Russian RATM Holding Has Failed To Buy Hrazdan Cement Plant

RUSSIAN RATM HOLDING HAS FAILED TO BUY HRAZDAN CEMENT PLANT

ArmInfo
2008-09-30 22:17:00

ArmInfo. The negotiations for the sale of Hrazdan Cement Plant to RATM
Holding (Russia) have been stopped, the owner of the plant Mikhail
Bagdassarov said during a press-conference today.

He said that the parties had failed to agree on price. "We will not
sell the plant and are going to develop it," Bagdassarov said.

To remind, presently, the plant is reconstructing its second furnace
and in 2009 it will be able to produce 800,000 tons a year against
present 350,000 tons. In 2001 the Government of Armenia sold 100%
of the plant to Mikhail Bagdassarov for 415mln AMD ($756,000). The
plant was built in the 1960s. In 2006 the plant produced 198,000 tons
of cement, in 2007 – 12.1% more.

Des Exclusives, Des Chiffres Et Des Profils

DES EXCLUSIVES, DES CHIFFRES ET DES PROFILS

Afrique Asie
Octobre 2008
France

Asky, sur les traces d’Air Afrique?

Le fondateur du groupe bancaire régional Ecobank et actuel président
honoraire, l’homme d’affaires togolais Gervais Kofi Djondo, a annoncé
le lancement, fin octobre au plus tard, d’une nouvelle compagnie
aérienne multinationale privée, Asky. Le nouvel opérateur devrait
succéder a l’ancienne multinationale Air Afrique dont la disparition
en février2002 avait créé un vide que les minuscules pavillons
nationaux existants ne sont pas parvenus a combler. Fort du soutien
de deux importantes banques régionales, la banque d’investissement
de la Cédéao et la Banque ouest-africaine de développement, ainsi
que de divers autres opérateurs privés, dont des Sud-Africains et
bien sÃ"r, Ecobank, Kofi Djondo a confié au cabinet international
Ernst et Young et a Ecobank le soin de rechercher les 200millions de
dollars nécessaires pour faire décoller Africa Sky. Cette compagnie
envisage de n’opérer qu’avec des avions neufs dans toute l’Afrique
de l’Ouest et du Centre, a partir de la capitale togolaise, Lomé. On
attend de voir.

Cameroun : qui est Â"jalouxÂ" d’Yves-Michel Fotso?

Le golden boy camerounais, patron de banque et porte-étendard de
l’une des principales fortunes du Cameroun, le groupe Fotso, a beau
multiplier les dénégations quant a son éventuelle implication dans
des affaires de détournement de deniers publics (du temps où il
dirigeait le transporteur aérien public, Cameroon Airlines), rien n’y
fait. Le doute persiste dans le public, et les rumeurs sur sa prochaine
arrestation dans le cadre de l’opération anti-corruption dénommée
Â"Ã~ IpervierÂ" continuent d’enfler, notamment depuis que le passeport
de ce jeune homme d’affaires a la réputation sulfureuse lui a été
retiré par les autorités. La nouvelle ligne de défense du fils du
milliardaire Victor Fotso, amorcée devant des caméras de télés
privées locales convoquées pour l’occasion, est plutôt inattendue:
il dit a qui veut l’entendre que les attaques dont il fait l’objet
ne sont que pure jalousie envers sa famille et lui-même. Rien de plus?

La justice appréciera.

Turquie/Arménie : encore un effort On connaissait la diplomatie du
ping-pong qui avait permis a Richard Nixon de se rapprocher de la
Chine. Faudra-t-il maintenant parler de la diplomatie du football
comme moyen de résoudre l’inextricable conflit entre la Turquie et
l’Arménie? En acceptant l’invitation de son homologue arménien Serj
Sarksyan, le président turc Abdullah Gul semble décidé a normaliser
les relations entre les deux Ã~Itats, prélude a une réconciliation
historique entre les deux peuples.

Les deux pays n’entretiennent toujours pas de relations diplomatiques
en raison du génocide arménien perpétré par l’Empire ottoman
au début du xxe siècle et que l’Ã~Itat turc moderne, dont il est
l’héritier, refuse de reconnaître. Autre point de friction: le
conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a propos du Haut-Karabakh,
enclave azerbaïdjanaise peuplée majoritairement d’Arméniens,
rattachée unilatéralement par l’Arménie. Jusqu’ici, Ankara avait
soutenu son voisin azerbaidjanais turcophone sur ce conflit qui
avait dégénérÃ&#xA 9; en une guerre ayant fait près de 30000 morts et
un million de déplacés.

En attendant le match retour, qui doit avoir lieu en Turquie, en
présence du président arménien, la normalisation entre les deux
pays n’en est qu’a ses débuts. La suite dépendra sans doute de
l’évolution intérieure de l’Arménie et de la Turquie.

Mieux vaut tard que jamais Khadija Benguenna, journaliste vedette
d’Al-Jazeera, avait pris de court ses nombreux admirateurs en
décidant, du jour au lendemain, de porter le foulard après s’être
rendue en pèlerinage sur les lieux saints de l’islam. Un geste qui
avait a l’époque secoué le microcosme journalistique. Certains
l’avaient accusée de provocation, d’autres d’hypocrisie, dans la
mesure où elle continuait a se maquiller outrancièrement. Ã~@
travers une émission qu’elle produisait, Réservée aux femmes, (
Lil nissa’i faqat), elle avait sévèrement critiqué la Tunisie en
raison, disait-elle, de l’interdiction du port du foulard sectaire
dans les écoles et l’administration. Khadija Benguenna, qui avait
été menacée par les terroristes intégristes en Algérie durant
les années de sang, ne connaissait pas la Tunisie. Jusqu’a cet
été où elle y a passé ses vacances. Dans une interview fleuve
accordée au magazine tunisien privé Femmes et réalités, elle
change d’avis. Â" Je suis impressionnée, dit-elle, par le niveau
atteint par la femme tunisienne et je souhaite que cette évolution
soit exportée dans le monde arabe. La Tunisie a démontré que l’on
peut conserver a la fois l’authenticité, la religion, le modernisme
et le développement. Parfois il y a des préjugés sur un pays,
mais moi j’ai vu le pays et je sais de quoi je parle: respect des
libertés, des individus dans un pays qui rassemble les voilées et
celles qui ne le sont pas dans une tolérance exceptionnelle.Â"

Pakistan : explosion géante a Islamabad Selon les militaires
pakistanais, il s’agit d’un camion portant 600 kilos de RDX, un
explosif puissant qu’on trouve normalement chez les militaires. La
cible? L’hôtel Marriott, en plein quartier diplomatique et près du
centre du pouvoir du pays. Des hauts responsables – le président et
le premier ministre parmi eux – devaient dîner au Marriott, ce soir du
20septembre. Mais le lieu du repas a été changé peu avant. Au moins
une cinquantaine de personnes sont mortes. Qui sont responsables? Les
islamistes? Ce n’est pas nous, affirme un des principaux chefs des
taliban pakistanais, Beitullah Massoud. Alors? Le saura-t-on un jour?

Angola : Huambo a l’honneur On spécule a Luanda sur la formation
du nouveau gouvernement. Les rumeurs sont concordantes concernant
le futur premier ministre: l’ingénieur Paulo Kassoma, gouverneur
de la province de Huambo, dont les travaux de reconstruction ont
suscité l’admiration générale, notamment pour la ville de Huambo
elle-même, qui ne s’est pas seulement débarrassée des stigmates
de la guerre mais a reconstitué avec soin édifices historiques
et avenues entourées de jacarandas violettes… La nomination
de Kassoma, né a Luanda, mais originaire de la région, pourrait
compenser l’absence de ministres de l’Unita, généralement issus du
centre du pays. L’équipe économique sera également chamboulée:
le ministre des Finances José Pedro Morais et le vice-premier
ministre pour l’Ã~Iconomie, Aguinaldo Jaime, seront remerciés,
malgré le bon travail accompli dans l’assainissement des équilibres
macro-économiques . Le responsable pour l’économie du MPLA, Manuel
Junior, professeur d’économie doté d’un PhD a la prestigieuse
London School of Economics, devrait être nommé a l’Ã~Iconomie,
nouveau ministère coiffant les Finances – confié au directeur
du département de la Sonangol, Fernando Lemos. Ana Dias Lourenco,
responsable du ministère de la Planification économique, serait
maintenue a son poste. La position prépondérante de Manuel Junior,
considéré comme un cadre compétent et intègre, ne déplaira
pas a ceux qui s’attendent a des changements emblématiques dans la
conduction des affaires de l’Ã~Itat.

