Turquie/Islamiser L’espace : Taksim Et Bodrum, Deux Essais Avortes

TURQUIE/ISLAMISER L’ESPACE : TAKSIM ET BODRUM, DEUX ESSAIS AVORTéS

Publié le : 02-08-2013

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
propose cette analyse d’Etienne Copeaux publiée sur son blog
susam-sokak.fr le 29 juillet 2013.

Légende photo : Le vis-a-vis jugé indécent de la mosquée et du
monument de la république : Sabah présente le projet de mosquée,
15 juillet 1996. Remarquer le cordon de policiers le long du mur du
château d’eau, a gauche, et les policiers en faction tout autour du
monument. La date du cliché n’est pas précisée.

susam-sokak

Esquisse n°41 – Islamiser l’espace : Taksim et Bodrum, deux essais
avortés (1996-1997)

Lundi 29 juillet 2013

En 1996, le parti islamiste Refah marque son arrivée au pouvoir par
l’annonce de la construction d’une mosquée sur la place de Taksim.

C’est un processus d’islamisation de l’espace. Erbakan et Erdogan
veulent “parachever la conquête d’Istanbul”, réalisée en 1453 et
par les élections municipales de 1994. Puis, c’est le tour d’une
chapelle médiévale de la citadelle de Bodrum. Les deux projets
avortent, mais aujourd’hui la même menace se réalise a Sainte-Sophie
de Trabzon… A quand le tour de Sainte-Sophie de Constantinople ?

Taksim n’est pas une véritable place comme en comptent les belles
villes anciennes, un espace vide bordé d’immeubles cossus, de grands
bâtiments publics, de palais. Taksim n’est pas la place Bellecour,
la place des Vosges, la place Stanislas, un lieu de repos, calme,
où l’on peut s’extraire de la ville, échapper au bruit et a la
puanteur automobiles. Taksim est avant tout un carrefour routier
dont la traversée est pénible. A part la rue piétonne Istiklal,
aucune des voies qui y mènent n’est agréable.

L’espace y est immense mais fragmenté. En venant d’Istiklal, a
peine dépassé le consulat de France, avec a main droite la grande
église orthodoxe Hagia Triada et ses deux clochers, on pénètre
d’abord sur le terre-plein du monument de la République ; a gauche,
l’ancien château d’eau qui a donné son nom a la place (Taksim, ”
séparation ” ou ” partage ”), bordé d’un long mur de pierre et,
toujours, d’un détachement de policiers. Le monument lui-même,
Å”uvre de Pietro Canonica (1928), n’est ni beau ni laid ni grandiose
1 ; mais, après le mausolée d’Ataturk a Ankara, c’est le second lieu
sacré de la république. C’est la que se font les actions de grâce,
les cérémonies réparatrices du culte républicain, c’est la que
se terminent, par un dépôt de gerbe, toutes les manifestations
autorisées. Mais pour y accéder, il faut être de ceux qui ”
jouent le jeu ” du pouvoir : partis de gouvernement, associations
kémalistes. Les autres n’y ont pas accès, et leurs tentatives peuvent
être réprimées avec la dernière brutalité. Ceci donne la mesure de
la transgression qu’a été l’occupation de cette place en juin 2013.

Passé ce square, on tombe sur l’axe qui débouche du boulevard de
Tarlabası et qui permet de répartir le flux de circulation venant
de la partie sud-ouest d’Istanbul vers les quartiers du Bosphore
d’une part, et les élégants quartiers nord de l’autre. C’est un
enfer de bruit. Après avoir traversé l’avenue, avant qu’il n’y ait
la une station de métro, on accédait a un espace rectangulaire
et irrespirable, une importante station d’autobus municipaux qui
attendaient la, tous moteurs tournant. A droite, l’hôtel Marmara,
tour quelconque qui domine la ville. Devant soi, le Centre culturel
Ataturk (AKM), médiocrité architecturale inaugurée en 1969. Enfin
a gauche, une volée de marches donne accès a ce fameux Gezi Parkı
(c’est-a-dire ” Parc de la Promenade ”), effectivement seul espace
vert du centre d’Istanbul, mais tellement étriqué, tellement
assiégé par le bruit et la puanteur, que nous allions rarement dans
cet endroit trop petit pour oublier la ville.

Place sans forme, place sans contour. Elle n’est bordée d’aucun
ensemble architectural qui la limiterait nettement. Et bien que tout
proche du Bosphore et a un point sommital, elle n’offre aucun point
de vue. On apercoit seulement la partie haute de quelques gratte-ciel
qui enlaidissent encore le lieu, comme l’immeuble dit Gökkafes,
un scandale urbanistique des années 1990.

D’ailleurs Istanbul, étrangement, est une grande ville sans place
digne de ce nom, a part la place de Beyazit, dans la ville historique,
bordée par l’Université d’Istanbul, la magnifique mosquée de Beyazit
et l’enclos des bouquinistes. Cette place-la, oui, a du caractère,
elle est conviviale, et il faisait bon y prendre un thé, le matin,
a l’ombre des grands platanes, et les samedis et dimanches s’y tenait
un immense marché informel.

Il me paraît normal que la place de Taksim ait fait l’objet de
projets de restructuration, mais il ne fallait pas faire pire que
ce qui existait. Elle était, en tant que centre convergent de la
circulation et des lignes de bus, puis de métro et du funiculaire de
Kabatas, elle a toujours été, elle est de plus en plus grouillante
de monde, un lieu d’afflux, de rendez-vous, un lieu de mélange où
l’on peut voir de tout. Le gouvernement de l’AKP a voulu en faire un
lieu de commerce pour riches, et l’aménager de sorte a rendre les
manifestations mieux contrôlables sinon impossibles.

