Turkey plays a dangerous game in Northern Iraq. Economist

Turkey plays a dangerous game in Northern Iraq. Economist

21:30, 21 December, 2012

YEREVAN, DECEMBER 21, ARMENPRESS: Snaking their way from Kirkuk, a
city 240 north of Baghdad, through Kurdistan and across Turkey’s
eastern region of Anatolia to the Mediterranean are pipes that once
carried 1.6m barrels a day of Iraqi oil to the global market and
yielded fat transit fees to Turkey along the way, Armenpress reports
referring to Economist. The infrastructure underpinned the two
countries’ mutual dependence. But nowadays the balance of power has
shifted. A third party, the Iraqi Kurds, has changed it. It is unclear
who will emerge on top. But Iraq’s central government in Baghdad is on
the defensive.

Wars, saboteurs and, since the 1990s, economic sanctions have left the
Iraqi sections of the pipeline system in a mess. Barely a fraction of
its capacity is used. One of the two parallel lines stands empty and
the source that once fed them, the giant Kirkuk oilfield, is
dilapidated. The oil ministry in Baghdad has vague ideas about
revamping the pipeline but Turkey is hatching a different plan for its
section of the Kirkuk-to-Ceyhan pipeline. Its souring relations with
the government in Baghdad have spurred it to cultivate new ties with
the Iraqi Kurds’ regional government in Erbil, which oversees the oil
and gas that Turkey’s growing economy craves. A wide-ranging energy
deal is in the works that will see state-backed Turkish firms and
Western oil majors plough money into Kurdish infrastructure and
oilfields, connecting them to Turkey and the world beyond. The deal
could eventually allow for up to 2m b/d of Kurdish oil exports to go
through Turkey. Last year, trade between Turkey and Iraqi Kurdistan
amounted to $8 billion. Turkish money has paid for pristine airports
in Erbil and Dohuk, an Iraqi Kurdish city further north, and for other
large projects. Not long ago, Turkish politicians, wary of their own
large and restless Kurdish minority still fight for autonomy in
eastern Turkey, barely acknowledged Iraq’s autonomous Kurdish region.

Now Turkey’s government is using its commercial clout to press the
Iraqi Kurds’ president, Masoud Barzani, to help restrain militant
Kurds within Turkey. A stroke recently suffered by Jalal Talabani, a
Kurd who is president of federal Iraq and who has often mediated
between his kinsmen and the rulers in Baghdad may make it even harder
to keep the calm.

Oil and gas are at the core of this warm new relationship between
Turkey and Iraq’s Kurds. `Turkey has made a strategic shift in its
relations with us,’ says an official in a ministry in Erbil. `Whatever
the scenario, our market is in Turkey,’ writes the Economist.

Le service pour l’exécution obligatoire des actes juridiques récupèr

ARMENIE
Le service pour l’exécution obligatoire des actes juridiques récupère
7,1 milliards de drams

Une unité du ministère de la Justice en charge d’exécuter les
décisions des cours a récupéré un total de 7,1 milliards de drams au
cours des 6 premiers mois de l’année. Mihran Poghosian, le chef du
Service pour l’Exécution Obligatoire des Actes Juridiques, a dit lors
d’une conférence de presse que le chiffre est en hausse car 6,8
milliards de drams avaient été rassemblés lors des six premiers mois
de 2011.

Il a attribué la croissance à l’augmentation du nombre des mandats
d’exécution – de 42 761 dans la première moitié de 2011 à 51 447 dans
les six premiers mois de 2012. Il a dit que 1,3 milliard drams a été
recouvert en faveur du budget du gouvernement, 2,9 milliards de drams
en faveur des entités légales et 1,1 milliard en faveur des individus.

Mihran Poghosian a dit que son agence développe un projet de loi pour
le gouvernement qui appelle à la confiscation de la seule résidence
des individus qui ne réussissent pas à rembourser le prêt sur
hypothèque.

samedi 22 décembre 2012,
Stéphane ©armenews.com

Etats-Unis : Obama nomme John Kerry à la tête du département d’Etat

USA
Etats-Unis : Obama nomme John Kerry à la tête du département d’Etat

Le président des Etats-Unis Barack Obama a nommé vendredi John Kerry
pour prendre la succession de Hillary Clinton à la tête du département
d’Etat, saluant en lui un `candidat parfait` pour diriger la
diplomatie de la première puissance mondiale.

