Catalog To Be Issued For Armenian Exhibit At U.S. Congress Library

CATALOG TO BE ISSUED FOR ARMENIAN EXHIBIT AT U.S. CONGRESS LIBRARY

PanARMENIAN.Net
January 16, 2012 – 11:58 AMT

PanARMENIAN.Net – Dr. Levon Avdoyan unveiled the large trove of
Armenian treasures in the Library of Congress where he serves as
Specialist of the Armenian and Georgian areas.

Entitled “To Know Wisdom and Instruction”, his fascinating talk
covered 500 years of Armenian printing, and a history of the Armenian
collection at the Library of Congress. Starting on April 19, 2012,
an exhibition of the collection of Armenian manuscripts and printed
books will be open to the public for five months, Massis Post reports.

He is also preparing an exhibition catalog which will be published
in time for the opening of the exhibition. The Library of Congress
is the largest library in the world, and the Armenian collections
have now become a major source for Armenian studies and research.

The first massive collection of Armenian works at the Library of
Congress took place in the late 19th century. It continued with
“dribs and drabs” until 1948, when the “Committee for the Armenian
Collection” created by Arthur H. Dadian and including the legendary
scholar Dr. Sirarpie der Nercessian, it grew from some 250 to 6000
items in the Armenian language collection. By 1992, when Dr. Avdoyan
was appointed Armenian Specialist, the collection had grown to 7000
items. “Today,” he said, “there are estimated to be from 40,000 to
45,000 Armenian works.”

Azerbaidjan : Des Adolescents Formes A L’Espionnage

AZERBAIDJAN : DES ADOLESCENTS FORMES A L’ESPIONNAGE
Stephane

armenews.com
lundi 16 janvier 2012

Des adolescents en Azerbaïdjan ont commence mercredi a suivre des cours
d’espionnage dispenses par des militaires, afin de pouvoir rejoindre
les unites de renseignement pendant leur service national dans cette
ex-republique sovietique en conflit avec son voisin armenien.

“Les ecoliers vont apprendre les techniques devant etre maîtrisees
par un agent du renseignement, ainsi que les methodes de camouflage,
l’utilisation d’armes et le combat au corps a corps”, a declare a
l’AFP l’organisateur des cours, le general Novrouzali Oroujev.

Une vingtaine de jeunes ont ete selectionnes sur plus de 70 adolescents
qui avaient fait acte de candidature pour ces cours gratuits d’une
duree de trois mois, auprès d’une ONG dirigee par cet officier.

Les cours ont ete mis en place pour repondre a la demande de jeunes
qui veulent servir dans le renseignement militaire pendant leur
conscription, a ajoute le general Oroujev.

A l’issue de cette formation, les adolescents recevront une attestation
de participation a cette formation, et les garcons auront le droit
de rejoindre les unites de renseignement militaire de l’armee pendant
leur service national.

L’Azerbaïdjan est en conflit avec l’Armenie depuis près de deux
decennies pour le contrôle du Nagorny Karabakh.

Cette region majoritairement peuplee d’Armeniens, rattachee
a l’Azerbaïdjan pendant la periode sovietique, a proclame son
independance, non reconnue par la communaute internationale, après
une guerre qui a fait 30.000 morts et des centaines de milliers de
refugies entre 1988 et 1994.

Un cessez-le-feu a ete signe en 1994, mais Bakou et Erevan n’arrivent
pas a se mettre d’accord sur le statut de la region qui reste une
source de tensions dans le Caucase du Sud, une zone strategique situee
entre l’Iran, la Russie et la Turquie.

Des echanges de tirs impliquant des troupes armeniennes et
azerbaïdjanaises ont lieu regulièrement dans la region.

Erdogan N’a Fait Qu’exprimer Une Exigence Historique Des Algeriens (

ERDOGAN N’A FAIT QU’EXPRIMER UNE EXIGENCE HISTORIQUE DES ALGERIENS (FLN)
Stephane

armenews.com
lundi 16 janvier 2012

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdgogan qui a accuse la
France d’avoir perpetre un genocide en Algerie n’a fait qu’exprimer
“une exigence historique” de l’Algerie, a estime le porte-parole du
Front de liberation nationale (FLN, au pouvoir) Kassa Aïssa.