En raison des événements, on commence a entendre parler, hors de
Turquie, des questions d’urbanisme a Istanbul. Par sympathie pour
le mouvement de juin 2013, on a idéalisé la place. Pour ceux qui
l’ont connue a cette occasion, il faut dire qu’il y a de quoi :
elle a été, certainement pour la première fois depuis l’explosion
du trafic automobile, un lieu calme, convivial, un lieu de partage,
de réflexion et d’amitié.

En outre le nom de Taksim a été chargé d’affectivité depuis des
décennies. C’était le lieu des manifestations du Premier-mai, de la
manifestation du 1er mai 1977, qui s’est terminée de facon tragique.

Un lieu mythique, un lieu de gauche d’où la gauche a été exclue
après 1977, sous prétexte de sécurité. Bien plus tard, en 2010,
la manifestation a pu se dérouler normalement sur la place, sans
incident, et de nouveau en 2011 et 2012. Puis, en 2013, elle a été
a nouveau interdite sous prétexte du chantier de rénovation, et
les tentatives de rassemblement sévèrement réprimés. C’est la
l’événement-origine du mouvement de Gezi : Taksim, lieu de gauche
interdit, est devenu un lieu a reconquérir.

Jusque dans les années soixante, la place était le centre d’un
quartier où l’on ne parlait guère turc, un quartier arméno-grec,
comportant de nombreuses églises dont la triomphale Hagia Triada. Les
parages immédiats de la place ne comptent encore aujourd’hui que
deux mosquées, toutes deux sur la rue Istiklal, dont une, entre le
consulat de France et la place, est minuscule.

C’est dire que Taksim porte des caractères qui la situent bien loin
des modes de penser de l’islam politique – ou plus généralement du
nationalisme turco-islamique. Quartier jusqu’a une époque récente peu
turc, peu musulman, parsemé d’églises, quartier plutôt de gauche,
centre républicain kémaliste par son monument, et lieu culturel ”
moderne ” par la présence de l’AKM avec ses concerts de musique
classique, et de la bibliothèque Ataturk, juste derrière. On peut
ajouter a cet inventaire le salon de thé de l’hôtel Marmara, un
endroit chic où aime se retrouver l’intelligentsia stambouliote, et
cible d’un attentat islamiste en décembre 1994 2. Après l’expulsion
des orthodoxes entre 1955 et 1965, le quartier de Beyoglu est devenu
un gigantesque squat, et tout Tarlabası s’est peuplé de migrants
kurdes. Mais aujourd’hui encore, tout l’oppose a la ville historique
et ses minarets, par-dela la Corne d’or.

En 1994, lors des élections municipales, le parti islamiste Refah
avait triomphé dans de nombreuses grandes villes, et, a Istanbul,
cette victoire avait été célébrée comme une nouvelle Fetih. Mais
celle-ci était encore incomplète : il fallait, du point de vue des
conservateurs, islamiser Taksim. Voici pourquoi la place de Taksim est
un point si sensible, a reconquérir par la gauche, et a conquérir
par l’islamisme national.

La mosquée de Taksim

De nos jours, parmi les grands projets du gouvernement de l’AKP
concernant le quartier, figure la construction d’une mosquée. Il
s’agit évidemment du moyen le plus efficace et le plus voyant pour
islamiser un lieu. Le projet n’est pas étonnant ; ce qui l’est, c’est
le caractère très tardif de l’entreprise, plus de dix ans après
l’arrivée au pouvoir de l’AKP. En effet, lorsque le parti islamiste
Refah arrive au pouvoir en juin 1996, c’est dès le 15 juillet 1996
que le projet de mosquée a Taksim est proposé ; ce devait être
le ” premier sceau ” apposé par le parti islamiste sur la ville
3. La presse laïciste s’alarme immédiatement. Hurriyet publie un
photomontage de la place avec, en silhouette, la future mosquée.

Lire la suite sur susam-sokak le blog d’Etienne Copeaux

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Source/Lien : susam-sokak

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=74759
www.collectifvan.org

" Victoire De La Societe Civile "

” VICTOIRE DE LA SOCIETE CIVILE ”

ARMENIE

C’est ainsi que la presse du jour qualifie l’annulation temporaire,
par le maire de Erevan, Taron Margarian, de sa decision en date du 19
juillet, d’augmenter de 50% le prix des transports en commun urbains.

Il est revenu sur sa decision suite aux actions de protestation,
pour la plupart de jeunes militants, depuis le 20 juillet et
suite a une reunion d’urgence avec les representants des trois
partis politiques au Conseil municipal d’Erevan. Dans un message
aux habitants de la capitale, le maire a reconnu que la decision
d’augmenter le tarif des transports a ete la plus difficile depuis
qu’il est a la tete de la capitale armenienne. Il a aussi dit avoir
cree une commission ad hoc qui examinera les moyens d’augmenter le
prix des transports. Le maire relève que la flotte des bus et des
minibus requiert une modernisation complète, qu’il est temps de
songer a l’introduction d’un système unifie de paiement pour les
transports en commun et a l’elaboration d’une politique de tarifs
adaptes pour les couches defavorisees. Il insiste aussi sur le fait
qu’il n’y a pas d’alternative a l’augmentation du prix des transports,
celle-ci etant le seul moyen de resoudre les problèmes qui se posent
actuellement dans ce domaine.