`Je sais que vous allez être un formidable secrétaire d’Etat`, a
affirmé M. Obama aux côtés de M. Kerry lors d’une courte allocution à
la Maison Blanche, après avoir assuré que la vie entière du sénateur
du Massachusetts (nord-est), 69 ans, l’avait préparé à de telles
fonctions.

M. Kerry, ancien candidat malheureux du parti démocrate à la
présidentielle de 2004 contre George W. Bush, dirige depuis quatre ans
la prestigieuse commission des Affaires étrangères au Sénat.

`On peut dire sans se tromper que peu de personnes connaissent autant
de présidents ou de Premiers ministres, ou ont une maîtrise aussi
ferme de la politique étrangère que John Kerry, et cela fait de lui un
candidat parfait pour guider la diplomatie américaine dans les années
à venir`, a assuré M. Obama.

`Je vous suis reconnaissant d’avoir accepté cette mission et je suis
certain que le Sénat confirmera votre nomination rapidement`, a
indiqué le président.

M. Obama a aussi souligné que M. Kerry lui avait donné sa première
tribune au plan national, en le chargeant de prononcer un grand
discours lors de la convention présidentielle démocrate de Boston
(Massachusetts) qui l’avait adoubé en 2004. Dernièrement, le sénateur
a aussi entraîné M. Obama à ses débats télévisés avec son adversaire
Mitt Romney pendant la campagne présidentielle.

Réaction positive de républicains

M. Obama a aussi rendu hommage à Mme Clinton, qui avait dit ne pas
souhaiter rester à son poste au delà de la fin du premier mandat de M.
Obama, prévue le 20 janvier. En convalescence depuis deux semaines
après une commotion cérébrale due à une chute, elle n’était pas
présente à la Maison Blanche vendredi.

Mais dans un communiqué, elle a félicité son successeur désigné, `un
homme d’Etat respecté à travers le monde`, en affirmant qu’il avait
`la diplomatie dans le sang` et `apporterait à notre pays des
décennies d’expérience dans les relations internationales`.

La décision de M. Obama de nommer M. Kerry était attendue depuis que
l’ambassadrice à l’ONU Susan Rice avait annoncé la semaine dernière
qu’elle renonçait à briguer le département d’Etat.

Cette proche de M. Obama avait été visée par des critiques acerbes
d’élus républicains pour ses prises de position après l’attentat de
Benghazi (Libye) qui avait coûté la vie le 11 septembre dernier à
quatre Américains, dont l’ambassadeur. Les élus soupçonnaient Mme Rice
et la Maison Blanche d’avoir cherché à tromper les Américains sur le
caractère terroriste de cette attaque.

Parmi ces responsables figuraient les sénateurs John McCain et Lindsey
Graham, d’influents parlementaires qui avaient le pouvoir de bloquer
la nomination de Mme Rice.

Les nominations aux postes gouvernementaux américains sont en effet
soumises à la confirmation du Sénat, chambre où les alliés démocrates
de M. Obama disposent d’une majorité simple, mais pas de la majorité
qualifiée nécessaire pour empêcher une obstruction éventuelle de
l’opposition.

A ce titre, M. Kerry, avec sa longue expérience au Capitole, est
considéré comme un candidat bien plus consensuel que Mme Rice. Cette
dernière a estimé vendredi sur son compte Twitter que le sénateur
Kerry avait `oeuvré sans relche et efficacement à l’avancement des
intérêts et des valeurs dans le monde entier`.

