Irak : Decembre Noir Pour Les Medias Au Kurdistan Irakien

IRAK : DECEMBRE NOIR POUR LES MEDIAS AU KURDISTAN IRAKIEN
Stephane

armenews.com
mardi 10 janvier 2012

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a denonce mardi un mois de
decembre “noir” pour la liberte de la presse dans la region autonome
irakienne du Kurdistan (nord) après une serie d’incidents violents
et une “vague d’arrestations de journalistes en dehors de tout
cadre legal”.

Ces incidents se sont produits suite a l’attaque, le 2 decembre 2011,
de salons de massage et de magasins vendant de l’alcool a Zakho, près
d’Erbil (320 km au nord de Bagdad), relate l’ONG dans un communique.

Par la suite, des bâtiments du parti Union islamique du Kurdistan
ont ete incendies, tout comme ceux de medias affilies a ce parti,
souligne RSF.

“Cinq locaux abritant des medias (ont ete) incendies, vandalises
ou pris pour cible” et “12 journalistes interpelles ou incarceres
en dehors de tout cadre legal”, souligne le communique. “Plus d’une
quinzaine d’agressions” ont aussi ete recensees.

RSF note que le president du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a
mis en place le 4 decembre une commission d’enquete dont elle salue
“le travail” et “les conclusions”.

L’ONG appelle neanmoins la justice a “faire son travail” au sujet de
ces “violations deliberees de la liberte d’informer, en contradiction
avec les dispositions juridiques et constitutionnelles en vigueur en
Irak et dans la region autonome du Kurdistan irakien”.

Le Comite pour la protection des journalistes (CPJ), une organisation
basee a New York, avait classe en juin dernier pour la quatrième annee
consecutive l’Irak en tete des pays dans lesquels des journalistes
sont pris pour cible et où les autorites locales ne veulent pas ou
ne peuvent pas mettre la main sur les auteurs de ces meurtres.

" Quand Garder Le Silence Est La Sagesse " Par Michael Berenbaum

” QUAND GARDER LE SILENCE EST LA SAGESSE ” PAR MICHAEL BERENBAUM

Haaretz.com
6 janvier 2012

L’audience consacree a la question de la tragedie armenienne, tenue
par sa commission de l’education, met la Knesset dans une situation
dangereuse moralement, politiquement et historiquement.

Par Michael Berenbaum

Peut-on qualifier la tragedie armenienne de “genocide” ? La discussion
de la Knesset de la semaine passee sur ce sujet offrait un triste
et dangereux spectacle, l’un de ceux qui placent Israël dans une
situation où elle n’a rien a gagner et tout a perdre.

D’un côte se rangent ceux qui croient en la justice historique. Mais
telle n’est pas la vraie question, les membres de la Knesset qui ont
organise la session ayant ete rejoints par d’autres, furieux contre
la Turquie pour les nombreux incidents qui ont recemment contribue
a deteriorer considerablement les relations.

De l’autre côte sont les pragmatiques, ceux qui pensent que les
relations d’Israël avec les Turcs est suffisamment tendue en ce moment,
pour ne pas jeter de l’huile sur le feu, etant donnee en particulier
la situation explosive en Syrie. La Turquie s’est montree tellement
hostile au regime d’Asad, meme si les observateurs israeliens se
demandent si leurs interets sont mieux servis avec le diable qu’ils
connaissent ou par une alternative inconnue. Ils sont rejoints par
des membres zeles de la Knesset qui veulent preserver le caractère
unique de l’holocauste nazi, et qui pensent que l’emploi du terme
“genocide” a l’endroit de la tragedie armenienne diminue quelque peu
l’etendue de la Shoah – meme si on a du mal a voir en quoi.

L’audience consacree a la question de la tragedie armenienne, tenue
par sa commission de l’education, met la Knesset dans une situation
dangereuse moralement, politiquement et historiquement. Voici
pourquoi :

Je n’ai aucun doute : le crime commis dans les annees 1915-1918, qui
a coûte la vie a 1,5 million d’Armeniens, etait un genocide. Bien sûr,
le mot meme, compose a partir du grec geno, qui signifie race ou tribu,
et du derive latin cide du mot caedesi, l’action de tuer, a ete cree
d’abord pour decrire les massacre des Armeniens par les Turcs.

Au debut de la dernière decennie, j’ai travaille sur un film pour
decrire le rôle principalement positif de la Turquie au cours de
l’Holocauste, ce qui me donna l’occasion d’etre en contact avec
beaucoup d’officiels turcs. Naturellement, la question du genocide
des Armeniens venait dans les conversations. Je conseillais a ceux
des officiels turcs avec qui je travaillais de près, d’admettre
le genocide et non de depenser autant d’energie nationalement pour
combattre une verite historique. Cela n’implique pas le regime actuel
ni aucun de ses predecesseurs a dater de la fondation de la Republique
turque par Mustafa Kemal Ataturk a la suite de la chute de l’Empire
ottoman après la première guerre mondiale. Dites le une fois, dites
le tranquillement et laissez cela derrière vous.

