La Revolte De Taksim Questionne Les Ambitions De La Turquie Par Laur

LA REVOLTE DE TAKSIM QUESTIONNE LES AMBITIONS DE LA TURQUIE PAR LAURENT LEYLEKIAN

TURQUIE – Les violentes manifestations qui secouent actuellement la
Turquie ont surpris meme ceux qui observent regulièrement ce pays.

Partis d’un fait en soi peu signifiant -la contestation par des
associations du quartier et par des groupes environnementalistes d’un
projet d’amenagement du parc Gezi- un grand espace vert au centre
d’Istanbul- le conflit s’est mue en veritable bataille rangee après
que les forces de l’ordre aient tente de degager les protestataires
de la place Taksim qu’elles occupaient.

En première approche, ce sont la disproportion et la violence des
moyens de repression utilises par les forces antiemeutes qui ont mis
le feu aux poudres, transformant un conflit local en veritable guerilla
urbaine et declenchant des evènements de nature similaire dans tout le
pays. Mais de manière plus profonde, l’explosion de Taksim provient du
sentiment d’etouffement eprouve par tous ceux qu’exaspère le projet
politique mis en ~uvre par l’Etat AKP depuis maintenant dix ans :
non pas l’islamisation du pays -il est deja totalement musulman depuis
l’extermination de sa population chretienne- mais bien la mise en
place d’un Etat islamique et autoritaire sur le modèle ottoman. De
sorte que très vite un amalgame rapide s’est etabli dans la tete de
certains observateurs et meme dans celle de certains manifestants :
la place Taksim serait a Istanbul ce que fut la place Tahrir au Caire
et l’on assisterait a un “printemps turc” en tout point similaire aux
divers “printemps arabes” qui destituèrent les caciques au pouvoir
dans les pays du Maghreb.

Or l’analogie a ses limites et il est rien moins que sûr que la
Turquie suive le meme chemin. Certes, les similitudes formelles sont
troublantes : d’un côte une societe civile en apparence libertaire face
a un gouvernement sclerose, incapable de fournir une reponse politique
a des revendications sociales ; d’un côte de jeunes manifestants
utilisant massivement Twitter et Facebook pour communiquer pendant
que le Premier ministre qualifie les reseaux sociaux de “menace”
et que le pouvoir organise un black-out mediatique, utilisant des
brouilleurs sur la place Taksim, censurant des sites Internet et
projetant des reportages animaliers a la television.

Une opposition fragmentee

Reste cependant qu’une realite notable differencie les evènements de
Turquie de ceux des pays arabes. En Turquie, ce sont les islamistes
de l’AKP qui sont deja au pouvoir et, n’en deplaise aux progressistes
europeens, la societe turque est desormais largement acquise a leurs
conceptions sociales et politiques : si cela fait grand bruit en
Europe et au sein de la petite frange occidentalisee d’Istanbul,
la majorite conservatrice et rurale du pays s’accommode fort bien
des velleites de prohibition de l’alcool, de l’erection maniaque de
mosquees a travers le pays, de l’autorisation generalisee du port
du voile ou des projets d’interdiction du rouge a lèvres pour les
hôtesses de la compagnie aerienne nationale.

En consequence, les manifestants de Taksim sont minoritaires et ils
sont surtout divises. Si le noyau initial etait constitue de jeunes et
d’etudiants plutôt a gauche de l’echiquier politique, eventuellement
soutenus par des militants se revendiquant du mouvement Anonymous,
ils ont ete rejoints par des troupes que tout oppose si ce n’est
leur commune detestation d’un pouvoir incarne par la roide figure de
Recep Erdogan : decus de l’AKP ; partisans du CHP -le parti kemaliste
longtemps au pouvoir ; ultranationalistes de la mouvance des Loups-Gris
; militants kurdes du BDP ; Alevis outres par l’inauguration du pont
Yavuz Selim, baptise d’après le nom d’un sultan grand massacreur des
leurs ; et meme un petit groupe de crypto-Armeniens arguant du fait
que le parc Gezi constitue le reliquat du grand cimetière armenien
de Pangalti, spolie après le genocide et remplace par des hôtels et
les bâtiments de la TRT, l’audiovisuelle publique turque.