En plein ramadan, Â"NourÂ" allume la guerre des fatwas Après avoir
détrôné les feuilletons égyptiens, qui régnaient en maître
il y a encore une décennie sur le paysage audio-visuel arabe, les
feuilletons syriens sont a leur tour en voie d’être partiellement
évincés par un feuilleton turc du nom de son héroïne Nour. Le fait
que ce feuilleton soit doublé en dialectal damascène par des acteurs
et actrices syriens talentueux n’est pas étranger a son succès. Ni le
fait qu’il reflète – ce qui est nouveau dans ce genre de feuilleton
– la révolution des mentalités dans le monde arabo-musulman, loin
des clichés et des stéréotypes. C’est sans doute ce qui a amené
certains tartuffes saoudiens a pondre plusieurs fatwas appelant
au meurtre des propriétaires des chaînes télévisées diffusant
le feuilleton. Paradoxalement, ces fatwas frappent en premier lieu
les chaînes satellitaires saoudiennes. Cela n’a pas dissuadé les
millions de téléspectateurs arabes de suivre Â"religieusementÂ" ce
feuilleton fleuve, comprenant 165 épisodes d’une heure environ. Le
phénomène touche tous les pays arabes du Machrek comme du Maghreb.

Qatar : la diplomatie des missions impossibles Après avoir réussi
magistralement a dénouer, du moins provisoirement, l’imbroglio de la
crise libanaise, contribué au dégel des relations franco-syriennes,
voila que l’émir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa al-Thani,
s’attaque désormais a la crise du Darfour avec l’aval de la Ligue
des Ã~Itats arabes, de l’Union africaine et de la communauté
internationale, mais surtout des principaux protagonistes de la
crise. Ã~@ ce propos, le Qatar va piloter un comité sur le Darfour
comprenant l’Algérie, l’Arabie Saoudite, l’Ã~Igypte, la Libye et
la Syrie. Sa mission sera de superviser des négociations de paix
sur le Darfour en collaboration avec le médiateur de l’Onu et de
l’Union africaine.

Bébés cobayes en Inde AIIMS, le plus grand hôpital public en Inde,
a admis avoir procédé a des tests cliniques, depuis le 1erjanvier
2006, sur 4142 bébés, dont 2728 avaient moins d’un an et 49
sont décédés. Ã~Itaient expérimentés la molécule Rituximab
(médicament Rituxan, laboratoire Roche, Suisse), l’Olmésartan
(laboratoire Sankyo Pharma, Japon) et le Valsartan (laboratoire
Novartis, Ã~Itats-Unis). Selon la fondation Uday, qui a découvert
l’affaire, la délocalisation d’essais cliniques en Inde a rapporté
120millions de dollars de chiffre d’affaires en 2007. Le coÃ"t des
essais est de 40% a 60% moins cher qu’en Occident. L’hôpital public
AIIMS aurait convaincu des familles pauvres et analphabètes de faire
subir a leurs enfants malades ces essais gratuits.

Thaïlande, une minorité d’opposants renverse le premier ministre
Lorsque le 26aoÃ"t, les 20000a 30000 militants de l’Alliance pour
la démocratie (PAD) ont occupé le siège du gouvernement, le
soutien du public a été faible. La possibilité de renverser le
gouvernement paraissait infime. La majorité des Thaïs demeurent
fidèles au Parti du pouvoir du peuple (PPP) dont les mesures sociales
sont très appréciées dans les rizières. Contre toute attente,
le premier ministre Samak Sundarajev, connu pour ses positions
politiques d’extrême droite – il est impliqué dans le massacre
des étudiants communistes en 1976 et fréquentait les allées du
pouvoir lors de la répression sanglante de 1992 -, n’a pas été en
mesure de déloger une poignée d’opposants de ses bureaux. Après
un assaut infructueux des forces de police le 28aoÃ"t, il a cru bon
d’appliquer l’état d’urgence le 2septembre. Mais le commandant en
chef des forces armées, le général Anupong, a refusé d’obtempérer.

Affaibli et isolé, Samak Sundarajev a en fait été démis de ses
fonctions le 9septembre par la Cour constitutionnelle qui a jugé
qu’un premier ministre en fonction, fÃ"t-il fin gourmet, ne peut être
rémunér&#xC3 ;© en tant que présentateur de shows culinaires. Démis,
mais potentiellement rééligible dès le 12septembre par un Parlement
majoritairement PPP. Face au tollé général et surtout aux troubles
que cette réélection laissait présager, la majorité des députés
ne s’est pas présentée le jour venu. Faute de quorum, l’élection a
été reportée. Humilié, Samak Sundarajev a rendu définitivement
son tablier. Ce vaudeville politique aux multiples rebondissements
prêterait a sourire. Mais c’est oublier un détail gênant: au
cours des mois qui ont précédé le coup d’Ã~Itat de septembre2006,
le royaume était déja en proie a une tambouille politique d’aussi
piètre qualité.

Myanmar, inflexible Suu Kyi Yangon le 24aoÃ"t dernier. Â" Aung San
Suu Kyi a refusé de rencontrer l’envoyé spécial de l’Onu.Â" En un
instant, l’annonce du fastidieux journal télé a capté l’attention
du public. Sourires, quasi éclats de rire égayent les visages de
Birmans peu accoutumés a ce que la télévision d’Ã~Itat cite le nom
de la dame de Rangoon. Les commentaires fusent: Â" Elle a raison!Â" Â"
C’est bien!Â" Un ton en dessous, un Birman précise: Â" Ils peuvent
dire ce qu’ils veulent… Moi, je préfère Daw Suu.Â" Insatisfaite
de l’action de l’envoyé spécial de l’Onu, Ibrahim Gambari, Suu
Kyi aurait refusé de rencontrer l’émissaire. Un échec cuisant
pour le diplomate qui, au cours de son voyage du 18 au 23aoÃ"t,
n’aura rencontré ni la prix Nobel de la paix, ni le chef suprême
de la junte, le général Than Shwe. En aoÃ"t, la dame de Rangoon a
également repris contact avec son avocat. Ensemble ils contestent
la légalité de sa détention qui, selon la loi birmane, ne pouvait
excéder cinq ans. Or, Suu Kyi est détenue depuis le 30mai 2003. Ã~@
partir du 15aoÃ"t, Suu Kyi a refusé la livraison de nourriture a
sa résidence. Ce refus a aussitôt déclenché une vague de rumeurs
sur une possible grève de la faim. Début septembre, les autorités
birmanes ont nié cette possibilité, affirmant ne rien savoir. Le
12septembre, l’avocat de Suu Kyi a fait savoir que sa cliente acceptait
de nouveau la nourriture livrée. L’avocat annonce une concession de
la junte a Suu Kyi: la presse internationale et le courrier privé
en provenance de ses deux fils, qu’elle n’a pas revus depuis des
années, lui parviennent de nouveau. Une petite victoire pour Aung
San Suu Kyi qui a passé treize des dix-huit dernières années en
résidence surveillée.

Edvige, un fichier policier contesté Le fichier Edvige (exploitation
documentaire et valorisation de l’information générale) relance la
question des statistiques de la diversité réclamées par beaucoup,
pour lutter contre les discriminations et favoriser l’égalité entre
tous les citoyens francais. Edvige a été instaurée par décret le
27juin 2008 en même temps que la transformation en Direction centrale
du renseignement intérieur (DCRI) de la Direction de la surveillance
du territoire (DST) et de la Direction centrale des Renseignements
généraux (RG) francais.

Le nouveau fichier est destiné a recueillir des données sur
toutes les personnes Â" ayant sollicité, exercé ou exercant un
mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle
institutionnel, économique, social ou religieux significatif.Â"
Edvige recueillera également des informations sur toute personne Â"
a partir de 13 ans ou sur tout groupe ou organisation susceptibles
de porter atteinte a l’ordre publicÂ". Cette dernière phrase, assez
vague, peut en définitive concerner tout le monde.

