Le President De La Republique Du Haut Karabagh En Visite A Paris

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU HAUT KARABAGH EN VISITE A PARIS

Son Excellence, le President de la Republique du Haut Karabagh,
Monsieur Bako Sahakian entame une visite a Paris le 26 avril 2013.

Le chef de l’Etat, dont la dernière visite a Paris remonte au
mois de mars 2011, rencontrera des responsables politiques et les
membres du Cercle d’amitie du Haut Karabagh. Compose de personnalites
politiques francaises ce cercle a pour objectif de soutenir le droit a
l’autodetermination de la population du Haut Karabagh et de promouvoir
le dialogue et la paix entre les peuples du Caucase du Sud.

Un deplacement qui symbolise l’amitie forte entre les peuples de la
Republique du Haut Karabagh et celui de la France. Une visite qui
devrait aussi participer activement a la relance des echanges et du
dialogue en faveur d’une solution durable dans la region du Caucase du
Sud. Son Excellence, Monsieur Bako Sahakian est le troisième President
de la Republique du Haut-Karabagh, elu au suffrage universel direct
le 7 septembre 2007.

jeudi 25 avril 2013, Stephane ©armenews.com

Valerie Boyer Au Dzidzernagapert

VALERIE BOYER AU DZIDZERNAGAPERT

La deputee de Marseille Valerie Boyer, dont le nom est associe
a la loi de penalisation du negationnisme vote l’an dernier par
l’Assemblee nationale puis le Senat, avant d’etre finalement invalide
par le Conseil Constitutionnel, a commemore le genocide en Armenie,
où elle a depose un oeillet au memorial de Dzidzernagapert.

jeudi 25 avril 2013, Ara ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=89120

Commemoration Du Genocide Armenien De 1915 A Istanbul

COMMEMORATION DU GENOCIDE ARMENIEN DE 1915 A ISTANBUL

ISTANBUL, 24 avr 2013 (AFP) – Une centaine de personnes se sont reunies
mercredi a la mi-journee a Istanbul pour celebrer le souvenir des
massacres d’Armeniens perpetres en 1915 dans l’actuelle Turquie par
l’empire ottoman, que les autorites d’Ankara refusent de considerer
comme un genocide.

Reunis a l’appel d’ONG turques de defense des droits de l’Homme,
les manifestants se sont rassembles devant l’actuel musee des objets
turcs et islamiques, autrefois une prison, a deux pas de la basilique
Sainte-Sophie et de la mosquee bleue, dans le quartier stambouliote
très touristique de Sultanahmet.

Certains d’entre eux portaient des portraits de victimes du genocide,
d’autres des pancartes affichant “le musee des objets turcs et
islamiques etait une prison en 1915” ou “avant d’etre deportes,
des intellectuels armeniens ont ete detenus ici”.

Pour la première fois, des associations europeennes d’Armeniens de la
diaspora ou de lutte contre les discriminations se sont officiellement
associees a cette commemoration en territoire turc, initiee il y a
quelques annees seulement.

“Il y a dix ans, une telle manifestation etait impossible en Turquie.

Il y a deux ans, nous n’etions qu’une quinzaine et aujourd’hui nous
sommes près de 200. C’est le signe que les mentalites sont en train
de changer, y compris ici”, s’est rejoui Benjamin Abtan, president
du Mouvement europeen antiraciste (EGAM).

Avant cette ceremonie, les organisateurs ont honore la memoire d’un
sous-prefet turc, Faik Ali Ozansoy, qui avait refuse d’executer les
ordres de deportation d’Armeniens donnes par l’empire.

A deux ans du centenaire du genocide, de plus en plus de ceremonies
commemorant les massacres de 1915 se deroulent sur le sol turc.

Les autorites de Turquie refusent categoriquement de les qualifier
de genocide et denoncent tous les pays qui adoptent des legislations
qui repriment la negation du caractère genocidaire de ces evenements.

Le vote fin 2011 d’une telle loi en France, finalement annule,
a ainsi provoque une grave crise diplomatique entre Paris et Ankara.

Pour les Armeniens, le genocide a fait plus de 1,5 million de morts,
alors que la Turquie ne reconnaît qu’entre 300.000 et 500.000 morts.

jeudi 25 avril 2013, Stephane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=89111

L’Armenie Marque Le 98e Anniversaire Du Genocide Par Les Turcs

L’ARMENIE MARQUE LE 98E ANNIVERSAIRE DU GENOCIDE PAR LES TURCS

EREVAN, 24 avr 2013 (AFP) – Des milliers de personnes ont commemore
mercredi les massacres d’Armeniens survenus il y a 98 ans sous l’Empire
ottoman, un genocide selon Erevan, terme rejete par la Turquie.