Personne ne considererait en rien le gouvernement turc actuel diminue
s’il reconnaissait un tel chapitre de l’histoire du pays. En fait,
un tel acte serait pris avec admiration. L’Allemagne st exemplaire
sur ce point : ayant admis le passe et pris des mesures vitales pour
creer un etat democratique, et pour agir et eduquer contre la haine
des Juifs, l’Allemagne a depasse sa periode nazie.

Mais la Knesset doit rester en dehors de cela. Pour la Knesset, voter
une resolution aujourd’hui ne servirait qu’a politiser l’histoire.

Sensible a ses relations avec la Turquie, et aux enormes enjeux que le
gouvernement turc voit dans la negation du genocide, l’etat d’Israël
croit depuis longtemps qu’il n’est pas de l’interet national d’employer
le mot genocide pour les massacres. Il n’est pas fait mention de
ce genocide a Yad Vashem, l’institution officielle du memorial de
l’Holocauste. Les officiels du ministère des affaires etrangères ont
force l’annulation d’une conference universitaire en Israël sur ce
sujet il y a quelques trente ans. L’etat a egalement, formellement et
aussi de facon informelle, fait pression sur les organisations juives
internationales, y compris l’influente communaute juive americaine,
de ne pas toucher a cette question.

Au debut des annees 1990, par exemple, lorsque le Musee Memorial
de l’Holocauste des USA etait en cours de creation, Israël s’est
efforce qu’il ne ferait aucune mention du genocide des Armeniens,
et y est presque parvenu. Le musee a ecarte du film d’ouverture de
l’exposition permanente toute mention de cas de genocide precedents,
et limite le cas armenien en rappelant la citation d’ Hitler en 1939
sur ce point, ainsi que la reference a la nouvelle de Frantz Werfel
“Les Quarante Jours de Moussa Dagh”.

A cette epoque, j’etais directeur du projet de musee, et le personnel
de l’ambassade d’Israël et les officiels du ministère des affaires
etrangères m’avaient averti de me tenir a l’ecart de ce sujet. Lors
d’une visite en Israël, le vice-president du conseil du Memorial
de l’Holocauste d’alors avait rencontre le ministre des affaires
etrangères lui-meme, qui lui dit que cela constituait un sujet de la
plus grande inquietude pour le gouvernement d’Israël. En consequence,
il avait ordonne a l’equipe de ne pas discuter et lorsque cela fut
presente devant la commission de composition du musee, l’atmosphère
etait explosive. Je recu l’ordre de ne plus jamais faire mention
des Armeniens.

Et il y a beaucoup d’autres exemples plus recents des pressions du
gouvernement israelien.

Et pourquoi donc Israël ne s’interesserait-il pas a cela ? Après tout,
ne pas voter de resolution serait lâche. Cela legitimerait la negation
de l’histoire pour des raisons politiques, pour un agenda politique.

Mais voter une resolution en ce moment, où rien n’a change a part le
fait qu’Israël et la Turquie se querellent, ferait d’Israël l’exemple
d’un pays par excellence que les faits historiques peuvent changer
pour des raisons politiques- un fait que les autres nations pourraient
noter vis-a-vis de la memoire de l’Holocauste.

Israël est dans une situation de perdant-perdant. Au plus les
politiciens debattent sur ce point, au plus la stature morale du pays
diminue et plus le danger est grand pour la memoire de l’Holocauste.

Ne pas reconnaître le genocide des Armeniens le placent du côte des
negationnistes de l’histoire, tandis que le reconnaître maintenant,
a froid, comme une punition infligee aux Turcs, est la politisation
ultime de l’histoire. Quelquefois, comme nous dit le Talmud, le
silence est la sagesse.

Michael Berenbaum est le directeur de l’Institut Sigi Ziering sur
l’Holocauste a l’Universite Juive Americaine a Los Angeles, où il
est professeur d’etudes juives.

Traduction et commentaire de Gilbert Beguian

L’auteur de cet article d’Haaretz donne les raisons favorables a la
reconnaissance par Israël du genocide des Armeniens. Il se demarque
ainsi des negationnistes refoules que sont les Jean Daniel, Jack Lang,
Pierre Nora, et autres Marc Ferro.

Mais…le moment est mal choisi, semble-t-il. Si en effet Israël
reconnaissait en ces temps de brouille avec les Turcs, on pourrait
lui reprocher de meler la politique et l’histoire. Du coup, la Shoah
pourrait se trouver exposee au meme reproche et perdre ainsi un peu
de sa substance !