MM. McCain et Graham ont tous deux réagi positivement à l’annonce de
la nomination de M. Kerry, M. McCain se disant `confiant dans la
capacité de John Kerry à assumer ces fonctions`, tandis que son
collègue saluait un `candidat très solide`.

samedi 22 décembre 2012,
Stéphane ©armenews.com

Un Festival international du cirque à Erévan pour le 80e anniversair

ARMENIE-CIRQUE
Un Festival international du cirque à Erévan pour le 80e anniversaire
du clown Vladimir Yenguibarian en 2015

Sos Pétrossian, le directeur artistique du cirque d’Etat d’Erévan a
annoncé lors d’une conférence de presse qu’en 2015 serait célébré le
80e anniversaire du célèbre clown arménien prématurément disparu,
Leonid Yenguibarian. L’Arménie célèbrera cet anniversaire par
l’organisation d’un Festival international du cirque dans les
btiments rénovés du cirque d’Erévan. « Nous avons reçu l’accord de
l’Union internationale des cirques pour organiser cette manifestation
» dit Sos Pétrossian. Les artistes du cirque arménien participeront
par ailleurs au Festival international du cirque à Ekaterinbourg et
Monté Carlo. La fin du chanter de rénovation du cirque d’Erévan est
prévu pour octobre 2014. « L’inauguration se déroulera en présence
d’acteurs étrangers de notoriété internationale » dit S. Pétrossian.

Krikor Amirzayan

samedi 22 décembre 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

L’ensemble national de chants d’Arménie a fêté ses 75 ans

ARMENIE-CULTURE
L’ensemble national de chants d’Arménie a fêté ses 75 ans

L’ensemble national de chants d’Arménie, dirigé depuis 1961 par
Ohannés Tchékidjian fête ses 75 ans. L’anniversaire fut célébré par un
concert exceptionnel le 17 décembre dans la salle « Aram
Khatchatourian » de l’opéra d’Erévan. En présence de la première dame
d’Arménie Rima Sarkissian et de Hasmig Boghossian la ministre de la
Culture. Au cours de ses 75 années d’existence le ch`ur national
d’Arménie a donné plus de 4 000 concerts en Arménie et à travers le
monde avec un répertoire de 800 chansons en 27 langues. Par
l’intermédiaire de Hasmig Boghossian, le président arménien Serge
Sarkissian -qui était en déplacement à l’étranger- a félicité la
chorale et ses musiciens. Lors de la soirée anniversaire, elle
interpréta des aies et chansons de l’opéra « Anouche » d’Armen
Tigranian, de Komitas, de Kara Mourza, de Rossini, de Tchoukhadjian
ainsi que d’autres compositeurs.

Krikor Amirzayan

samedi 22 décembre 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

Le F.C. Nantes entrainé par Michel Der Zakarian leader de Ligue 2

FOOTBALL
Le F.C. Nantes entrainé par Michel Der Zakarian leader de Ligue 2

Après 18 journées le F.C. Nantes entraîné par Michel Der Zakarian est
leader du championnat de Ligue 2. Avec 36 points, 10 victoires et 6
nuls, le F.C. Nantes ne compte que 2 défaites cette saison.
Eurosport.fr annonce que Michel Der Zakarian a été reconnu pour la
deuxième année consécutive comme le meilleur entraineur du championnat
de Ligue 2. Celui qui devrait emmener le F.C. Nantes en Ligue 1 est né
à Erévan en 1963. Sélectionné en équipe de France junior, Michel Der
Zakarian a longtemps joué au F.C. Nantes et à Montpellier. Entre 1996
et 1997 il a joué à 5 reprises au sein de la sélection nationale
d’Arménie.

Krikor Amirzayan

samedi 22 décembre 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

Les chrétiens syriens réfugiés au Liban fêteront Noël, le coeur gros

La Croix, France
Samedi 22 Décembre 2012

Les chrétiens syriens réfugiés au Liban fêteront Noël, le coeur gros

Reportage 260 000 Syriens se sont réfugiés au Liban depuis mars 2011.
Dix pour cent sont des chrétiens, installés à Beyrouth et à Zahlé,
dans la Bekaa. Paroisses et associations caritatives leur viennent en
aide

par LESEGRETAIN Claire

Beyrouth (liban)
De notre envoyée spéciale

«Ce qu’on fera le soir de Noël ? On dormira ! » Taniel Charabezian,
arménien catholique de Syrie, ne cache pas sa tristesse. Il ajoute,
amer : « Pour fêter Noël, il faut de la joie : nous n’en avons pas.
Impossible d’en avoir quand des proches sont en train de souffrir ! »
Comme s’il lui paraissait indécent de penser à la venue d’un Sauveur
dans les deux pièces humides et sans chauffage de Bourj-Hammoud, le
quartier arménien de Beyrouth, où il habite depuis le 5 septembre,
avec son épouse Jannet et quatre de leurs cinq enfants (un fils,
handicapé mental, est hospitalisé en Syrie), ainsi que son frère
célibataire Michael. « On a dû quitter Alep à cause des bombardements
», expliquent Taniel et Michaël. Tous deux étaient propriétaires d’un
petit garage et sont arrivés à Beyrouth en taxi.