Une enorme foule a afflue dès le matin vers un memorial au sommet d’une
colline de la capitale armenienne pour y deposer des fleurs devant
la flamme eternelle symbolisant la memoire des disparus. La ceremonie
a ete retransmise par toutes les chaînes de television du pays.

“Nous nous inclinons aujourd’hui a la memoire de victimes innocentes”,
a declare le president Serge Sarkissian.

“Il est de notre devoir de realiser et d’attirer l’attention de la
communaute internationale sur le fait que le deni du genocide est une
perpetuation de ce crime”, a-t-il ajoute, dans une claire attaque en
direction d’Ankara.

Dans la nuit de mardi a mercredi, de jeunes militants du parti
nationaliste Dachnaktsoutioun ont brûle des drapeaux turcs et mene
une procession de 10.000 personnes, munies de torches, dans Erevan.

“Chaque torche symbolise notre lutte eternelle. Nous n’oublierons
jamais que le sang d’innocentes victimes a ete verse”, a declare a
l’AFP l’un des participants a la marche, Achot Kazarian, 23 ans.

Erevan cherche depuis longtemps a faire reconnaître sur la scène
internationale le genocide de sa population.

Nombre de pays l’ont reconnu, dont la France en 2001. Le Parlement
europeen l’avait reconnu en 1987.

La Turquie de son côte refute le terme de genocide, meme si elle
reconnaît des massacres.

Pour les Armeniens, le genocide a fait plus de 1,5 million de morts,
alors que la Turquie ne reconnaît qu’entre 300.000 et 500.000 morts.

Ankara fait valoir qu’il s’agissait d’une repression contre une
population coupable de collaboration avec l’ennemi russe pendant la
Première Guerre mondiale, et que des dizaines de milliers de Turcs
ont aussi ete tues par les Armeniens.

jeudi 25 avril 2013, Stephane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=89105

98 Ans Et Une Blessure Toujours A Vif

98 ANS ET UNE BLESSURE TOUJOURS A VIF

A Marseille, il semblerait que cette 98ème annee d’oubli et de deni,
soit l’annee de trop pour la diaspora, reunie tout au long de la
journee pour manifester son indignation, mais surtout commemorer
dignement la memoire des victimes.

Dès le mardi, les jeunes du CCAF ont reuni près de 400 personnes autour
d’un vibrant hommage : une belle mobilisation pour cette jeunesse
qui s’etait munie de veilleuses, illuminant ainsi le Vieux-Port pour
transmettre et se souvenir.

Hier matin, des depôts de gerbe, au Memorial du quartier de Beaumont
ont regroupe bon nombre d’elus, autour d’un hommage oecumenique,
particulièrement charge d’emotion, a l’aube de cette 99ème annee de
negationnisme turc. Au dela du monde politique et religieux, c’est le
monde associatif qui s’est uni pour ces instants de prière : etaient
ainsi regroupes autour du Memorial l’UGA-Ardziv, le FRA Badani, les
Scouts apostoliques armeniens, des elèves de l’ecole Hamaskaïne et
la Jeunesse Armenienne de France.

L’après midi, l’approche du centenaire du genocide etait, plus que
jamais, presente. Une vive emotion, melangee a une revendication de
plus en plus forte a rejailli de cette manifestation, organisee par
le CCAF-Sud et dont le porte parole, Julien Harounyan a fait scander
a la foule des slogans tels que “98 ans de deni, ca suffit !” ou
“Nous voulons la loi !”. Malgre une presence moins forte que les
autres annees, la volonte de s’exprimer tout au long de la marche
et notamment a son point d’arrivee, devant le Consulat de Turquie,
s’est faite ressentir.

A tel point que devant le consulat, la presidente du CCAF Sud, Elyane
Kazandjian, accompagnee d’elus tels que Eugène Caselli (President de
la communaute urbaine Marseille Provence Metropole), Didier Parakian,
(representant le senateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin), Henri
Jibrayel (depute), Dominique Tian (Maire de secteur de Marseille)
ont peine a faire entendre leur voix au milieu des clameurs de la
foule, dont l’impatience d’une loi francaise qui ne se vote pas,
commencait vivement a se faire ressentir. Tous ont renouvele leur
soutien et leur volonte de faire punir en France tout negationniste.