L’objectif de ces fiches sur ceux qui servent la République, aussi
bien que ceux qui la menacent? Rassembler des informations dont les
représentants du gouvernement doivent pouvoir disposer en vue de
faciliter l’exercice de leurs responsabilités. Et pour Â"faciliterÂ"
l’exercice de ces responsabilités, rien de moins donc que de
recueillir des informations sur l’état civil, l’adresse, les photos,
les déplacements, les déclarations fiscales, et le comportement de
tous les acteurs associatifs, économiques, politiques ou sociaux.

Les relations des personnes inscrites au fichier Edvige seront, a
leur tour, automatiquement fichées elles aussi. Edvige ira jusqu’a
recueillir des données sur les opinions politiques ou encore
religieuses des personnes ainsi que sur les origines Â" racialesÂ"
ou Â" ethniquesÂ" Origines Â" racialesÂ" ou Â" ethniquesÂ", oui vous
avez bien lu.

Comment ne pas remarquer l’hypocrite paradoxe qui consiste a
considérer comme Â"antirépublicaineÂ&quot ; la collecte de données
sur la diversité: anonymes, facultatives, autodéclaratives et
sans constitution de fichiers dans le cadre de la lutte contre les
discriminations, et a considérer comme Â"républicaineÂ" la collecte
nominative, obligatoire et l’assignation d’une origine par un tiers,
en l’occurrence l’Ã~Itat?

Devant les très nombreuses critiques soulevées par le fichier Edvige,
le président de la République, Nicolas Sarkozy, a confié a la
ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le soin d’ouvrir une
concertation avec des personnes qualifiées et il recommande que Â"
tout ce qui est nécessaire a la sécurité des Francais, il faut
le garder. Tout ce qui n’est pas indispensable a la sécurité des
Francais, il faut l’enleverÂ".

Dans ces conditions, la conservation de données Â" ethniquesÂ" ou
Â" racialesÂ" dans la version finale du fichier Edvige, reviendrait
bien a dire que l’exécutif francais considérerait les données Â"
ethniquesÂ" ou Â" racialesÂ" comme indispensables a la sécurité
des Francais. Une telle perspective glace le sang.

Les dessous du rapprochement franco-syrien Après avoir contribué
a l’isolement du régime syrien, notamment sous le dernier mandat de
Jacques Chirac, Paris a opéré depuis quelques mois un retournement
radical. Certes, le changement brutal du rapport de force au Liban
en faveur du Hezbollah n’y est pas étranger. Mais c’est surtout le
volet sécuritaire qui a fini par convaincre Paris de normaliser ses
relations avec un Ã~Itat qualifié auparavant de voyou. Selon plusieurs
sources, un attentat terroriste a pu être déjoué a Nancy, en 2007,
grâce a de précieux renseignements fournis a l’ex-DST (actuellement
fusionnée dans la DCRI ) par les moukhabarat de Damas.Depuis 2006,
la Syrie a fermé hermétiquement ses frontières avec l’Irak devant
les volontaires kamikazes venus d’Arabie Saoudite, du Koweït,
du Yémen, d’Ã~Igypte, mais aussi des pays du Maghreb pour Â"
combattre les Américains et leurs supplétifs en Irak Â". La Syrie
a réalisé que ces volontaires constituaient aussi un danger majeur
pour sa stabilité et n’hésitaient pas, une fois de retour d’Irak;
a retourner leurs armes contre le régime syrien.

L’islam contre l’intégrisme C’est sous ce thème que des milliers de
musulmans se sont rassemblés pour le ramadan au Carrousel du Louvre,
a Paris, a l’initiative de la Résistance iranienne. Intellectuels,
dignitaires religieux et politiques de pays rongés par l’intégrisme
ont tracé une ligne claire entre l’islam et l’intégrisme. Le
cheikh Teissir al-Tamimi, juge suprême palestinien, l’ayatollah Ayad
Jamaleddine, vice-président de la commission des Affaires étrangères
du Parlement irakien, Narimane al-Roassan, député jordanienne,
Rahil Raza, islamologue canadienne, Amina Wadud, première femme
imam aux Ã~Itats-Unis, ainsi qu’Anissa Boumediene et Ghaleb Bencheikh
faisaient partie des nombreux intervenants.

Ã~@ cette occasion, Azam al-Ahmad, vice-premier ministre de
l’Autorité palestinienne, a regretté la séparation de la bande
de Gaza décidée par une organisation intégriste qui a créé Â"
la pire des situationsÂ", fustigeant Â" le régime de Téhéran
qui lui a fourni l’argent, les armes, l’entraînement et le soutien
politiqueÂ". Il a rappelé qu’IsraÃ"l a Â" tiré un grand profit de ces
divisionsÂ". Le représentant de la Palestine, ancien représentant de
l’OLP en Irak avant l’invasion américaine, a apporté son soutien Â"
aux résistants d’Achraf, mes frères de l’OMPI et de la résistance
iranienneÂ". Le combat des Moudjahidine du peuple d’Iran face a
la dictature religieuse a été salué par les orateurs qui ont
réclamé la protection de la cité d’Achraf en Irak, laquelle abrite
les membres de l’OMPI, menacés par Téhéran et ses agents.

Â"On ne peut tolérer sous le couvert d’un prétendu Ã~Itat islamique
de voir l’islam assimilé a la tyrannieÂ", a déclaré pour sa
part Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance Â"la
plupart des grands dignitaires religieux chiites se sont opposés
a l’idée de Guide suprême de KhomeinyÂ". Sensible a son appel, la
conférence a publié une déclaration dénoncant Â" le phénomène
funeste de l’intégrisme attisé par le régime du Guide suprême en
IranÂ". iranienne. Elle a rappelé que

Â"Les Gardiens de la Révolution, l’armée intégriste et terroristeÂ"*
Depuis quelques années, l’Iran est présent dans les crises qui
secouent le monde: situation chaotique en Irak, guerre en Afghanistan,
état politique au Liban, résistance palestinienne. Pour l’auteur
de cet ouvrage, Mehdi Abrichamtchi, président de la commission de
la paix au Conseil national de la Résistance iranienne et haut
responsable des Moudjahidine du peuple sous le chah, Téhéran
poursuit une course effrénée a la bombe atomique. Et pour arriver
a leurs fins, les autorités iraniennes s’appuient sur une armée
dans l’armée, les Pasdaran. C’est cette armée Â"politiqueÂ", fer de
lance de la révolution iranienne, que dissèque cet opposant dont
le parti-pris réduit la portée d’un ouvrage qui paraît pourtant
fort bien documenté aux meilleures sources de la Résistance et des
services occidentaux.

* Par Mehdi Abrichamtchi, préface de Sid Ahmed Ghozali. Ã~Id. Jean
Picollec. 333 p., 19euros .

Avant son départ, Bush n’en rate pas une Le président Bush
a annoncé, fin aoÃ"t, une nouvelle décision qui permettra aux
médecins de refuser des soins médicaux si ceux-ci bousculent leurs
croyances religieuses ou morales. Cela entre en contradiction avec
les lois existantes qui leur demandent d’aider des malades ou de les
adresser ailleurs. Cette proposition s’appliquera a 584000 hôpitaux et
cliniques, et pourrait bloquer l’accès des patients a tous services,
de la prévention lors de la grossesse aux avortements et aux soins
en fin de vie. 30 jours pour prendre effet…. Donc fin septembre. Que
ferait-il encore avant de nous quitter?

Sport aux Ã~Itats-Unis: l’anglais ou rien?

Organisme majeur pour le sport, la Ladies Professional Golf Association
(Loga) demande que, d’ici a 2009, les joueurs parlent anglais sous
peine d’être suspendus. Parmi les golfeurs enregistrés, il y a
121 golfeurs étrangers venant de vingt-six pays – quarante-cinq,
rien qu’en Corée du Sud. Ã~@ quel sport va-t-on appliquer une telle
politique? L’anglais ou rien?

Les Musicales de l’Ima : saison 2008/2009 En quinze ans, Les Musicales
de l’Institut du monde arable (Ima) se sont imposées comme un
rendez-vous incontournable de la musique, du chant et de la poésie
d’Orient. Un nombre impressionnant d’artistes, originaires du Maghreb,
du Proche-Orient ou du Golfe, mais aussi d’Espagne, du Portugal, de
Turquie, d’Iran, de Palestine, etc., se sont succédé sur la scène
de l’auditorium. Certains d’entre eux ont rencontré la célébrité
(tels Faudel, Anis, Radio Tarifa), d’autres ont quitté ce monde
(Abdelkrim Raïs, Sabri Moudallal, Adib Dayekh, Toulali, El-Hachemi
Guerouabi, Cheikha Rimitti), mais leur souvenir continue de vivre a
travers de vibrants hommages.