Au Liban, le coût de la vie est trois à quatre fois plus élevé qu’en
Syrie. Le moindre appartement inconfortable en quartier populaire se
loue 300 dollars par mois (environ 230 EUR). Quand il faut ajouter
l’achat de médicaments, comme pour Taniel qui souffre de troubles
cardiaques, les économies fondent à toute vitesse. Ces réfugiés
syriens se tournent alors vers les paroisses et les associations
caritatives qui tentent de leur venir en aide. Las, celles-ci sont
débordées. « En trois mois, depuis septembre, 100 000 réfugiés syriens
sont arrivés au Liban et se sont enregistrés au Haut-Commissariat aux
réfugiés des Nations unies (UNHCR), alors qu’ils n’étaient que 30 000
entre mars 2011 et août 2012 », constate Kamal Sioufi, président du
Centre des migrants de la Caritas-Liban. Dans la réalité, ce chiffre
de 130 000 Syriens enregistrés, dont 90 % de musulmans sunnites et 10
% de chrétiens, serait à multiplier par deux, estime-t-on, car bon
nombre, craignant des représailles sur leurs proches restés au pays,
préfèrent ne pas se faire connaître. « Au moins 260 000 réfugiés
syriens ont besoin d’aide et, si l’on compte également tous les
Syriens logés chez des proches ou qui travaillent ici depuis
longtemps, on arrive à plus de 800 000 Syriens vivant au Liban »,
complète Kamal Sioufi qui ne cache pas que cela est « trop » pour un
pays de 4,2 millions d’habitants en pleine crise économique.

Le sort de la famille arménienne Edian, qui a également fui Alep en
septembre pour s’installer au 6e étage (sans ascenseur) d’un immeuble
de Bourj-Hammoud, est un peu plus enviable. Le mari, Hakop, étant
Libanais il vivait en Syrie depuis 1991 , il peut travailler : depuis
deux semaines, il est gardien de nuit dans une société de Beyrouth
pour 320 EUR mensuels. Ce qui permettra au jeune couple d’acheter,
pour Noël, quelques friandises pour leurs jumelles de 10 ans et leur
garçonnet de 2 ans. « Nous irons à la messe de Noël », assure Hakop en
dévoilant fièrement le visage du Christ qu’il s’est fait tatouer, il y
a longtemps, sur le bras gauche. Sa femme Rulla, orthodoxe, met sa
foi, elle, en la Vierge Marie. « Elle répond toujours à mes prières »,
affirme-t-elle en rapportant qu’un prêtre lui a providentiellement
donné les 5 EUR dont elle avait besoin pour acheter de quoi manger.

Le cas de cette famille maronite originaire d’Alep est encore
différent. Antoine, chef d’une fabrique d’huiles essentielles (avec 15
employés) et gérant d’un hôtel de standing de 130 chambres, a fui la
Syrie le 11 août avec sa femme et leurs quatre enfants. « On craignait
surtout les kidnappings, les familles d’entrepreneurs étant les
premières visées », explique ce chrétien engagé qui loue, depuis cinq
mois, un appartement dans le centre de Beyrouth, en partie grce aux
salaires de ses deux grands fils qui ont trouvé du travail. « Tous mes
capitaux sont bloqués en Syrie ; mon usine n’est plus en état de
marche ; l’hôtel a été très endommagé par des bombardements ; je ne
sais combien de temps nous pourrons tenir », explique Antoine qui
n’est pas du genre à attendre sans rien faire : il est déjà en train
de monter un projet de partenariat avec des entrepreneurs chrétiens
libanais qui accepteraient pendant quelque temps de partager leurs
bénéfices en échange du savoir-faire de patrons chrétiens syriens. «
Mais les Libanais n’aiment pas beaucoup les Syriens », soupire
Antoine.