Le Consul general d’Armenie a Marseille, Vartan Sirmakès, etait aux
côtes des delegations tout au long de la journee avec de nombreux
elus venus exprimer leur soutien : Roland Blum (depute, 1er adjoint
au Maire de Marseille), Christophe Masse (conseiller general des
Bouches du Rhône), Martine Vassal (Adjointe au Maire de Marseille,
deleguee aux emplacements), Patrick Thevenin (Maire Adjoint du 4ème
secteur de Marseille Delegue aux Ecoles), Samia Ghali (senatrice et
vice-presidente de la communaute urbaine), Robert Assante (Marie de
secteur) et Pascal Chamassian (conseiller municipal).

La date fatidique des 100 ans est dans toutes les tetes. A present
et toujours, les Marseillais d’origine armenienne attendent…

Photos : Muriel Malkassian / Aurelie Ohanian

jeudi 25 avril 2013, Aurelie Ohanian ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=89099

24 Avril : Vincent Peillon Au Pieds De Komitas

24 AVRIL : VINCENT PEILLON AU PIEDS DE KOMITAS

Tandis qu’une ceremonie etait en cours sous l’Arc de Triomphe en
hommage aux anciens combattants et resistants Armeniens morts pour
la France, le Ministre de l’Education nationale deposait une gerbe
au pied de la Statue monumentale de Komitas, en hommage aux 1. 500
000 Armeniens victimes de l’indicible genocide de 1915 perpetre par
les Jeunes Turcs du Comite Union et Progrès.

Il y avait la entre 4000 et 5000 Franco-Armeniens masses Place du
Canada venus ecouter le ministre et les deux co-presidents du CCAF,
dont Ara Toranian qui tint le discours suivant :

” Monsieur le ministre,

Mesdames et messieurs les elus,

Chers amis,

Il y a exactement deux ans, a cette meme tribune, alors que nous
nous rassemblions pour le 96e anniversaire du genocide armenien,
me faisant le porte-parole des rescapes de notre peuple assassine,
je regrettais que ses morts ne fassent l’objet d’aucune commemoration
officielle. Je me desolais que nous soyons les seuls a entendre leurs
prières, et que le devoir de memoire que nous exercions le 24 avril
representa l’unique et ultime possibilite de les arracher au neant,
l’espace d’une journee.

Cet appel a finalement ete entendu. Depuis l’annee dernière, grâce
a une initiative de Nicolas Sarkozy, le 24 avril a trouve sa place
dans l’agenda des commemorations officielles de la Republique. Et ce
n’est que justice en regard de l’exceptionnelle gravite des faits
evoques mais aussi des relations particulières entre les histoires
francaises et armeniennes au cours des siècles derniers, et ce
jusque et y compris au moment du genocide de 1915. Cette mise a mort
planifiee de tout un peuple, Paris, avec l’Angleterre et la Russie,
ne l’avait-ils pas qualifie de ” crime contre l’humanite ” a peine un
mois après son declenchement, inaugurant ainsi tragiquement l’usage
de cette expression dans le langage diplomatique ? A ceux qui ont ose
se demander il y a un an, a l’occasion du debat sur la loi Boyer, en
quoi ces evenements pouvaient concerner la France, il faut rappeler
les engagements de son ministère des affaires etrangères et celles
de ses elites tout au long du XIXe et au debut du XXe siècle.

Oui bien sûr que les crimes contre l’humanite regardent l’humanite et
que leur condamnation ne s’arrete pas aux frontières de la France qui
comme une trentaine d’Etats a officiellement reconnu le genocide des
Armeniens. Et evidemment que la France est d’autant plus interesse
par cette question que ce negationnisme touche de plein fouet une
part d’elle meme, a travers les quatre et bientôt cinq generations
de descendants des rescapes qui y vivent. Le principe de fraternite
qui est au fronton notre devise republicaine n’implique-t-il pas que
la nation fasse preuve de solidarite avec cette partie d’elle meme
blessee dans sa memoire, offensee dans son etre ? Quant au principe
d’egalite, n’exige-t-il pas que le fleau du negationnisme, identifie
comme un delit par la loi Gayssot, le soit aussi pour l’entreprise
d’extermination des Armeniens ?