Aujourd’hui, remarquent les responsables de l’Ima, les musiques du
monde arabe, excepté quelques rares têtes d’affiche et thématiques,
sont moins présentes dans les festivals et les programmes des salles
privées ou publiques de France et d’ailleurs. Heureusement, on peut
se féliciter que des labels francais et tourneurs continuent de croire
au charme et a la profondeur des mélodies maghrébo-orientales. C’est
pour cela que Les Musicales demeurent nécessaires et indispensables:
afin de porter haut mélodies, rythmes et textes traditionnels et
modernes, en provenance de cet ailleurs du monde. Cette nouvelle
saison en est le témoin.

Du 28septembre au 6juin. Les concerts ont lieu a 20h30 a l’auditorium
de l’Ima. Actuellement Oum Kalsoum ( voir article p.90).

Doré pour doré Nouvelle ruée vers l’or… chinois! Les Occidentaux
en sont fous, de quoi s’agit-il? De l’art contemporain chinois tel
que nous le fait découvrir l’exposition Â"China GoldÂ" au musée
Maillol. Plus de trente artistes y sont présentés: peintres,
sculpteurs, vidéastes et photographes. Tous ou presque ont recu une
formation dorée dans les académies des Beaux-Arts des grandes villes
chinoises, et y enseignent. Notons que, aujourd’hui, l’intérêt
des Occidentaux pour l’art chinois contemporain (ce sont les plus
gros acheteurs dans les ventes aux enchères internationales) est
rattrapé par celui des Chinois pour l’art occidental. Désormais,
la nouvelle classe moyenne chinoise a les moyens d’acheter et ne
s’en prive pas. Un Chinois aurait ainsi acquis une tête de femme de
Picasso pour la modique somme de 7,6millions de dollars en 2006 chez
Christie’s. Cela explique pourquoi initiés et curieux se sont rué
pour voir l’exposition Â"China GoldÂ" (jusqu’au 13octobre). Pour les
retardataires, il y a le catalogue, édité en collaboration avec
les Ã~Iditions Gallimard, tout en dorures. Attention les yeux!

Sénégal/France : coup pour coup C’est l’histoire de l’arroseur
arrosé. Alors que le juge francais Jean-Wilfried NoÃ"l, du
tribunal d’Evry, en banlieue parisienne, annoncait le 12septembre,
en fanfaronnant, l’émission de mandats d’arrêt contre neuf hautes
personnalités sénégalaises, dont l’ex-première ministre Mame
Madior Boye, dans le cadre de l’enquête sur le naufrage du bateau
Joola survenu le 26septembre 2002, au large des côtes gambiennes
(officiellement 1863 morts et disparus, plus de 2000 selon les
associations de victimes), c’est finalement lui-même, tout magistrat
francais qu’il est, qui court le risque de se faire arrêter. Les
autorités de Dakar, jugeant la démarche du juge d’Evry irresponsable,
ont a leur tour décidé d’émettre un mandat d’arrêt contre lui
pour Â" forfaitureÂ". Le collectif d’avocat de Mame Madior Boye veut
aussi le poursuivre pour Â" escroquerie judiciaireÂ".

Et ce n’est pas tout. Les avocats sénégalais ont décidé de porter
plainte devant la justice sénégalaise, dans l’affaire de l’incendie
de 2005 de l’hôtel Paris-Opéra a Paris, qui avait fait deux morts
et quatre blessés graves, tous Sénégalais. Ã~@ l’époque des
faits, Jean-Pierre Raffarin était premier ministre en France, et
son ministre de l’Intérieur s’appelait Dominique de Villepin. Ces
deux personnalités francaises seront-elles entendues un jour par le
juge de Dakar? Ce serait un précédent, la réciprocité n’ayant
jamais prévalu dans ce genre de dossier. Néocolonialisme oblige,
les neuf Sénégalais auront davantage de soucis a se faire que les
trois Francais.

Niger : pourquoi Moussa Kaka est encore en prison C’est début
octobre que la justice nigérienne devrait se prononcer sur le
non-lieu rendu le 23juillet, qui aurait dÃ" conduire a la libération
du journaliste nigérien désormais célèbre, Moussa Kaka. Mais,
déja, les tractations ont commencé entre les différents clans
en lutte a Niamey autour de cette affaire. Le clan des durs qui,
en optant pour une requalification des faits de Â" haute trahisonÂ"
passible de l’emprisonnement a vie aux faits susceptibles de Â"
nuire a la Défense nationaleÂ", entend obtenir coÃ"te que coÃ"te
la condamnation du fondateur de la radio Saraounya, qui exercait
aussi pour le compte de la radio francaise RFI. En face, le clan
des modérés estime qu’il convient de mettre la pédale douce,
renvoyer le procès indéfiniment, le temps de marchander avec les
autorités francaises – poussées a s’intéresser a ce dossier –
pour de nouvelles et substantielles concessions sur le prix de
l’uranium nigérien, exploité par le groupe francais Areva. D’agent
de la rébellion, Moussa Kaka, au centre malgré lui de ces tours de
passe-passe juridico-politique, deviendrait un héros de la nation,
ironise un avocat proche du dossier.

Kadhafi égal a lui-même La visite de la secrétaire d’Ã~Itat
américaine Condoleezza Rice a Tripoli, début septembre, était une
simple formalité pour annoncer l’ancrage solennel du bouillonnant
leader libyen dans la sphère d’influence américaine. Assis sur un
imposant matelas de devises et des gisements colossaux de gaz et de
pétrole, Mouammar Kadhafi, qui n’est pas a un retournement près
(passé du nassérisme au socialisme a la sauce jamahyrienne pour
enfin épouser la cause du panafricanisme), aura toujours le droit
de gesticuler, comme il l’a fait en refusant de serrer la main a la
secrétaire d’Ã~Itat . Mais sa marge d’autonomie est désormais des
plus réduites. Cela n’a pas échappé a son hôte de marque qui
a déclaré que cette visite était la première d’un secrétaire
d’Ã~Itat américain dans ce pays depuis 1953. Â"[Il s’agit] d’un
moment historique, qui arrive après de nombreuses difficultés et
les souffrances d’un grand nombre de personnes que l’on n’oubliera
jamais, notamment des AméricainsÂ", a-t-elle déclaré. Sacrifiée,
la question des droits de l’homme, raison d’Ã~Itat oblige.

Après l’étape libyenne, Condoleezza Rice s’est rendue en Tunisie,
en Algérie et au Maroc où elle a été recue poliment mais sans
grand enthousiasme. Ses jours au Département d’Ã~Itat son désormais
comptés.

Tzipi Livni et le choix des Palestiniens Finalement, c’est Tzipi Livni,
la préférée d’Ariel Sharon (toujours dans un coma profond), qui a
été élue, a l’arrachée, comme leader du parti Kadima. Elle sera a
ce titre appelée a former un nouveau gouvernement. Réussira-t-elle
dans cette mission? Ã~@ peine désignée, elle a déclaré vouloir
former un gouvernement d’union nationale. Dans l’histoire d’IsraÃ"l,
on sait bien qu’un tel gouvernement est souvent synonyme de guerre. Il
est fort possible qu’elle échoue dans sa mission, ce qui ouvrirait la
voie a de nouvelles élections législatives qui seraient probablement
remportées par le Likoud. Dans tous les cas de figure, l’Ã~Itat
palestinien promis par Bush et Blair avant la fin de cette année
attendra longtemps encore avant de voir le jour. Du coup, des voix
de plus en plus insistantes au sein de l’OLP appellent Mahmoud
Abbas a dissoudre l’Autorité palestinienne, qui n’a d’autorité
que le nom. Ainsi IsraÃ"l, et derrière lui la communauté dite
internationale, sera mis devant sa responsabilité de puissance
occupante. Franchira-t-il ce pas?

Tunisie : deux cinquantenaires au menu Le mois de novembre verra
la commémoration de deux cinquantenaires en Tunisie : celui
de l’Université tunisienne et celui de la Banque centrale de
Tunisie. Diverses manifestations intellectuelles et socioculturelles
sont prévues au programme.