De fait, de nombreux Libanais, y compris parmi les chrétiens, masquent
mal leur rancune à l’égard des Syriens. « Ils nous ont fait tant
souffrir depuis tant d’années », soupire Maha, veuve chrétienne à
Aley, dans le Mont-Liban, en rappelant à demi-mot les quinze années de
guerre civile au Liban (1975-1990) et les nombreux attentats commis
par la Syrie contre des personnalités libanaises. « Je croyais que
cette rancoeur anti-syrienne était surtout le fait des chrétiens, mais
je la constate aussi parmi les sunnites libanais », ajoute Jad
Jabbour, scolastique jésuite et responsable du Réseau jésuite pour les
réfugiés. Officiellement établi au Liban depuis le 1er décembre, JRS a
lancé, dès juin 2012, diverses initiatives en faveur de 150 familles
syriennes, essentiellement musulmanes, réfugiées dans la Bekaa. «
Pendant longtemps, le gouvernement libanais ne parlait pas des
réfugiés syriens ou minimisait leur nombre », poursuit Jad Jabbour qui
voit là « une manière de nier la gravité des événements » en Syrie.
Pourtant sur le terrain, Jad Jabbour et son équipe de bénévoles
constataient que ces réfugiés étaient de plus en plus nombreux et que
les aides ne suffisaient pas. « Ils se sentent délaissés par le monde
entier qui ne fait rien pour les aider », résume-t-il, évoquant la
manière dont les réfugiés chrétiens expriment leur « grande nostalgie
de Noël » : « Ils nous racontent ce qu’ils vivaient dans leur
quartier, la manière dont ils préparaient les fêtes, les magasins où
ils s’approvisionnaient. » Jad Jabbour constate aussi une réelle
différence, dans leur perception de l’avenir, entre réfugiés musulmans
et chrétiens : « Les premiers considèrent que cette épreuve va
déboucher sur du positif ; les seconds pensent que ça ne pourra
qu’être pire ! »

Une partie des chrétiens libanais fait preuve cependant d’une belle
générosité envers les chrétiens de Syrie C’est le cas à Zahlé, grosse
ville de la Bekaa où, depuis mars 2011, se sont installées 400
familles chrétiennes syriennes. Pour leur venir en aide, Mgr Issam
Darwish, dynamique archevêque gréco-catholique de Zahlé et de la
Bekaa, a créé deux comités : l’un, avec une assistante sociale
salariée, pour pallier aux difficultés matérielles des familles
démunies ; l’autre avec trois prêtres, pour accompagner
spirituellement ces familles. Habitué à lever des fonds auprès de la
communauté chrétienne de Zahlé, ainsi qu’en Australie où il a vécu
quinze ans, Mgr Darwish a pu distribuer cette année pour 10 000 EUR de
fioul de chauffage et pour 2000 EUR de matériel scolaire. « Le 24
décembre à 21 heures, comme chaque année, je célébrerai Noël à la
prison de Zahlé, mais le 25 à 10 h 30, la grand-messe dans la
cathédrale accueillera sûrement beaucoup de Syriens catholiques »,
assure-t-il.

L’archevêché de la Bekaa dispose également de deux foyers où sont
hébergés une quarantaine de jeunes chrétiens syriens. « Nous sommes en
train de contacter les maires des villages pour leur demander s’ils
ont des maisons à louer et du travail pour les réfugiés syriens »,
poursuit Mgr Darwish. Au même étage de l’archevêché, des bénévoles de
l’Association gréco-catholique de bienfaisance finissent d’emballer
600 cadeaux de Noël, en les classant par ge et par sexe. « C’est nous
qui achetons tous ces jouets », insiste Georges Chammas,
vice-président de cette association vieille de cent vingt-sept ans qui
dispose d’un budget annuel de 100 000 EUR, dont une moitié provient
des rentes rapportées par les propriétés immobilières de l’archevêché.