Taron Margarian a par ailleurs salue la campagne menee par les
jeunes habitants de Erevan : ” Je me rejouis de voir des relations
chaleureuses entre les residents de la capitale prets a faire preuve
de solidarite les uns envers les autres. C’est une valeur que nous
devons preserver pour progresser encore ensemble “. Il a en meme temps
deplore des attitudes malveillantes envers certains chauffeurs de la
part des manifestants. En particulier, un chauffeur de bus aurait ete
poignarde et blesse au bras suite a une dispute avec un manifestant…

Cette campagne de protestation menee dans la capitale depuis presque
une semaine a egalement ete saluee par le PM Tigran Sarkissian, lors
du Conseil des Ministres. Celui-ci s’est felicite de ce qu’une societe
civile forte, de plus en plus influente et exigeante, soit en train
de prendre forme en Armenie. ” Il s’agit d’un mouvement spontane de
solidarite sociale contre la pauvrete. Des motivations comprehensibles
guident les jeunes qui soulèvent cette question “, a-t-il dit, ajoutant
que desormais, l’on ne saurait ignorer cette realite lors de la prise
de decisions qui concernent directement la population. Selon le PM, les
protestations soulignent la necessite pour les differents organismes
gouvernementaux de consulter les ONG et d’autres representants de la
societe civile avant toute prise de decision.

Enfin, l’annonce de l’annulation, bien que temporaire, des nouveaux
tarifs des transports a declenche des scènes de joie parmi les
manifestants, qui ont defile au centre ville de Erevan, scandant
” Victoire ! “. Les quotidiens, toutes tendances confondues, se
felicitent de la ” victoire de l’unite et de la solidarite, qui inspire
de l’espoir vis-a-vis de l’avenir de ce pays “. ” Cette victoire
prouve aussi qu’il existe en Armenie une jeunesse sereine capable de
faire entendre sa voix aux autorites “, ecrit Hayots Achkhar.

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Armenie en
date du 26 juillet 2013

vendredi 2 août 2013, Stephane ©armenews.com

L’Azerbaidjan Va-T-Elle Quitter Les Organisations Internationales ?

L’AZERBAIDJAN VA-T-ELLE QUITTER LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES ?

AZERBAIDJAN

L’Azerbaïdjan envisage de modifier le mandat de l’Organisation pour
la securite et la cooperation en Europe (OSCE) a Bakou et a menace
d’expulser l’ONG americaine National Democratic Institute.

Il n’a pas ete immediatement precise quel aspect du travail de l’OSCE
avait provoque un mecontentement de Bakou, mais un representant de
l’organisation, s’exprimant au siège de l’OSCE a Vienne, a confirme
a EurasiaNet.org que le mandat de l’organisation en Azerbaïdjan etait
en cours de discussion.

A Bakou le 15 mars, le Secretaire general de l’OSCE Lamberto Zannier
a declare dans un communique publie que ” … Je suis convaincu que
l’OSCE continuera sa cooperation avec l’Azerbaïdjan “.

Le representant de l’OSCE a Vienne a declare que les autorites
azerbaïdjanaises dans le passe se sont plaints au sujet du bilan de
l’OSCE dans une serie de domaines, mais que tout changement dans le
mandat n’affectera pas les negociations de paix sur le conflit du
Haut-Karabagh, qui sont geres par le groupe de Minsk.

Les activites touchant a l’election presidentielle en octobre,
dans lequel le president Ilham Aliyev brigue un troisième mandat,
pourrait etre le point de discorde. L’OSCE dans le passe, a critique
l’Azerbaïdjan pour une mauvaise manipulation des processus electoraux
et la repression de la dissidence politique. Toutes les elections
surveillees par l’OSCE en Azerbaïdjan etaient en deca des normes
de l’organisation.

Quel que soit l’objet de la plainte du gouvernement azerbaïdjanais,
la mission americaine auprès de l’OSCE a exprime l’espoir d’une
reconsideration. ” Nous croyons qu’il est dans le meilleur interet
du gouvernement de l’Azerbaïdjan de poursuivre de bonne foi et de
respecter les termes du mandat convenu ” a ecrit la mission americaine
dans une declaration du 14 mars publie sur son site web.

Le Secretaire general de l’OSCE Lamberto Zannier a seulement commente
que ” notre travail conjoint a apporte une contribution importante
aux efforts de reforme de l’Azerbaïdjan “.

Le chef de la mission de l’OSCE a Bakou l’ambassadeur turc Koray
Targay, cependant, est alle encore plus loin, et, dans une interview
avec AzerNews , il a declare que ” la verite est que le gouvernement
est sur la bonne voie dans chaque aspect “.

Les ” aspects ” cites par l’ambassadeur Targay comprennent la
democratisation, la primaute du droit, la lutte contre la corruption
et la criminalite transfrontalière telles que la traite humaine.

Il a fait des eloges particuliers sur la manière dont la police a
pris en charge des manifestations non autorisees. ” A notre grande
satisfaction, nous voyons les bons resultats des forces de police
et des forces de deploiement rapide – cela est très reussi ” a-t-il
dit, en reference a des formations de l’OSCE. Et il a aussi salue
le gouvernement pour ” sa bonne comprehension ” de la necessite ”
d’ameliorer la qualite des droits de l’homme dans les centres de
detention, dans les prisons, ainsi que la qualite des services
juridiques offerts dans les tribunaux “. Depuis cette semaine,
plusieurs personnes sont maintenant en mesure d’esperer que
l’ambassadeur a evalue avec precision la situation.

La police a recemment arrete quatre jeunes militants (Mamed Azizov,
Bakhtiyar Guliyev, Rashad Hasanov, Shahin Novruzlu) du mouvement NIDA
sur des accusations de violence et possession d’armes illegales. Ces
accusations font suite a une manifestation non autorisee le 10
mars a Bakou contre les decès hors combat de conscrits. Un autre
activiste a ete interroge et libere plus tard, Ruslan Asad , qui
est employe au bureau de Bakou de l’Institut national democratique,
une organisation base a Washington et qui travaille sur des projets
de developpement democratique. Le 15 mars, le chef du personnel
presidentielle Ramiz Mehdiyev a averti que le gouvernement pourrait
expulser d’Azerbaïdjan l’ONG NDI si elle constate que le chef local
du groupe, Alex Grigoriyev, a participe a la manifestation du 10 mars
a Bakou, tel que rapporte par les medias locaux.