Autoritarisme politique et liberalisme economique

Bref, on peut serieusement douter que cette coalition heteroclite
parvienne a court terme a faire vaciller l’AKP qui dispose desormais
de toutes les renes du pouvoir. En revanche, on peut se demander si
ces evenements ne sonnent pas l’heure de la retraite pour l’actuel
homme fort du pays. Recep Tayyip Erdogan est depuis longtemps malade
et ses dix ans de règne sans partage ont serieusement ecorne l’image
d’ouverture qui fit quelque mois illusion auprès des occidentaux. Si
de nombreux Turcs descendent aujourd’hui dans la rue, la derive
autoritaire du Premier ministre y est pour beaucoup. On sait que
le President Gul – egalement islamiste mais plus matois – attend son
heure mais on sait aussi que la lutte pour le pouvoir s’est deplacee au
sein meme de l’AKP, maintenant marginalises les nationalistes du CHP.

Bien malin toutefois, celui qui saura dire l’issue de cette lutte
d’influence et, notamment, sur quel poulain misera desormais la
puissante confrerie des Fetullahci. Au-dela des questions de personne
cependant, c’est toute la strategie des islamistes qui pose question :
D’un point de vue economique, l’AKP avait gagne un succès populaire
en construisant un discours convaincant sur sa probite morale face
a d’archaïques partis kemalistes gangrenes par diverses affaires de
corruption et de nepotisme. Et de fait, les islamistes ont reellement
sorti le pays de l’ornière en multipliant par trois son PIB et en
redressant des finances publiques qui peuvent aujourd’hui s’affranchir
de la bequille du FMI.

Mais l’opinion publique turque commence a realiser que les nouveaux
dirigeants du pays, s’ils sont moins dirigistes que les anciens, sont
au moins aussi affairistes qu’eux. Et ce qui gene, c’est notamment
que les succès economiques de la Turquie se soient construits sur une
politique très liberale fondee sur la marchandisation a outrance des
espaces et des biens publics. 80 ans de dirigisme etatique et encore
plus 600 ans d’absolutisme imperial ont necessairement laisse des
traces au sein d’une population habituee a la mainmise etatique et
donc necessairement critique a tout processus de liberalisation et
de privatisation.

Un pays empetre dans ses contradictions

D’un point de vue de politique interieure, l’AKP s’est efforce de
detruire la chape kemaliste qui etouffait la societe en liberant les
identites particulières -regionales, ethniques ou religieuses- qui
la compose. La question est maintenant de savoir quel sera le destin
de ces dynamiques nouvelles, mais eventuellement conflictuelles,
illustrees a merveille par les evènements de Taksim. Le sentier de
la vraie democratie sociale et de la reconnaissance des identites
particulières est certes toujours possible mais il est bien etroit
coince entre les deux grandes autoroutes que sont leur jugulation par
le puissant mouvement islamiste ou leur recuperation par les forces
d’opposition les plus organisees de la contestation, c’est-a-dire
encore une fois encore celles des kemalistes. Et sur chacune de ses
deux autoroutes, les libertes individuelles se font ecraser comme
en temoigne la chute abyssale de la Turquie dans les classements de
Reporters Sans Frontières.