L’article cite le Talmud : quelquefois, la sagesse est dans le
silence, mais la nuance n’apparaît plus dans le titre, beaucoup
plus peremptoire.

L’auteur evalue le rôle de la Turquie vis-a-vis de la Shoah comme
“globalement positif”, passant sous silence le refus aux bateaux de
Juifs d’accoster en Turquie entre 1937 et 1944 et le refus de visas
turcs aux Juifs d’Europe a partir de 1938.

Mais le lecteur pourra trouver dans cet article des details sur la
complaisance negationniste d’Israël avec les Turcs.

http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/when-silence-is-wisdom-1.405752

Il Paiera Les Amendes Des Negationnistes…

IL PAIERA LES AMENDES DES NEGATIONNISTES…
Jean Eckian

armenews.com
mardi 10 janvier 2012

Rachid Nekkaz, un entrepreneur francais de 39 ans d’origine algerienne
natif du Val de Marne (Villeneuve Saint-Georges), propose a ceux qui
nieraient la realite du genocide des armeniens, de payer l’amende de
45 000 euros dont ils seraient redevables si la proposition de loi
penalisant ce delit etait adoptee par la France.

En mal de notoriete, l”homme qui n’en est pas a son coup d’essai,
affilie au Parti socialiste, avait cree son propre parti en 2007 a
l’occasion de l’election presidentielle. Candidat aux municipales
2008 a Orly, il avait pu reunir 5,15 % des suffrages exprimes.

Il s’est illustre en 2010 en fondant l’association ” Touche pas a ma
constitution ” – dit de “defense de la laïcite et de la liberte”- qui
se propose de payer les amendes des femmes portant le voile integral.

Ce qu’il a fait en Belgique et en France, a Roubaix. Pas a un paradoxe
près, il se dit lui-meme contre le port du voile integral, tout en
s’affirmant en faveur d’une loi qui laisse le choix aux femmes d’aller
dans les rues, voilees ou non.

La meme annee, le 24 decembre, il offrait a la communaute Rom
un terrain en Auvergne de 16 hectares. Et en 2011, candidat a la
primaire du Parti socialiste dans le Nord, il proposait de payer la
participation de 1 euro demandee aux votants.

Enfin, le 3 janvier 2012, devant l’Assemblee nationale, il annoncait
avoir cree un fonds de 1 million d’euros pour “garantir la liberte
d’expression et la dignite du peuple turc”, declarant ” ne pas
reconnaître la responsabilite du peuple turc dans le genocide armenien
et je suis donc pret immediatement a payer une amende de 45000 euros
et a passer 365 jours en prison pour infraction a la Loi votee par mon
Parlement francais qui s’est auto-proclame ” Tribunal international
de l’Histoire “.

Selon un calcul très simple, Rachid Nekkaz, pourrait acquitter
les amendes de 22 personnes qui auraient nie, sur le sol francais,
l’existence du genocide des Armeniens.

Il est candidat a l’election presidentielle 2012.

Requiem Service For Repose Of Souls Of Syrian Martyrs In Qamishli

REQUIEM SERVICE FOR REPOSE OF SOULS OF SYRIAN MARTYRS IN QAMISHLI
By H. Zain

Zawya.com

Jan 10 2012

HASAKA – The Armenian Catholic congregation of St. Joseph Church held
on Sunday a requiem for the repose of the souls of the Syrian martyrs
who sacrificed their souls to protect Syria’s security and peace.

The participants prayed to God to preserve Syria, protect its security
and stability, and bless its land and people.

Leader of the Armenian Catholic community in Qamishli, Antranig
Ivasian, said the crisis Syria is passing through has consolidated
the national unity, coexistence and amity among the Syrian people and
encouraged them to continue the process of building and protecting
their homeland.

Ivasian added that “Syria is the cradle of civilization and an
example to be followed regarding unity, tolerance and coexistence,”
calling on the Syrian youth to unify their ranks and adhere to amity,
peace to protect the stability and security of their homeland.

For his part, Pastor Narik Naamo prayed to God to bless Syria, the
land of peace and to preserve the unity and solidarity of its people.

http://www.zawya.com/story.cfm/sidZAWYA20120110052910

Armenian Tail Wags French Dog

ARMENIAN TAIL WAGS FRENCH DOG
Written by Eye

Nation on Sunday
Jan 8 2012

Few readers would have noticed the latest, truly incredible, law passed
by the French Parliament. It is now a criminal offence in France to
deny that the Turks genocidally killed Armenians one hundred years ago.

Few readers would have noticed the latest, truly incredible, law passed
by the French Parliament. It is now a criminal offence in France to
deny that the Turks genocidally killed Armenians one hundred years ago.

The Turkish government has protested against this foul action by a
fellow NATO member exhuming old skeletons. [Incidentally Turkey and
Armenia have established diplomatic ties.]

