Sarkozy, La Promesse D’Erevan

SARKOZY, LA PROMESSE D’EREVAN
Par Charles Jaigu

Le Figaro

20 dec 2011
France

Le 7 octobre dernier, a Erevan (Armenie), lors d’une conference de
presse avec son homologue Serge Sarkissian, Nicolas Sarkozy avait
fait une mise au point pesee au mot près sur les consequences de
toute entreprise de negation du genocide armenien sur le sol francais.

Il se devait d’aller plus loin que son predecesseur, Jacques Chirac
qui, en 2006, avait invite les Turcs a “reconnaître” le genocide. Il se
devait aussi de repondre a l’opposition qui, par la voix de Francois
Hollande, avait plaide pour que le nouveau Senat, a majorite de
gauche, mette au vote la proposition de loi sur la penalisation du
negationnisme, rejete au debut de l’annee par l’UMP. Il se devait
enfin d’honorer sa promesse de faire voter cette loi, dans les limbes
au Senat depuis 2006.

Sarkozy devait le faire, sans tomber pour autant dans le piège d’une
brouille avec “la grande nation turque” selon son expression. Sans
trop heurter nombre de deputes et proches conseillers hostiles a une
enième loi memorielle.

“Geste de paix” “Il ne peut pas y avoir de reconciliation durable sur
la negation des souffrances” a-t-il explique en exhortant la Turquie
a un “gigantesque pas en avant”. “Il ne revient pas a la France de
poser un ultimatum a qui que ce soit, (…) mais enfin, le temps
n’est pas infini, 1915-2011, il me semble que pour la reflexion,
c’est suffisant”, avait prevenu le chef de l’Etat, en ajoutant, pour
la première fois explicitement, que si la Turquie ne faisait pas ce
“geste de paix” il envisagerait de proposer l’adoption d’un texte de
loi reprimant specifiquement la negation du genocide armenien.

Si la forme se voulait respectueuse, il s’agissait bien, sur le fond,
d’une injonction. Sans surprise, Ankaragene a denonce une posture
“electorale”. Finalement, Sarkozy a tenu la promesse faite a Erevan.

Avec ce geste, Sarkozy reconquiert le c~ur des Armeniens de France
qui avaient vote pour lui en 2007, au moment où Hollande etait sur le
point de lui griller la politesse. Il assume aussi un rapport de forces
avec le colerique Recep Tayyip Erdogan. Le president francais sait
bien que le PS n’osera pas se prononcer clairement contre l’adhesion
de la Turquie a l’Europe.

Il se relegitime par ce geste a l’egard des electeurs de la droite
et du centre qui ont toujours refuse l’entree d’un pays fort de 80
millions de musulmans.

http://www.lefigaro.fr/politique/2011/12/20/01002-20111220ARTFIG00604-sarkozy-la-promesse-d-erevan.php

L’Assemblee Ignore Les Menaces D’Ankara Sur Les Armeniens

L’ASSEMBLéE IGNORE LES MENACES D’ANKARA SUR LES ARMéNIENS

L’Express

20 dec 2011
France

Les députés francais examineront comme prévu jeudi une proposition
de loi sanctionnant la négation du génocide arménien de 1915,
malgré la menace brandie par Ankara de conséquences négatives pour
les relations entre la Turquie et la France.

Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, l’a
confirmé mardi, tandis que le ministère des Affaires étrangères
mettait par avance en garde la Turquie contre toute mesure de
rétorsion commerciale.

Les députés d’opposition socialistes ont pour leur part fait savoir
par leur président de groupe, Jean-Marc Ayrault, qu’ils voteraient le
texte déposé par leur collègue UMP Valérie Boyer avec le soutien
d’une quarantaine d’élus de la majorité.

A Ankara, le président turc Abdullah Gul a réclamé que la France
“abandonne immédiatement cette initiative qui aboutira a placer
la France dans une situation où elle ne respectera pas la liberté
d’expression”.

Il est “hors de question”, ajoute-t-il dans un communiqué, d’accepter
une proposition de loi interdisant a la Turquie la possibilité de
se défendre contre “des allégations fausses et mensongères”.

Le 7 décembre, alors que les autorités turques étaient déja
vent debout contre cette proposition, la commission des Lois de
l’Assemblée nationale avait légèrement amendé le texte pour lui
donner une portée plus générale, dans l’espoir d’apaiser Ankara.