C’est dans cet esprit que les elus du peuple, en depit des pressions
exterieures ont vote le 21 decembre 2011 a l’Assemblee nationale et le
23 janvier 2012 au Senat un texte penalisant la negation outrancière de
tous les genocides reconnus par la France. Une loi dont nous attendons
avec impatience qu’elle soit a nouveau proposee au Parlement, comme
s’y est engage, a l’instar de son predecesseur, Francois Hollande,
l’actuel, president de la Republique qui avait egalement promis
d’etre la, en personne, a nos côtes, sur cette meme place, tous les
24 avril de son mandat. Nous ne doutons pas que l’annee prochaine il
sera present, avec on l’espère aussi le ministre de l’Education. Mais
combien de temps faudra-t-il encore attendre la mise en oeuvre de ce
projet de loi ?

A deux ans du centenaire de 1915, dont le CCAF est en train d’organiser
les preparatifs, le temps n’est-il pas venu d’endiguer ces outrages
a l’histoire qui avivent les plaies et n’en finissent pas de faire
revivre les horreurs du passe en s’evertuant a en effacer la trace
et la memoire. Combien d’annees faudra-t-il supporter la promotion
internationale de cette politique de deni, qui procède d’une
complicite a l’egard du crime et participe de son volet politique,
de son parachèvement ?

Devons-nous accepter que cette barbarie dont on voulait croire
qu’elle appartenait a d’autres cieux et a une autre epoque, continue
de s’abattre sur nos enfants et petits enfants ici et maintenant dans
le pays où leurs aïeux ont trouve refuge parce qu’il pensait qu’il
n’y aurait jamais de malediction a y etre armenien. Jusqu’a quand ce
fanatisme va-t-il durer et jusqu’où va-t-il aller ?

Puisque nous avons le privilège d’avoir parmi nous le ministre
de l’Education nationale, qu’il me soit permis ici d’adapter et de
recontextualiser des vers de Corneille qui evoque si bien la condition
des fils et des filles des rescapes que nous sommes, porteurs de ce
poids terrifiant de l’histoire, comptable devant les victimes de cet
impossible heritage : ” On peut nous contraindre a vivre sans bonheur
Mais on ne peut nous reduire a vivre sans honneur “, c’est-a-dire a
abandonner aux vautours du negationnisme le cadavre sans sepulture
du peuple armenien assassine. ”

Avant l’intervention de Vincent Peillon et en sa presence, Mourad
Papazian, co-President du CCAF, a reitere ses propos tenus le matin
meme a la Mairie de Paris ; a savoir, rappeler au President de la
Republique sa promesse datant deja de 7 ans et renouvelee l’annee
passee, de travailler sur un texte de loi condamnant la negation
du genocide des Armeniens. Une attente qui prend, bonhomme allant,
l’allure d’une Arlesienne qui ne dirait pas son nom.

Video du discours du Ministre de l’Education nationale, Vincent
Peillon cliquer ICI

Saro Mardiryan (parti Hentchak), a ensuite fait la lecture du discours
qui a ete tenu par l’organisation des droits de l’homme ce 24 avril
a Istanbul.

Vers 20h les milliers de jeunes et moins jeunes ont forme un cortège
qui les a menes, pour la première fois sur les Champs Elysees,
directement face a la “vitrine” de l’ambassade de Turquie en France.

Jean Eckian + photos

jeudi 25 avril 2013, Jean Eckian ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=89118

Genocide Armenien : "C’Est Un Texte Universel Qui Doit Etre Defendu"

GENOCIDE ARMENIEN : “C’EST UN TEXTE UNIVERSEL QUI DOIT ETRE DEFENDU”

Le Point, France
24 avril 2013

Le Point.fr – Publie le 24/04/2013 a 08:59 – Modifie le 24/04/2013
a 10:24

INTERVIEW – Sevag Torossian, avocat, defend la creation d’un delit de
negationnisme. Pour lui, les victimes du genocide armenien n’existent
pas.

Propos recueillis par Laurence Neuer (avec Marc Leplongeon)

La Turquie n’a jamais reconnu le genocide armenien. La France, elle,
s’y est employee dès 2001 en adoptant une loi a article unique :
“La France reconnaît publiquement le genocide armenien de 1915.” Mais
le non-respect de cette loi n’est assorti d’aucune sanction et ne
satisfait finalement personne. Ses detracteurs denoncent une loi
purement “declarative”, depourvue de ce que l’on appelle dans le
jargon l'”effet juridique”. Pourtant, en 1990, la loi Gayssot avait
cree un delit de negationnisme qui punit d’un an d’emprisonnement
et/ou de 45 000 euros d’amende ceux qui contestent l’existence meme
de l’Holocauste. Mais cette loi ne concerne que les crimes de la Shoah.

