Amsterdam : La Collection De Dogan Ozguden L’Institut International

AMSTERDAM : LA COLLECTION DE DOGAN OZGUDEN L’INSTITUT INTERNATIONAL DE L’HISTOIRE SOCIALE

Publie le : 29-01-2013

Info Collectif VAN – – Le transfert de la
collection de Dogan Ozguden a l’Institut international de l’histoire
sociale (IISG) a eu lieu le 24 janvier 2013, au siège de cette
prestigieuse organisation a Amsterdam. Cette collection se compose,
entre autres, des correspondances et d’autres documents sur la
Resistance democratique de Turquie (1971-73), de l’agence de presse
Info-Turk (1974-2013), du Parti Ouvrier de Turquie (TIP) (1975 –
1982), de l’Union pour la democratie en Turquie (DIB) (1978-1982) et
d’autres mouvements et comites d’action (1971-2013). Les dirigeants de
l’Institut international de l’histoire sociale (IISG), Erik Zurcher,
Touraj Atabaki, Jaap Kloosterman et Erhan Tuskan, accueillent donc
dans ce temple de l’histoire sociale, les reminiscences d’une vie en
exil de plus de quarante ans. La ceremonie officielle a eu lieu en
presence des camarades de Dogan Ozguden : Ragip Zarakolu, Fahri Aral,
Faruk Pekin, Mufide Pekin, Bige Berker, Yucel Top et Tayfun Demir,
qui ont contribue a la reussite de ce travail mene aussi bien dans son
pays d’origine, la Turquie, qu’en exil. Le militant turc a remercie
egalement ses collègues et camarades, Iuccia Saponara, Davut Kakiz
et Tural Fincan qui ont assume après lui l’entière responsabilite
des Ateliers du Soleil, un carrefour des citoyens, que Dogan Ozguden
avait cree avec sa compagne Inci Tugsavul, malheureusement absente a
Amsterdam pour cause de sante. Dans les annees 50 et 60, Dogan Ozguden
a ete, en Turquie, un journaliste de gauche de renom. Après le coup
d’Etat de 1971, Ozguden et son epouse et camarade Inci Tugsavul ont
ete forces de quitter le pays. Dogan Ozguden lutte toujours aujourd’hui
pour la liberte d’expression. Sur son site la
mention suivante alerte les lecteurs : “Certains groupes au service de
l’Etat turc ont lance des pages Internet avec des adresses semblables
a celle d’Info-Turk. Il s’agit d’une nouvelle tentative du regime
d’Ankara qui a depuis trois decennies utilise tous les moyens odieux
pour etouffer notre libre voix. Info-Turk n’a aucune relation avec
ces groupes et est resolu de contribuer, malgre tout, a la defense
des droits de l’homme en Turquie.” Le Collectif VAN rend ici hommage
a Dogan Ozguden, et a l’equipe d’Info-Turk menee par cet homme
courageux, regulièrement menace de mort pour ses prises de position
en faveur de la reconnaissance du genocide armenien, et contre le
negationnisme de l’Etat turc. Nous sommes heureux de pouvoir relayer
ici les informations relatives au transfert de la Collection de Dogan
Ozguden a l’Institut international de l’histoire sociale a Amsterdam.

Info-Turk

Dans les annees 50 et 60, Dogan Ozguden a ete, en Turquie, un
journaliste de gauche de renom. Il lutte pour la liberte d’expression.

Après le coup d’etat de 1971 Ozguden et son epouse et camarade Inci
Tugsavul ont ete forces de quitter le pays. Sa collection se compose,
entre autres, des correspondances et d’autres documents sur la
Resistance democratique de Turquie (1971-73), de l’agence de presse
Info-Turk (1974-2013), du Parti Ouvrier de Turquie (TIP) (1975 –
1982), de l’Union pour la democratie en Turquie (DIB) (1978-1982)
et d’autres mouvements et comites d’action (1971-2013).

La Collection de Dogan Ozguden a l’Institut international de l’histoire
sociale a Amsterdam

La ceremonie marquant le transfert de la collection de Dogan Ozguden a
l’Institut international de l’histoire sociale (IISG) a eu lieu le 24
janvier 2013, au siège de cette prestigieuse organisation a Amsterdam.

De nombreuses personnalites venues aussi bien d’Europe que de Turquie,
etaient presentes notamment des camarades d’Ozguden de la periode des
annees 70 et 80. La seance a ete ouverte par Touraj Atabaki de l’IISG.

Après avoir expose l’importance de la journee pour l’elargissement
de la documentation de l’IISG sur la vie sociale et politique de la
Turquie et rappele les luttes politiques et sociales d’Ozguden en
Turquie et en exil, Atabaki a dit:

“Il y a deux ans, j’ai eu le privilège d’accueillir Dogan Bey et
Inci Hanim, ici, dans cet institut. Je connaissais Ozguden par ses
publications en tant qu’un des journalistes turcs les plus reconnus,
qui a ete force de quitter sa patrie après le coup d’Etat de 1971.

J’etais aussi familiarise avec son visage très photogenique dans
differentes lieux, dans le bureau de la revue Ant publiee en 1968,
lors de son intervention lors d’une reunion de protestation organisee
devant les institutions europeennes après l’assassinat du journaliste
armenien Hrant Dink a Istanbul, et lors d’une conference sur le
thème “Resister par la memoire”, avec l’ecrivain Benjamin Orenstein,
survivant d’Auschwitz.

“Toutefois, le rencontrer une fois de plus a Bruxelles dans les locaux
des Ateliers du Soleil m’a permis de decouvrir un autre Dogan. Dogan
l’educateur.

“Avec Inci, ils ont fonde ces ateliers où beaucoup de gens de
nationalites differentes se côtoient, jeunes et vieux, hommes ou femmes
suivent des cours differents afin d’ameliorer leurs connaissances en
vue de s’integrer de manière active dans la societe.

Cela est un exploit, meme si je laisse de côte l’histoire entière de
l’activisme politique de Dogan.”

Pour conclure, Atabaki s’est adresse directement a Ozguden:

“Dogan Bey! Vivant depuis plus de quarante ans en exil avec votre
partenaire-camarade Inci Tugsavul,vous avez fonde de nombreuses
plate-formes pour promouvoir la democratie et les droits humains, non
seulement en Turquie, mais aussi dans de nombreux pays du Moyen-Orient,
d’Afrique et d’Asie.

“Votre engagement dans l’enregistrement et l’archivage d’informations
sur les travailleurs, les femmes et les groupes ethniques dans votre
pays, la Turquie, a ete flamboyant dans la constituion des archives
que nous avons le privilège de recevoir aujourd’hui.