Le texte transposant le droit communautaire sur la lutte contre
le racisme et visant a sanctionner “la contestation du génocide
arménien” vise désormais “a réprimer la contestation de l’existence
des génocides reconnus par la loi”.

Il prévoit de punir la négation d’un tel génocide d’un an
d’emprisonnement ou d’une amende de 45.000 euros ou des deux.

“Il ne s’agit pas d’une proposition sur le génocide arménien. Il
s’agit de tous les actes qui s’apparentent a des génocides”, a
expliqué mardi sur LCI la porte-parole du gouvernement, Valérie
Pécresse, qui a insisté sur le fait que la Turquie était un
“partenaire privilégié de la France”.

MISE EN GARDE DEšPARIS

Le président UMP de l’Assemblée, Bernard Accoyer, a fait valoir
qu’il s’agissait d’une “proposition de loi générale de lutte contre
le racisme et la xénophobie et sur le négationnisme d’un certain
nombre de faits historiques”.

Le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a écrit la semaine
dernière a Nicolas Sarkozy pour dénoncer un texte qui vise, selon
lui, “de facon hostile la République de Turquie, la Nation turque
et la communauté turque vivant en France”.

Le vote de cette proposition de loi aura “de graves conséquences pour
les relations futures entre la Turquie et la France sur les plans
politique, économique, culturel et dans tous les autres domaines”,
a-t-il ajouté dans cette lettre rendue publique par l’Agence
anatolienne de presse.

La Turquie doit garder a l’esprit les règles internationales dans les
domaines économique et commercial, a répliqué mardi le porte-parole
du Quai d’Orsay lors d’un point de presse.

“La Turquie est membre de l’OMC (Organisation mondiale du commerce)
et elle est liée a l’Union européenne par l’union douanière”, a
rappelé Bernard Valero. “Ces deux engagements juridiques impliquent
un traitement non discriminatoire a l’égard des entreprises de l’UE.”

Concernant un éventuel rappel de l’ambassadeur de Turquie en France,
il a invité Ankara a prendre en compte “les vertus du dialogue”,
dont il a souligné l’importance sur des dossiers comme la Syrie,
l’Iran ou l’Union pour la Méditerranée.

Il a insisté sur l’attachement de la France au développement de
ses relations avec la Turquie “dans tous les domaines”.

La présidence de la République francaise a pour sa part refusé
jusqu’ici de faire le moindre commentaire.

C’est pourtant Nicolas Sarkozy qui a pratiquement fixé le calendrier
d’examen de la proposition de loi, lors d’une visite d’Etat en
Arménie, début octobre.

DÃ~ILÃ~IGATION TURQUE RECUE PAR JUPPÃ~I

Le président francais avait alors mis en demeure Ankara de
reconnaître rapidement le massacre de 1,5 million d’Arméniens
par les Turcs en 1915 en estimant que ce serait un “geste de
réconciliation”. Dans ce cas, avait-il expliqué, la France s’en
tiendrait a sa législation actuelle, qui reconnaît depuis 2001
l’existence de ce génocide.

Si la Turquie persistait a le nier, avait-il ajouté, “la France
considèrerait qu’elle devrait aller plus loin dans la modification de
sa législation pour que le négationnisme soit condamné pénalement”.

Il avait refusé de donner publiquement un délai mais précisé que ce
temps n’était “pas infini” et que Paris ferait connaître sa position
“dans un délai assez bref”.

Selon l’ancien ministre d’origine arménienne Patrick Devedjian, qui
l’accompagnait, Nicolas Sarkozy aurait précisé a des interlocuteurs
arméniens qu’il donnait aux dirigeants turcs jusqu’a la fin de 2011
pour reconnaître le génocide.

Le chef de l’Etat s’était alors déja attiré des réactions
courroucées d’Ankara, qui a dépêché ces jours-ci a Paris une
délégation de parlementaires pour des “consultations” sur la
proposition de loi, avant son examen jeudi.

Les parlementaires turcs ont été recus mardi par Alain Juppé,
qui leur a rappelé que “la Turquie est pour la France un pays ami
et allié, avec lequel il s’emploie depuis toujours a entretenir le
dialogue”, rapporte le ministère francais des Affaires étrangères.

La diaspora arménienne en France, forte de 500.000 personnes, est a
nouveau un enjeu électoral a l’approche des élections présidentielle
et législatives du printemps 2012.