“M. Erdogan n’a fait qu’exprimer a sa manière une exigence historique
des Algeriens en reponse a l’adoption par l’assemblee nationale
francaise d’un texte de loi reprimant la negation du genocide
armenien”, a declare M. Aissi a l’AFP.

M. Erdogan a accuse vendredi le president francais Nicolas Sarkozy
de jouer sur “la haine du musulman et du Turc” et la France d’avoir
commis un genocide en Algerie en reaction au vote en France d’un
texte de loi reprimant la negation du genocide armenien.

“On estime que 15% de la population algerienne a ete massacree par
les Francais a partir de 1945. Il s’agit d’un genocide”, a-t-il
declare, faisant reference aux violences commises lors du processus
d’independance de l’Algerie de la domination francaise, entre 1945
et 1962.

“Le FLN n’a jamais cesse de reclamer la reconnaissance par la France
de ses crimes commis durant la colonisation “, a ajoute le porte-parole
du FLN.

“La France a reconnu le genocide armenien, pourquoi ne fait-elle pas
autant pour le genocide algerien ?”, s’est demande le responsable du
FLN, qui a mene la guerre d’independance contre la france (1954-1962).

Le FLN, qui fait partie de la coalition au pouvoir aux côtes du
Rassemblement national democratique (RND) du Premier ministre Ahmed
Ouyahia et du Mouvement pour la societe de la paix (MSP, islamiste)
reclame regulièrement une repentance ou des excuses de la part de
la France.

Le ministre francais des Affaires etrangères Alain Juppe avait declare
en juin lors d’une visite en Algerie que les Francais “n’etaient
pas encore prets” a la repentance et appele a ne “pas ressasser
indefiniment” le passe colonial.

Lors d’une visite en Algerie en decembre 2007, le president francais
Nicolas Sarkozy avait fermement denonce le système colonial “injuste
par nature”. Mais il avait refuse toute idee de “repentance”, estimant
qu’il s’agissait d’une forme de “haine de soi” et de “denigrement”
de son pays.

Lettre à mes amis turcs et arméniens

Ouest-France
lundi 2 janvier 2012
chantepie Edition

Lettre à mes amis turcs et arméniens

Pendant deux ans, j’ai enseigné la civilisation française en Turquie.
Faisant un jour des mots-croisés avec le directeur du département de
français, j’eus à répondre à la question : « Ancienne région
d’Anatolie » en sept lettres. C’était évidemment l’Arménie mais mon
collègue, prenant le Larousse à la page convenable, me déclara : «
L’Arménie, mais ça n’existe pas, regardez, ce n’est même pas dans le
dictionnaire ! »

Puis, des amis arméniens me racontèrent leur tragédie : les massacres
dans les villages de leurs ancêtres, la torture, les hommes
assassinés, les vieillards, les femmes et les enfants rassemblés en
longues colonnes par les tout poil, progressant sous un soleil
accablant ou un froidintense, à travers la steppe pour finir dans
desmouroirs, au milieu du désertmésopotamien ou, pour les plus
chanceux à Alep d’où beaucoup s’exilèrent en France.

Historien, je me mis à étudier ce drame vécu d’avril 1915 à juillet
1916 par des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants et
organisé par les militants du « Comité Union et Progrès », ceux que
l’on appelait les « Jeunes Turcs », les « Pères » intouchables de la
Turquie moderne. Et l’ampleur du crime m’apparut : 1 200 000 victimes,
sans doute ; soit les deux tiers de la populationarménienne de
l’Anatolieorientale.

Les autorités turques nient ce chiffre, accusant les Arméniens d’avoir
mérité leur sort pour avoir pactisé avec l’ennemi russe. La vérité,
c’est que beaucoup, parmi les « Jeunes Turcs », voulaient en finir
avec leurs minorités, arméniennes ici, grecques dans l’Ouest, pour
sauver un État ethniquement pur. Écrire cela en Turquie est passible
de lourdes peines de prison ! Pour l’avoir fait, le grand écrivain,
prix Nobel, Orhan Pamuk a été contraint à l’exil.