Elle avait ete très critiquee par certains juristes et historiens
qui y voyaient une atteinte a la liberte d’expression. Le rôle du
Parlement n’est pas de “dire l’histoire”, affirmaient-ils.

En 2011, sur fond de campagne presidentielle – les Armeniens sont 500
000 dans l’Hexagone -, la France franchit un nouveau pas. La loi Boyer
cree un delit de negationnisme pour l’ensemble des genocides reconnus
par la France. Mais les Sages de la rue de Montpensier censurent
la loi. La justification ? “Le legislateur ne peut pas s’arroger le
pouvoir de determiner des verites historiques et d’en sanctionner le
non-respect”, expliquait Le Point.fr en fevrier 2012. Sevag Torossian
publie l’ouvrage Vous n’existez pas. Negationnisme et mensonge d’Etat
aux editions L’Harmattan. Avocat au barreau de Paris, membre du comite
scientifique de l’Institut de droit penal, il affirme son engagement
pour la creation d’un delit de negationnisme qui concernerait tous
les crimes internationaux reconnus par la France. Entretien.

Le Point.fr : Le 24 avril est la date de commemoration annuelle du
genocide armenien dans le monde. Y voyez-vous l’occasion de rappeler
au president de la Republique la teneur de ses engagements ?

Sevag Torossian : Après l’invalidation de la loi Boyer pour atteinte a
la liberte d’expression, les deux candidats a l’election presidentielle
s’etaient engages a preparer un nouveau texte. La penalisation du
negationnisme depasse les clivages partisans et engage une vision de la
France face a la prevention des genocides. Comment, en effet, lutter
contre les genocides sans lutter egalement contre le negationnisme
? Tel va etre l’un des grands defis du XXIe siècle.

Mais, depuis l’adoption de la loi Gayssot, les reticences sont fortes
a la creation d’un delit de negationnisme universel qui couvrirait
l’ensemble des genocides…

Concernant la loi a venir, la difficulte n’est pas a priori politique,
mais juridique. Il est donc naturel qu’une nouvelle formulation soit
trouvee aujourd’hui, conforme aux textes nationaux et europeens. Ce
serait cette fois-ci un projet de loi, et non une proposition, que nous
esperons voir presente a la rentree. C’est desormais une obligation
pour tous les Etats de l’Union europeenne de legiferer en la matière,
conformement aux exigences de la decision-cadre du Conseil de l’Union
de 2008*.

Et le Conseil constitutionnel ne risque-t-il pas d’exercer de nouveau
son pouvoir de censure ?

La lutte contre le negationnisme ne pose pas de problème de
constitutionnalite, contrairement a ce qui a pu etre entendu. Les Sages
auraient pu saisir l’occasion de dire que l’infraction de negationnisme
etait contraire a la Constitution, mais ils ne l’ont pas fait. Une
telle decision aurait d’ailleurs annonce l’invalidation future de
la loi Gayssot. Ce qui a pose problème etait la formulation du texte
presente. Les Sages ont fait valoir qu’en reprimant la contestation de
l’existence et de la qualification juridique de crimes qu’il aurait
lui-meme reconnus et qualifies le legislateur a porte une atteinte
inconstitutionnelle a la liberte d’expression. S’enfermer dans une
redaction communautaire serait une erreur. La loi doit etre suffisante
en soi sans avoir a se referer a tel evenement historique.

C’est un texte universel qui doit etre defendu.

La position de l’historien Pierre Nora, partagee par Robert Badinter,
est de dire que “la France a choisi l’option de ne reconnaître que
les crimes contre l’humanite, crimes de guerre et genocides declares
tels par une juridiction internationale”. En clair : tant qu’une
juridiction internationale ne s’est pas saisie du genocide armenien,
il n’appartient pas a la France de le reconnaître. Qu’en pensez-vous ?