Avec Yann Le Guernigou et John Irish, édité par Emmanuel Jarry et
Gilles Trequesser

http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/l-assemblee-ignore-les-menaces-d-ankara-sur-les-armeniens_1063800.html

Pourquoi Sarkozy Est Pret À Une Brouille Avec La Turquie

POURQUOI SARKOZY EST PRET A UNE BROUILLE AVEC LA TURQUIE

Le Figaro

20 dec 2011
France

S’abonner au Figaro.fr DECRYPTAGE – Le chef de l’Etat a fait une
mise au point pesee au mot près sur les consequences en France d’une
non-reconnaissance du genocide armenien par la Turquie.

Erevan, c’est encore le sujet, toujours aussi passionnel, du genocide
armenien qui a occupe le premier plan. Nicolas Sarkozy s’est essaye
a l’art delicat de mordre la ligne jaune (de la Turquie) sans la
franchir. Il n’est pas certain qu’il y soit parvenu.

Vendredi, lors d’une conference de presse conjointe avec son
homologue Serge Sarkissian, le chef de l’Etat francais a fait une
mise au point pesee au mot près sur les consequences en France d’une
non-reconnaissance du genocide armenien par la Turquie. Il se devait
d’aller plus loin que son predecesseur, Jacques Chirac, qui deja, en
2006, avait invite les Turcs a “reconnaître” le genocide. Il se devait
aussi de repondre a l’opposition qui, par la voix de Francois Hollande,
a plaide pour que le nouveau Senat, desormais socialiste, soumette
aux senateurs le projet de loi sur la penalisation du negationnisme,
pourtant rejete au debut de l’annee par l’UMP. Il se devait enfin
d’honorer sa promesse de campagne de faire voter cette loi, qui est
dans les limbes au Senat depuis 2006.

“Geste de paix” Nicolas Sarkozy devait le faire, sans tomber
pour autant dans le piège d’une brouille avec “la grande nation
turque”. “Il ne peut pas y avoir de reconciliation durable sur la
negation des souffrances”, a-t-il explique en exhortant la Turquie
a un “gigantesque pas en avant”. “Il ne revient pas a la France de
poser un ultimatum a qui que ce soit, ce n’est pas une facon de faire
(…) mais enfin a travers les lignes vous pouvez comprendre que le
temps n’est pas infini, 1915-2011, il me semble que pour la reflexion
c’est suffisant”, a prevenu Nicolas Sarkozy, en ajoutant, pour la
première fois explicitement, que si la Turquie ne faisait pas ce
“geste de paix”, il envisagerait de proposer l’adoption d’un texte de
loi reprimant specifiquement la negation du genocide armenien. Cette
“reaction de la France se ferait connaître dans un delai assez bref
qui, en tout etat de cause, englobe la duree de mon mandat”. “Si je
ne le precise pas, c’est que j’espère toujours dans les reactions”
turques, a precise Sarkozy. La veille, il avait envisage de fixer
une echeance a la Turquie -“la fin de l’annee”- avant de legiferer.

Meme si la forme est plus respectueuse, il s’agit bien, sur le
fond, d’une injonction. Sans surprise, Ankara a fortement reagi dès
vendredi. Il va de soi que cette provocation calculee permet, dans
l’esprit du president, a six mois de la presidentielle, d’engranger
plusieurs benefices.

Tout d’abord, il reconquiert le c~ur des Armeniens de France qui
avaient vote pour lui en 2007, au moment où Hollande etait sur le
point de lui griller la politesse. Mais il assume aussi un rapport
de forces avec le colerique Recep Tayyip Erdogan, avec lequel les
relations se sont degradees depuis que les deux hommes veulent leur
part de leadership sur les printemps arabes. Mais le president francais
sait bien que le Parti socialiste n’osera pas se prononcer clairement
contre l’adhesion de la Turquie a l’Europe. Il se relegitime par
ce geste a l’egard des electeurs de la droite et du centre qui ont
toujours refuse l’entree d’un pays fort de 80 millions de musulmans.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/07/01003-20111007ARTFIG00677-pourquoi-sarkozy-est-pret-a-une-brouille-avec-la-turquie.php

Genocide Armenien : Le Debat Aura Lieu

GENOCIDE ARMENIEN : LE DEBAT AURA LIEU

Le Figaro

20 dec 2011
France

La proposition de loi visant a reprimer la negation du genocide
armenien sera bien examinee jeudi par les deputes, la Conference
des presidents n’ayant pas evoque aujourd’hui son retrait de l’ordre
du jour, selon le ministre des relations avec le Parlement, Patrick
Ollier.