D’un point de vue de politique exterieure enfin, le vent de revolte
qui souffle au sein de la societe turque pourrait bien affaiblir
encore plus la capacite de la Turquie a peser sur son voisinage. À cet
egard, la politique de”zero problème avec les voisins” prône par Ahmet
Davutoglu, le Ministre des Affaires Etrangères, est un echec patent :
les velleites turques de restaurer son ancienne influence ottomane
au Proche-Orient et au Sud Caucase ont ete jusqu’a present largement
tenues en echec par les autres acteurs regionaux -Russie et Iran en
tete- et cette entreprise ne s’est vu couronnee de quelques succès que
dans les Balkans. Mais le gros morceau de cette politique “exterieure”
reste la question kurde. Le processus de paix enclenche avec le PKK
semble avoir conduit la guerilla kurde au cessez-le-feu et au retrait
de ses troupes dans leur sanctuaire nord-irakien. Il est sans trop tôt
pour dire quelle sera l’attitude du mouvement kurde si les negociations
devaient se poursuivre avec un pouvoir eventuellement affaibli. Mais
il est surtout a craindre que ce pouvoir ait a nouveau la tentation
du raidissement nationaliste antikurde, strategie aventuriste qu’il
pourrait utiliser afin de ressouder derrière lui une opinion publique
qui commence a lui echapper.

Quoiqu’il en soit, c’est donc la strategie de l’AKP qui pourrait bien
s’echouer sous nos yeux a Taksim : Afin de s’emanciper du kemalisme,
les islamistes ont libere des forces opprimes depuis 80 ans par
celui-ci. Or ces forces n’entendent pas passer du Charybde des
militaires aux Scylla des religieux. À moins d’autoriser l’eclosion
d’un vrai pluralisme qui est etranger a sa conception hegemonique,
le pouvoir est place devant l’alternative de perpetuer la tradition
politique turque en ecrasant la contestation ou d’etre regulièrement
confronte a la resurgence des instabilites structurelles de la societe
turque. Un choix similaire a celui des autres pays du Proche-Orient
et qui est, somme toute, peu compatible avec les exigences europeennes.

jeudi 6 juin 2013, Stephane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=90290
http://www.huffingtonpost.fr/laurent-leylekian/revolte-taksim-turquie_b_3388248.html

Partir, Revenir…Par Maitre Hatoug Chamlian

PARTIR, REVENIR…PAR MAITRE HATOUG CHAMLIAN

Alors donc, la dernière mode en cours, dans l’etrange monde armenien
– village d’Asterixian, fragmente et eparpille autour de la planète
entière -, c’est d’ouvrir grand la bouche et des yeux horrifies, et
de se taper les genoux avec ses paumes, en pleurant que l’Armenie se
vide de sa population, pour cause d’emigration massive.

Le paradoxe, dans cette industrie des lamentations, c’est qu’elle
chevauche de Grandes Idees et de Grands Principes, qui n’ont rien a
envier au Tour Guedzagui de Sassountsi Tavit, mais elle pretend en
meme temps se situer au niveau le plus realiste, lucide et proche
du peuple. La contradiction, c’est que pour les pleureurs de service
concernes, lesdits Idees et Principes doivent surtout exclure toute
notion de patriotisme ; laquelle serait donc non seulement demodee,
ringarde et risible, mais carrement hors de propos.

Dans ce faux debat extreme, intellectuellement fratricide, dont les
Armeniens ont la recette secrète (comme celle de la potion magique),
il manque une analyse sereine, fondee sur des realites historiques
modernes et contemporaines, sur des faits irrefutables.

Liban, 1975 a 1984. Une guerre civile interminable, infernale. Faute
d’une Armenie alors independante, la communaute armenienne de ce pays –
qui n’en etait plus un – a decide, resolument, d’y rester.

Peut-on vraiment pretendre que les conditions de vie de la majorite
(la quasi-totalite en fait) des Armeniens du Liban, durant cette
periode, etaient meilleures que celles des Armeniens d’Armenie,
aujourd’hui ? Pas de travail, pas d’ecole, penurie de tout – incluant
souvent le pain meme -, manque d’eau et d’electricite, tirs et
bombardements continuels, enlèvements, torture, viols, invasion de
proprietes, pillage, avenir totalement noir et bouche… Ils sont
restes. L’ecrasante majorite a tenu le coup, et a choisi sciemment
de ne pas partir, de ne pas fuir, de ne pas abandonner.