“Il est très difficile de resumer vos riches realisations. Mais
laissez-moi emprunter quelques vers de Nazim Hikmet, pour rendre
hommage a votre devouement, votre travail acharne et votre talent
de cooperation:

“Vivre comme un arbre, seul et libre “Vivre comme une foret en
fraternite.

“Et ce fut ton reve Dogan Ozguden, comme c’etait le reve de Nazim.”

(Texte complet en anglais du discours d’Atabaki)

Après une presentation de l’histoire et les activites de l’IISG
par Jaap Kloosterman, responsable du developpement des collections,
un documentaire sur la vie en exil de Ozguden et Tugsavul realise
par la television flamande Brussel TV et un documentaire sur la vie
d’Ozguden realise par la Roj TV a l’occasion de la 40e annee de son
exil politique ont ete projetes au public.

Ensuite, Dogan Ozguden a prononce le discours suivant:

Intervention de Dogan Ozguden

“Mesdames et Messieurs,

“Cher(e)s ami(e)s,

“Tout d’abord je tiens a remercier les dirigeants de l’Institut
international de l’histoire sociale, Erik Zurcher, Touraj Atabaki,
Jaap Kloosterman et Erhan Tuskan, pour avoir recu dans ce temple de
l’histoire sociale, les reminiscences d’une vie en exil de plus de
quarante ans.

“C’est une reelle fierte pour moi de voir aujourd’hui la presence
de nos archives ici aux côtes d’~uvres de figures historiques des
luttes sociales et politiques a travers le monde.

“Je remercie particulièrement mes amis, mes camarades Fahri Aral,
Faruk Pekin, Mufide Pekin, Ragip Zarakolu, Bige Berker, Yucel Top
et Tayfun Demir, ici presents, d’avoir contribue a la reussite de ce
travail mene aussi bien dans mon pays d’origine la Turquie qu’en exil.

“Je remercie egalement mes collègues, mes camarades, Iuccia Saponara,
Davut Kakiz et Tural Fincan qui ont assume après nous l’entière
responsabilite des Ateliers du Soleil, un carrefour des citoyens,
que nous avons cree avec ma bien-aimee, ma camarade Inci Tugsavul, qui
est malheureusement absente en ce jour de gloire pour cause de sante.

“Cependant, elle est presente ici en ce moment par les ~uvres qu’elle
a courageusement realisees pendant près d’un demi-siècle, malgre de
nombreuses difficultes, pressions et obstacles.

“Je me souviens comment elle a enregistre en versant des larmes
de sang tous les documents sur la torture, des procès politiques,
des executions et des emprisonnements de periodes noires de coups
d’Etat militaires.

“Chers amis,

“Contribuer a la conservation des documents des periodes où j’ai
vecu a toujours ete une preoccupation majeure tout au long de ma vie
professionnelle et de mes luttes sociales.

“J’ai commence le journalisme il y a 62 ans dans deux journaux locaux
a Izmir, qui n’ont pas encore constitue d’archives importantes.

“J’ai eu la connaissance des premières archives reelles lorsque j’ai
ete engage par Abdi Ipekci en tant que representant du quotidien
Milliyet en 1958, ensuite dans un autre quotidien d’Istanbul,
Gece Postasi.

“Mais le grand jour dans ma vie professionnelle est sans doute le
jour où j’ai repris la direction d’Aksam, le plus ancien quotidien
de Turquie, peut-etre en tant que plus jeune edacteur en chef d’un
grand quotidien, je l’ai transforme en un veritable journal quotidien
de gauche.

“Après avoir signe le contrat avec l’editeur du journal Malik Yolac, la
première chose que j’ai faite etait d’entrer dans la salle des archives
du journal. Cette salle etait un veritable tresor pour les chercheurs
sur l’histoire politique et sociale et la vie culturelle de notre pays.

“En tant que redacteur en chef de ce journal, ma priorite etait
d’ameliorer et de conserver ces archives exceptionnelles. A ce moment,
je me souviens d’une personne exceptionnelle qui a ete un heros inconnu
du journalisme, le chef du departement des archives Muzaffer Gokmen. Il
etait egalement le directeur des bibliothèques historiques Beyazit.

“Après avoir ete eloigne de ce quotidien sous la pression des
milieux d’affaires, avec Inci, nous avons garde le meme souci pour
les archives lorsque nous avons cree la revue politique et la maison
d’edition Ant en 1967.

“En 1968, quand un autre journal quotidien historique, Vatan, a fait
faillite, nous avons ajoute ses archives a celles modestes d’Ant.

“Helas, une autre deception … Après avoir quitte notre pays sous
la pression de l’armee en 1971, nous avons appris que ces precieuses
archives et meme nos livres prives avaient ete detruits par l’armee
ou transferees par certaines personnes a d’autres endroits que nous
ne connaissons pas. Aujourd’hui ils n’existent plus pour nous.

“C’est pourquoi, depuis le premier jour de notre exil politique, en
1971, en depit de deux ans de clandestinite en Europe, avec Inci,
nous avons garde tous les documents et avons cree ces archives,
qui arrivent maintenant, heureusement, etape par etape a l’IISG.

“Je suis très heureux aujourd’hui de voir que ces archives resteront
pour toujours dans un pays qui nous a recus comme des refugies
politiques après deux ans d’exil, grâce a la solidarite de nos amis
hollandais comme l’ancien president du Parlement europeen Piet Dankert.

“Je n’oublie jamais les annees de clandestinite, comment je devais
passer mes nuits dans les cabines telephoniques en face de la gare
centrale d’Amsterdam.

“C’est pendant ces annees que nous avons realise toutes les
publications sur la Resistance democratique de Turquie, integrees
maintenant aux archives de l’IISG.

“Et a partir de 1974, avec des amis et des camarades qui ont
contribue a la resistance democratique, nous avons mis sur pied
d’abord Info-Turk, puis les Ateliers du Soleil.

“Grâce a ces institutions, nous avons cree et maintenu en vie les
archives de l’histoire de 40 ans d’emigration politique et immigration
economique et des combats anti-racistes et anti-fascistes menes
partout dans le monde..

“Aujourd’hui, nous les confions a cette prestigieuse institution
internationale.

“Aujourd’hui, c’est aussi le debut d’une seconde jeunesse pour moi
et pour Inci …

“Tant que nous vivons, nous allons continuer a contribuer a enrichir
les archives de cette institution.

“Je vous remercie encore une fois tous.”

Après cette intervention, l’IISG a projete un documentaire, “D’un coup
d’etat a l’autre en Turquie”, realise par la Fondation Info-Turk en
2006 a l’occasion du 35e anniversaire du coup d’Etat militaire de 1971.