Selon la decision-cadre du Conseil de l’Union, tout Etat membre
peut faire une declaration aux termes de laquelle il ne rendrait
punissable l’infraction que si le crime – de genocide en l’espèce –
a ete rendu definitif par une decision de justice. La France a use de
cette faculte, simplement parce qu’elle lui etait ouverte. Ce serait
un geste fort qu’elle lève aujourd’hui cette reserve, au regard de
l’histoire qu’elle entretient avec les Armeniens, qui demeureront les
porteurs de ce projet universel. Non seulement parce qu’elle a ete
leur terre d’asile, mais aussi parce que le procès qui aurait dû avoir
lieu en 1920, qui etait prevu par l’article 230 du traite de Sèvres,
a ete vole par les Allies. La France a sa part de responsabilite dans
ce deni de justice qui est a l’origine de la situation actuelle.

Au demeurant, opposer la loi Gayssot a la loi Boyer, comme l’ont
fait certains, sur ce simple critère – la Shoah a ete jugee et non
le genocide armenien -, etait un non-sens. Un tribunal n’a pas besoin
d’un jugement anterieur de condamnation pour vol afin de condamner un
prevenu pour son recel. C’est ainsi pour tous les delits qui intègrent
l’existence d’une autre infraction dans ses elements constitutifs –
le blanchiment, l’usage de faux et bien d’autres. Il en est de meme
pour le negationnisme. Point n’est besoin que le genocide ait ete juge,
a fortiori lorsque la decision de justice invoquee a ete volontairement
avortee par les puissances europeennes, dont la France.

Ne risque-t-on pas d’ouvrir la boîte de Pandore en creant un delit
de negationnisme ?

Certains l’ont invoque, remontant aux grandes purges staliniennes,
voire aux exactions commises sous la Rome antique. L’argument est
seduisant, mais intrinsèquement faux : c’est ne rien comprendre au
concept de genocide et le confondre encore avec le crime de masse. Le
concept de genocide appartient entièrement au XXe siècle. Yves Ternon a
une definition encore plus precise que celle prevue par la convention
de 1948 : pour lui, un genocide est la destruction physique massive,
en execution d’un plan concerte, d’un groupe humain dont les membres
sont tues en raison de leur appartenance a ce groupe. C’est parce
qu’ils etaient juifs que les juifs ont ete extermines. C’est parce
qu’ils etaient armeniens que les Armeniens ont ete extermines.

Il n’y a pas de boîte de Pandore : de fait, la liste des genocides
est extremement limitee.

Mais, par ce delit de negationnisme, ne cherche-t-on pas davantage
a proteger la memoire plutôt qu’a lutter contre les discriminations ?

En realite, le negationnisme est l’accessoire du crime de genocide. La
nature de ce crime est inedite. Le genocide est non seulement au
sommet de la hierarchie des crimes, mais, a mon sens, il lui est
pratiquement transcendant. Crime “qui detruit la memoire du crime”,
selon l’historien Richard Hovannisian, ce n’est pas a l’histoire que
s’en prend le negationniste, mais au Code penal lui-meme. “Crime contre
l’humanite” signifie que toute l’humanite est concernee. Et dans le
cas très singulier du genocide, cette humanite est interpellee non
seulement comme victime, mais egalement comme criminelle. Le deni
de justice en est une cinglante illustration. Car, dans son delire
collectif, la communaute internationale est capable du pire, comme
refuser en 1920 de tenir le procès international du genocide armenien.

Votre livre est intitule “Vous n’existez pas”. Pourquoi ?

Parce que c’est une phrase insupportable. Elle resume l’absurdite du
traitement juridique des victimes et descendants du genocide armenien.

Une sorte de “ni victime, ni descendant, ni partie civile”. Rien. En
droit, vous n’existez pas. Les opposants de bonne foi doivent desormais
observer cette absurdite qui n’a pas ete reperee jusqu’alors, car
la liberte d’expression la plus effrenee devait etre protegee, y
compris sur le dos des victimes. À l’instar de l’assassin qui tue et
efface les traces de son crime, le negationniste est un dissimulateur
universel. Ce n’est pas une opinion qui est proferee, mais un acte
positif qui fait de son auteur un receleur de cette dissimulation et,
bien au-dela, un complice du plus grand mensonge d’Etat du XXe siècle.