This action has been canvassed by the Armenian diaspora, cozily
ensconced in France for almost a century.

I hope [vainly, I~Rm afraid] that our Foreign Ministry takes due note
to pre-empt a similar move by the Tamil diaspora in France to initiate
similar action against Sri Lanka. Our vigilant Ambassador Dayan J is,
perhaps, our only hope.

Over to you Dayan J – we have been warned!

PS: I am no Cassandra, but my worst fears have been realised. A Sunday
newspaper reports that France has [believe it or not] issued four
(4) stamps honouring that genocidal monster Prabakaran.

The ~QEelam~R diaspora is moving faster than the Armenians! Ambassador
Dayan may be flung into the Bastille if he denies the ~QEelam~R
canard that our Army massacred ~Qinnocent~R Tamils on the beaches
of Mullaitivu.

Tissa Devendra

http://www.nation.lk/edition/letters/item/913-armenian-tail-wags-french-dog

La Colere Des Habitants Franco-Turcs Vivant En Alsace

LA COLERE DES HABITANTS FRANCO-TURCS VIVANT EN ALSACE
Frederique Meichler

L’Alsace.fr

8 janv 2012
France

Loi sur le genocide armenien

Quelle que soit leur sensibilite politique, les personnes turques
qui vivent dans la region mulhousienne sont opposees a la proposition
de loi votee a l’Assemblee nationale visant a poursuivre penalement
toute personne qui nie le genocide armenien.

” Je suis pret a discuter de la realite du genocide armenien, je ne
connais pas a fond le sujet. Mais ce travail doit etre fait par des
gens competents, des historiens reconnus, indique Adem, exile en France
en 1983 pour raisons politiques, naturalise francais il y a presque
20 ans. Au debut, je pensais naïvement que ces lois etaient motivees
par les droits de l’homme. Mais pourquoi cela arrive-t-il toujours
six mois avant une echeance electorale ? Cela me gene. Je suis un
partisan de la paix et du rapprochement des peuples. Cette loi a pour
effet de monter les uns contre les autres, de reveiller des haines… ”

Turkan, 36 ans, arrivee a Mulhouse avec ses parents a l’âge de 6 ans,
indique que cette proposition de loi suscite la consternation. ”
Tous les gens sont remontes. La reaction est unanime autour de moi,
chez les jeunes, dans les associations… On ne comprend pas pourquoi
la France vote une loi qui vise des evenements historiques remontant
a si longtemps et en plus, ailleurs qu’ici. Quel objectif poursuit-on ?

Alors que pas mal de Turcs etaient favorables a Sarkozy, aujourd’hui,
ils disent qu’il ne faut plus qu’il gagne… ”

Muharrem est venu en France dans le cadre du regroupement familial
en 1973, a l’âge de 4 ans. Il est gerant de societe, affiche
une sensibilite ” de gauche “. ” Je suis degoûte par cette loi,
indique-t-il. Je suis d’origine turque et j’ai une grand-mère
paternelle armenienne qui a vecu a Sivas et Istanbul, sans problème.

J’ai entendu parler dans ma famille des horreurs subies par les
Armeniens, mais c’etait la guerre. J’ai des amis armeniens qui
vivent a Istanbul, ils se demandent vraiment pourquoi la France
fait ca… On ne m’a pas enseigne le genocide mais si c’est vrai,
c’est aux historiens de l’etablir, pas a l’Etat francais ! Meme si
je trouve que la reaction du gouvernement turc est excessive, avec
le rappel de l’ambassadeur et les menaces economiques… ”

Les pouvoirs publics turcs ont fait passer a la television nationale
des spots fin decembre, incitant tous les ressortissants franco-turcs
a s’inscrire sur les listes electorales dans les delais.

Les journaux turcs diffuses dans la region ont relaye ce message,
tout comme les associations qui ont distribue localement des tracts
en turc et en francais : ” Votez pour exister ! Ne laissez pas les
autres decider a votre place ! ” peut-on y lire.

Mehmet Kunduraci est president du Centre culturel turc de Mulhouse,
rue Josue-Hofer, association qui gère une mosquee dont l’imam est un
fonctionnaire de l’Etat turc. ” Cette loi est decevante pour nous,
pour tous les Turcs qui vivent en France. Je suis ici depuis plus de
36 ans, je n’ai pas encore la nationalite francaise mais j’ai trois
enfants sur quatre qui votent… On nous prive de la liberte de penser.

Normalement, la France est un pays exemplaire pour la liberte, non ?