Enfin, Erhan Tuskan de l’equipe de l’IISG qui effectue le transfert
de la collection d’Ozguden a Amsterdam a guide les participants en
faisant visiter toutes les sections du centre.

Ils y ont trouve de nombreux documents historiques, manuscrits de
Karl Marx, films, objets de resistance de ces dernières annees, y
compris les archives du Parti communiste de Turquie (TKP), du Parti
Ouvrier de Turquie (TIP), des syndicats progressistes et de nombreuses
figures de proue de mouvements de gauche de Turquie comme Nazim Hikmet,
Zekeriya Sertel, Hikmet Kivilcimli, Vâlâ Nurettin et Kemal Sulker.

Se trouver en face des manuscrits authentiques des grands dirigeants
et penseurs du mouvement de gauche etait sans aucun doute la phase
la plus emouvante de cette journee exceptionnelle pour les amis et
les camarades d’Ozguden.

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Source/Lien : Info-Turk

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=70884
http://www.info-turk.be
www.collectifvan.org

Genocide Armenien : Projet De Film A Double Tranchant

GENOCIDE ARMENIEN : PROJET DE FILM A DOUBLE TRANCHANT

Publie le : 29-01-2013

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
presente une traduction de Gilbert Beguian d’un article en anglais du
site Al-monitor mise en ligne sur le site de NAM (Nouvelles d’Armenie
Magazine) le 22 janvier 2013.

NAM

Le Tournage du Film Sur le Genocide Armenien Par le Metteur en Scène
Shekhar Kapur, Laureat d’un Oscar, commencera a la Fin de cette Annee

Al-monitor

Ezgi Basaran

19 janvier 2013

Sona Tatoyan, actrice et productrice armenienne nee aux USA, se
prepare a realiser un film sur le genocide armenien, base sur le
livre de Micheline Ahromyan Marcom, Three Apples Fell From Heaven
[Trois Pommes Sont Tombees du Paradis]. Le script a ete ecrit par son
mari, Jose Rivera, qui est l’auteur du script pour ” Che Guevara et
de l’adaptation du film de Jack Kerouac ” On the Road ” [Sur la Route].

Le film sera mis en scène par Shekhar Kapur, dont le film ” Elisabeth
” a ete nomme pour un Oscar. Le tournage commencera a la fin de
cette annee.

Le journal turc Radikal a eu une entrevue avec Sona qui y devoile son
histoire et les raisons pour lesquelles elle a voulu faire un tel film,
pour le sixième anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink.

Votre famille est originaire d’Alep, mais vous etes nee et avez grandi
aux USA n’est-ce pas ?

Oui, c’est pour cela que ma vie s’est toujours passee entre les deux.

D’habitude, je passais mes vacances d’ete dans un village près d’Alep,
avec la famille de ma mère. La tante de ma mère etait très sensible
a l’histoire des Armeniens. Elle etait très soucieuse que la memoire
du Genocide soit gardee vivante et se montrait très attentive sur ce
point. J’ai ecoute beaucoup d’histoires qu’elle a racontees.

Etait-elle une survivante du Genocide ?

Sa mère et son père, qui sont aussi ma grand-mère et mon grand-père,
vivaient a Antep a ce moment-la. Ils ont survecu en s’enfuyant a Alep.

J’etais une enfant très curieuse, et j’ai toujours eu de ma tante les
reponses les plus directes. Ma plus grande interrogation etait en
permanence la suivante : Nous sommes des Armeniens, alors pourquoi
vivons-nous a Alep et pourquoi sommes-nous entoures d’Arabes ? Elle
s’efforcait d’y repondre. Ensuite, pour finir, les etes prenaient
fin et je devais retourner dans l’Indiana. Les jours de rentree,
j’ouvrais les livres d’histoire pour y chercher des informations sur
les histoires que ma tante m’avait racontees. Il s’est avere que je
n’ai jamais trouve un seul mot sur cette question. J’ai par consequent
commence a avoir des doutes.

Vous vous demandiez si votre tante disait la verite ?

Non, je me suis mise a avoir des doutes sur la facon dont les
Americains interprètent l’histoire. J’avais des preuves materielles
des epreuves que ma famille avait traversees. La moitie de ma famille
vivait en Syrie – ce qui etait pour moi suffisant pour attester
de l’authenticite de leurs recits. Un jour, il avait fallu que des
membres de ma famille quittent leur maison d’Antep et se refugient a
Alep. Mon grand-père et ma mère ne parlaient pas l’Armenien, ce qui
etait pour moi une autre preuve. La famille de mon père etait d’Urfa.

Ils se sont enfuis et ont survecu. Ils ont quitte la Turquie après
avoir ete informes par leurs amis Turcs que des choses horribles
etaient sur le point de se produire.

Entendant ces histoires, quelles etaient vos reactions ?

Pendant longtemps, je me posais des questions sur mon identite
d’Armenienne. J’etais de fait americaine. Je vivais la majeure partie
de l’annee aux USA, mais passais mes etes a Alep.

Nous n’avions pas le droit de porter des pantalons courts la-bas. Nous
ne nous sentions pas a l’aise, je me suis mise a detester mes sejours a
Alep. Mais le plus grand desir de ma maman au cours des hivers aux USA
etait d’aller a Alep l’ete suivant. Nous etions donc obliges de nous
rendre a Alep, mais j’etais la-bas une Americaine. J’etais rebelle a
Alep. De retour aux USA, a l’ecole, j’etais une Armenienne, avec mes
epais sourcils, mes bras poilus et mon nom bizarre. C’est pour cela
que je haïssais etre armenienne : tous les enfants ont besoin de se
sentir a leur place. Ma place n’etait nulle part.

Votre mère et votre père vous parlaient-ils des evenements de 1915 ?

Ce n’etait pas un sujet tabou, mais ils n’evoquaient le sujet que
si je leur demandais de le faire. À un certain moment, ce sujet est
devenu une obsession. Ils m’ont toujours dit qu’ils savaient que tout
cela etait la verite.

Ils etaient cependant en meme temps amateurs de la Turquie et de la
culture turque. Il me fallait ecouter la musique classique turque
dans la voiture tandis que ma mère me conduisait a l’ecole. J’avais
horreur de cette musique car elle me donnait des maux de tete ! Ma
mère regarde encore les emissions de TV turques. Il y a eu quelques
moments etranges dans ma vie. Tandis que j’ecoutais de la musique
turque, je lisais des livres sur le Genocide armenien.