Faut-il légiférer en France

Ceci dit, faut-il légiférer en France contre la négation du génocide ?
Comme la plupart de mes collègues, j’estime qu’il appartient aux
historiens d’écrire l’Histoire, pas aux politiques. La France n’a pas
vocation à s’ériger, en tant que patrie des « Droits de l’Homme », en
donneuse de leçons universelles. Si j’ai applaudi Jacques Chirac quand
il a reconnu les responsabilités de l’État français à l’encontre des
juifs, les lois mémorielles qui s’accumulent m’indisposent.

Et comment appliquer cette loi ? Elle aboutira à rompre de fait les
relations diplomatiques avec une Turquie devenue incontournable sur la
scène méditerranéenne. Il faudra, logiquement, expulser ses
négationnistes de diplomates, préservés de la condamnation par leur
immunité. Restons sérieux : rappelons aux Turcs qu’ils n’entreront
dans l’Union européenne qu’après avoir réglé leurs problèmes avec
Chypre, leur minorité kurde, vidé leurs prisons de milliers de détenus
politiques et, bien sûr, reconnu le génocidearménien.

Et puis, assurons nos amis turcs qui se battent pour la vérité, nos
amis arméniens, blessés par l’histoire, de notre solidarité même si
nous nous opposons à une loi inopportune.

Obituaries: Gevork Vartanyan

Obituaries: Gevork Vartanyan

Gevork Vartanyan, who has died aged 87, worked for Soviet intelligence
for more than half a century and played an important part in thwarting
a Nazi plot to assassinate Churchill, Stalin and President Roosevelt
at the Tehran Conference in 1943.

Gevork Vartanyan with his wife and fellow intelligence agent Goar
Photo: WW/PERSONA STARS/ CAPITAL PICTURES6:34PM GMT

11 Jan 2012

The three Allied leaders convened at Tehran in November that year to
discuss strategy, the principal item on the agenda being the opening
of a second front in Western Europe. The Abwehr, Germany’s military
intelligence service, had learnt of the time and place of the
conference the previous month, having deciphered the American naval
code, and the operation to assassinate the Allied leaders, code-named
Long Jump, was put in the hands of one of their most trusted agents,
Otto Skorzeny.

The operation was betrayed, however, when a Soviet intelligence
officer, Nikolai Kuznetsov, posing as a German Oberleutnant called
Paul Siebert, forged a friendship with an SS Sturmbannführer, Ulrich
von Ortel. One evening von Ortel got drunk with Kuznetsov and boasted
about Long Jump, revealing that special teams were being trained for
the task in Copenhagen.

Security at the conference was principally the responsibility of the
Soviets. Under the Russian-Persian Treaty of Friendship of 1921, the
Soviet Union had sent troops into northern Persia in August 1941 to
curb the operations of German agents. Britain, meanwhile, had deployed
troops in the south to guarantee the flow of British-American
lend-lease supplies to the USSR from the Persian Gulf.

The Conference itself (code-named Eureka) was held in the Soviet
Embassy. One of the buildings in the compound was converted for use as
a residence for President Roosevelt, since the American mission was in
the suburbs and not considered secure. A tunnel was constructed
between the Soviet embassy and the British embassy across the street.
The area was heavily guarded.

Vartanyan later recalled: `Tehran at that time was flooded with
refugees from war-ravaged Europe. For the most part, these were
wealthy people trying to escape the risks of the war. There were about
20,000 Germans in Iran, and Nazi agents were hiding among them. They
were aided by the pre-war patronage extended to the Germans by Shah
Mohammad Reza Pahlavi, who openly sympathised with Hitler. The German
field station in [Persia], headed by Franz Meyer, was very powerful.’

In 1940-41 Vartanyan’s team of seven intelligence officers (who called
themselves `the light cavalry’ because they travelled about the city
mainly by bicycle) had identified more than 400 Nazi agents, all of
whom had been arrested by Soviet troops. Meyer was eventually
discovered working as a gravedigger at an Armenian cemetery and
arrested by the British.