Mais on va se defendre, on va manifester et on espère que cette
loi sera bloquee au Senat. Nous, on vote aussi ! Et j’ai incite les
Franco-Turcs de mon association qui n’etaient pas encore inscrits
sur les listes electorales a le faire. ”

Necmettin Yesilkaya, 35 ans, arrive en France a l’adolescence,
preside une autre structure très influente dans la communaute turque
mulhousienne, l’Association sportive et culturelle turque installee
rue Lavoisier, proche du parti nationaliste des Loups gris. Les Loups
gris refutent totalement la thèse du genocide armenien. ” Nous sommes
nationalistes mais pas racistes, explique le president mulhousien.

Nous sommes fiers de notre culture et notre identite turques, tout en
nous integrant. Et cette loi nous a blesses. ” Necmettin Yesilkaya
y voit ” une loi injuste “, indique qu’aujourd’hui, ” les Armeniens
vivent tranquillement en Turquie. C’est la politique et la guerre qui
ont pu nous eloigner a certains moments, mais c’est un peuple frère.

On dit meme en turc, Sadik Evlâdi… ” Ce qui peut etre traduit par
” peuple fidèle ” ou ” frère “.

Beaucoup de Turcs prennent cette loi comme une accusation personnelle.

” C’est comme si l’Etat francais disait a ma fille ou a mon fils :
ton grand-père ou ton arrière-grand-père est un criminel… Ce n’est
pas aux parlementaires francais de juger. Et si ma fille me pose
la question, est-ce que mon grand-père a fait un genocide, que je
reponds non, je risque 45 000 ~@ d’amende et un an de prison ! ”

Parmi nos interlocuteurs, une seule personne emploie le terme
genocide. Alev etait âgee de 5 ans quand elle est arrivee en France
avec ses parents alevis, en 1975. Elle est mediatrice scolaire. ” J’ai
etudie la question, j’ai lu des livres, j’ai des amis armeniens. Mes
grands-parents nous ont parle des horreurs qui se sont passees… Pour
moi, c’est une evidence. Mais je trouve absolument aberrant et deplace
que la France legifère sur cette question. C’est un sujet qui doit
etre traite par les Turcs, qui concerne la Turquie et l’Armenie. Cela
ne fait qu’attiser les tensions. ”

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2012/01/08/la-colere-des-habitants-franco-turcs-vivant-en-alsace

Quand les politiques jouent aux historiens

Le Devoir , France
7 janv 2012

Quand les politiques jouent aux historiens

Paris s’apprête à pénaliser la négation du génocide arménien

par Christian Rioux 7 janvier 2012 Europe

Paris – Un demi-million de personnes. Une élection peut probablement
se gagner par une telle marge. Tel est en effet le nombre d’Arméniens
en France. À l’approche des présidentielles, c’est en partie ce qui
explique le fait que, le 22 décembre dernier, l’Assemblée nationale
française a soudainement adopté un texte punissant d’un an de prison
et d’une amende de 45 000 euros la négation du génocide arménien. On a
appris cette semaine que le texte controversé sera soumis au Sénat
avant la fin du mois.

La polémique qui a amené Ankara à rappeler son ambassadeur ne fait
donc que commencer. La Turquie n’entend certainement pas baisser
pavillon même si son ambassadeur sera de retour la semaine prochaine à
Paris pour suivre les débats au sénat. Ankara a déjà gelé sa
coopération militaire et politique avec la France. Toutes les
rencontres diplomatiques sont suspendues et le gouvernement envisage
une nouvelle série de mesures de représailles si le texte devait être
finalement adopté.

La Turquie a toujours nié avoir eu l’intention d’exterminer les
Arméniens qui vivaient alors sur son territoire même si elle reconnaît
que jusqu’à 500 000 d’entre eux sont morts pendant les combats qui se
sont déroulés en 1915 et les déportations massives qui ont suivi vers
la Syrie et le Liban. La majorité des historiens évaluent plutôt le
nombre de victimes de ce qui était encore l’Empire ottoman à 1,5
million, soit les deux tiers des Arméniens vivant alors en Turquie.

Comme le Québec l’avait fait dès 1980, puis en 2003, la France a
reconnu le génocide arménien en 2001. Une trentaine de pays et de
gouvernements ont fait de même un peu partout dans le monde. Mais, le
texte aujourd’hui devant le sénat n’est pas une simple motion
symbolique. Il vise à criminaliser la négation du génocide arménien
comme l’ont déjà été, en France, les traites négrières, par la loi
Taubira, et le génocide juif, par la loi Gayssot, qui condamne plus
largement la négation de tous les crimes contre l’humanité.