Le sujet n’a pas ete evoque par la Conference des presidents, ont
indique a des journalistes les deputes Jean-Marc Ayrault (PS) et
Roland Muzeau (PCF), ainsi que le president (UMP) de la commission
des affaires sociales, Pierre Mehaignerie, ce qu’a confirme Patrick
Ollier. Cette proposition de loi UMP, qui suscite la colère de la
Turquie, punit d’une peine de prison et d’une amende la negation des
genocides, dont celui des Armeniens qu’Ankara refuse de reconnaître.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/20/97001-20111220FILWWW00345-genocide-armenien-le-debat-maintenu-jeudi.php

Genocide Armenien : Paris S’Oppose A Ankara Au Risque D’Une Grave Cr

GENOCIDE ARMENIEN : PARIS S’OPPOSE A ANKARA AU RISQUE D’UNE GRAVE CRISE

La Croix

20 dec 2011
France

Faisant fi de vives critiques turques, l’Assemblee nationale francaise
a decide mardi 20 decembre, avec l’assentiment du gouvernement,
d’examiner jeudi une proposition de loi condamnant la negation du
genocide armenien, au risque d’une grave crise avec Ankara.

“Il n’est pas question pour nous d’accepter cette proposition de
loi (…) qui denie le droit de rejeter des accusations infondees et
injustes contre notre pays et notre nation”, a reagi dans un communique
le chef de l’Etat turc, Abdullah Gul, en exhortant Paris a renoncer
a une loi “inacceptable”.

Le texte prevoit un an de prison et 45.000 euros d’amende en cas
de negation d’un genocide reconnu par la loi. Paris a admis en 2001
l’existence d’un genocide d’Armeniens entre 1915 et 1917 ayant fait
1,5 million de morts.

Si elle reconnaît que jusqu’a 500.000 personnes sont mortes lors de
cette periode, la Turquie considère qu’elles ont ete les victimes des
aleas de la Première guerre mondiale et non d’un genocide. Si elle
n’etait pas entendue, la Turquie a menace la France de represailles
diplomatiques, economiques et culturelles.

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Genocide-armenien-Paris-s-oppose-a-Ankara-au-risque-d-une-grave-crise-_NG_-2011-12-20-748968

Genocide Armenien : L’Assemblee Nationale Ne Plie Pas Devant La Turq

GENOCIDE ARMENIEN : L’ASSEMBLEE NATIONALE NE PLIE PAS DEVANT LA TURQUIE

Le Point

20 dec 2011
France

Une proposition de loi UMP visant a reprimer la negation du genocide
armenien sera bien examinee par les deputes, malgre les menaces
d’Ankara.

La proposition de loi visant a reprimer la negation du genocide
armenien sera bien examinee jeudi par les deputes, la Conference des
presidents n’ayant pas evoque, mardi, son retrait de l’ordre du jour,
selon le ministre des Relations avec le Parlement Patrick Ollier.

Le president de l’Assemblee nationale, Bernard Accoyer, et le ministre
des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, ont confirme cette
information, qu’avaient communiquee auparavant les chefs de file
des deputes socialistes et communistes, Jean-Marc Ayrault et Roland
Muzeau, et le president (UMP) de la commission des affaires sociales,
Pierre Mehaignerie.

Colère d’Ankara

Cette proposition de loi de la deputee UMP des Bouches-du-Rhône
Valerie Boyer, qui suscite la colère de la Turquie, punit d’un an
de prison et de 45 000 euros d’amende la negation des genocides,
dont celui des Armeniens qu’Ankara refuse de reconnaître. Le Premier
ministre turc Erdogan avait expressement demande vendredi a Nicolas
Sarkozy d’empecher l’adoption de ce texte. Deux delegations turques,
l’une regroupant des parlementaires, l’autre des entrepreneurs, ont
aussi entame, lundi, une visite a Paris afin de tenter d’empecher
l’adoption de ce texte. La Turquie a promis des sanctions mardi.