Â"OuraganÂ" et Â"TempêteÂ" sur le delta du Niger Déclenchée a
la mi-septembre par le nouvel état-major de l’armée nigériane,
l’offensive aérienne et maritime visant les bases des rebelles du
Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (Mend) installées
dans les mangroves de Tombia, dans l’Ã~Itat de Rivers, ne semble
pas avoir donné, pour l’instant, les résultats escomptés. Les
guérilleros ont aussitôt déclaré la Â" guerre du pétroleÂ"
et attaqué les oléoducs et plates-formes des plus importantes
compagnies pétrolières. Nom de code de l’opération: Â"Ouragan
BarbarossaÂ", qui a particulièrement ciblé les stations de pompage
et les équipements de la compagnie anglo-néerlandaise Shell. Tout
en affirmant qu’ils poursuivront leur lutte Â" jusqu’a ce que le
gouvernement comprenne que la solution pour apporter la paix dans le
delta du Niger passe par la justice, le respect et le dialogueÂ", les
combattants du Mend ont par la suite cessé les actions de sabotage
en réponse aux pressions exercées par les notables et les chefs
coutumiers du delta du Niger. Mais ils ont décidé de maintenir,
face aux éventuelles Â" provocationsÂ" de l’armée, l’état d’alerte
baptisé Â"Vigilance tempête tropicaleÂ"…

Bush épinglé par Karl Zéro Après Dans la peau de Jacques Chirac,
Karl Zéro et Michel Royer récidivent. Ã~@ un mois de la fin de
règne du plus calamiteux président américain depuis longtemps,
ils signent un film, a paraître le 8octobre sur la vie de celui
qui aura changé la face du monde en huit ans de pouvoir. Being
W. Dans la peau de George W. Bush, reprend, dans le style railleur
de leurs réalisateurs, le principe de l’Â"autobiographie non
autoriséeÂ". En voix off, ne lésinant pas sur les Â"bushismesÂ"
(lapsus, erreurs, fautes de langage…) ayant fait sa réputation
d’idiot international, Â"double UÂ" (Jim Meskmen dans la version
américaine) raconte son itinéraire, depuis sa naissance jusqu’a
ses derniers mois a la Maison-Blanche. Rien de vraiment nouveau,
mais des images d’archives parfois rares, astucieusement montées,
qui permettent de comprendre comme ce médiocre Wasp ( White Anglo
Saxon Protestant) du Texas, élevé dans une famille reine du pétrole
où l’on est maître du monde de père en fils, a pris, grâce a sa
fortune et les réseaux familiaux, les commandes du Â" plus grand pays
a la surface de la TerreÂ", comme il dit. Bien moins crétin qu’il ne
le laisse paraître, drôle en société et fondamentalement inculte,
W. a su jouer de ces Â"défautsÂ" – grâce a une machine implacable,
des faucons déterminés, des circonstances historiques favorables
et des mensonges énormes – pour dire aux Américains moyens, Â"
voyez, je suis comme vousÂ" et gagner leurs votes officiellement
par deux fois. C’est l’un des intérêts de ce film, alors que peu
de médias l’ont finalement expliqué, de montrer comment l’homme
le plus détesté du monde a néanmoins longtemps été approuvé
par une majorité de ses compatriotes. L’on rit, certes, dans Being
W. Mais jaune. Et l’on sort vert de rage de devoir une partie de son
destin a un tel individu.

Musique malgache: a l’abordage de l’Olympia Les musiciens malgaches
feraient-ils une OPA sur la plus légendaire des salles de concerts
parisiennes? Après les mythiques Mahaleo l’an passé (voir Afrique
Asie de septembre2008), c’est au tour de Jaojoby, Â"le roi du
salegyÂ", un genre traditionnel qu’il a contribué a moderniser, a
avoir investi l’Olympia le 20septembre dernier. Comme les Mahaleo,
Eusèbe Jaojoby est une star a Madagascar, déplacant des foules
a chaque concert. Comme eux, il a la cinquantaine, une formation de
sociologue, et fédère indistinctement jeunes et moins jeunes. Â"ProÂ"
jusqu’au bout des ongles, Jaojoby et son groupe – très familial, avec
deux filles aux chÅ"urs et danse, et un fils au chant – a démarré sa
prestation a 20h30 tapantes, enflammant aussitôt la salle pour trois
heures d’un concert survolté. Le Â"vieuxÂ", qui n’a cessé, radieux,
de clamer, de sa voix chaude de ténor: Â" La vie est belle!Â", a
fait la part belle aux jeunes, invitant même un groupe de rappeurs
francais d’origine malgache, déclinant avec eux un incroyable rap
en hommage a l’île Rouge. La dynamique musique malgache se fait
connaître par-dela les mers, et ce n’est que justice.

RDC : encore la guerre au Kivu Les armes tonnent de nouveau sur
les collines du Nord-Kivu, entre l’armée gouvernementale de la
République démocratique du Congo (FARDC) et les troupes du Congrès
national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement dirigé par
le général dissident Laurent Nkunda. Les affrontements, rapidement
a l’avantage de ce dernier, sanctionnent en substance l’arrêt
de mort du programme Amani, le cadre politique et organisationnel
où les belligérants, signataires de l’Acte d’engagement de Goma
(janvier2003), se retrouvaient pour en appliquer les clauses jusqu’a
la démobilisation de tous les groupes armés et le retour définitif
de la paix dans cette région névralgique d’Afrique centrale.

Malgré les revers systématiquement essuyés par les FARDC face
aux unités plus motivées et disciplinées de l’Armée nationale
congolaise (ANC), la branche militaire du CNDP, l’option guerrière
de Kinshasa vise en réalité a impliquer dans les combats contre
les hommes de Nkunda les soldats de la Mission onusienne en RDC
(Monuc). Cette dernière soutient déja les FARDC sur le plan
logistique et en empêchant l’ANC d’acquérir de nouvelles positions,
mais elle semble, pour l’instant, ne pas vouloir aller au-dela
de ce mandat. La situation est dans l’impasse car, pendant que les
hostilités se poursuivent, le CNDP exige désormais des négociations
directes avec le gouvernement qui, lui, refuse catégoriquement
cette hypothèse.

La facilitation internationale (Onu, Union européenne et Ã~Itats-Unis)
ne semble pas a la hauteur de sa fonction: elle ne prend pas a
bras-le-corps le problème de la présence, dans les deux Kivu, des
Forces démocratiques de libération du Rwanda, composées en partie
par des anciens génocidaires de 1994. Comme établi par les accords de
Nairobi (novembre2007), complémentaires de facto et de jure a l’Acte
d’engagement de Goma, le CNDP pose le désarmement de ces rebelles
hutu comme préalable au brassage de ses forces avec les FARDC.

Ouganda : Museveni persiste Yoweri Museveni, 64 ans, dirigeant
autoritaire du Mouvement national de résistance (National resistance
mouvement, NRM), au pouvoir depuis janvier1986 – après son coup
d’Ã~Itat contre Milton Obote -, serait-il en train de marcher sur les
pas des tyrans africains qui ne quittent leur palais présidentiel que
sous la pression? Après avoir modifié la Constitution pour pouvoir
se présenter aux élections de 2006, il a fait savoir qu’il pourrait
a nouveau faire acte de candidature en 2011.

Cette annonce suscite, cependant, de fortes critiques, y compris au
sein de son propre parti. Museveni y bénéficie encore du soutien
de son puissant frère, le général Salim Saleh, du ministre de
l’Intérieur, Amama Mbabazi, et du général Kahinda Otafire, ministre
du Gouvernement local. Si ces derniers sont des vétérans du NRM,
ceux qui s’opposent a la décision de Museveni de se représenter en
2011 ne sont pas pour autant du menu fretin. Parmi eux l’ex-commandant
des armées, le général James Kazini, l’ex-chef de l’organisation
de Sécurité intérieure, Jim Muhwezi, les membres du Forum pour un
changement démocratique, le commandant Mugisha Muntu et l’ex-chef des
renseignements militaires Henry Tumukunde, tous issus de la région
Ouest, comme Museveni. Ils ont des soutiens dans l’armée et les
forces de police.