La colère des historiens

Sujet sensible entre tous, le projet de loi a aussitôt provoqué la
colère des historiens français. L’un des plus célèbres d’entre eux,
Pierre Nora, a dénoncé une volonté de museler les historiens et une
«soviétisation de l’histoire». «À quand la criminalisation des
historiens qui travaillent sur l’Algérie, sur la Saint-Barthélemy, sur
la croisade des Albigeois?», s’est-il interrogé dans Le Monde. Selon
l’auteur des Lieux de mémoire (Gallimard), le parallèle avec la Shoah
est injustifié. «Pour la Shoah, en effet, la responsabilité de la
France vichyste est engagée, alors que, dans le cas de l’Arménie, la
France n’y est pour rien. Et s’il s’agissait de faire pression sur la
Turquie, le résultat est concluant: la décision française ne peut
qu’exacerber le nationalisme turc et bloquer toute forme d’avancée
vers la reconnaissance du passé.» La nouvelle loi va d’ailleurs plus
loin que celles qui l’ont précédée, puisqu’elle n’incrimine pas
seulement la «négation», mais aussi la «minimisation» du génocide.

À l’approche des élections présidentielles, l’historien a vu dans le
dépôt de cette loi une manifestation de «cynisme politicien». Le texte
a en effet été présenté en catastrophe par la députée UMP Valérie
Boyer afin d’en court-circuiter un autre qui devait être proposé par
la gauche au Sénat. Mais, de l’avis de tous, c’est bien le président
qui est à la manoeuvre. Nicolas Sarkozy a toujours courtisé la
communauté arménienne de France et a rarement raté une occasion de
prendre la Turquie à rebrousse-poil, notamment en s’opposant à son
adhésion à l’Union européenne. En visite en Arménie en octobre
dernier, il avait déjà sommé la Turquie de «revisiter son histoire»
dans des «délais assez brefs», faute de quoi la France légiférerait.

Son intention est de boucler le dossier avant le printemps. Les
analystes politiques jugent qu’en pleine campagne électorale, Nicolas
Sarkozy serait particulièrement heureux de piéger ses adversaires
socialistes en faisant voter ce texte avec le soutien de la gauche qui
vient tout juste d’obtenir la majorité au Sénat. Les socialistes, qui
ont toujours soutenu la pénalisation de la négation des génocides, ont
donc été pris de court. Seul l’ancien ministre socialiste Jean Glavany
a tenu à dire que «ce n’était pas au Parlement de dire l’histoire».

Une cause entendue?

À droite, l’initiative présidentielle suscite aussi quelques
réticences. Fait exceptionnel, le ministre des Affaires étrangères,
Alain Juppé, artisan d’un rapprochement avec Ankara, s’est dissocié
publiquement de son président. D’autres personnalités ont aussi
exprimé leur désaccord, comme l’ancien premier ministre Jean-Pierre
Raffarin et l’ancien président du Sénat, Gérard Larcher.

À l’opposé de Pierre Nora, l’intellectuel Bernard-Henri Lévy a pris
fait et cause pour ce projet de loi. Selon lui, l’histoire du génocide
arménien est «dite, écrite, bien écrite, depuis longtemps». Il ne fait
aucun doute que les Arméniens ont été «à partir de 1915 victimes d’une
entreprise d’annihilation méthodique», dit-il. Il ne voit donc aucun
problème à criminaliser la négation d’un fait établi depuis si
longtemps. Ce serait même une erreur, écrit-il, de se laisser
«intimider par un quarteron d’historiens».

D’autres intellectuels opposés à la loi, donc en accord avec Pierre
Nora, ont néanmoins tenu à rappeler qu’en matière de criminalisation
de la pensée, c’était la Turquie qui remportait largement la palme.
Celle-ci punit en effet «l’insulte à la nation turque», au rang de
laquelle on compte la reconnaissance du génocide arménien. C’est
pourquoi le romancier Orhan Pamuk s’était retrouvé devant les
tribunaux en 2005. À la suite de pressions internationales, les
poursuites avaient finalement été abandonnées.

L’arme économique

Dans cette polémique historico-diplomatique, les dirigeants turcs ont
décidé de renvoyer la France à son passé colonial et d’accuser
celle-ci d’avoir commis un génocide en Algérie. Une accusation dénuée
de tout fondement selon tous les historiens, le nombre de victimes
étant d’ailleurs absolument incomparable.

Mais, Ankara brandit surtout l’arme économique. En 2006, le dépôt d’un
projet de loi semblable avait entraîné l’exclusion des entreprises
françaises du projet de gazoduc Nabuco vers l’Europe et l’interdiction
pour les avions militaires français en direction de l’Afghanistan de
survoler le territoire turc. Cette fois, la Turquie pourrait fermer
ses ports aux navires de guerre français. Les deux pays sont pourtant
membres de l’OTAN. Mais, on s’attend surtout à des répercussions
économiques. La France est en effet le 3e investisseur étranger en
Turquie et les échanges entre les deux pays atteignent 12 milliards
d’euros.