In their efforts to foil the assassination plot, Vartanyan’s group
located six Nazi radio operators shortly before the conference opened
on November 28 1943. The German assassins had been dropped by
parachute near the town of Qom, 40 miles from Tehran: `We followed
them to Tehran, where the Nazi field station had readied a villa for
their stay. They were travelling by camel, and were loaded with
weapons. While we were watching the group, we established that th ey
had contacted Berlin by radio, and recorded their communication.

`When we decrypted these radio messages, we learnt that the Germans
were preparing to land a second group of subversives for a terrorist
act – the assassination or abduction of the ‘Big Three’. The second
group was supposed to be led by Skorzeny himself . ‘

All the members of the first group were arrested and forced to contact
their handlers under Soviet supervision. `We deliberately gave a radio
operator an opportunity to report the failure of the mission,’ said
Vartanyan, `and the Germans decided against sending the main group
under Skorzeny to Tehran. In this way, the success of our group in
locating the Nazi advance party and our subsequent actions thwarted an
attempt to assassinate the ‘Big Three’.’

Gevork Andreyevich Vartanyan was born on February 17 1924 in the
Russian city of Rostov-on-Don. His father was a businessman of
Armenian origin, and himself worked for Soviet intelligence in Persia
from 1930 to the early Fifties, managing an active network of agents.
Gevork Andreyevich was recruited into the intelligence service at the
age of only 16, and in 1955 graduated from the Institute of Foreign
Languages at Yerevan, Armenia – during the course of his long career
he came to be fluent in eight languages.

In 1942, using the name Amir, Vartanyan succeeded in taking a course
in Tehran (set up under the guise of an amateur radio club) for
British spies who would be disseminated in the Soviet republics of
Central Asia and the Transcaucasian area. After being accepted as a
trainee, Vartanyan made a list of the students at the school, thus
exposing an important potential network; many of them were
subsequently arrested on Soviet territory and turned to become double
agents.

Vartanyan later observed: `The British, true to form, continued to do
mean things to us despite the fact of their being allies. They
established a special group and organised a school where they trained
subversives and spies to be dropped over the territory of the Soviet
Union. And in that school I went through a six-month training and so I
am grateful to the British intelligence.’

The fact that the two nations were allies did not, of course, preclude
espionage. During the Tehran Conference, Stalin observed Roosevelt
passing a handwritten note to Churchill, and instructed his head of
intelligence in Persia, Ivan Ivanovich Agayants, to get hold of a
copy. He succeeded. It read: `Sir, your fly is open.’

In 2003, relying on declassified documents, Yuri Lvovich Kuznets
published a book called Tehran-43 or Operation Long Jump, which
detailed Vartanyan’s role at the Tehran Conference. A Soviet film,
Tegeran-43, which featured the French actor Alain Delon, was released
in 1981.

Most of Vartanyan’s work, however, remains secret to this day. After
the war he worked alongside his wife, Goar; they had met when she was
13, and he recruited her when she became an adult. They married in
1946, and, according to the SVR (successor to the KGB), they worked
undercover together for 30 years in Europe, Asia and the United
States. They returned to the Soviet Union in 1986, Goar retiring
shortly afterwards. Vartanyan continued to work for the service until
1992.

He was appointed a Hero of the Soviet Union in 1984; his wife received
the Order of the Red Banner.

In 2007 Churchill’s granddaughter Celia Sandys met Vartanyan in Moscow
while she was contributing to a Russian-British television documentary
about relations between the two countries. At the meeting Vartanyan
raised a glass of Armenian brandy to `the great troika – Stalin,
Churchill and Roosevelt’, adding: `It is thanks to them that we live
in peace today.’ He said that Stalin had sent Armenian brandy to
Churchill `by the case’.

At the end of his life Vartanyan reflected: `We were lucky – we never
met a single traitor. For us underground agents, betrayal is the worst
evil. If an agent observes all the security rules and behaves properly
in society, no counter-intelligence will spot him or her. Like
sappers, underground agents err only once.’

Gevork Vartanyan, born February 17 1924, died January 10 2012

http://www.telegraph.co.uk/news/obituaries/9008287/Gevork-Vartanyan.html

NKR PM: Several mining enterprises to be put into exploitation

Prime Minister of NKR: Several mining enterprises to be put into
exploitation in Nagorno Karabakh in some 2-3 years

arminfo
Friday, January 13, 12:20

In 2012 6 new projects in the agricultural, information technologies
and mining sectors will be implemented in the Nagorno Karabakh
Republic, ArmInfo’s correspondent to Stepanakert reported.