” Nous poursuivons nos observations et d’enquetes. Pour l’instant je
n’ai pas juge utile de nommer d’autres organisations qui aujourd’hui
violent les exigences de la legislation azerbaïdjanaise ” a declare
Ramiz Mehdiyev cite par Interfax.az. ” Mais s’ils n’en tirent pas les
conclusions qui s’imposent, nous allons les obliger a respecter les
lois de l’Azerbaïdjan “. Certaines des methodes du gouvernement en
matière d’enseignement du ” respect ” de la loi ont ete presentees
le 12 mars, lorsque Avaz Zeynalli, redacteur en chef du quotidien
independant Khural et un journaliste connu pour etre critique du
gouvernement, a ete condamne a neuf ans de prison sur des accusations
de chantage. Son emprisonnement a ete largement denoncee par les
organisations internationales de l’homme et les organisations de
medias.

Pendant ce temps, ce que le gouvernement considère comme des travaux
d’assainissement se poursuit. Le 15 mars, un chef d’une commune
et un fonctionnaire, deux producteurs de televisions locales et un
proprietaire de station-service et son neveu ont ete condamnes a des
peines de deux ans et demi a cinq ans pour avoir provoque des emeutes
massives contre un gouverneur local dans la ville septentrionale de
Guba l’annee dernière.

Les journalistes, poursuivis après avoir poste en ligne des images
de remarques insultantes par le gouverneur, ont ete condamnes a trois
ans chacun, avec une periode de probation.

Guba a ete largement considere comme un precurseur de l’emeute qui a
eclate dans la ville provinciale d’Ismayilli ce Janvier – aussi le
resultat de la colère sur les excès commis par les fonctionnaires
locaux. Pour l’instant, toutefois, le gouvernement ne semble
pas affaibli par l’agitation. Le 21 avril des ministres et hauts
fonctionnaires seront envoyes dans les regions, afin d ‘” aller vers
le peuple ” a indique Contact.az , citant le journal pro-gouvernemental
Khalk Gazeti.

Giorgi Lomsadze

EurasiaNet.org

vendredi 2 août 2013, Stephane ©armenews.com

Dachnaks V Sargsyan : Les Accusations Du Parti Traditionnel Contre L

DACHNAKS V SARGSYAN : LES ACCUSATIONS DU PARTI TRADITIONNEL CONTRE LE PREMIER MINISTRE OCCUPE LE PAYSAGE POLITIQUE EN MORTE-SAISON

ARMENIE

Les accusations portees Hrant Markarian representant du Bureau de
la Federation revolutionnaire armenienne (FRA, FRA) a l’encontre du
Premier ministre Tigran Sarkissian sont devenus la principale intrigue
politique en Armenie la semaine dernière dans le contexte d’une saison
politique molle conditionnee par la periode des vacances estivales.

Le leader Dachnak a declare que le chef du gouvernement “a declare
la guerre” au parti traditionnelle et ordonnait de ” sales ragots ”
contre la FRA dans les medias dans le cadre de cette guerre.

Le scandale a commence après qu’un certain nombre de medias en Armenie
ait signale des processus internes au sein de la FRA où des tentatives
infructueuses auraient ete faits pour deloger Markarian.

Dans une interview accordee au service armenien de RFE/RL le 10
Juillet, le doyen de la FRA a declare que ces articles avaient ete
commandites par le Premier ministre Sarkissian afin de salir le parti
qui denonce activement ses politiques qui ont echoue.

Il est encore difficile de dire quelles sont les raisons sous-jacentes
a ce scandale. D’une part, cela peut etre une reaction defensive de la
direction de la FRA, qui est vraiment l’objet de critiques au sein du
parti (des membres de la FRA ne nient pas que ces critiques existent).

D’autre part, cela peut faire partie d’une campagne plus large contre
le Premier ministre.

C’est deja le troisième defi potentiellement “mortel” contre Tigran
Sarkissian au cours des derniers mois. Le premier a ete monte sous
la forme de l’exposition des liens du Premier ministre a une societe
offshore accuse de tricherie a l’encontre d’un homme d’affaires pour
plusieurs millions de dollars. Cette accusation n’a pas encore ete
abandonnee. La deuxième attaque contre le chef du gouvernement dans la
foulee est celle d’un rapport apparemment insignifiant par la Chambre
de contrôle, mais la colère du president du parlement Hovik Abrahamian
a l’Assemblee nationale lors des audiences a canalise les critiques
contre le gouvernement et son chef, en particulier. Le president
Serge Sarkissian a reprimande la majorite parlementaire, plus tard,
protegeant ainsi le Premier ministre avec qui il a travaille pendant
toute sa presidence depuis avril 2008.

Abrahamian a aussi categoriquement nie la presence de factions “rivales
” dans le Parti republicain comme cela a ete allegue par les medias
qui ont specule sur des differences entre le president du Parlement
et le Premier ministre.

Et maintenant, c’est la FRA qui lance des accusations contre Tigran
Sarkissian, alleguant que le premier ministre avait dit a ses proches
qu’il etait en guerre avec ce parti traditionnel. Le porte-parole du
premier ministre a nie une telle chose, mais il n’a guère contribue
a dissiper les tensions et l’affaire est devenue une autre poudrière
qui peut exploser a tout moment dans l’avenir.

Les experts attribuent les recentes attaques contre le Premier
ministre a son attitude pro-occidentale. Tigran Sarkissian a recemment
ete considere comme un grand adepte de l’integration europeenne de
l’Armenie. En tant que titulaire du poste le plus eleve de l’executif,
il est egalement probablement il sera nomme par le President Serge
Sarkissian comme son successeur lors des elections de 2018 si, bien
sûr, il parvient a ” survivre ” politiquement jusque-la.

Les opposants a l’integration de l’Armenie avec l’Occident pense qu’en
changeant le premier ministre, ils seront en mesure de changer ainsi
l’orientation de l’Armenie.