Pourquoi ? Parce qu’ils estimaient que la survie et l’avenir de la
nation l’exigeaient. Eu egard a la specificite particulière de cette
communaute, a l’epoque, c’etait vrai, a plusieurs egards.

Aujourd’hui encore, le meme phenomène se produit en Syrie. La logique
est moins vraie, helas, etant donne qu’il y a l’Armenie. Mais c’est
la meme idee, c’est le meme principe, la meme conviction profonde.

Quelque part entre stoïcisme et patriotisme. Lorsque le sens de
l’interet collectif l’emporte sur l’individualisme obtus. En depit de
conditions effroyables, des risques et dangers ultimes et quotidiens,
beaucoup s’y accrochent, et sont determinee a y rester. Quitte a y
rester, au sens funèbre de l’expression.

En etudiant le sujet de l’emigration de l’Armenie sous cet angle,
au nom de ceux et celles qui, dans tous les sens du terme, ont
sacrifie leur vie en Diaspora, par amour pour la nation armenienne,
et aussi au nom de ceux et celles qui choisissent de renoncer a une
partie substantielle de leur quietude, leur confort, leurs plaisirs,
leurs affaires – personnelles et commerciales -, leur carrière, leurs
loisirs et leur reussite financière, dans des pays etrangers où ils
pourraient fort bien profiter de la vie et prosperer sans se soucier de
rien d’autres, pour se devouer et se consacrer plutôt au redressement –
penible et laborieux – de la Mère Patrie, nous avons merite le droit
de dire a certains de nos compatriotes d’Armenie : allez, ca suffit
maintenant, les pleurnicheries. Aimez-la, ou quittez-la.

Haytoug Chamlian, Montreal

jeudi 6 juin 2013, Ara ©armenews.com

Ankara a Washington : La Turquie N’est Pas Une Democratie De Seconde

ANKARA A WASHINGTON : LA TURQUIE N’EST PAS UNE DEMOCRATIE DE SECONDE CLASSE (DIPLOMATE)

(AFP) – Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a eu un
entretien telephonique mardi soir avec son homologue americain John
Kerry pour lui faire part de l’insatisfaction d’Ankara après une
serie de commentaires de Washington sur les manifestations en Turquie,
a affirme a l’AFP un diplomate turc.

“La Turquie n’est pas une democratie de seconde classe”, a notamment
affirme M. Davutoglu a M. Kerry, selon cette source parlant sous le
couvert de l’anonymat.

Le ministre turc a reproche aux Etats-Unis d’avoir depeint les
manifestations antigouvernementales qui secouent la Turquie depuis
six jours comme une “situation extraordinaire”, estimant que des
mouvements de protestation similaires avaient lieu dans d’autres pays,
comme le mouvement Occupy Wall Street en 2011 aux Etats-Unis.

M. Davutoglu a egalement informe M. Kerry qu’une enquete etait en
cours concernant un usage excessif de la force par certains elements
de la police turque.

Washington s’est exprime a trois reprises sur les manifestations en
Turquie, un de ses proches allies.

Vendredi, la porte-parole du departement d’Etat, Jennifer Psaki, avait
indique que les Etats-Unis etaient “preoccupes par le nombre de gens
qui ont ete blesses lorsque la police a disperse les manifestants
a Istanbul” et avait enjoint la Turquie de “respecter les libertes
d’expression, d’association et de rassemblement”.

Lundi, M. Kerry lui-meme a condamne l’usage “excessif” de la force par
la police et dit esperer qu’une “enquete complète sur ces incidents”
serait lancee.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a pour sa part salue
mardi les excuses presentees par le vice Premier-ministre turc Bulent
Arinc aux victimes de violences policières.