Geological investigation program containing a series of subprojects
provides for study and optimal use of mineral resources, further
development of the leading industrial sector – mining industry- that
makes up 45% of total industrial production in the country.

Minister of Economic Development of NKR Karen Yesayan said the state
budget pays such high attention to study of mineral resources for the
first time. NKR Prime Minister Ara Haroutiunyan said several mining
enterprises will be put into exploitation in some 2-3 years. These
enterprises have as much capacity as the leading Drmbon copper and
gold concentrate producing combine. In the agricultural sector an
express laboratory will be launched to make field works more
efficient. In addition, material and technical resources in the IT
sector will be improved.

France to host rally in support of Genocide bill Jan 23

France to host rally in support of Genocide bill Jan 23

January 15, 2012 – 16:03 AMT

PanARMENIAN.Net – Coordination Council of Armenian Organizations of
France (CCAF) urged all French people upholding principles of
democracy and humanity to join a peaceful rally on January 23 to
support the bill penalizing Armenian Genocide denial.

On December 22, 2011, French National Assembly passed a bill
criminalizing public denial of the Armenian Genocide. If passed and
signed into law by the Senate, the bill would impose a 45,000 euro
fine and a year in prison for anyone in France who denies this crime
against humanity committed by the Ottoman Empire.

The Genocide bill will be debated at French Senate on January 23.

Alain Finkielkraut reprend Nora sur les « oublis » de certains intel

FRANCE CULTURE
Alain Finkielkraut reprend Nora sur les « oublis » de certains intellectuels

Alain Finkielkraut recevait de samedi 14 janvier Pierre Nora dans
l’émission « Répliques » sur France Culture, sur le sujet « Mémoire et
Histoire ».
L’émission peut être réécoutée pendant 8 jours avec le lien suivant :

Synthèse et commentaires :
Environ une vingtaine de minutes ont été consacrées à la loi
pénalisant la contestation et la minimisation grossière des génocides
reconnus par la loi française.
En résumé, trois éléments nouveaux dans la dialectique développée par
Pierre Nora :
– une « innovation » pseudo historique pour le moins douteuse : «
génocide au sens large », en pratique les massacres, opposé à «
génocide au sens étroit » qui comporterait la notion d’intention, et
qu’il dénie au cas arménien : en pratique, rejoignant en cela Jean
Daniel, une négation pure et simple du caractère génocidaire du crime.
– la « commission d’historiens » qui se transforme en un pompeux «
tribunal international d’historiens » : curieuse notion pour quelqu’un
affirme militer pour une séparation entre l’histoire et la loi, voici
les historiens invités à être juges.
– une reconnaissance du négationnisme de la Turquie, et une
intéressante réflexion sur la différence entre l’Allemagne et la
Turquie.
Outre un rappel constant et sans la moindre concession de la vérité
historique du génocide arménien, particulièrement précieux dans le
contexte actuel, Alain Finkelkraut s’est livré pour sa part à une
brillante démonstration sur les régressions et les compromissions d’un
certain milieu intellectuel français vis-à-vis de la Turquie.
Principaux points de l’entretien
Alain Finkelkraut a ouvert la discussion en questionnant l’indignation
de Pierre Nora. « Pourquoi cette indignation face à un Etat qui
affiche son dédain des vérités factuelles et qui ne reconnaît toujours
pas le génocide arménien. N’est-ce pas défendre conjointement la
mémoire d’une communauté et le travail historique que de réprimer le
négationnisme ? » a interrogé Alain Finkelkraut .
* Pierre Nora a développé plusieurs thématiques
« Habitude française »
Pierre Nora est revenu sur la tribune publiée dans le Monde en
décembre dernier, s’élevant contre l’habitude qu’a pris la France de
dire l’histoire par la loi, et rappelant son opposition à toute
ingérence législative.
« Loi Gayssot : j’étais contre mais puisqu’elle là gardons-la ».
Il a indiqué qu’il était hostile à la loi Gayssot, car il pensait que
sanctuariser la mémoire d’une partie de la population ne pouvait
qu’amener toute une série de revendications mémorielles., évoquant les
Vendéens, la Saint Barthélémy, ou les Croisades. Toutefois, il a
indiqué que puisque la loi Gayssot était là, il était favorable à ce
qu’on la garde.
La transposition de la directive européenne lui paraît fallacieuse,
car l’objectif initial de cette décision était de rendre la loi
Gayssot européenne, et non d’introduire la contestation d’autres
génocides dans le droit national. D’après lui, la loi Gayssot n’était
pas nécessaire pour lutter contre la contestation de la Shoah.

