedo en “Las aventuras del Capitán Piluso en el castillo del terror” y realizó varios films de “Titanes en el Ring”.

El “campeón mundial de catch”, el armenio Martín Karadagián, se convirtió en leyenda el 27 de agosto de 1991.

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Mi amada y lejana Armenia.

on Thursday

El reconocido luchador profesional y actor de “Titanes en el Ring” Martín Karadagian fue homenajeado por la Legislatura Porteña con una baldosa recordatoria en la Plaza Inmigrantes de Armenia de Palermo en la tarde del miércoles 9 de mayo.

“Por ustedes la historia de mi padre se mantiene viva y, por lo tanto, él también, porque nunca muere aquel a quien se lo sigue recordando”, dijo Paulina Karadagian a los dirigentes de la comunidad armenia presentes.

Además, el legislador Daniel Del Sol, uno de los impulsores de la iniciativa, reveló a la agencia Prensa Armenia que buscará trabajar en un “paseo de recuerdo de los Titanes”.

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