Interrogee mardi matin sur LCI, la porte-parole du gouvernement,
Valerie Pecresse, avait laisse entendre que ce texte UMP serait bien
discute jeudi comme prevu. “Il ne s’agit pas d’une proposition de
loi sur le genocide armenien”, mais elle concerne “tous les actes qui
s’apparentent a des genocides”, a insiste Valerie Pecresse, assurant :
“La Turquie est un partenaire privilegie de la France, un allie.Le
genocide armenien de 1915 a ete reconnu par une loi francaise en 2001.

http://www.lepoint.fr/monde/genocide-armenien-l-assemblee-nationale-ne-plie-pas-devant-la-turquie-20-12-2011-1410447_24.php

ANKARA: Turkish Armenians Condemn Sarkozy Over Bill

TURKISH ARMENIANS CONDEMN SARKOZY OVER BILL

Hurriyet Daily News

Dec 20 2011
Turkey

Those who doubt themselves and the truth of what happened would regard
denial as a crime, says Mahcupyan.

Prominent Turkish-Armenians have sharply criticized French President
Nicolas Sarkozy for his stance on a motion criminalizing the denial
of Armenian genocide claims if the French Parliament votes in favor
of the draft bill Dec. 22.

“If a person massacred in some part of Anatolia in 1915 could come back
to life and reach Sarkozy, he would spit on his face and say Sarkozy
was trying to score political gains through his pain,” Markar Esayan,
a Turkish-Armenian columnist for the daily Taraf, yesterday wrote in
an article titled “Sarkozy is deceiving the Armenians, too.”

Orhan Dink, the brother of the assassinated Turkish-Armenian journalist
Hrant Dink, also said he thought the motion ran counter to freedom
of thought while speaking on a private broadcasting station he called
by phone the night of Dec. 19.

“I have been witnessing the Turkish people’s efforts to face their
history for the past 10 years. This decision is going to strike a
blow to the process,” Esayan told the Hurriyet Daily News.

Sarkozy is not being sincere, he said. France had already recognized
the events of 1915 as genocide, he said, so, “What use is there
now for another law that contradicts itself? This is a ridiculous
proposal. Those who doubt themselves and the truth of what happened
would regard denial as a crime, whereas Armenians are very certain
of the agonies they went through. If Sarkozy is unsure, it does not
concern us. It is not just the Armenian genocide but also the Jewish
genocide that ought to be debated,” Etyen Mahcupyan, a Turkish-Armenian
writer and a columnist for the daily Zaman, told the Daily News.

Turkish intellectuals are courageous and ready to pay a price for this,
he said. “The word ‘genocide’ is now being used in this country.

Turkish society has passed a certain threshold.”

Turkey ought to view its own past with greater candor, said Zakariya
Mildanoglu, a writer for the history section of the Turkish-Armenian
daily Agos, urging people to stop tussling over such terms as
“genocide” and “massacre.” “Turkish and Armenian peoples ought to
speak about 1915 by themselves,” Mildanoglu said. The law would entail
a yearlong jail sentence and a 45,000 euro fine if passed.

http://www.hurriyetdailynews.com/turkish-armenians-condemn-sarkozy-over-bill.aspx?pageID=238&nID=9663&NewsCatID=338

ANKARA: ‘Genocide’ Bill On French Parliament Agenda

‘GENOCIDE’ BILL ON FRENCH PARLIAMENT AGENDA

Hurriyet Daily News
Dec 20 2011
Turkey

The French government did not object to the placement of the motion
criminalizing the denial of the Armenian claims of genocide on the
Parliament agenda, according to Anatolia news agency.

The government’s lack of objection secured the future vote of the
bill by the French Parliament on Thursday.

If the motion passes, anyone who publicly denies the Armenian genocide
claims or the 1915 events would face a year in prison and a 45,000
euro fine.

Turkey has been increasing pressure on France to halt the motion,
with businessmen and politicians contributing to campaigns.

Earlier today, news of a French hotel cancelling reservations for a
conference room by a Turkish delegation campaigning against the motion
had surfaced. The cancellation was reportedly caused by political
pressure placed on the French hotel management.

ANKARA: Taking History Hostage

TAKING HISTORY HOSTAGE
by YAVUZ BAYDAR

Today’s Zaman
Dec 20 2011
Turkey

Do we need to go down the same path over and over again? With the move
in France regarding late Ottoman history, I belong to those who feel
extremely weary of writing about this subject. I contemplated it a
long time before I decided to devote yet another column to the topic,
more or less airing the same arguments and thoughts.

Repetitions are often linked with folly because it sometimes is based
on the expectation that “this time, maybe a different result can come
of it.” It does not, and the more the repetition, the more visible
the folly becomes.