Comment votre mère, en tant que personne aimant la Turquie, vous
parlait-elle du Genocide ?

Très ouvertement. Elle disait quelquefois ” oui, ils nous ont fait
des choses horribles ” et me rejoignait dans ma frustration. Elle
commencait ensuite a louer le peuple les plats et la terre d’Anatolie.

Je pense avoir appris par ma mère qu’il ne faut pas blâmer les gens
pour les crimes commis par l’etat dans lequel ils vivent.

A propos de mon sentiment de n’etre nulle part a ma place,
j’ai rencontre des sentiments similaires aux USA parmi
des Americains-Africains. Selon Maya Angelou, l’une de mes
enseignantes lorsque j’etais a la faculte, j’ai appris ce que
les Americains-Africains avaient endure aux USA. Un jour que je
m’etais rendue dans une librairie pour acheter un livre qu’elle
m’avait recommande, je suis tombee sur un livre de Peter Balakyan,
un Americain-Armenien. Ayant lu ce livre, j’ai ete outree par le
sentiment nationaliste.

Comment cela ?

J’etais obsedee par des questions comme, comment-ont-ils ete capables
de nous faire cela ? Comment peuvent-ils nier nous l’avoir fait ;
pourquoi ne s’en excusent-ils meme pas ? Je n’etais pas seulement
furieuse contre la Turquie, mais aussi contre les USA qui du fait de
beaucoup de raisons strategiques, passent sur la politique de negation
de la Turquie. Plus tard, je suis allee en Armenie pour la première
fois de ma vie pour tourner un film. Je ne peux expliquer a quel point
je me suis sentie etrangère la-bas. La musique, l’architecture, la
cuisine – tout etait different. Je n’avais rien a voir avec l’Anatolie.

Une fois encore, j’etais une etrangère. Cette fois, comme Armenienne
dans un pays ayant pour nom Armenie. Cependant, tandis que j’etais
la-bas, j’ai trouve le livre de Micheline Ahromyan Marcom, Three
Apples Fell From Heaven [ Trois Pommes Sont Tombees du Paradis]. C’est
un livre qui narre le Genocide armenien avec une intrigue emouvante
et dans un style fascinant. Le livre raconte l’histoire d’un enfant
sur le point de mourir, revant de la vie qu’il aurait pu avoir s’il
avait ete secouru par une famille turque ou kurde. J’ai immediatement
rencontree l’auteur.

Vous produisez un film base sur ce livre, n’est-ce pas ?

Oui, ayant lu le livre, j’ai demande a mon mari Jose Rivera de le
lire. Jose a ete lui aussi très emu. Il a ecrit le script que nous
avons envoye en Inde a notre ami metteur en scène Shekar Kapur. Entre
temps, nous avons entrepris un voyage spirituel et physique avec
Michelin, l’auteur du livre.

Quel est le programme de ce voyage ?

Nous sommes alles ensemble a Deir-Zor et a Ras el-Ain. J’ai vu la-bas
les ossements de mes ancetres. Litteralement. Nous ecrasions des
crânes et retournions des os. Les traces du Genocide sont encore
la attendant d’etre recuperes. C’est la que j’ai decide d’aller en
Turquie et visiter Harput, où commence le livre.

Et la colère vous a envahie la-bas aussi ?

Oui. J’etais très furieuse. Urfa, Antep, et Elazig m’ont rappele des
scènes de films d’horreur. Malgre tout, avec Michelin et mon epoux
nous avons loue une voiture et sommes alles a Van, Dogubeyazit et
Elazig. Au cours du voyage, ma fureur s’est transformee en une autre
chose, en un sentiment mitige.

Quel genre de sentiment ?

Un soir, nous prenions le the avec les amis kurdes que nous avions
rencontres a Dogubeyazit. L’un d’entre eux me posa la question ”
Pourquoi etes-vous partis ? J’aurais aime que vous ne soyez pas partis
“. Je n’ai pas su quoi repondre. A cet instant ;, j’ai compris que
j’appartenais a cette terre, et a quel point la langue turque et la
cuisine m’etaient familières.

Tandis que nous trouvions a Harput, j’ai eu une autre experience
qu’il me sera impossible d’oublier. Nous etions dans un magasin
d’antiquites et le commercant me designa en demandant a notre ami
traducteur si j’etais d’Anatolie. Quand je demandai pour quelle
raison il disait cela, il m’a dit ” parce que vous avez l’Anatolie
dans vos yeux “. Je lui dis que j’etais armenienne. Il repondit,
” Anatolie est le nom d’une famille. Ce que nous avons traverse,
c’est la separation d’une famille, ce qui ne change rien au fait que
nous sommes encore une famille”. Ma fureur contre la Turquie commenca
a se dissiper. En meme temps, j’ai commence a eprouver de la colère
contre ma propre communaute.

Pourquoi ?

Parce que la Diaspora armenienne s’interdit de faire ce voyage
spirituel. Ils s’obstinent a ne pas ouvrir leur c~ur. Ils ont
choisi la voie de la facilite et trouvent leur consolation dans une
victimisation permanente. Pour etre honnete, je ne les blâme pas
d’avoir cette attitude, parce que c’est un voyage très brutal.

La chose la plus importante pour la Diaspora armenienne est de
faire la paix avec l’Anatolie et les Turcs. Ils devraient oublier le
genocide. Cela ne veut pas dire qu’ils doivent accepter la politique
negationniste de la Turquie. Cependant, c’est ce que les Armeniens
devraient faire en premier par respect pour leur propre culture et
leur histoire. Cependant, pour la Diaspora, cette question revient a
un echange de concessions. Cette attitude provoque en moi de la colère.

Qu’eprouveriez-vous si la Turquie devait reconnaître le Genocide et
demander pardon ?

Du soulagement – mais si la Turquie continuait a refuser, je ne sais
pas. Comme Armenienne, je n’ai pas besoin que la Turquie reconnaisse
le Genocide. C’est cela que j’essaie d’expliquer a la Diaspora
armenienne. Ils insistent pour pousser l’etat turc a prononcer ces
mots. Avec ce comportement, ils renforcent en fait l’etat turc. Parce
que ce qu’ils veulent dire c’est ” A moins que vous ne reconnaissiez
que ce qui s’est passe est un genocide, nous, les Armeniens, ne pouvons
nous retrouver “. La psychologie des nationalistes armeniens est
basee sur la victimisation et la douleur, c’est vrai. Mais cependant,
l’etat d’esprit des nationalistes turcs est tout aussi affligeant.

Comment ?