Ankara est très proche de Washington, notamment au sein de l’Otan,
et les deux pays coopèrent etroitement sur le dossier syrien.

jeudi 6 juin 2013, Stephane ©armenews.com

Installment Of One Anti-Hail Station For Protection Of 80 Hectares E

INSTALLMENT OF ONE ANTI-HAIL STATION FOR PROTECTION OF 80 HECTARES ESTIMATED TO COST ABOUT AMD 7 MILLION

YEREVAN, July 5. /ARKA/. Installment of one anti-hail station for
protection of 80 hectares is estimated to cost about AMD 7 million,
and the cost of anti-hail network intended for one hectare ranges
from $12,000 to 22,000, Deputy Agriculture Minister Robert Makaryan
said Wednesday at a news conference.

“Anti-hail networks designed for one hectare are quite expensive,
and neither the government nor farmers can afford them,” he said
answering a question of ARKA News Agency’s correspondent.

The deputy minister stressed that it would be more reasonable to
deploy anti-hail networks, since they are more effective than stations.

The talk about deployment of anti-hail facilities in Armenia was
prompted by the recent hailstorms, which have inflicted significant
damage to 17,000 hectares of crop land in Armenia’s Armavir province.

Crops in Shirak, Aragatsotn, Lori, Kotayk and Syunik provinces have
been stricken by hail as well.

Makaryan said that taking into account that thunderous clouds mostly
come to Armenia from Turkey, 101 anti-hail stations have been deployed
on the Armenia-Turkey border.

In 2012, 35 new anti-hail stations were installed in Armenia in 2012.

The government intends to increase their number to 250 this year. ($1 –
AMD 416.02).-0-

Israel Does Not Recognize New Armenian Patriarch

ISRAEL DOES NOT RECOGNIZE NEW ARMENIAN PATRIARCH

Vestnik Kavkaza, Russia
June 5 2013

Archbishop Nurkhan Manukyan has recently been enthroned as the 97th
Armenian patriarch of Jerusalem in St. James Church in the Armenian
quarter of Jerusalem.

The official ceremony has been attended by many senior clerics of the
Armenian Church, including the head of the Armenian Church in Great
Britain, Vaan Ovanisyan.

The 97th Armenian patriarch of Jerusalem was born in 1948 in Aleppo,
Syria, and educated in Lebanon, Jerusalem and the United States.He
served as a priest in Switzerland, New York and theIsraeli cities of
Jaffa and Haifa. In 1999 he became a bishop and in 2000 an archbishop.

One should note that previously all Christian churches in Jerusalem
were trying to elect as their heads people who were equally supported
by Israel, Jordan and Palestine. That is why such elections have
always been a serious diplomatic game.

The election of the new Armenian patriarch has violated this unwritten
rule, as his candidacy was supported by Jordan and Palestine, but
not Israel. The reason is quite clear. Manukyan has made a series
of anti-Israeli statements and in 2013 condemned Israel for not
recognizing the 1915 Armenian Genocide.

The Israeli authorities are quite open about the fact that they see
the election of Manukyan as a direct challenge and are worried about
possible conflicts with the Armenian diaspora in Jerusalem.

By Pyotr Lyukimson. Exclusively to VK

http://vestnikkavkaza.net/news/politics/41136.html

Recent Protests In Turkey Serious Blow To Foreign Policy Ambitions

RECENT PROTESTS IN TURKEY SERIOUS BLOW TO FOREIGN POLICY AMBITIONS

June 05, 2013 | 14:53

YEREVAN. – Protest actions in Turkey involve different groups,
from nationalists to the lefts, intellectuals and common citizens,
expert in Turkish studies Levon Hovsepyan said at a press conference
on Wednesday.

However, he believes the action cannot be characterized as the
opposition clashes with the government. He stressed that Turkish PM
Erdogan is faced with serious problems, adding that success of ruling
party will be questioned as the country will hold elections in 2014.

As to foreign policy, the expert is confident that recent processes
are a serious blow to Turkey’s ambitions since the country tried to
act as a state stabilizing the regional situation.