L’Armenie devrait parapher un accord d’association avec l’Union
europeenne en Novembre, mais certains ont deja appeler a remettre
en cause cette perspective en question etant donne les pressions sur
l’Armenie venant de forces pro-russes. Les forces anti-occidentales en
Armenie et a l’etranger ont apparemment decide de faire derailler le
paraphe du document a l’UE en choisissant le Premier ministre comme
la principale cible de l’attaque.

Pendant ce temps, il y a aussi une autre version. La FRA est a
juste titre considere comme un porteur de l’ideologie nationaliste
en Armenie et le principal adversaire du processus de rapprochement
turco-armenien dans sa forme recente. Avec le centenaire du genocide
armenien de 2015 approchant, des changements importants sont possibles
dans la region et l’Armenie peut devenir un participant actif dans
ces processus. La position passive de la FRA dans ces processus reste
un mystère pour beaucoup.

Le Procureur general armenien Aghvan Hovsepyan a recemment exprime
des revendications territoriales contre la Turquie, a laquelle la
FRA a reagi avec moderation.

Peut-etre la position de Markarian dans cette affaire, en effet, ne
convient pas a des sections du parti, en particulier aux Etats-Unis et
au Moyen-Orient. Dans le passe, ils ont egalement exige une position
plus active a la fois sur la question du genocide armenien, ainsi
que sur la politique interieure en Armenie.

Laquelle de ces deux versions est la bonne ne sera pas connu du grand
public dans un avenir proche compte tenu de la nature fermee du parti
de la FRA. Sauf si, bien sûr, une assemblee generale extraordinaire
du parti est convoquee et une nouvelle direction du parti est elue.

Par Naira Hayrumyan

ArmeniaNow

vendredi 2 août 2013, Stephane ©armenews.com

Turkey Accuses Armenia After Shepherd Shot Dead: Report

TURKEY ACCUSES ARMENIA AFTER SHEPHERD SHOT DEAD: REPORT

Ahram, Egypt
Aug 1 2013

The two countries remain deeply at odds over the mass killing of
Armenians during the Ottoman Empire, which Armenia says was genocide

AFP , Thursday 1 Aug 2013

Turkey on Thursday accused neighbouring Armenia of using
“disproportionate force” after a shepherd was shot dead by Armenian
soldiers patrolling the sealed border, local media reported.

Governor Eyup Tepe said there had been similar incidents in the past
and chided Yerevan for using “disproportionate force,” in remarks
carried by the private Dogan News Agency.

The shepherd identified as Mustafa Ulker, 35, was grazing cattle in
the eastern town of Akyaka and went to the border after one of the
animals crossed, the agency said.

Armenia and Turkey have no diplomatic ties. Ankara closed the border
in 1993 in solidarity with its regional ally Azerbaijan over the
disputed Nagorny Karabakh region.

The two countries remain deeply at odds over the mass killings of
Armenians during the Ottoman Empire, which Armenia says was genocide.

http://english.ahram.org.eg/NewsContent/2/8/77963/World/Region/Turkey-accuses-Armenia-after-shepherd-shot-dead-Re.aspx

Real Turkish Heroes Of 1915

REAL TURKISH HEROES OF 1915

TURKEY | AUGUST 1, 2013 1:21 PM
________________________________

By Raffi Bedrosyan

Germany has decided to name several neighborhoods, streets, buildings
and public schools in Berlin and other German cities after Adolf
Hitler and other Nazi heroes.

If this revelation were to be true, how would you react? How do you
think Germans would react? How do you think Jews still living in
Germany would react? My guess is you, the Germans and the Jews would
all find it inconceivable, offensive and unacceptable.

And yet, it is true, acceptable and inoffensive in Turkey to name
several neighborhoods, streets and schools of Istanbul and other
Turkish cities after Talaat Pasha and other Ittihat ve Terakki
“heroes,” who were not only the planners and perpetrators of the 1915
annihilation of the Armenian citizens of the Ottoman empire, but also
the government leaders responsible for the loss of the Ottoman empire
itself. At last count, there were eight officially-named Talaat Pasha
neighborhoods or districts, 38 Talaat Pasha streets or boulevards,
seven Talaat Pasha Public Schools, six Talaat Pasha Buildings and
two Talaat Pasha Mosques, scattered around Istanbul, Ankara and other
cities. After his assassination in 1922, he was originally interred in
Berlin, Germany, but his remains were transferred in 1943 to Istanbul
by the Nazis attempting to appease the Turks, and re-buried with full
military honors at the Infinite Freedom Hill Cemetery in Istanbul. The
other notorious Ittihad ve Terakki leader Enver Pasha’s remains were
also transferred in 1996 from Tajikistan and re-buried beside Talaat,
with full military honors, attended by Turkish President Suleyman
Demirel and other dignitaries. Is this hero worship misguided or
deliberate? Is the denial of the 1915 events a state policy only,
or also unquestionably and wholeheartedly accepted by the Turkish
public, brainwashed by the state version of history?

Undoubtedly, there was mass participation in the genocide committed
by the Ittihadist leaders, resulting in the removal of Armenians
from their homeland of 3,000 years, and the immediate transfer of
Armenian wealth, property and possessions to the Turkish and Kurdish
general public, as well as thousands of government officials. And yet,
despite the mass participation and hero worship for the leaders of
these “crimes against humanity,” there were also a significant number
of ordinary Turks and Kurds, and several government officials who
refused to participate in the massacres and plunders, and instead,
tried to prevent them. There is complete silence and ignorance in
Turkey about these righteous Turkish officials, who refused to follow
the government orders to destroy the Armenian people, and instead,
tried to save and protect them, and paid dearly for their actions,
resulting in the loss of their positions, or even their lives as
a consequence.