*Cette decision impose aux pays de l’UE de prendre les mesures
necessaires pour faire en sorte que “soient punissables l’apologie,
la negation ou la banalisation grossière publique des crimes de
genocide, crimes contre l’humanite et crimes de guerre […] lorsque
le comportement est exerce d’une manière qui risque d’inciter a la
violence ou a la haine a l’egard d’un groupe de personnes ou d’un
membre d’un tel groupe”.

http://www.lepoint.fr/societe/genocide-armenien-c-est-un-texte-universel-qui-doit-etre-defendu-24-04-2013-1658534_23.php

Baku: ‘Genocide Industry’ Of Armenia

‘GENOCIDE INDUSTRY’ OF ARMENIA

Trend, Azerbaijan
April 24 2013

Trend Arabic News Service head Rufiz Hafizoglu

Today, the Armenian lobby marks the so called “Armenian genocide” in
Armenia and in some other countries. There is no doubt that also this
year, Armenia and the Armenian lobby will continue a serious
propaganda campaign in order to bringing the scale of the so-called
“tragedy” to the world’s attention.

As a result of great efforts of the Armenian lobby, some countries
have called the 1915 events in Turkey a genocide. However, the main
goal of Armenia and the Armenian lobby is the recognition of the
events as a genocide by Turkey.

However, Armenia’s goals are just a dream. On the other hand, most
countries see the so-called “genocide”, which Armenia and the Armenian
lobby puts on the agenda annually, as a tool to improve ratings in
pre-election campaigns.

Another interesting fact is that Turkish officials have repeatedly
expressed their willingness to open the archives for the objective
study of the 1915 events, but Armenian officials have not responded to
this offer.

Recently, Turkish Deputy Prime Minister Bulent Arinc reiterated
Ankara’s agreement to open all archives to investigate the 1915
events, however, the Armenian officials again did not respond to the
offer.

In addition, Turkish officials declared their willingness to establish
a historical commission with Armenia and other countries to
investigate these events.

Lack of an Armenian response to the offer gives grounds to say that
the “genocide” of 1915 is no more than a fictitious claim against
Turkey. If what Armenia claims happened, Armenia would at least accept
Turkey’s offer.

However, when studying the 1915 events, on the contrary, the ethnic
cleansing of Muslims by Armenians in Turkey will come to light.

The reasons why Yerevan does not accept Ankara’s offers does not end
there. One major reason is the failure of the Armenian government to
pursue an independent policy.

Undoubtedly, Armenian authorities in their policies towards Turkey
depend on the Armenian lobby, anti-Turkish policy and false “genocide”
claims that are made to preserve the Armenian lobby could keep its
position.

The opening of the archives may reduce the importance of the Armenian
lobby, which is feeding on unfounded “genocide” claims.

And it means a loss of serious financial support for Armenia, which is
in a state of economic crisis and has no significant economic
potential.

Armenia’s attempts to present the 1915 events as genocide cannot be
called nothing less than a “genocide industry”.

Ankara: Impartiality Of The State, Tragic Events Of 1915

IMPARTIALITY OF THE STATE, TRAGIC EVENTS OF 1915

Today’s Zaman, Turkey
April 24 2013

Turkey commemorated the 98th anniversary of the tragic events of
1915 — the killings of Anatolian Armenians during World War I —
on Wednesday.

April 24 is the date chosen to recognize the events of 1915 when close
to 200 Armenian religious and intellectual leaders were rounded up
in İstanbul and later imprisoned and summarily executed. As Turkey
refuses to term the killings of Armenians as genocide, columnists
ponder whether Turkey should apologize for the unfair treatment of
Armenians in 1915 in order to restore ties with Armenia.

We are commemorating the victims of the tragic events of 1915 and
discussing how we can mend the ties between the two countries on
another anniversary of the events, Bugun’s Gulay Gökturk writes. The
columnist says we have long relied on historians to clarify what took
place and whether or not there was a genocide. But that was the wrong
approach. Just like historians can never give one definite answer to
any question about history, there can never be one definite answer to
“What really happened in 1915?” Then we thought that coming up with
a name for what happened in 1915 could perhaps be the job of law
professors if not of historians or politicians. But then we changed
our mind as the 1948 Universal Declaration of Human Rights could not
determine what took place in 1915. Therefore, we cannot rely on the
law, either, to name the 1915 events. So how are we going to settle
this issue now, Gökturk asks.

Today the majority of the Turkish public believes the problem with
relations between the two countries could be solved with an apology
from the Turkish state. “I personally was thinking the same too for a
long time,” Gökturk says. “But lately I have been questioning whether
it would be right for a state to apologize on such a controversial
issue. Just like some citizens are disturbed by the fact that
the Turkish state does not recognize the ‘Armenian genocide,’ some
citizens will also be disturbed if the state apologizes for the 1915
events. Either move from the state will end up representing one group
of citizens and disturbing another group. Thus, I have started to think
that the state should remain objective, impartial and non-ideological
on this issue as well as on any other issue,” the columnist notes.