Autre bel exemple de générosité libanaise : celui de Najat. Cette
enseignante chrétienne du collège jésuite Notre-Dame de Jamhour, à
Beyrouth, a hébergé chez elle entre décembre 2011 et février 2012, une
famille syrienne catholique de trois enfants ayant fui en taxi leur
ville de Koussair, dans la région de Homs. « Ils étaient entrés en
contact avec un jésuite de Jamhour mais, lui, ne savait où les envoyer
Comme j’avais de la place, j’ai proposé de les dépanner », sourit
Najat avant d’ajouter que, ce soir de décembre 2011, elle a entendu
résonner en elle le verset de l’Évangile : « J’étais étranger et vous
m’avez accueilli ». « J’ai vu Jésus en eux », poursuit avec modestie
la jeune femme qui continue de rendre régulièrement visite à ses
protégés. Le père qui était commerçant, a rapidement trouvé du travail
; depuis peu, il tient un salon de coiffure pour hommes dans la
banlieue nord de Beyrouth, à proximité de l’école protestante où le
fils de 9 ans et les jumeaux de 5 ans ont pu être inscrits
gratuitement. La mère a également trouvé un emploi de couturière. Si
bien qu’avec ces deux salaires, le couple a déniché un appartement
suffisamment grand pour accueillir les parents de la mère, arrivés
d’Alep au printemps 2012, puis la belle-soeur de la mère venue avec
ses deux jeunes enfants. « L’an dernier, nous étions allés à la messe
de Noël ensemble ; nous avons continué tous les dimanches ; et ce
Noël, nous serons à nouveau ensemble », conclut Najat.

Du côté protestant aussi, on se démène pour les réfugiés syriens. Dans
l’étroit local de l’association pentecôtiste « Triumphant Mercy
Lebanon » (la grce triomphante du Liban), en plein quartier arménien
d’Achrafieh, à Beyrouth, trois bénévoles confectionnent des dizaines
de gteaux au chocolat. La vente de ces gteaux rapporte chaque mois
quelque 180 EUR, ce qui, ajoutés aux dons récoltés auprès de la
communauté pentecôtiste, permet de distribuer 300 EUR de colis
alimentaires mensuels aux réfugiés syriens. « Nous n’aidons que les
chrétiens car les musulmans reçoivent beaucoup d’aides de la part du
Qatar et du Koweit », affirme Janane Matar, l’épouse du pasteur
pentecôtiste. « Souvent aussi, il nous faut aider les familles
libanaises qui accueillent, car elles ne peuvent subvenir aux besoins
de 6 ou 8 personnes supplémentaires », poursuit Janane, qui, comme
tant d’autres Libanais, s’inquiète de l’enlisement de la situation. «
Que le régime Assad reste ou s’en aille, c’est égal Nous ne pourrons
pas durer des années comme ça, à accueillir des dizaines de milliers
de réfugiés syriens ! »

By-election for two seats under way in Karabakh

Kavkaz-uzel.ru , Russia
Dec 23 2012

By-election for two seats under way in Karabakh

The parliamentary by-election for two seats in the “national assembly”
is under way in Karabakh region after two MPs were appointed to
high-level positions, Kavkazskiy Uzel website reported on 22 December.

Zoya Lazaryan and Vladimir Kasyan resigned as MPs after they were
nominated to the post of healthcare minister and chief of district
administration, respectively. They are members of the Democratic Party
of Artsakh.

The website quoted the central electoral commission as saying that the
election was being supervised by local journalists and representative
of public organizations.

[Translated from Russian]

ISTANBUL: Judge hearing Dink appeal convicted him in first place

Today’s Zaman, Turkey
Dec 21 2012

Judge hearing Dink appeal convicted him in first place

21 December 2012 / TODAY’S ZAMAN, İSTANBUL ,
The judge and prosecutor who have been assigned to hear the appeal of
the Hrant Dink murder trial are the same individuals who ruled against
the Turkish-Armenian journalist prior to his murder for violating the
infamous Turkish Penal Code (TCK) Article 301, which criminalized
`insulting Turkishness.’
Dink was shot dead in broad daylight outside his office by an
ultranationalist teenager in January 2007. During the four-year trial,
evidence established that the assassination was carried out in
collusion with the gendarmerie and police force, but the judge in his
verdict found that the hitman and another suspect accused of inciting
him to murder had acted alone. The judge later said he knew that there
was an organized crime link behind the murder, but accused the
prosecutor of not having established this as fact, in a publicized
debate between the two.