This article will cite some examples about these real heroes.

Celal Bey was governor of Konya, a vast central Anatolian province,
and a key concentration point for the Armenian deportation routes from
the north and west Anatolia on the way to the Syrian desert. He knew
exactly what the fate would be for the Armenians on the deportation
routes, or if they survived the deportations and reached Der Zor,
because he was previously governor of Aleppo and had witnessed the
atrocities against the Armenians there. He had tried to reason with
the Ittihad ve Terakki leaders that there was absolutely no Armenian
revolt in Anatolia nor Aleppo, and that there was no justification
for the mass deportations. However, one of his subordinates in Marash
had inflamed the situation by arresting and executing several Marash
Armenians, triggering a resistance by the Armenians. As a result, Celal
Bey was removed from his governor’s post in Aleppo and transferred
to Konya. He refused to arrange for the deportation of the Konya
Armenians, despite repeated orders from Istanbul. He even managed to
keep and protect some of the Armenians deported from other districts
arriving in Konya. By the time he was removed from his post in October
1915, he had saved thousands of Armenian lives. In his memoirs about
the Konya governorship, he likened himself to “a person sitting beside
a river, with absolutely no means of rescuing anyone from it. Blood
was flowing down the river, with thousands of innocent children,
irreproachable old men, and helpless women streaming down the river
towards oblivion. Anyone I could save with my bare hands, I saved,
and the rest went down the river, never to return.”

Hasan Mazhar Bey was governor of Ankara, who protected the Ankara
Armenian community by refusing to follow the deportation orders,
stating that “I am a Vali (Governor), not a bandit. I cannot do this.

Let someone else come and sit in my chair to carry out these orders.”

He was removed from his post in August 1915.

Faik Ali (Ozansoy) Bey was governor of Kutahya, another central
Anatolian province. When the deportation order for the Kutahya
Armenians was issued from Istanbul, he refused to implement it, and
on the contrary, he gave orders to keep and treat well the deported
Armenians arriving in Kutahya from elsewhere. As he was summoned to
Istanbul to answer for his subordination, the police chief of Kutahya,
Kemal Bey, took this opportunity to threaten the local Armenians
to either convert to Islam or to face deportation. The Armenians
decided to convert. When Faik Ali Bey returned, he was enraged, he
removed the police chief from his post, and asked the Armenians if
they still wished to convert to Islam. They all decided to remain as
Christian Armenians except one. Faik Ali’s brother was an influential
and well-known poet, Suleyman Nazif Bey, who urged his brother not to
participate in the barbarianism and not to stain his family name. Faik
Ali Bey was not removed from his post despite his offers of resignation
and he ended up protecting the entire Armenian population of Kutahya,
except for the one who converted to Islam, who was deported.

Mustafa Bey (Azizoglu) was district governor of Malatya, a transit
point on the deportation route. Although he was unable to prevent the
deportations, he managed to hide several Armenians in his own home. He
was murdered by his own son, a zealous member of the Ittihat Terakki
Party, for ‘looking after infidels (gavours)’.

Other government officials who defied the deportation orders included
Reshit Pasha, governor of Kastamonu; Tahsin Bey, governor of Erzurum;
Ferit Bey, governor of Basra; Mehmet Cemal Bey, district governor of
Yozgat and Sabit Bey, district governor of Batman. These officials
were eventually removed from their posts and replaced by more obedient
civil servants, who completed the task of eliminating the Armenians
from these locations.

One of the most tragic stories of unsung heroes saving the Armenians
is about Huseyin Nesimi Bey, mayor of Lice, a town near Diyarbakir.

Diyarbakir Governor Reshit Bey was in the process of organizing the
most ruthless destruction of Armenians in the Diyarbakir region, not
even bothering with deportation but quick massacre of all the Armenians
immediately outside the city limits. Meanwhile, Huseyin Nesimi dared
to keep and protect the Lice Armenians, numbering 5,980 souls. Reshit
summoned Huseyin Nesimi to Diyarbakir for a meeting, but arranged
to have his Circassian militant guard Haroun intercept him en route
to Diyarbakir. On June 15, 1915, Haroun murdered the mayor and threw
him into the ditch beside the road. Since then, the murder location,
halfway between Lice and Diyarbakir, has become known as “Turbe-i
Kaymakam” (Mayor’s Grave). Turkish records document this murder as
“Mayor killed by Armenian militants.” In an ironic twist, or as history
repeats itself, the Turkish state army attacked Lice in October 1993,
supposedly going after Kurdish rebel militants, but ended up burning
down the entire town, killing the civilian population as well. This
act became the first case taken to the European Human Rights Court by
the Kurds, resulting in a compensation of 2.5 million pound sterling
against the Turkish state. At the same time, several wealthy Kurdish
businessmen were targeted for assassination and murdered by the then
Turkish Prime Minister Tansu Ciller. One of the victims was a man
named Behcet Canturk, whose mother was an Armenian orphan girl who
had managed to survive the Lice massacres of 1915.

Diyarbakir Governor Reshit was also responsible for firing and
murdering several other government officials in the Diyarbakir region,
who had defied the deportation orders for the Armenians. Chermik mayor
Mehmet Hamdi Bey, Savur mayor Mehmet Ali Bey, Silvan mayor Ibrahim
Hakki Bey, Mardin mayors Hilmi Bey, followed by Shefik Bey were all
fired in mid to late 1915, for refusing to deport the Armenians.

Another official named Nuri Bey, Mayor of first Midyat and then Derik,
an all Armenian town near Mardin, was also fired by the Diyarbakir
Governor Reshit Bey, and subsequently murdered by his henchmen. The
murder of the mayor of Derik was then blamed on Armenian rebels,
resulting in rounding up and execution of all Armenian males in Derik,
followed by the deportation of the women and children.