Pendant des decennies ils ont maintenu l’illusion pour ne pas avoir a
affronter la realite. Ne pensez-vous pas que cela tient a la pathologie
et est fatigant ? Combien de temps allez-vous garder ce comportement
? Je me sens comme coincee entre l’arbre et l’ecorce. Je suis montree
du doigt par la diaspora armenienne parce que je fais ce film. Ils
disent que mes tentatives pour se reconcilier avec les Turcs sont
embarrassantes. Je suis sure que je serai denoncee aussi par les Turcs,
parce que je fais un film montrant la realite du Genocide. Mais je
pense que c’est en cela exactement que mon film est important. Ce sera
” La Liste de Schindler ” du Genocide armenien. Cela montrera qui
est bon et qui est le mechant. Il y aura des personnages monstrueux,
mais aussi des personnes de c~ur qui ont risque leur vie pour sauver
leurs voisins. C’est l’histoire des Turcs, des Armeniens et des Kurdes
pendant la Première Guerre Mondiale. C’est l’histoire de l’Anatolie.

Quel est le genre du film ?

Micheline Ahromyan Marcom, l’auteur de Trois Pommes Sont Tombees du
Paradis, a ecrit sa nouvelle après avoir ete inspiree par l’histoire
vraie de sa grand-mère. Sa grand-mère a ete sauvee par un ami turc
de son père. Pendant ces evenements, il y a eu aussi des Armeniens
qui ont poignarde dans le dos d’autres Armeniens. En fait, ce film
est plus que simplement ce qui est arrive aux Armeniens ; il est a
propos des limites de la nature humaine.

J’espère que tout cela vous aura donne une idee du film.

mardi 22 janvier 2013, Jean Eckian ©armenews.com

Traduction Gilbert Beguian pour Armenews

Article en anglais :

Film Explores Armenian Genocide, Peace With Turkey

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Source/Lien : NAM

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=70888
www.collectifvan.org

Explication Du Retournement De Gagik Tsarukian

EXPLICATION DU RETOURNEMENT DE GAGIK TSARUKIAN
Stephane

armenews.com
mardi 29 janvier 2013

Le chef du parti Armenie Prospère (BHK) Gagik Tsarukian a decide de ne
pas briguer la presidence en vue d’eviter d’autres troubles violents
post-electoraux dans le pays a declare un de ses allies.

” Analysant et probablement discutant d’une eventuelle election et
de scenarios postelectoraux, M. Tsarukian a evite la possibilite de
tensions et d’affrontements au sein de la societe ” a declare Gurgen
Arsenian au servie armenien de RFE / RL (Azatutyun.am).

Gurgen Arsenian, qui est un riche homme d’affaires elu au parlement sur
la liste BHK, a declare que la participation de Tsarukian a l’election
presidentielle aurait entraîne des troubles en raison de ses resultats
officiels et aurait certainement cause une amère controverse. Il a
fait valoir que les precedentes elections presidentielles armeniennes
ont ete suivies de violence.

” Une telle evolution n’aurait pas ete acceptable “, a declare Gurgen
Arsenian. ” Nous ne l’avons pas exclu parce que nous avons deja connu
de tels developpements au cours de notre histoire politique. Et etant
donne une certaine probabilite d’un tel scenario, M. Tsarukian a opte
pour l’empecher “.

” Il n’y avait pas de pression ” a pourtant insiste Gurgen Arsenian. ”
Il y avait un processus de preparation a la lutte politique “. Il
a egalement minimise le fait que certains cadres du BHK , notamment
le maire de Gyumri Samvel Balasanian, ont approuve la reelection de
Sarkissian. Il a dit qu’ils agissent a titre personnel et ne reflètent
pas la ligne officielle du parti.

mardi 29 janvier 2013, Stephane ©armenews.com

The Armenian Cross As Ceramic Art

THE ARMENIAN CROSS AS CERAMIC ART

by Jack Hachigian Ph.D.

Published: Monday January 28, 2013

An Armenian ceramic cross by Jack Hachigian.

As I drove through the countryside, on a visit to the nation of
Armenia, I was struck by the numerous crosses carved into stone. These
large monoliths, called khatch-kars, or “cross-stones,” often made
from Armenia’s native tufa stone, dotted the landscape. They are
magnificent works of art, at once formidable and delicate. The
Armenian tradition of carving crosses into stone is an ancient one,
going at least as far back as 600 AD.

During this visit the land of my ancestors, I stopped by the main
historical library in the capital city of Yerevan. I viewed a
collection of antique manuscripts encased in UV protective glass
cases. These very old works of hand-scribed books were beautifully
illustrated in color and represented another strain of Armenian art:
the illumination. I was overwhelmed by the beauty of these tiny works.

The little paintings glowed with gold and jewel toned paints. It was
awe inspiring to imagine monks in the distant past toiling over these
manuscripts and in the present day to observe monks conducting
research using these same ancient works.

My interest in Biblical illuminations began to take the form of
research. I visited other important collections of these old
manuscripts, one in a monastery in Vienna, Austria, and another in a
monastery on the island of San Lazzaro, just off the coast of Venice,
Italy. I began to examine various texts and original Greek and
Armenian sources.

My research eventually took me to the illuminations from the Trebezond
region of ancient Armenia, now in present day Turkey. A number of
ruins of monasteries and churches still remain in this region, which
is located in the eastern part of the Anatolian peninsula, bordering
on the Black Sea. From the 9th to the 14th Century monks and scribes
in this region toiled to copy Biblical writings, using the unique
Armenian script and alphabet, illuminating their work as they went.

Rooms of scribes worked for years to produce these books. The
illuminations come in different styles and art historians have traced
them to different monks from different regions and at different times.

The movable type printing press had not yet been invented. This would
only happen in 1439, and it is known to have reached Constantinople
one hundred years later. It is unclear when it reached these monks
some distance from Constantinople.

As I perused the Trebezond manuscripts I began to notice many
different cross designs in the colorful paintings. These crosses
caught my attention as cultural art. They were of different shapes and
sizes. It is interesting to note that Armenian crosses are not
crucifixes. The illuminated crosses were not heavy or strongly
religious but rather light and uplifting, engendering a feeling of
spirituality. I was fascinated by their variety, beauty and the scope
of the crosses.

The influence of these two traditions: Khatchkars (“cross-stones”), in
Armenia, and the crosses drawn in illuminations, evoked a strong
desire in me to fuse and extend these two art forms of the Armenian
cross.

Keeping with what I saw in the ancient manuscripts, I wanted to create
the intricate crosses in various colors. I decided to continue the
tradition of carving crosses in relief like the “cross-stones”, but
using a modern approach. It quickly became apparent that I could not
achieve my desired goal in stone, nor would metal or wood convey the
experience and feeling that I had when looking at the manuscripts. The
thought of using paint on wood or metal was not appealing, so I began
to examine the possible use of ceramics.