L’actuel chef de l’Ã~Itat est accusé d’utiliser le NRM et l’appareil
de sécurité pour neutraliser le Forum, et d’en faire un instrument
au pas pour faire face aux défis qui l’attendent. Son allié de
longue date, le général Otafire, devait aller aux Ã~Itats-Unis
et en Grande-Bretagne pour s’adresser a la diaspora ougandaise sur
ses intentions, mais les grincements dans les rangs des officiers
l’ont obligé a reporter ce voyage. Museveni bénéficie du soutien
occidental et son opposant le plus coriace, la rébellion de l’Armée
de résistance du Seigneur (LRA), est en perte de vitesse. Bien que
tout indique qu’il se présentera aux élections de 2011, certains
observateurs prédisent, cependant, qu’il préférera choisir son
successeur.

Législatives au Rwanda : en avant les femmes!

On savait que le Rwanda était l’un des pays au monde où les femmes
étaient les plus représentées au sein des institutions. Ca continue:
après les législatives de septembre, elles sont majoritaires a
la Chambre basse, a 56,25% contre 48% précédemment. Les femmes
forment 55% du corps électoral. Ces législatives – les deuxièmes
après le génocide – ont vu la coalition du parti au pouvoir,
le Front patriotique rwandais, gagner quarante-deux sièges sur
cinquante-trois. Les opérations de vote se sont déroulées
dans le calme, avec un taux de participation de 98,5% sur quelque
4,8millions d’électeurs. Â" Tout est très bien organisé, c’est
très disciplinéÂ", a remarqué l’un des observateurs de l’Union
européenne, alors que les membres de l’opposition, basée en Belgique,
ont qualifié ces élections d’Â" écran de fuméeÂ". Le président
Kagame, quant a lui, a déclaré, avec son franc-parler habituel: Â" La
démocratie ne veut pas dire les troubles. Nous tenons des élections
sans troubles, pas pour plaire ni pour déplaire aux observateurs.Â"

IsraÃ"l-Turqu ie : Un pipeline multifonctions et multirisques Au
moment où la Turquie est engagée dans une médiation périlleuse
entre la Syrie et IsraÃ"l, des représentants d’IsraÃ"l, de Turquie
et d’Inde ont discuté, selon certaines informations de presse, a
Ankara, au cours du mois de septembre, de l’éventuelle construction
d’un pipeline multifonctions, Med Stream. Reliant la Turquie et
IsraÃ"l, ce Â"corridor de l’énergieÂ" transporterait dans ses
tuyauteries pétrole, gaz naturel, électricité, câbles en fibre
optique et eau. Il intéresse également l’Inde qui pourrait ainsi
importer du pétrole irakien ou de l’Asie centrale via la Turquie
et IsraÃ"l. L’étude de faisabilité commencée a la fin de cette
année devrait être terminée en 2009. Med Stream permettra de
transporter le pétrole brut en Extrême-Orient en dix-neuf jours
au lieu de cinquante. D’autres pays asiatiques, dont la Chine,
pourraient être également intéressés a la fin de l’étude de
faisabilité. Une inquiétude, cependant: la Turquie, où le Tigre
et l’Euphrate prennent leur source, a construit vingt-deux barrages
principaux et dix-neuf usines hydroélectriques sur les bassins
versants du Tigre et de l’Euphrate, dans le cadre du projet de la
Â"grande AnatolieÂ". Depuis, en Irak notamment, le cours des deux
fleuves s’est considérablement affaibli. Privant les pays en aval
(Syrie et Irak) d’une ressource naturelle plus que vitale, elle est
accusée d’une Â"gestion impérialisteÂ" de l’eau. D’où viendra
l’eau vendue a IsraÃ"l?

–Boundary_(ID_NpdPJzFRS2XxwnQ qciWIwQ)–

www.imarabe.org

Armenian President Decorated With Georgian Golden Fleece Order

ARMENIAN PRESIDENT DECORATED WITH GEORGIAN GOLDEN FLEECE ORDER

PanARMENIAN.Net
01.10.2008 14:25 GMT+04:00

/PanARMENIAN.Net/ Georgian President Mikheil Saakashvili decorated
his Armenian counterpart Serzh Sargsyan with state Golden Fleece Order.

During a briefing, the Armenian President stressed the necessity to
maintain stability in Armenia and Georgia, which ensures transit for
70 percent of Armenian cargo.

"Armenia intends to develop relations with Georgia, harnessing the
potential at most. We also agreed to simplify the rules of crossing
the Armenian-Georgian border," he said.

Touching on the August events, President Sargsyan reiterated that
conflicts cannot be resolved with the use of force. "The Caucasus is
situated at the crossroad of interests which should be used for the
glory of the region," he said.

Turkish Press, MI – Is The State A Mrs Grundy?

IS THE STATE A MRS GRUNDY?
By Yusuf KANLI, [email protected]

Turkish Press
9/29/2008
MI

Apart from anything else — including proving the oddity of having
a legislation like the contentious Article 301 of the Penal Code
regulating crimes against "insults to Turkishness" — a complaint
in Sept. 2006 by an officious prosecutor against novelist Elif
Safak on the assumption that in her novel "The Bastard of Istanbul"
one of the characters "insulted Turkishness" in a conversation with
another character of the fiction, during which there was a reference
to the massacre of Armenians in the first quarter of last century in
eastern Anatolia, was an exemplary case regarding the "freedom of
expression" understanding at least in some sections of the Turkish
state, particularly the conservative establishment.

Primitive mindset in action

Nowadays we are seeing examples of a similar and indeed equally
primitive mindset in action in the country. On the one hand, some
officious local municipal police are randomly ambushing groceries
selling alcohol in the evening hours, beating up grocers … Some
districts of cities are being declared "alcohol free" by some
equally officious local administrators and the municipal police and
conservative collaborators are beating up people in the streets just
because they "defy" the ban … On the other hand, as if this is not a
predominantly Muslim nation and as if there is no need to respect the
feelings of practicing Muslims, some people are demonstrating during
the holy month of Ramadan – as was done in Istanbul’s Moda district –
chanting "We want our right to drink [alcoholic products] back …" and
thus provoking people. Can’t they wait another few days and stage that
demonstration after Ramadan? They could, but the aim was different.

Of course we must all be concerned with the advance of conservatism in
our society – which unfortunately is a global phenomenon – but at the
same time must learn to respect the values and norms of the society
and try not to hurt the feelings of others while trying to advance our
own demands. Otherwise, as if such attacks and unacceptable pressures
of the conservative elements don’t happen at other times of the year,
an image is created that conservative Turks were being provoked by
some other Turks who have adopted a liberal lifestyle.

While no one should act like Mrs. Grundy or something like the
Iranian or Saudi religious police of the neighborhood, the state as
well must take measures to prevent such odd developments and make
sure that neither practicing religion in the Sunni Hanefi style is an
obligation in this country, nor should practicing people be provoked
into illegal and barbaric "exceptional" outbursts investigated by
western embassies whether they were examples of manifestation of some
hidden agenda of the ruling Justice and Development Party, or AKP,
government and its local administrators.

The state, as well, must learn not to act like Mrs. Grundy or something
like the Iranian or Saudi religious police of the neighborhood… The
government cannot become a Mrs. Grundy; advising people how many
kids they should have, what moral values they should adhere to,
or what they should read or watch.

An interesting article

Many people might not be aware, but there is a ministry in Turkey
in charge of family and children affairs. That’s of course a good
thing. In a country where women are victims of domestic violence,
treated in many rural parts as having a status little higher than
animals, deprived of education and other basic rights despite all the
campaigns and with our streets full of street kids exploited by gangs,
it is good that we have a ministry responsible for women and kids.

That ministry has a quarterly published magazine. In the latest edition
of that magazine, there is an article related to the "risks" posed
to the family. The article complains that many of the soap operas
broadcast on the many TV screens of the country were every night
portraying divorce, extra-marital affairs, relationships of women
with many men – though separately – or gay relations as a normal
things and thus "risking" the established values and norms in the
society … The article asks TV administrators and producers to care
more about the values of the society and moral norms.

Thank God, this is just an article, though in the official quarterly
of the ministry in charge of family affairs. It has not yet become
a government order…

Tehran: Iran Cautions UAE about Gas Deal

Fars News Agency, Iran

News number: 8707071405 18:59 | 2008-09-28

Economy

Iran Cautions UAE about Gas Deal

TEHRAN (FNA)- Iran said on Saturday it would sell gas to Crescent
Petroleum of the United Arab Emirates if the price previously agreed
was raised, cautioning that it would channel rich reserves into home
consumption otherwise.