The names of these brave men are not in the history books. If mentioned
at all, from the perspective of the official Turkish version of
history, they are labelled as ‘traitors’. While the state and masses
committed a huge crime, while the crime became a part of daily life,
these men rejected to participate in the genocidal campaign, based
on individual remorse and conscience, despite the temptations of
enriching themselves like the rest of the government officials. These
few virtuous men, as well as a significant number of ordinary Turks
and Kurds, defied the orders to eliminate the Armenians, by keeping and
protecting them. They are real heroes, representing a Turkish version
of characters similar to the ones in the movies ‘Schindler’s List’
or ‘Hotel Rwanda’. Citizens of Turkey have two choices today when
remembering their forefathers as heroes, either go with the mass
murderers and plunderers who committed ‘crimes against humanity’,
or the virtuous human beings with a clear conscience who tried to
prevent the ‘crimes against humanity’. Getting to know these real
heroes will help Turks break loose from the chains of brainwashed
history over four generations, and confront the realities of 1915.

Selected sources:

Tuncay Opcin, ‘Ermenilere Kol Kanat Gerdiler (They protected the
Armenians)’, Yeni Aktuel, 2007, Issue 142

Ayse Hur, ‘1915 Ermeni soykiriminda kotuler ve iyiler (The good and
the bad in the 1915 Armenian Genocide)’, Radikal newspaper, 29.04.2013

Seyhmus Diken, ‘Kaymakam Ermeniydi, Oldurduler… (The Mayor was
Armenian, they killed him…)’, Bianet, 23.04.2011

Orhan Cengiz, ‘1915: Heroes and Murderers’, Cihan News Agency,
02.11.2012

(Raffi Bedrosyan is a civil engineer as well as a concert pianist,
living in Toronto, Canada. For the past several years, proceeds from
his concerts and two CDs have been donated to the construction of
school, highway, water, and gas distribution projects in Armenia
and Karabagh-projects in which he has also participated as a
voluntary engineer. Bedrosyan was involved in organizing the Surp
Giragos Diyarbakir/Dikranagerd Church reconstruction project, and in
promoting the significance of this historic project worldwide as the
first Armenian reclaim of church properties in Anatolia after 1915. In
September 2012, he gave the first Armenian piano concert in the Surp
Giragos Church since 1915.)

– See more at:

http://www.mirrorspectator.com/2013/08/01/real-turkish-heroes-of-1915/#sthash.VXj9Y7en.dpuf

Teen Serena Hajjar Impresses With Heart And Grace

TEEN SERENA HAJJAR IMPRESSES WITH HEART AND GRACE

COMMUNITY | AUGUST 1, 2013 1:33 PM
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By Tom Vartabedian

LEXINGTON, Mass. – Serena Hajjar is not your typical teenager.

While other girls her age are busy working on their tans or shopping
at the mall, she is out winning gymnastics championships, writing
articles for publication, maintaining stellar grades and volunteering
her spare time at one Armenian organization after another.

On her immediate agenda is not a state title for which she is capable
of earning, but an Armenian Bone Marrow Drive in September. As of
March, she has been on a committee that is planning a walk September
28, starting at the Armenian Cultural and Educational Center (ACEC)
at 10 a.m. and ending in Watertown Square.

“Fortunately, none of my friends or family needs the services provided
by this group,” she said in a recent interview. “I enjoy making a
difference for the people whose life may depend upon finding a bone
marrow match. I did the Walk for Life last year and I got involved.”

Closer to home was the money she raised for “MySchoolPulse,” a
charity based in Lebanon that aims to provide gravely ill children
with tutoring and other resources to continue their studies while
being hospitalized.

This past year, Hajjar turned 16 and asked that instead of presents,
guests of her Sweet Sixteen donate to this cause.

The charity was founded by a family friend, Mireille Nassif, who lost
her son, Paul, to osteosarcoma, a bone cancer common in teenagers,
in August 2009. The $5,000 Hajjar raised was quickly matched by her
parents, making the total of $10,000 far in excess of her $2,000 goal.

“Although we were toddlers when we met, I’ll never forget his battle
against cancer,” Hajjar pointed out. “I was shocked that someone
battling cancer would have the energy to continue their studies with
such enthusiasm. He continued to study with an oxygen mask on his
face until his last moments.”

The Armenian lineage in this girl runs deep. Both parents were born and
raised in Lebanon. Her paternal grandfather was Dr. Joseph Hajjar,
a distinguished neurologist, while her maternal grandfather was
Khatchig Babikian, a well-known public figure, lawyer, politician,
parliament member and cabinet minister.

At the age of 4, she was introduced to the Boston Ballet. Two years
later, she discovered gymnastics and took the sport to unparalleled
heights. The medals she won were nothing compared to the rush of
flying through the air or completing a new routine on the high beam.

Over the past 10 years, Hajjar has built quite a resume for herself,
winning state championships in her age class. A year ago, she took
a gold medal on the vault at the Massachusetts’ Judges Cup.

“It’s given me a great work ethic,” she admitted. “Gymnastics has
taught me the value of hard work and perseverance in achieving goals
that far exceed any awards I may have received.”

In addition, she has been taking piano lessons for 10 years. Her
teacher is Shoushig Parseghian of Belmont. She has performed in
three concerts by Amaras as well as the April 24th commemoration
in Watertown.

The Lexington High junior holds a 4.08 unweighted GPA while enrolled
in honors and AP classes. She hopes to major in history and/or
international relations in college.

She has written several articles for her school paper but none were
finer than the three she published in the Armenian Mirror-Spectator
this year during a volunteer internship at that newspaper.

“My editor and mentor [Alin Gregorian] created a very friendly
environment,” she said. “Getting my work published was such an
exciting feeling.”

She decided to help out at Project SAVE last summer after learning
about its unique mission, under the tutelage of executive director
Ruth Thomasian and office manager John Kebadjian.