Within a short time I had created a number of ceramic crosses.

Ultimately I created many designs, which were inspired by those I saw
in the Illuminations. Others were abstractions of them, or sprang from
my imagination.

In keeping with my desire to create these crosses in color, I began to
concentrate on glazing, and methods of application. …. I then began
to experiment with glazes to see which would enhance the image
visually. The photos show some of the results.

My works are now found in a number of private collections – in New
York, Washington, London, Armenia, Los Angeles, and Orange County,
California. I was also honored when an artist from Zimbabwe purchased
one of my works.

It is for the reader to judge, but I hope that I have successfully
fused the two traditions I admire into another art form for the
Armenian Cross.

Subsequent to the publication of the article Dr. Hachigian and a
colleague have begun to apply a high technology finish to ceramics for
the first time. This thin film process is expensive. The results,
however are spectacular, giving the crosses a brilliance that is
unsurpassed.

Dr. Hachigian’s work will be available at the Knights of Vartan
Armenian Art Night on March 2, 2013 at the Newport Beach Country Club,
1600 E. Coast Hwy, Newport Beach. Or, one could make a donation to the
“Friends of the Centennial Monument” on the website
and obtain his work in gratitude for a donation.

This article appeared in its original form/ format in Clay/TECHNICAL
magazine issue #34. Clay/TECHNICAL has graciously allowed its
reprinting in Armenian newspapers because of its interest to that
community.

http://www.reporter.am/go/article/2013-01-28-the-armenian-cross-as-ceramic-art-
www.monument100.org

More On The Dispute Over Khojaly Airport

MORE ON THE DISPUTE OVER KHOJALY AIRPORT

January 28, 2013 – 2:27pm Nagorno-Karabakh Letters to the Editor

Letters continue to come in to EurasiaNet.org concerning a blog post
that appeared in The Bug Pit on January 8. That original item touched
on Armenia~Rs plans to operate an airport at Khojaly, a town in the
disputed territory of Nagorno-Karabakh, and Azerbaijan~Rs potential
response to the resumption of air traffic there. Today, EurasiaNet.org
is posting two letters that look at different aspects of the Khojaly
airport issue.

Taking Issue with Anonymous Counsel

Farid Shafiyev

I am writing with regard to an item, Karabakh Flights: Getting Legal
Counsel, published January 22 in Joshua Kucera~Rs blog, The Bug Pit,
which appears on EurasiaNet.org. I found the above-mentioned, unnamed
legal counsel~Rs analysis to be a lame excuse for potentially illegal
flights into Azerbaijan’s airspace.

The fact that the writer chose to hide behind anonymity is unfortunate
in that it hinders the ability for an honest an open exchange of
opinion. Instead of writing anonymously, I urge the author to get an
official opinion of the International Civil Aviation Organization
(ICAO), of which I am officially accredited to. On a number of
occasions officials have reconfirmed the fact that Azerbaijan has
exclusive sovereignty over its airspace, and the ICAO will not issue
any permit, nor it will give to Khojaly airport an identification
code without the consent of Azerbaijan~Rs authorities.

The intention of Armenia to operate flights into Azerbaijan~Rs airspace
without Baku~Rs consent violates a number of provisions of the Chicago
Convention, in particular its articles 1, 2, 5, 6, 10-16, 24 and 68.

Indeed, it is the government of Armenia, along with some Western
experts, that tries to politicize the issue. From a legal point of
view, there is no room for the operation of Khojaly airport, or the
operation of any unauthorized civilian flight through Azerbaijan~Rs
airspace.

The ICAO, as a specialized UN agency, follows guidelines established by
the United Nations. Azerbaijan~Rs territorial integrity is recognized
and unequivocally reconfirmed by the UN and its governing bodies,
such as the Security Council and the General Assembly.

As for the interception of civilian flights, I can point to arguments
that have already appeared in an article published by EurasiaNet.org.

(Would It Be Justified, Or Wise, For Azerbaijan To Shoot Down Karabakh
Aircraft?, January 16, 2013).

Besides the question of flights, we have to consider the question of
the airport itself. No one can guarantee that civilian aircraft will
not be used for military purposes, such as the delivery of equipment
and personnel. The Republic of Azerbaijan has no access to the Khojaly
airport and does not have the ability to exercise customs control in
accordance with the relevant provisions of the Chicago Convention.

The Armenian side~Rs justification that operations at Khojaly airport
should be permitted for humanitarian reasons is a pretext, one designed
to provide cover for a desire to strengthen its military presence in
the occupied territories of Azerbaijan. It~Rs worth noting that Khojaly
airport was destroyed by Armenian forces in 1992 to prevent its use by
Azerbaijani troops, according to the Armenian reasoning at that time.

Having occupied a vast portion of Azerbaijani territory, Armenia
has been transporting people and cargo overland to Karabakh for many
years, in violation of international law. This situation has allowed
the Armenian armed forces to fortify military installations, and
they continue to do that on even a larger scale today. In addition,
operating flights to and from the Khojaly airport would represent an
expansion of Armenia~Rs military occupation, encompassing not just
territory, but Azerbaijani airspace as well.

Please Leave the Legal Analysis to Lawyers

By Gabriel Armas-Cardona

This is a response to EurasiaNet~Rs recent interview with Adil
Baguirov, the Board of Directors of the U.S. Azeri Network, asking
whether it would be legal for Azerbaijan to shoot down a plane
flying into the Karabakh airport. Barguirov said it would be legal
to shoot down the plane incorrectly citing international treaties
for his support. This response is meant to correct his incorrect
legal analysis.

Barguirov~Rs main support is the Convention on International Civil
Aviation (hereinafter the Convention) The Convention has 191 parties
and is undoubtedly accepted international law (likely both customary
law as well as treaty law). His main arguments are that Article 1
of the Convention gives states ~Scomplete and exclusive sovereignty
over the airspace above its territory~T and Article 3 bis allows
states to ~Srequire the landing at some designated airport of a civil
aircraft flying above its territory without authority or if there are
reasonable grounds to conclude that it is being used for any purpose
inconsistent with the aims of this Convention; it may also give such
aircraft any other instructions to put an end to such violations.”

Barguirov is playing fast and loose with definitions and
interpretations. A proper reading of the Convention does not
grant the power to shoot down planes, but more importantly, the
Convention is superseded by both international humanitarian law and
the Armenian-Azerbaijan cease-fire agreement, both of which prohibit
the shooting down of a civil aircraft.