"If the price in this contract is corrected the export of gas will go
through, otherwise the gas from the Siri region will be transferred
via a 32-inch, 270-km long pipeline under construction now from
Assalouyeh to the country’s interior," Iranian Oil Minister Gholam
Hossein Nozari told FNA.

Siri is an offshore area of the Persian Gulf near the Salman gas field
that will supply Crescent if a deal is agreed. Assalouyeh is capital
of Iran’s gas industry on the Persian Gulf coast.

The Crescent deal was initially signed in 2001 but hydrocarbon prices
have soared since then.

Elsewhere, Nozari also told FNA a Pakistani team would visit Iran in
days for talks on another gas export project that has been under
discussion for years.

Pricing has also delayed a deal to build a gas pipeline to Pakistan
and on to India, although testy relations between the Pakistani and
Indian governments have also held up talks.

Iran and Pakistan initiated a Gas Sales Purchase Agreement earlier
this year. India and Pakistan have also resolved all bilateral issues
including transit fee which saw New Delhi boycotting IPI pipeline
talks for about a year.

India has more or less agreed to give Pakistan a transit fee of $200
million per year, which is equivalent to $0.60 per million British
thermal unit for allowing passage of the pipeline through that
country.

India and Pakistan finally agreed in February 2007 to pay Iran $4.93
per million British thermal units ($4.67/GJ) but some details relating
to price adjustment remained open to further negotiation. There was a
breakthrough in the talks in April 2008 when Iranian President Mahmoud
Ahmadinejad visited Pakistan and India.

"In the course of the next two days a Pakistani team will come to
Tehran to follow up on negotiations," Nozari said.

"Iran’s proposal in the … pipeline is attaining a formula wherein
the final sale price to Pakistan would be set a year before delivery,"
he added.

Iran plans to start exporting gas to Pakistan in 2011. Iran has
completed half the pipeline, which can carry 110 million cubic meters
of gas a day, National Iranian Gas Company (NIOC) said in April.

The visit to Iran by the Pakistani delegation is aimed at a discussion
of various aspects of the project, including the volume of gas
exports, project time line, delivery point and pricing.

The oil minister also stated that obtaining finance, supplying pipes
and constructing the pipeline, which will pass through mountainous
areas, is likely to take 5-6 years.

The minister said that the new formula suggests pricing changes
consistent with market fluctuations.

According to the project proposal, the pipeline will begin from Iran’s
Assalouyeh Energy Zone in the south and stretch over 1,100 km through
Iran. In Pakistan, it will pass through Baluchistan and Sindh but
officials now say the route may be changed if China agrees to the
project.

The gas will be supplied from the South Pars field. The initial
capacity of the pipeline will be 22 billion cubic meter of natural gas
per annum, which is expected to be later raised to 55 billion cubic
meter. It is expected to cost $7.4 billion.

Iran exports gas to Turkey and has a deal to sell 3 million cubic
meters of gas per day to neighboring Armenia in return for
electricity.

An Iranian official said this year the Armenian deal would come into
effect in October but said this depended on Armenia.

"We have completed the project on our part and we are fully prepared
to launch exports. It is Armenia’s problem, as it lacks readiness to
receive gas at its end," Nozari said.

Iran also imports gas from Turkmenistan, to its northeast, so it can
supply a region of Iran that is difficult to reach from its national
pipeline grid and gas fields in the south.

Turkmenistan cut gas supplies to Iran last winter, a move Iranian
officials said at the time was because it wanted a higher
price. Supplies have since resumed but the two sides are still
discussing pricing.

"The gas price from Turkmenistan must be based on a win-win agreement
as both their resources must be preserved and our purchase should have
economic justification," Nozari said.

EDM: Azerbaijan’s Presidential Campaign Kicks Off

Eurasia Daily Monitor

September 23, 2008 — Volume 5, Issue 182

AZERBAIJAN’S PRESIDENTIAL ELECTION CAMPAIGN KICKS OFF

by Vladimir Socor

Azerbaijan’s presidential election campaign opened officially on
September 17 and will run until October 14, the day before the balloting.
President Ilham Aliyev, in office since 2003, is set to win a second term of
five years, on the strength of economic growth at world-record rates in
Azerbaijan (exceeding 30 percent annually) and his indisputably high
popularity rating.

Veteran opposition leaders and their respective parties, fixtures of
all post-1991 elections-the Musavat Party’s Isa Gambar, the Popular Front of
Azerbaijan Party’s (PFAP) Ali Kerimli, and the Democratic Party’s Sardar
Jalaloglu-are staying out of this presidential election. Their unprecedented
decision to bow out amounts to a tacit admission of being overtaken by the
country’s political and economic changes. The PFAP, Musavat, and some
smaller parties have created a coordinating center for political rallies and
other joint actions (Turan, September 23), avoiding however the
responsibility of participation in the institutional political process.

The election is a pluralist one despite the veteran opposition’s
abstentions. Six candidates are running against the incumbent president as
well as against each other for second place. After this election, the
runner-up candidate and his party will probably aspire to the role of leader
of a moderate opposition, with an eye to the 2009 parliamentary elections.

The Council of Europe’s Parliamentary Assembly (PACE) rapporteur for
Azerbaijan, Andres Herkel, describes the pre-election atmosphere as
characterized by a lack of real competition and low public interest in the
political process. Herkel, an Estonian parliamentarian, ascribes this
atmosphere primarily to the old opposition parties’ bowing out of the
campaign. Although he has often criticized Azerbaijan’s authorities, Herkel
did recognize the elements of pluralism in the current campaign during his
September 18 press conference in Baku (APA, September 18), earning
disapproval from the veteran opposition’s press (Azadlig, Yeni Musavat,
September 20).

In a joint statement, PACE and the Organization for Security and
Cooperation in Europe’s Office of Democratic Institution and Human Rights
(OSCE/ODIHR) have welcomed Azerbaijan’s decision to invite a large number of
international observers to the election (Turan, September 14).

The Central Electoral Commission (CEC) registered the last two
presidential candidates on September 13, ahead of the electoral campaign’s
September 17 official start (, September 13, 15). A minimum of
40,000 signatures from registered voters were required for registration of a
presidential candidate by the CEC. The field of registered candidates looks
as follows (Turan, September 15-22): President Ilham Aliyev, supported by
the governing Yeni (New) Azerbaijan Party; Igbal Agazade, a member of the
Milli Majlis (parliament) and the leader of the Umid (Hope) Party; Hafiz
Hajiyev, the leader of the Modern Musavat Party (an moderate offshoot of the
diehard opposition’s Musavat Party); Gudrat Hasanguliyev, a member of the
Milli Majlis and the leader of the United People’s Front of Azerbaijan Party
(a splinter from the PFAP); Fazil Gazanfaroglu, a member of Milli Majlis and
a leader of the Great Creation Party; Fuad Aliyev, the leader of the Liberal
Democratic Party (an offshoot from the older Liberal Party, which is
boycotting this election); and Gulamhusein Alibeyli, a professor of law at
Baku State University and former chairman of the PFAP’s political council,
who is in the process of creating a right-of-center party in opposition to
the authorities.

As in previous elections, local administration officials may fall back
on the traditional practice of inflating the incumbent authority’s margin of
victory. President Aliyev warned local officialdom, repeatedly and publicly,
against tampering with the vote count during the 2003 presidential election
and 2005 parliamentary elections and again this year. The president and the
governing Yeni Azerbaijan party garnered genuinely large majorities in those
previous elections. Nevertheless, some overzealous local officials resorted
to ballot-box stuffing to achieve even more flattering scores in their
respective districts. This reflexive inclination, particularly in the
countryside, remains the main challenge to the integrity of elections in
Azerbaijan.

The emergence of a new generation of opposition leaders-and,
correspondingly, the veteran diehards fading from the scene-are signs of a
gradual maturing process in Azerbaijan’s electorate and political class.
This process may well last for several more electoral cycles before taking
roots in society. This presidential election cannot possibly be impeccable,
but it is likely to be credible.

Public confidence in Aliyev’s policies and his likely re-election rest
on three main factors: First, the president’s consistently pro-Western
orientation, particularly with regard to oil and gas development and
exports, and the resulting economic boom; second, the opposition candidates’
lackluster political records and failure to develop convincing programs;
and, third, the steady improvement in the conduct of electoral campaigns in
Azerbaijan in recent years.

The challenge is not only for Azerbaijan to conduct a credible
election, but also for international organizations and Western governments
to recognize evolutionary improvements in Azerbaijan’s electoral processes
from one electoral cycle to another.