« Probablement pas d’intention d’extermination »
Concernant les événements historiques eux-mêmes, Pierre Nora a affirmé
« qu’au sens large », il y a eu génocide, mais « au sens étroit »
(sic) non, car il n’y a probablement pas eu d’intention
d’extermination. Le mot génocide est un mot désormais piégé, il est
devenu un mot presque magique.

« Le négationnisme d’Etat de la Turquie est constitutif de son
identité » Pierre Nora s’est également exprimé sur le négationnisme de
la Turquie, affirmant qu’il est évident qu’il y a un négationnisme
d’Etat de la Turquie. La grande différence entre l’Allemagne et la
Turquie est que l’Allemagne a été vaincue alors que la Turquie est
finalement sortie vainqueur, et elle a incorporée la négation de
génocide dans son identité fondatrice. Quelle aurait été l’attitude de
l’Allemagne vis-à-vis de la reconnaissance de la Shoah si elle n’était
pas sortie de la guerre en vaincue, s’est-il interrogé. Il a dit
comprendre que la mémoire du génocide soit constitutive de l’identité
arménienne, pour observer ensuite qu’il y a maintenant deux blocs
identitaires qui s’affrontent, et que la loi Boyer ne fait que
renforcer cet affrontement.

« Tribunal international d’historiens »
La solution selon lui serait la mise en place d’un « tribunal
international d’historiens » dont la Turquie accepterait par avance la
décision.
Il a observé que des pas ont été faits sur ce sujet, notant au passage
les dizaines d’opposants turcs emprisonnés à l’heure actuelle, et
mentionnant les manifestations organisées à Istanbul le 24 avril.
Les progrès enregistrés de la société civile vont être stoppés net
avec la loi française, a-t-il estimé.

Considérations politiques
Cette loi est revenue au Sénat car il y a une majorité de gauche au
Sénat et que Sarkozy a pris cette initiative pour couper l’herbe sous
le pied de la gauche.
Par ailleurs, tout cela se passait il y a un siècle. Avons-nous
intérêt politiquement à nous aliéner la Turquie au nom de la vérité
historique, s’est-il interrogé.

Alain Finkelkraut pour sa part a souligné son opposition à cette loi
qui lui paraît indéfendable en raison de sa formulation « minimisation
outrancière », et non seulement la contestation, formulation qui fait
peser de son point de vue une épée de Damoclès sur la recherche
historique.
L’essentiel de ses interventions toutefois a porté sur la nécessaire
reconnaissance du génocide, sur les effets pernicieux du négationnisme
turc en France, et sur l’imposture, à ses yeux, incarnée par l’AKP.

« Faire respecter la frontière entre opinion et vérité des faits » En
contradiction avec Pierre Nora, il a souligné qu’on pouvait exiger de
la loi qu’elle permettre de respecter la vérité des faits, citant les
réflexions de Hannah Arendt. Avec le négationnisme, la frontière entre
opinion et vérité des faits est franchie, et c’est à la loi de
garantir cette frontière.
Concernant la loi Gayssot, il a indiqué qu’initialement il était
plutôt contre, mais que Maître Zaoui (qui plaida notamment au procès
Barbie) lui avait expliqué que cette loi était nécessaire pour lutter
contre le négationnisme.
Les Juifs, a-t-il souligné, sont demandeurs d’histoire et construisent
leur mémoire sur l’histoire, et les Arméniens aussi.