Lawyers for the Dink family appealed the case and the 9th Criminal
Chamber of the Supreme Court of Appeals will process the appeal.
According to the Taraf daily, the judge assigned to the murder trial
review, Ekrem ErtuÄ?rul, and Hasan Erbil, the prosecutor who will
prepare the necessary documents for the court, were responsible for
Dink’s conviction over violating Article 301, which was slightly
reworded after Dink’s death. The slain journalist had referred to
Article 301, or just 301 as it is commonly called, as `my death
certificate’ prior to the murder, according to family and friends.
Many feel that this is true as the 301 conviction brought Dink into
the limelight and to the attention of ultranationalist groups.

Taraf’s report follows earlier news about the election of Mehmet Nihat
Ã-meroÄ?lu, a retired member of the Supreme Court of Appeals, as
Turkey’s first chief ombudsman. After his election, it emerged that
Ã-meroÄ?lu was one of the judges on the Supreme Court of Appeals who
approved a local court’s ruling against Dink over charges of
`insulting Turkishness’ according to Article 301. Observers have said
that the government’s choice indicated an inclination toward state
authoritarianism, which defeats the purpose of having an ombudsman’s
office in the first place.

The Dink family’s lawyers are specifically interested in the high
court’s final say on the İstanbul 14th High Criminal Court’s finding
that there was no organized crime link behind Dink’s murder. The 9th
Chamber of the Supreme Court of Appeal might also find the sentences
given to the suspects to be too low or too high, but the real
expectation is for it to overrule the no organized crime link ruling
and ask for a larger investigation, which is one of the possibilities
ahead in the appeal case.

Senators: Hagel would face tough confirmation

The Associated Press
December 23, 2012 Sunday 06:13 PM GMT

Senators: Hagel would face tough confirmation

WASHINGTON

Two senators predicted Sunday that former Sen. Chuck Hagel would face
a difficult confirmation if nominated by President Barack Obama to be
defense secretary.

Sen. Joe Lieberman, a Connecticut independent who’s retiring and
wouldn’t have a vote, cited Hagel’s less-than-hawkish positions on
Iran. Lieberman told CNN’s “State of the Union” that it would be “a
very tough confirmation process,” and “there are reasonable questions
to ask and that Chuck Hagel will have to answer.”

On NBC’s “Meet the Press,” Sen. Lindsey Graham, R-S.C., said it would
be “a challenging nomination.”

“I don’t think he’s going to get many Republican votes,” Graham said.

Hagel, 66, is considered the leading candidate to replace Leon Panetta
at the Pentagon, although a number of GOP senators have expressed
reservations about a nomination. Their concerns largely center on
Hagel’s past comments about Israel and Iran. Outside groups have
suggested that based on Hagel’s remarks, he isn’t sufficiently
supportive of Israel, an important ally in the Middle East.

Opponents point to his votes against sanctions on Iran and letters
that Hagel signed, along with ones he declined to add his name to,
many of those favored by the American Israel Public Affairs Committee,
the powerful pro-Israel lobby. In August 2006, Hagel refused to sign a
letter pressing the European Union to declare Hezbollah a terrorist
organization, one of 12 senators who balked. In 2007, he sent a letter
to Bush urging talks with Iran.

Hagel, a decorated Vietnam War veteran, has favored diplomacy over
military action with Iran, and criticized talk of a strike by either
the United States or Israel against Iran.

Lieberman said sanctions are the only way to change Tehran’s behavior
“short of war.” Lieberman said that Hagel had “some very outlying
votes” against economic penalties on Iran over its nuclear program.

Georgia Republican U.S. Sen. Johnny Isakson said on ABC’s “This Week”
that he’ll “reserve any judgment until after the hearings we have on
confirmation if in fact he is nominated.” Sen. Amy Klobuchar, D-Minn.,
was non-committal about Hagel, saying she’ll see “what happens with
these hearings.”

Hagel once made reference to the “Jewish lobby” in the United States,
a comment that Sen. John McCain, R-Ariz., called “inappropriate.”

“There’s no such thing as a Jewish lobby,” McCain said. “There’s an
Armenian lobby, there’s not a Jewish lobby. There’s an Israeli lobby.
It’s called AIPAC, very influential.”

At least two other candidates remain under serious consideration
former Pentagon policy chief Michele Flournoy and Deputy Defense
Secretary Ashton Carter.