“The U.S. and EU will take up the matter with Turkey, and Ankara will
have to reckon with all this,” Levon Hovsepyan said.

Summing up, the analyst said he believes the movement is not likely
to fade away.

Police used violence against protest action in Taksim Square of
Istanbul which was followed by uprising throughout the country. Around
2,000 people were arrested and dozens were injured during the clashes.

Environmental mottos turned into political ones demanding Erdogan’s
resignation.

http://news.am/eng/news/156714.html

Neighborhood Watch: Eyes On Istanbul As Taksim Square Protests Sprea

NEIGHBORHOOD WATCH: EYES ON ISTANBUL AS TAKSIM SQUARE PROTESTS SPREAD

News | 04.06.13 | 16:06

By Siranuysh Gevorgyan
ArmeniaNow reporter

Analysts in Armenia have their watchful eye on the dramatic events
unfolding in Turkey. Political changes in the neighbor country with
which Armenia has no diplomatic relations, can nonetheless have a
direct tangible impact on the whole region.

Enlarge Photo Ruben Melkonyan

Expert in Turkish studies Ruben Melkonyan says the spontaneous small
act of protest held by a group of young environmental activists last
week in Turkey has turned into a large-scale political turmoil, which
has even spread to Turkey’s “younger brother” Azerbaijan. Melkonyan
says all the developments in Turkey commonly find their reflection
in Azerbaijan, although in a more provincial and primitive manner.

Last week’s peaceful sit-in to protect one of Istanbul’s last public
parks rapidly spread to 44 of Turkey’s 80 states and became a huge
wave of protest against the authorities. Malkonyan says the active
leftist sector of Turkey’s Armenian community is also part of it.

Despite the fact that the movement against Turkish Prime Minister
Recep Tayyip Erdogan does not have an obvious political leader,
Melkonyan says, it clearly indicates the conflict and discord between
the Islamist-rooted authorities and the ruling military and the
supporters of more secular government.

Analysts are cautious to call these developments a “Turkish spring
or Turkish summer” (as in the “Arab spring”), however the revolt of
people out in the streets now is met with rather brutal treatment by
the police, with grave consequences: more than 3,000 demonstrators
have been detained, hundreds more have been wounded, two young men
(20 and 22 years old) have died.

“Turkish ‘democracy’ has revealed its true face once again,”
says Melkonyan, in reference to the actions of the policemen which
have undergone numerous EU-sponsored trainings, but are now acting
merciless, and adds with conviction that these events are a mighty
card to play against Turkey for the countries opposing its potential
EU membership.

As opposed to President Abdulla Gul, who viewed the protest as an
expression of democracy, premier Erdogan has demonstrated arrogance
towards the protestors, calling them liars. Prior to leaving for
Morocco on Monday, he said accusing outside forces in supporting the
protest that the Turkish intelligence service is now searching for
connections between the demonstrators and foreign forces.

Melkonyan, in fact, does not rule out the role of western forces
in the Turkish turmoil, as a restrictive measure against Turkey’s
aggressive policy.

“Turkey has become too active in the region recently and even resorts
to political unruliness, meaning it uses tough tones when talking
not only to the region’s other countries, but also to its sponsors –
the West, the USA. Hence, I view this as the West’s sobering blow
against the Turkish authorities, by which it might be sending a
message to restrain themselves a little bit, and to remind that the
Turkish society has many weak spots and is vulnerable, and problems
can arise at any minute,” says Melkonyan.

http://armenianow.com/news/46608/riots_turkey_taksim_erdogan_occupygezi

Protesters Do Not Exclude Social Upheaval In Armenia

PROTESTERS DO NOT EXCLUDE SOCIAL UPHEAVAL IN ARMENIA

02:59 PM | TODAY | SOCIAL

About two dozen people today gathered outside the Russian Embassy
in Yerevan, protesting against the pending increase in the cost of
Russian natural gas imported to Armenia.