En octobre 2008, aux Rendez-vous de l’histoire de Blois, un groupe
d’historiens avait lancé une pétition s’opposant à la recrudescence
des lois mémorielles. On y affirmait que l’histoire ne devait «pas
être l’esclave de l’actualité ni s’écrire sous la dictée de mémoires
concurrentes. Dans un État libre, il n’appartient à aucune autorité
politique de définir la vérité historique». La même année, la
commission Accoyer avait elle aussi recommandé de ne pas abuser de ces
mêmes lois mémorielles. On pouvait donc s’attendre à ce que les élus
fassent enfin preuve de modération en ces matières. C’était sans
compter avec la campagne présidentielle.

***

Correspondant du Devoir à Paris

http://www.ledevoir.com/international/europe/339769/quand-les-politiques-jouent-aux-historiens

Iran’s uranium enrichment plant to start operation soon

Iran’s uranium enrichment plant to start operation soon

12:59 – 08.01.12

Iran’s underground uranium enrichment facility will start operations
soon, a senior nuclear official has said.

According to Reuters, the move is likely to increase tension between
the Islamic state and the West over Tehran’s nuclear ambitions.

“The Fordow nuclear enrichment plant will be operational in the near
future … 20 percent, 3.5 percent and four percent enriched uranium
can be produced at this site,” said the head of Iran’s Atomic Energy
Organisation Fereydoun Abbasi Davani, according to the Kayhan daily.

Iran has said for months that it is preparing to conduct uranium
enrichment at Fordow, a protected site deep inside a mountain near the
Shi’ite Muslim holy city of Qom in central Iran.

The United States and its allies say Iran is trying to build bombs,
but Tehran insists its nuclear programme is aimed at generating power.

The inauguration of the site could block fresh nuclear talks with
major powers aimed at resolving Iran’s nuclear row through diplomacy.
Iran has called for talks on its nuclear programme with the permanent
members of the Security Council and Germany (P5+1), which have been
stalled for a year.

Diplomats told Reuters on Friday that Iran was believed to have begun
feeding uranium gas into centrifuges in Fordow in late December as
part of final preparations to use the machines for enrichment.

Iran is already refining uranium to a fissile purity of 20 percent –
far more than the 3.5 percent level usually required to power nuclear
energy plants – above ground at another location.

Diplomats have said it is moving this higher-grade enrichment to
Fordow in an apparent bid to better protect the work against any enemy
attacks. It also plans to sharply boost output capacity.

The United States and Israel, Iran’s arch foes, have not ruled out
strikes against the Islamic state if diplomacy fails to resolve the
dispute.

Iran has been hit by four rounds of U.N. sanctions and the United
States and the EU have imposed increasingly tight economic sanctions
on Tehran over its nuclear programme.

Iran disclosed the existence of Fordow to the IAEA only in September
2009 after learning that Western intelligence agencies had detected
it.

Tert.am

Conference in Munich Highlighted Assyrian Human Rights Issues

Conference in Munich Highlighted Assyrian Human Rights Issues

Posted GMT 1-7-2012 23:0:4

Munich (AINA) — On the occasion of the 50th anniversary of signing an
agreement between Germany and Turkey to recruit migrant workers from
Turkey (German: Anwerbeabkommen), official celebrations were held
across Germany. State representatives of Germany and Turkey met in
Berlin, while celebrations were held in various cities in late October
through November. However, most of those events did not properly
reflect the ethnical and religious mosaic of Turkey. Most politicians
and the mainstream media continue to talk about “Turkish workers” that
came to Germany as ‘Gastarbeiter’ (guest worker), ignoring the fact
that among the migrants also many Kurds, Assyrians (Turkish: Süryani),
Armenians and Alevis arrived in Germany to work and live with their
families.

During December 15-18, Kurdish Mesopotamia Association organized an
anniversary event on this same occasion with a rich program that
included three political panels, an exhibition and a musical event.
This was done in cooperation with the Social Democratic Party (SPD),
the Green Party in Munich along with the city’s cultural board.

The political panels were held on Friday, December 16th in Munich’s
old City Hall with more than 300 people attending, including Kurds,
Assyrians, Alevis and Germans.

The first panel focused solely on the situation of the Assyrians in
Turkey. Panel speakers were Erol Dora, the Assyrian member of Turkish
Parliament, attorney and member of the Peace & Democracy Party (BDP)
together with the former chairman of the Turkish Human Rights
Association (IHD) and lawyer Yusuf Alatas, while moderation was done
by Haydar Isik, a Kurdish writer.

The second panel discussed the situation of the Kurds in Munich while
the third panel focused on the political conditions of the Kurds in
Turkey; the latter highlighted BPD member Leyla Zana, also member of
Turkish Parliament, as well as attorney Yusuf Alatas.

The panels were opened by a short speech of Munich’s mayor Hep
Monatzeder who said that based on the agreement signed between Turkey
and Germany “people from all ethnic groups came to Germany to work and
live here. Among the people who came to Germany were Assyrians and
Kurds that were in Turkey even not [officially] recognized to exist”.