Denying history and legislating history are two sides of the same
coin. It is what makes the ongoing charade between Ankara and Paris so
boring. Out there, in France, there is a president who plays politics
in an utterly populist manner. The tactics, the steps and all the
thoughts behind it belong to the past, yet he manages by using these
“demode” manners to gather a strong enough political will. Nicolas
Sarkozy does not care about teasing Turkey; he is only after as many
votes as he can find to remain in the seat, to be able to continue
his outdated politics. This is all his move towards criminalizing
the denial of the “Armenian genocide” is about. Not even Sarkozy, one
could argue, is certain himself that he has any moral consideration
about it at all.

Another boring aspect is the given reflexes of Ankara, so guaranteed
in its rhetoric, counter-moves and formations that its promises about
the same echo deep into the future. The government is threatening,
the opposition uniting and a chorus singing the same song, whose words
were learned by heart, without a heart. I was overwhelmed by a sense of
pity when I read yesterday that a large group of Turkish businessmen
— all of them at a mature age by way of looking — running about
in Paris to sing that same song and being prevented from doing so
by a hotel manager. Soon after pity, the feeling was that we are all
being forced to see this cheap, ugly drama which equals the lawmaker
in the French parliament and the boss in Turkish business. If they
all agree on a lose-lose solution, let them go on with it.

One can truly understand the grandchildren of Ottoman Armenians if
they feel content about the upcoming bill in Paris. They have been
waiting simply too long for a simple recognition of the grand crime of
humanity committed upon the orders of the militarist triumvirate —
Enver, Talat and Cemal Pashas — which by majestic idiocy not only
caused a huge human tragedy but also demolished an empire. The least
Ankara can and must do is reach out to Armenians all over and tell
them that what these three enemies of humanity and their henchmen did
amounts to a crime and express a belated regret or, better, an apology.

But it cannot. For those still wondering why, I advise reading
the article by Markar Esayan in this newspaper titled “Why is it
difficult to confront 1915?” So at the moment, all we hope is to
see that day come in order to stop, as Vaclav Havel said, “a lie to
produce another lie.”

At the moment, let them have it, the statesman, the politician and
the businessman. I have always been of the opinion that you cannot
legislate history and you should not criminalize the denial of
genocides. Sarkozy’s is an irrational act, no doubt. It will cause
severe damage to academic freedom (it should therefore not be the
business circles of France, but its academia which should object, but
does not). It might cause problems if the implementation of the bill is
taken to the European court. That those denying 1915 as genocide will
be facing jail time while others denying, say, Srebrenica walk free
in France is simply a case for ridicule for that country. It will help
Sarkozy win votes, but put Turkish nationalism on the forefront again.

My thoughts at this moment go to the deceased and the survivors —
there are very few of them left — whose scarred memory and grief
seem at a cheap auction again. It shows that history only repeats
itself; although the carnage of that time is no longer, hostage-taking
history feels the same. That is why having to write about this once
more leaves a bitter taste in my mouth.

Public Opinion Survey Finds That 51% Of Armenia’s Citizens Want Radi

PUBLIC OPINION SURVEY FINDS THAT 51% OF ARMENIA’S CITIZENS WANT RADICAL CHANGE OF POLITICAL COURSE.

/ARKA/
DECEMBER 20, 2011
YEREVAN

YEREVAN, December 20. /ARKA/. A public opinion survey found that 51%
of Armenia’s citizens believe that their country’s major problems
could be solved given only a radical change of the country’s political
course. Unveiling the findings of the survey, conducted by the Center
for Public and Political Research, its director Zorik Martikian,
said the study was commissioned by People Metr company as part of a
series of surveys ahead of next parliamentary elections, scheduled
to take place in 2012 May.

He said three more surveys will be conducted subsequently in January,
March and April 2012 and also exit polls on the election day. He said
the surveys will enable to scrutinize public opinion change dynamics.

According to the survey’s results, twenty-five percent of respondents
named social inequality as the number one problem, 24% said it was
unemployment and for 21.5% it was inflation. At that 28% believe that
personnel reshuffles can repair the situation, while 12% emphasized
legislative changes.

Some 46% of respondents said the government was effective in promoting
agricultural policy, 39% – the youth and sports policy and 9.5%
commended the authorities for their health policy. Thirty seven
percent said the government does little or nothing to improve the
judicial system, 30.5% were dissatisfied with the government’s social
policies and 16% with its education and science policy.

The survey was conducted in November in all administrative districts of
Yerevan among 630 randomly chosen residents, none of whom was a party
member; fifty-four percent were women, 24 percent had no permanent
jobs, 11% were civil servants and 64% had higher education.