“Let’s prevent the hike in natural gas tariffs” initiative group had
brought with them a letter addressed to Russian Ambassador to Armenia
Ivan Volynkin. In the letter, the group said that ‘the hike in gas
prices would increase the cost of public utilities and staples. By
increasing the gas prices GasProm seeks to have annually $150 million
in revenue. Our patience also has limits.’

The authors of the letter do not rule out the possibility of a social
upheaval and say the issue can be easily tacked at this stage if the
Russian side agrees not to increase the gas prices.

No one from the Embassy showed up to meet the protesters. They left
the letter in the mailbox and left the area.

http://www.a1plus.am/en/social/2013/06/05/embassy

Tourists From Latin America, Africa, Australia And Singapore Interes

TOURISTS FROM LATIN AMERICA, AFRICA, AUSTRALIA AND SINGAPORE INTERESTED IN ARMENIA

11:03, 5 June, 2013

YEREVAN, JUNE 5, ARMENPRESS. The geography of the tourists visiting
Armenia is growing each year. In accordance with the regular surveys
conducted in the frontier units not only tourists from the Russian
Federation, Georgia, United States, and a number of European countries
visit Armenia, but tourists from Latin America, African countries,
Australia, and Singapore as well. The Head of the Tourism Department of
the Ministry of Economy Mekhak Apresyan stated this in a conversation
with “Armenpress”.

Among other things Mekhak Apresyan underscored: “There are tourists
from certain countries, which used to visit Armenia very rarely,
but presently the number of those countries recorded a growth.

Surely, the number of visits is not so important, but the fact that
Armenia’s popularity and interest towards Armenia grew, is of a certain
importance for us.” It is considered to maintain the results of the
past year and make attempt to record a progress. In addition Mekhak
Apresyan underscored: “We are considering to increase that number by
10 percent. 128 237 tourists paid a visit to Armenia on January-March
of 2013. In comparison with the same period of the previous year
we have recorded a growth of 22.9 percent. It’s very promising,
but these rates may be altered.

In Vatican, Pope Francis Recognizes Armenian Genocide – Video

IN VATICAN, POPE FRANCIS RECOGNIZES ARMENIAN GENOCIDE – VIDEO

09:41 05.06.2013

Armenisn Genocide, Pope Francis

Pope Francis, during a meeting Monday with a delegation led by Nerses
Bedros XIX, Catholicos Patriarch of Cilicia of the Armenian Catholics
at the Vatican reiterated his earlier recognition of the Armenian
Genocide, Diaro Armenia reports.

During the visit, the pope met with members of the delegation, when
one of them said that she was a descendant of Genocide victims, to
which the pontiff responded: “The first genocide of the 20th Century
was that of the Armenians,” thus reiterating his earlier recognition
of the Armenian Genocide while he headed the Catholic Church in Buenos
Aires as Cardinal Jorge Bergoglio.

Seven years ago, during events marking the 91st anniversary of the
Armenian Genocide in Buenos Aires, then Archbishop of Buenos Aires
Jorge Mario Bergoglio urged Turkey to recognize the Genocide as the
“gravest crime of Ottoman Turkey against the Armenian people and the
entire humanity.”

Director of the Armenian National Committee of South America, Dr.

Alfonso Tabakian explained that this was the first such statement
from the pontiff since being elevated to pope and leader of the Roman
Catholic Church.

Tabakian called the statement “very important since his words transcend
any state or religion.”

“This recognition of the Armenian Genocide as the first genocide
of the twentieth century reaffirms the statements of John Paul II
[which were made] upon his arrival in Armenia on September 25, 2001,
demonstrating that more and more states, parliaments and international
organizations are adopting this position against the denial of history
perpetrated by the Turkish State,” added Tabakian.

During the visit, Nerses Bedros XIX presented the pope with a painting
depicting Jesus Christ on the crucifix.

cide/

http://www.armradio.am/en/2013/06/05/in-vatican-pope-francis-recognizes-geno