After an opening message by Haydar Isik, who moderated the first
panel, Erol Dora gave a short historical outline on the Assyrians in
Middle East as indigenous people, briefly touching their current
political and social situation in Iraq, Syria and Iran.

With respect to Turkey, Dora focused on the legal status of the
Assyrians in the Turkish Republic in the framework of the Treaty of
Lausanne (of 1923), underlining that Assyrians lacked recognition as a
‘non-Muslim minority’, whereas Greeks, Armenians, and Jews received
certain religious and cultural rights; still all of them have been
discriminated. Dora further touched on the background of the mass
migration of Assyrians from Turkey to Europe since the 1970s, hinting
that currently more than 80,000 of Assyrians from Turkey and other
Middle-East countries live in Germany.

Lawyer Yusuf Alatas characterized the situation of the Christians and
specifically that of the Assyrians as a “bleeding wound” and stressed
that they “are among the oppressed people in Turkey”. But compared to
others, “they are oppressed religiously, too”, he said. He stressed
that, “as long as the Kurdish question in Turkey is not solved”,
issues related to democratization will not be resolved in a satisfying
manner. Alatas pointed out that, despite Turkey’s constitutional
commitment to equal rights for all citizens, Assyrians “have not even
been regarded as citizens”. Despite being one of the oldest people in
the region, they have actually been “regarded as aliens”. According to
Turkey’s constitutional court, all people are equal, but obviously
some are not!

Alatas as well briefly addressed the legal status of the
‘acknowledged’ minorities in context of the Lausanne Treaty and
pointed out the school situation and the supposed educational freedom
they enjoy: each of the minority schools has to accept a deputy
director of Turkish origin while the children have to start class
lectures every morning with nationalistic Turkish songs praising
Atatürk, like “Türküm dogruyum ….Ne mutlu Türküm diyene!” (“I am a
Turk, honest and hardworking… How happy is the one who says I am a
Turk!”).1

Alatas concluded his initial statements by calling the Turkish school
textbooks, where Assyrians are depicted as collaborators and indicted
of treason, a scandal and also criticized the continuing legal siege
of Mar Gabriel Monastery.

Early in the same week (see hristiayangazete.com), Dora organised a
press conference at the Turkish Parliament in Ankara, criticizing the
textbooks published by the Turkish Education Ministry as abusive to
Assyrians and Armenians. Dora also met with the Education Minister
Ömer Dinçer on December 15, 2011 to discuss the problem; according to
a statement by Dora, the Minister expressed his discomfort with the
textbooks and that they “were printed in 2009, which is earlier than
he took office.” The Minister promised to act immediately on removing
the insulting statements. Dora is convinced that the Minister will do
his duty to make sure that the children and youth will not grow up in
a world full of prejudice.

By Abdulmesih BarAbraham

1Türküm, doðruyum, çalýþkaným. Ýlkem, küçüklerimi korumak, büyüklerimi
saymak, yurdumu, milletimi, özümden çok sevmektir. Ülküm, yükselmek,
ileri gitmektir. Ey büyük Atatürk! Açtýðýn yolda, gösterdiðin hedefe
durmadan yürüyeceðime ant içerim. Varlýðým Türk varlýðýna armaðan
olsun. Ne mutlu Türküm diyene!

English: I am a Turk, honest and hardworking. My principle is to
protect the younger to respect the elder, to love my homeland and my
nation more than myself. My ideal is to rise, to progress. Oh Great
Atatürk ! On the path that you have paved, I swear to walk incessantly
toward the aims that you have set. My existence shall be dedicated to
the Turkish existence. How happy is the one who says “I am a Turk!”

Kuwait’s first envoy submits credentials

New Europe
Jan 8 2012

Kuwait’s first envoy submits credentials

Article | January 8, 2012 – 5:07pm

Armenian President Serzh Sargsyan recently received credentials of the
newly appointed Kuwaiti Ambassador to Armenia Basam Muhammed
al-Qabandi. Al-Qabandi praised Armenia’s firm position towards the
issues of the State of Kuwait outlining the expansion of bilateral
relations between the two countries.

In turn, Sargsyan wished the friendly State of Kuwait further progress
and conveyed his greetings to its leaders. Sargsyan congratulated the
Kuwaiti envoy on his appointment and hailed the ties between Armenia
and Kuwait. He stressed that Armenia attach great importance to
developing relations with the Arabian Gulf nations.

The opening of Armenia’s Embassy in Kuwait and Kuwait’s Embassy in
Armenia reflects the willingness of the nations for comprehensive
development of bilateral relations, he said. Ambassador al-Qabandi
also had talks with Armenian Foreign Minister Edward Nalbandian.

http://www.neurope.eu/article/kuwaits-first-envoy-submits-credentials