Issue 1: The Convention does not give the power to shoot down a plane.

Article 1~Rs broad statement of ~Scomplete and exclusive sovereignty~T
does not give a state the right to do anything it wants to an intruding
aircraft. If a plane enters another sovereign~Rs airspace, that would
be a violation, which engages the rules on state responsibility. The
violator has to make amends for the violation, and the victim
state can~Rt take unilateral action without giving the violator an
opportunity to make amends (See Article 30 of the Draft rules on the
Responsibility of States for Internationally Wrongful Acts).

The Convention~Rs Article 3a bis explicitly says that ~Severy State
must refrain from resorting to the use of weapons against civil
aircraft in flight.~T Barguirov tries to use Article 3b bis to his
advantage by mentioning how it does grant that ~S”[E]very State … is
entitled to require the landing ~E of a civil aircraft flying above
its territory without authority or if there are reasonable grounds
to conclude that it is being used for any purpose inconsistent with
the aims of this Convention; it may also give such aircraft any
other instructions to put an end to such violations.” But, Barguirov
ignores the very next sentence of Article 3b bis that limits states
to non-lethal force: ~SFor this purpose, the contracting States
may resort to any appropriate means consistent with relevant rules
of international law, including the relevant provisions of this
Convention, specifically paragraph a) of this Article.~T Paragraph a
expressly prohibits the use of force against civil aircraft in flight,
and the relevant rules of international law also prohibit the use of
force against civilian aircraft (see Issue 3).

Issue 2: The Convention won~Rt apply to the first few flights. Even if
the Convention granted the power to shoot down flights, which would
make flying around rogue states much scarier for the average person,
the Convention doesn~Rt apply to non-civil aircraft. The Convention
explicitly states that it refers only to ~Scivil aircraft, and shall
not be applicable to state aircraft~T (Article 2a). The first flight
from or to Karabakh will almost certainly be a state aircraft,
and thus outside the scope of this convention.* Even if we assume
that the Convention does grant the power to shoot down planes and
Azerbaijan threatens to shoot down only the first civilian flight
as defined within the Convention, Azerbaijan still could not legally
shoot down a plane because of issue 3.

Issue 3: There is lex specialis that prohibits shooting down a civilian
aircraft. Armenia and Azerbaijan are in a special relationship unlike
all other members of the Convention. Their frozen conflict imposes
extra obligations on each of them that would not exist for states
not at war. Those extra obligations are the Laws of War, primarily
international humanitarian law. International humanitarian law trumps
whatever legal rights or obligations granted by the Convention. This
is a standard canon of interpretation where the specialized law (lex
specialis) trumps the general law (lex generalis). International
humanitarian law explicitly prohibits the targeting of civilians
including civilian flights.

There is also an even higher level of lex specialis: the ceasefire
agreement signed by Armenia and Azerbaijan. Shooting down a plane
is an obvious violation of the ceasefire agreement, as is flying a
plane into the airspace of another. However, not all violations are
created equal. A violation of the cease-fire agreement is justified if
it~Rs a proportional response to a violation by the other side, but
shooting down an Armenian plane for merely entering airspace claimed
by Azerbaijan is not proportional. Only if the Armenian plane attacked
or an attack was imminent could Azerbaijan respond with deadly force.

To recap:

If the first flight is a civil aircraft, it falls within the
Convention, otherwise it doesn~Rt.

The Convention does not allow states to shoot down civil aircraft.

Regardless of whether the Convention applies, international
humanitarian law prohibits the targeting of civilians and international
humanitarian law takes priority over the Convention.

If the first flight was a military aircraft, Azerbaijan could
destroy it under international humanitarian law, but it would be
a disproportional violation of the ceasefire agreement unless the
military aircraft attacked or was about to attack Azerbaijan.

* Article 2c does list a requirement for state aircraft to acquire
permission to fly over or within a territory, but the Convention
cannot list a penalty for such a violation without contradicting
the text of Article 2a. Article 2c must be read as a reiteration of
existing international law rather than some new obligation.

Editor’s note: Farid Shafiyev is the ambassador of the Republic of
Azerbaijan to Canada. He is also Azerbaijan~Rs permanent representative
to the International Civil Aviation Organization. Gabriel Armas-Cardona
is a lawyer in New York State and was a legal fellow at the Office of
the Human Rights Defender of the Republic of Armenia. He regularly
comments on the political and human rights situation of Armenia on
his blog.

http://www.eurasianet.org/node/66459

Armenian Villagers Not To Support Incumbent President – Presidential

ARMENIAN VILLAGERS NOT TO SUPPORT INCUMBENT PRESIDENT – PRESIDENTIAL CANDIDATE

tert.am
28.01.13

One of the presidential candidates Hrant Bagratyan conducted a mobile
election campaign in Armenia’s rural areas to make sure that Armenia’s
President Serzh Sargsyan will not get support there.

“If they think they will be elected, let them do so. Come and ask
these people if they will elect or not,” Mr Bagratyan told journalists
on Monday.

He offered the journalists to accompany him during his visits to
Armenia’s villages and make sure that the situation in much graver
than it seems to be.

Asked about his possible cooperation with Armenia’s authorities outside
parliament, Mr Bagratyan said: “Such an issue is not on the agenda. If
they ask me about our army’s best structure with the current economic
situation, I will sit down and write a couple of pages for them. Now
you consider it cooperation,” Mr Bagraryan said.

National Assembly Speaker Addressed A Congratulatory Message On Army

NATIONAL ASSEMBLY SPEAKER ADDRESSED A CONGRATULATORY MESSAGE ON ARMY DAY

15:20, 28 January, 2013

YEREVAN, JANUARY 28, ARMENPRESS: Armenia’s National Assembly Speaker
Hovik Abrahamyan delivered a congratulation speech on the occasion of
the 21th anniversary of formation of the Armed Forces of Armenia. “I
congratulate you on Army day, a holiday symbolizing victory and
dedication, brevity and patriotism, will and spirit of our people.

Army day is a holiday of brave and strong men. January 28 is a day of
devotees, who at the cost of their lives survived for our independence,
free and independent Artsakh, a holiday for all those who currently
defend that independence and sovereignty, the security of our borders
and families, who erect Armenian flag in all corners of the world by
conducting peacekeeping mission” NA speaker posted in his facebook
page, Armenpress reports.

Abrahamyan congratulated Armenian army soldier, officer and general,
who have been and remain a firm stronghold and faithful defender of
our Homeland. Armenian top official wished more achievements, good
health, well-being for the sake of a peaceful, stable and strong
Republic of Armenia.