Nongovernmental organizations, political parties, the ruling party and
individuals can have their own views, but the state, which is basically
tasked with serving all the people of the country, cannot have an
official view on historical incidents. As for what should be done now,
Gökturk suggests that the state should no longer involve itself in the
discussion of what happened in 1915 and that the discussions should be
carried out only by historians, sociologists and law professors from
the two countries. A clear conclusion will likely never be reached
in these discussions and everyone will decide for themselves, but
this is the way it is supposed to be, the Bugun columnist says.

Star’s Hakan Albayrak, on the other hand, says Turkey should apologize
for the unfair treatment of Armenians, but not for genocide, in
order to clear our conscience and prevent this issue from damaging
the image of Turkey as a just country.

Taraf’s Roni Margulies is of the same view as Albayrak. Showing a
photo on which is written “Happy is he who says I am a Turk” above
an Armenian school’s signboard, Margulies says: “It is not only about
genocide. There are many things to apologize for.”

http://www.todayszaman.com/columnistDetail_getNewsById.action?newsId=313556

Newsom Issues Proclamation On Genocide Anniversary

NEWSOM ISSUES PROCLAMATION ON GENOCIDE ANNIVERSARY

Wednesday, April 24th, 2013

California Lieutenant Governor Gavin Newsom

SACRAMENTO-California Lieutenant Governor Gavin Newsom issued a
proclamation last week commemorating the 98th anniversary of the
Armenian Genocide, reported the Armenian National Committee of
America-Western Region.

In his proclamation, Newsom called for a “fair, just, and comprehensive
resolution of this crime against humanity.”

Newsom has had a long track record regarding affirmation of the
Armenian Genocide. As Mayor of San Francisco, he was a leading public
advocate calling on Congress and the President numerous times to
appropriately remember the Armenian Genocide as genocide. In his
proclamation this year, he referred to the International Association
of Genocide Scholars, the world’s leading academic association in
the field, which has repeatedly reaffirmed the historical truth of
the Armenian Genocide.

The Armenian National Committee of America-Western Region is the
largest and most influential Armenian American grassroots advocacy
organization in the Western United States. Working in coordination
with a network of offices, chapters, and supporters throughout the
Western United States and affiliated organizations around the country,
the ANCA-WR advances the concerns of the Armenian American community
on a broad range of issues.

Complete text of Newsom’s proclamation: WHEREAS, April 24, 1915,
marked the beginning of the Armenian Genocide which resulted in the
death of over two million Armenians as well as Greeks and Assyrians
between 1915 and 1923; and

WHEREAS, nearly half million Armenians who survived the horrors of
extermination were expelled from their homes and forced to settle in
various countries throughout the world; and

WHEREAS, the Armenian Genocide is one of the first modern genocides
which resulted in the near annihilation of a people and the
dispossession of the survivors from their cultural homeland and
heritage; and

WHEREAS, the Republic of Turkey, the successor state to the Ottoman
Empire under which the Genocide was committed, unjustifiably and
adamantly denies the occurrence of this crime against humanity,
and attempts to stifle the voices of truth within Turkish civil
society through the laws, such as Article 301, which have led to
the prosecution of countless writers and human rights advocates for
acknowledging the historical facts of the genocide; and

WHEREAS, the International Association of Genocide Scholars has
repeatedly affirmed that the massacres of Armenians initiated in 1915
constitutes genocide; and

WHEREAS, throughout the 20th Century the Armenian Genocide was followed
by several other genocides and this pattern continues to this day
as seen in the Darfur region of Sudan. If we fail to remember the
lessons of the past and remain silent in deference to a campaign of
denial we embolden current and future perpetrators of genocide; and

WHEREAS, many survivors of the Genocide settled in states around
the country, including California. California has become home to
the largest population of Armenians in the United States and those
citizens have enriched our state through leadership in the fields of
academia, medicine, business, agriculture, government, and the arts
and are proud and patriotic practitioners of American citizenship; and

NOW, THEREFORE I, GAVIN NEWSOM, Lieutenant Governor of the State of
California, do hereby join Californians in a day of remembrance of
the Armenian Genocide, as we continue to strive for a fair, just,
and comprehensive resolution of this crime against humanity.

http://asbarez.com/109626/newsom-issues-proclamation-on-genocide-anniversary/