“I have always loved history and enjoyed looking at old photographs,”
she said. “I was taught so much about Armenian history during my
days at St. Stephen’s Armenian Elementary School. This is such a
valuable resource.”

Through gymnastics, Hajjar became a perfect candidate for the Abaka
School of Armenain Dance and will join its adult counterpart, Sayat
Nova Dance Company next year.

She is an avid reader, cooks, bakes and yes, she’s out with friends
who shop, depicting the typical side of this teen.

What may surprise others are her eating habits. She happens to be
a vegetarian. Another interesting fact about her is that her first
language was not Armenian, English or Arabic, but French.

“Both my parents spoke French since they grew up in Lebanon and carried
it to America,” she noted. “They thought it would be a useful addition
to the Armenian I would be learning at St. Stephen’s.”

Being a fifth-grader at that school entitled her to a special school
trip to Armenia and Artsakh. The memories left an indelible impression.

“The people there [in Artsakh] were so generous and kind, despite
their dire situation,” she recalled. “They were content with the
simplest things in life, reminding me that many of the things we
enjoy in America are superfluous.”

She went back to Armenia last summer with a group of family friends,
getting a more mature perspective on the country. She is eager for
her third visit.

As to the centennial in 2015, Hajjar has her own thoughts about the
commemoration and the main focus is to educate others.

“It breaks my heart to hear some deny the death of 1.5 million
Armenians,” she said. “It’s time for a new approach. The best way
to get Turkey to recognize the Genocide is through education. Once
we spread awareness and knowledge of historical facts, Turkey will
lose ground and its credibility. Only when Turkey is isolated in its
denial of the Genocide will it finally admit to its crime.”

A Genocide exhibit at the Smithsonian, protests, vigils, aggressive
lobbying, petitioning and greater awareness are some of the tasks
that should be employed, she agrees.

“Unfortunately, the fight for recognition is one of the few things
that truly unit all Armenians across the board,” Serena resumed. “I
just wish Armenians could find unity in other areas as well because
that solidarity will ultimately be the strongest force in keeping
the Armenian nation alive.”

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Armenian Agricultural Minister Predicts Unprecedented Wheat Harvest

ARMENIAN AGRICULTURAL MINISTER PREDICTS UNPRECEDENTED WHEAT HARVEST

20:56, 1 August, 2013

YEREVAN, AUGUST 1, ARMENPRESS: Government of the Republic of Armenia
during August 1 session confirmed the program of autumn wheat and
highly productive seed program for 2013-2014. “Armenpress” reports that
by the program will be continued the import of high quality seeds and
giving it to villagers under the aim of reproduction. Prime Minister
of Armenia Tigran Sargsyan ordered to stress with separate point that
the laboratory examination of the seed is obligatory. “We should not
have any doubts on elite quality of the seed,” he said.

Minister of Agriculture Sergo Karapetyan said that the seed is
subjected to laboratory examination. He informed that this year
unprecedented wheat harvest is expected.

By the program is planned to sign contracts with beneficiaries
included in the program during the period 2013-2018 for organizing
corresponding seed production. For 2013 is planned buying 540 tones
elite quality autumn wheat from Russia and 1950 tones from local seed
producers. The total amount of money is 381 200 USD.

Each year in the republic is used 528 000 – 581 000 tones of wheat
and local production volumes in 2009, 2010, 2011 and 2012 were
correspondingly 198,1, 183,5, 224 and 243 thousand tones or 34.7 –
41.8 percent of the wheat used in the country. The later is very
low indicator.

http://armenpress.am/eng/print/727970/armenian-agricultural-minister-predicts-unprecedented-wheat-harvest.html

Russian Security Service Launches Probe Into Armenia-Turkey Border A

RUSSIAN SECURITY SERVICE LAUNCHES PROBE INTO ARMENIA-TURKEY BORDER ATTACK

18:26 01.08.13

The Russian Federal Security Service (FSB) has launched an
investigation into the recent gun-attack on the Armenian-Turkish
border.

A representative of the agency confirmed the report to Tert.am,
saying that they do not have more details at the moment.

“A probe is now underway; the details will be made public after the
investigation is over,” the source told our correspondent.

CNNTurk reported earlier today that the Turkish shepherd, Mustafa
Ulker, was gunned down by Armenian bodyguards after illegally crossing
the border. The governor of the Turkish province of Kars described
the attack in later comments as an excessive use of force against an
unarmed person.

Armenian News – Tert.am

Typographical Museum To Be Established In Armenia

TYPOGRAPHICAL MUSEUM TO BE ESTABLISHED IN ARMENIA

[ Part 2.2: “Attached Text” ]

17:02, 1 August, 2013

YEREVAN, AUGUST 1, ARMENPRESS: A typographical museum will be
established soon in Armenia, where the visitor will be provided
with the opportunities to get acquainted with the Armenian
typography-related documents and works. The National Library of the
Republic of Armenia has already developed the program. As reported
by Armenpress, the Director of the Armenian National Library Tigran
Zargaryan stated at the press conference: “The digitalization
process of the manuscripts has been launched with a great rate at
the National Library. We have begun digitalizing different kinds of
ancient manuscripts and newspapers.

One million pages have been digitalized. People even order what we
should digitalize”.

Tigran Zargaryan expressed his pity that the process is not going
too fast, because of the lack of special professional devices costing
~@70,000.

“We cooperate with the National Academy of Sciences of the Republic
of Armenia, as they have two of such devices and we have only one,
which we have been recently granted by the Armenia Fund”, – noted
the Director of the Armenian National Library Tigran Zargaryan.

The Library is usually attended by about 1000-1500 visitors and because
of the vacation season the number of the readers has considerably
decreased to 300-400. In this period the Library is more attended by
the readers from the Diaspora.

http://armenpress.am/eng/print/727987/typographical-museum-to-be-established-in-armenia.html