Teghut Mine Cannot Be Exploited

TEGHUT MINE CANNOT BE EXPLOITED
Tehmine Yenokyan

Story from Lragir.am News:

16:53 28/01/2013

In an interview with Lragir.am Artush Yeghiazaryan, member of Save
Teghut Civil Initiative, economist living in Geneva for over 12 years
noted that in Switzerland the public honors the law.

Why is it not so in Armenia? One can complain all the time but it is
better to act. “I discovered Teghut, and Teghut discovered me.

Everything began with the protection of Teghut under Aarhus convention
of the UN. We set up a processing unit in Lori. Vallex borrowed
250 million dollars to exploit the mine in Teghut profit from which
would flow to the pockets of a few people. It would be possible to
create jobs and support entire Lori region on this money – create
green economy, ensure people’s health and dignified jobs,” Artush
Yeghiazaryan says.

His studies showed that the local agricultural traditions allow
producing 3000 tons of honey, different medical, cosmetic and
technical oils, it is possible to develop ecotourism. The world is
facing shortage of healthy, clean food. There are good opportunities
for its production. It will be not only the treasure of Armenia but
also an alternative to mining.

Local farmers already understand that mines are evil, and they need
an alternative, Yeghiazaryan says. They are now trying to create a
green alternative to Teghut, ensure popularity of Made in Armenia
brands and green economy models. The whole profit is invested back
in the development of other communities.

Teghut cannot be turned to a mine, I cannot imagine that even in my
nightmare, it will be a disaster and a crime against humanity and
nature. We need to fight against it, Yeghiazaryan says.

Ecology is on the agenda of international security, and a faulty
domestic policy is a challenge to the security of Armenia, the
main factor of which is mining. Mining kills soil which feeds us,
Artush Yeghiazaryan says, noting that we need a planned, organized
common effort.

http://www.lragir.am/index.php/eng/0/society/view/28737

Film About The Armenian Army Participates In A Festival In Poland

FILM ABOUT THE ARMENIAN ARMY PARTICIPATES IN A FESTIVAL IN POLAND

13:54 28.01.2013

Director Arshak Zakaryan’s short film “The Woman” telling about a
young man, who is going to army, and his mother participated in the
“Zoom Zblizenia” international film festival in Poland.

Competing with 451 films in the first stage, it was included in the
list of 114 best films to participate in the final contest.

The scenario of the film is based on a real story. Some roles were
played by participants of the Artsakh war.

http://www.armradio.am/en/2013/01/28/film-about-the-armenian-army-participates-in-a-festival-in-poland/

Assassinat De Trois Militantes Kurdes : Marche Silencieuse A Rennes

ASSASSINAT DE TROIS MILITANTES KURDES : MARCHE SILENCIEUSE A RENNES

Publie le : 28-01-2013

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
propose cette information publiee sur le site des Amities kurdes de
Bretagne le 27 janvier 2013.

Photo Gael Le Ny

dimanche 27 janvier 2013 par Amities kurdes de Bretagne

Marche silencieuse a Rennes. 700 Rennais ont delivre un message :
“Rojbin, Sakine, Leyla, nous prenons le relais”

700 Rennais, Brestois, Douarnenistes, Nantais, Morbihannais kurdes,
francais, bretons confondus, des Catalans ont repondu a l’appel des
Amities kurdes de Bretagne et d’Amara – Maison du Peuple kurde. Ils
ont defile silencieusement dans les rues rennaises, delivrant a
l’attention de la population deambulante d’un samedi après-midi
ensoleille et au-dela, a l’opinion publique, un message affectueux
a l’adresse de Rojbin, Sakine et Leyla, ces trois militantes kurdes
assassinees a Paris. Il s’agit aussi d’un avertissement a tous les
responsables politiques de notre pays qui seraient tentes d’etre
complaisants envers les commanditaires de ce crime.

Marie-Anne Chapdelaine, deputee d’Ille et Vilaine, Frederic Bourcier et
Jocelyne Bougeard, adjoints au maire de Rennes avaient, avant le depart
de la marche, rencontre les organisateurs et manifeste leur soutien.

Rien ne peut justifier un tel acte de barbarie

“Rojbin, Sakine, Leyla, nous prenons le relais”, “Nous sommes tous
Rojbin”, “Nous sommes tous Sakine”,”Nous sommes tous Leyla”, “Le PKK
n’est pas une organisation terroriste”, “Vive la resistance kurde”,
“Negociation avec Ocalan”, “Les martyres ne meurent jamais, je prends
le relais”.

Les pancartes qui ponctuaient le cortège criaient avec force la
determination des manifestants defilant en silence avec gravite. Au
terme d’une marche impressionnante, ils ont ete accueillis place
de la Mairie, par Roselyne Lefrancois, adjointe aux relations
internationales, au nom de Daniel Delaveau, Maire de Rennes et
President de Rennes metropole, qui a rappele le message indigne que
le Maire a publie dès l’annonce de cet horrible assassinat : “rien ne
peut justifier un tel acte de barbarie et c’est avec la plus grande
fermete que je condamne cet acte”. Roselyne Lefrancois a aussi rappele
qu’en mars 2012 le Conseil municipal unanime avait, par un v~u,
manifeste son soutien aux personnalites et aux elus kurdes incarceres.

En assassinant ces militantes, les tueurs nous ont aussi frappes

Les organisateurs, AKB et Amara, n’ont pas cache leur emotion en
evoquant le parcours militant de Sakine, de Leyla et surtout de
Rojbin, la plus connue a Rennes : “en assassinant ces militantes,
les tueurs nous ont aussi frappes, on a voulu les faire taire. Nous
prenons le relais”. Les personnalites presentes, Sylvie Jan, membre
de la commission internationale du Parti communiste francais, Eyyup
Doru representant le parti pro-kurde BDP (Parti pour la Paix et
la Democratie), les representants du Parti communiste francais, du
Front de Gauche, des Jeunesses communistes, de l’Union democratique
bretonne, de Breizhistance – Gauche independantiste bretonne, de CUP
(Gauche independantiste catalane) ont tour a tour pris la parole
pour exprimer leur indignation et leur solidarite. Ils ont demande
au gouvernement francais de faire toute la lumière sur ce crime d’Etat.

Sylvie Jan et Eyyup Doru ont pointe du doigt la politique repressive
de la Turquie qui encourage de tels actes, quand ils ne sont pas
l’~uvre de “l’Etat profond” lui-meme. Tous ont demande l’annulation
les accords de cooperation dans le domaine de la securite interieure
entre la France et la Turquie.

Andre Metayer

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Source/Lien : Amities kurdes de Bretagne

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=70846
www.collectifvan.org