« Régression dans le monde intellectuel sous la pression turque »
Concernant le génocide arménien, il a rappelé qu’on savait beaucoup de
choses, et que sous la pression turque il y a une régression dans le
monde intellectuel. Tout se passe comme si on voulait tellement faire
confianceà l’AKP, qu’on en vient à adopter subrepticement certaines de
leurs positions.
Il a notamment cité l’étude par André Mandelstam des télégrammes
allemands envoyés pendant les massacres comme l’une des preuves à
l’appui de l’intention exterminatrice. Nous savons qu’il y a eu
intention d’extermination, mais comme on veut négocier avec la
Turquie, alors on oublie l’intention d’extermination, a-t-il dénoncé.
Les intellectuels français se devraient être plus lucides.

« Le passé est à discrétion du pouvoir turc, qui en fait ce qu’il veut »
Cette loi a le mérité politique de nous ouvrir les yeux sur
l’imposture de l’AKP. La violence des réactions turques et les
allégations de « génocide algérien » mettent en évidence le mépris de
la vérité des faits : le passé est à discrétion du pouvoir, qui en
fait ce qu’il veut. L’incapacité de la Turquie à se confronter à son
passé, confrontation au passé qui est devenu constitutif de la
civilisation européenne, démontre, au moins actuellement, la «
non-européanité » de la Turquie politique d’aujourd’hui.

Paul Hagiarian

dimanche 15 janvier 2012,
Ara ©armenews.com

D´autres informations disponibles

http://www.franceculture.fr/emission-repliques-memoire-et-histoire-2012-01-14

L’Arménie pourrait avoir un second qualifié en gymnastique pour Lond

JEUX OLYMPIQUES
L’Arménie pourrait avoir un second qualifié en gymnastique pour les
J.O. de Londres

Après le visa olympique obtenu par le gymnaste Arthur Davdyan,
l’Arménie pourrait bien avoir un second qualifié dans les épreuves de
gymnastique des Jeux Olympiques de Londres qui se dérouleront l’été
prochain. L’arméno-américaine Houry Djebechian qui vit aux Etats Unis
mais représente l’Arménie est en passe de décrocher une qualification
olympique. Lors des championnats du monde qui se déroulèrent en
octobre dernier à Tokyo, H. Djebechian a réalisé de bons résultats et
reste aujourd’hui dans une liste qui pourrait recevoir un visa
olympique. L’Arménie avait présenté un gymnaste, Noraïr Sarkissian
lors des Jeux Olympiques d’Atlanta (1996). Rappelons enfin qu’à ce
jour, l’Arménie dispose de 11 qualifiés pour les J.O. de Londres en
haltérophilie, lutte, boxe, tir et gymnastique. Le nombre des
qualifiés seront sans doute portés à 13 avec deux judokas Arméniens,
Hovhannés Davdyan (60 kg) et Armen Nazarian (66 kg) qui devraient être
présents aux J.O. de Londres au regard de leurs résultats et
classements.

Krikor Amirzayan

dimanche 15 janvier 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

Arthur Abraham s’est imposé par K.O. au 5e round face à Pablo Farias

Arthur Abraham s’est imposé par K.O. au 5e round face à Pablo Farias
retour réussi de King Arthur qui signe son 27e K.O.

Très bon début d’année pour l’ex-champion du monde Arthur Abraham.
Hier soir au complexe « Baden Arena » d’Offenburg (Allemagne),
l’Arménien Arthur Abraham appelé « King Arthur » s’est imposé par K.O.
au 5e round face au jeune Argentin Pablo Farias dans la catégorie des
super-moyens. Après trois rounds d’observation Arthur Abraham, très à
l’aide se mettait à imposer sa boxe. Ses coups précis atteignaient
régulièrement l’adversaire. A la 5e reprise, deux fois expédié au
tapis et compté, Pablo Farias abandonnait. La première défaite de
l’Argentin en 20 combats professionnels. Pour Arthur Abraham (31 ans)
c’était la 33e victoire dont 27 avant la limite en 36 combats. Cette
victoire facile d’Arthur Abraham impérial lui ouvre la porte du
championnat du monde des super-moyens. A noter que le combat était
également transmis en direct sur la Chaîne publique d’Arménie.

Krikor Amirzayan

dimanche 15 janvier 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com