–Vladimir Socor

www.day.az

We can keep gas if price not right, Iran tells UAE

ArabianBusiness.com, United Arab Emirates

Sunday, 28 September 2008

We can keep gas if price not right, Iran tells UAE

by Hashem Kalantari
Saturday, 27 September 2008

PRICE WRANGLE: Iran’s oil minister Gholamhossein Nozari (pictured).
(Getty Images) Iran said on Saturday it would sell gas to Crescent
Petroleum of the United Arab Emirates if the price previously agreed
was raised but is building facilities so it could use the fuel at home
if not.

Oil Minister Gholamhossein Nozari also told Fars News Agency a
Pakistani team would visit Iran in days for talks on another gas
export project that has been under discussion for years.

Iran, the world’s fourth largest oil exporter, has been slow to
develop gas exports despite huge reserves partly because US sanctions
have hindered the building of plants to make liquefied natural gas
(LNG) for shipment. Iran now relies on pipelines.

Asked about the Crescent deal, the minister said: "If the price in
this contract is corrected, the export of gas will go
through. Otherwise the gas from the Siri region will be transferred
via a 32-inch, 270-km long pipeline under construction now from
Assalouyeh to the country’s interior."

Siri is an offshore area of the Gulf near the Salman gas field that
will supply Crescent if a deal is agreed. Assalouyeh is the capital of
Iran’s gas industry on the Gulf coast.

The Crescent deal was initially signed in 2001 but hydrocarbon prices
have soared since then.

Pricing has also delayed a deal to build a gas pipeline to Pakistan
and on to India, although testy relations between the Pakistani and
Indian governments have also held up talks.

"In the course of the next two days a Pakistani team will come to
Tehran to follow up on negotiations," Nozari said.

"Iran’s proposal in the… pipeline is attaining a formula wherein the
final sale price to Pakistan would be set a year before delivery," he
added.

Iran exports gas to Turkey and has a deal to sell 3 million cubic
metres of gas per day to neighbouring Armenia in return for
electricity.

An Iranian official said this year the Armenian deal would come into
effect in October but said this depended on Armenia.

"We have completed the project on our part and we are fully prepared
to launch exports. It is Armenia’s problem, as it lacks readiness to
receive gas at its end," Nozari said.

Iran also imports gas from Turkmenistan, to its northeast, so it can
supply a region of Iran that is difficult to reach from its national
pipeline grid and gas fields in the south.

Turkmenistan cut gas supplies to Iran last winter, a move Iranian
officials said at the time was because it wanted a higher
price. Supplies have since resumed but the two sides are still
discussing pricing.

"The gas price from Turkmenistan must be based on a win-win agreement
as both their resources must be preserved and our purchase should have
economic justification," Nozari said. (Reuters)

Cooperative Lancer/Longbow – 2008 Exercises To Be Launched In Yereva

COOPERATIVE LANCER/LONGBOW – 2008 EXERCISES TO BE LAUNCHED IN YEREVAN ON SEPTEMBER 29

Noyan Tapan

Se p 26, 2008

YEREVAN, SEPTEMBER 26, NOYAN TAPAN. "Cooperative Lancer/Longbow –
2008" Exercises within the framework of NATO Partnership for Peace
(PfP) program and Instanbul Cooperation Initiative (ICI) will start at
the Vazgen Sargsian Military Institute of the RA Ministry of Defence on
September 29. The exercises will last until October 20. The RA Minister
of Defence Seyran Ohanian and the Deputy Commander of the Allied
Land Component Command Heidelberg Lieutenant General Jack Gardner
will take part in the opening ceremony to be held on September 29.

According to the press service of the RA ministry of defence, about 900
servicemen from NATO, PfP and ICI will participate in the exercises.

Cooperative Lancer/Longbow annual exercises within the framework of
PfP are aimed at improving cooperation of the armed forces of NATO
and partner states through rapid crisis response operations.

http://www.nt.am/news.php?shownews=117732

A1+ – The Soldier Turned Into A Handicap

THE SOLDIER TURNED INTO A HANDICAP

A1+
[07:05 pm] 25 September, 2008

Another parent joined the parents of the deceased soldiers holding
protests in front of the government building every Thursday. Artur
Grigoryan, who is completing his military service in the N military
unit of Goris, has not died, but he is a 2nd degree handicap because,
according to his parents, the commander had severely beaten him.

"I sent my healthy son to the army, but the commander beat him so
much that the doctors had to remove the bones inside his brain," told
"A1+" the mother of the soldier Lyusya Antonyan.

After the incident Artur was released from military service and he will
soon go through plastic surgery. The cries of Artur Grigoryan and the
mothers of the four dead soldiers did not bother the ministers and
NA deputies rushing to work, but they did disturb Justice Minister
Gevorg Danielyan and NA deputy Anahit Bakhshyan. Danielyan invited
the parents to the ministry in order to examine the cases of their
sons in detail, while Bakhshyan promised to raise the issue concerning
the dead soldiers during the next four-day parliamentary session.

"We demand that the government create a temporary committee to punish
the murderers," told "A1+" Robert-father of Gegham Sergoyan who was
executed by the commander for not wearing his belt and hat in the
military unit of Martakert. Tigran Ohanjanyan died in the village
of Kartchaghbyur. Seeing their son’s body, Tigran’s parents couldn’t
believe that he had been electrocuted.

The mother of Nairi Isakhanyan, who had died three years ago in the
N military unit of Goris, told "A1+" that they had beaten her son
to death and then executed the carcass. "They have not provided me
with the conclusion of the forensic investigation to date," says
Nairi’s mother Gyulvard Aghajanyan. Many passer-bys got emotional
as they saw the pictures of the dead soldiers. "They see it for the
first time and cry. What would you do if you had raised them for 18
years?" asked the parents of the soldiers.

Turkey Ends Its Long Policy Dependence On Azerbaijan

TURKEY ENDS ITS LONG POLICY DEPENDENCE ON AZERBAIJAN

PanARMENIAN.Net
23.09.2008 15:16 GMT+04:00

/PanARMENIAN.Net/ The latest developments regarding Nagorno-Karabakh
come as a result of the recent conflict in Georgia, which has only
reactivated two important trends: a Turkish bid for regional stability
and a need to prevent any outbreak of war over Nagorno-Karabakh,
Richard Giragosian, a contributing analyst at Jane’s Information Group,
told a PanARMENIAN.Net reporter.

"This first factor, related to Turkey’s new diplomatic initiative for
regional security and stability, includes a new possible breakthrough
in Turkish-Armenian relations, as seen by the historic visit by
Turkish President Gul to Yerevan. A related development that has
strengthened this chance for a breakthrough in Turkish-Armenian
relations is the fact that Russia is now much more interested in
supporting this process than ever before," he said.

But most significantly, Turkey has now untied and de-linked its policy
toward Armenia from the Nagorno-Karabakh conflict, according to him.

"This Turkish move to end its long policy dependence on Azerbaijan,
in which Ankara’s foreign policy options toward Armenia was hostage
to Baku, should not be under-estimated and reveals a new bold move
by Turkey. The blockade of Armenia has failed and Turkish foreign
policy has been too hostage and tied to the Nagorno-Karabakh issue,
with little or no gain for Turkey. With this move, Turkey regains its
options and flexibility for its foreign policy and Armenia gains a new
economic opportunity, which it also needs in the wake of its critical
over-dependence on Georgia as its main outlet for trade exports and
energy imports," the expert said.

He said that the second trend concerns new fears of a possible outbreak
of hostilities over Karabakh by Azerbaijan, because the Georgian
conflict, and its subsequent Russian invasion, only magnified the need
for stability and showed the danger of so-called "frozen" conflicts
becoming "hot" wars very quickly. "And what is most troubling for
regional security is the fact that Azerbaijan may eventually succeed
in having the strongest military power in this region. And even more
distressing is the fact that Azerbaijan sees a different lesson from
the recent conflict in Georgia. Many leading Azerbaijani officers
see that the most serious Georgian mistake was not their decision
to launch a military campaign to retake South Ossetia, but rather,
Georgia’s strategic mistake was launching military operations before
they were fully prepared or strong enough. Thus, the Azerbaijani view
is that they have learned from the Georgians that it is better for
them to wait until they are strong enough and ready to wage war to
retake Karabakh," Mr Giragosian said