NKR MFA: Azerbaijan Is Not Interested In The Investigation Of Incide

NKR MFA: AZERBAIJAN IS NOT INTERESTED IN THE INVESTIGATION OF INCIDENTS ON THE CONTACT-LINE

Noyan Tapan
2012-01-16

Commentary of the NKR MFA Information Department:

On December 22, 2011, the OSCE Permanent Council approved the Unified
Budget of the organization for 2012. Along with this, the Permanent
Council discussed a request to increase the funding for the Office
of the Personal Representative of the OSCE Chairman-in-Office (CiO)
to ensure sufficient resources to investigate potential incidents on
the Line of Contact between the armed forces of Nagorno Karabakh and
Azerbaijan, in pursuance of the agreements of February 6, 1995 signed
by the three parties to the conflict (Nagorno Karabakh, Armenia,
and Azerbaijan) through the mediation of the Co-Chairs of the OSCE
Minsk Conference.

The idea of increasing the funds for the Office of the CiO Personal
Representative was widely supported by the OSCE member-states. It is
symbolic that the idea was opposed only by the Azerbaijani delegation,
which explained its position by the fact that it could not approve
additional funding for the Office until a final agreement on the
details of the mechanism of the incidents’ investigation was achieved.

Unfortunately, it is not the first time we face a situation where the
actions of the Azerbaijani leadership fully contradict the earlier
statements and agreements at the highest level, in particular, the
agreements achieved in Sochi on March 5, 2011 by the Presidents of
Russia, Armenia, and Azerbaijan.

This confirms once again that Azerbaijan is not interested in
the investigation of incidents on the Contact-Line, since it will
be eventually established that it is the Azerbaijani party that
periodically exercises provocations, thereby deepening the hostility
and distrust of the parties towards each other and driving the
negotiation process to a deadlock.

BAKU: Azerbaijani, Russian And Armenian Presidents’ Meeting Confirme

AZERBAIJANI, RUSSIAN AND ARMENIAN PRESIDENTS’ MEETING CONFIRMED

Today.Az
16 January 2012

Armenian Foreign Minister confirmed information about the upcoming
trilateral meeting of presidents of Azerbaijan, Russia and Armenia.

Armenian Minister Edward Nalbandian made this statement at a press
conference on Jan.16.

“An agreement on the trilateral meeting has been reached, the venue
and date of the meeting will be announced in due time,” Nalbandian
said. Commenting on the meeting format, Nalbandian stressed that
this format has proved its viability and efficiency, and expressed
his confidence in continuation of trilateral contacts.

Turkish Facts Stink

TURKISH FACTS STINK

yerkir.am
14:27 – 16.01.2012

During the press conference, MFA of RA Edward Nalbandyan noted that
all the anti-facts which Turkey had brought forth after the bill
criminalizing denial of the Armenian Genocide had entered the agenda
of the French Senate.

He noted that that process had nothing to do with the Armenian-Turkish
regulations as the international society is aware that the turkish
disposition affects the Armenian-turkish regulation process.

“That’s why we say that the ball is at the turkish side. And the
facts as if there are there are some economic interests in Turkey
and if the bill gets confirmed today then it can prevent Turkey from
playing any important role in the territory. I think there is little
corruption in here”, said Nalbandyan.

Armenian FM: Azerbaijan Hinders Investigation Of Incidents At Contac

ARMENIAN FM: AZERBAIJAN HINDERS INVESTIGATION OF INCIDENTS AT CONTACT LINE

Panorama.am
16/01/2012

At the Sochi meeting in 2011 March, the sides had agreed to
investigate the incidents at the line of contact between Armenian and
Azerbaijani troops, with the international community supporting the
initiative. However, so far the sides have failed to carry out the
investigation, Foreign Minister Edward Nalbandian told reporters in
Yerevan, adding that Azerbaijan is to blame for it.

Azerbaijan once again fails to implement an agreement, said the
Minister, expressing the hope that the OSCE Minsk Group will take steps
towards disclosure of the incidents and prevention of their recurrence.

Rosy Varte, Actrice Populaire Au Sens Le Plus Noble Du Terme (Mitter

ROSY VARTE, ACTRICE POPULAIRE AU SENS LE PLUS NOBLE DU TERME (MITTERRAND)
Stephane

armenews.com
lundi 16 janvier 2012

Le ministre de la Culture, Frederic Mitterrand, a rendu hommage a Rosy
Varte, decedee dans la nuit de vendredi a samedi, “une grande figure
du theâtre, du cinema et de la television” et “une actrice populaire,
au sens le plus noble du terme”.

“Sa carrière, souligne le ministre dimanche dans un communique, reflète
un appetit de la vie et une formidable curiosite caracteristiques de
sa personnalite”.

Pour M. Mitterrand, “cette femme restee fidèle a ses origines
armeniennes, sympathique et très discrète, s’interessant plus a son
metier qu’a sa renommee, restera pour beaucoup l’inoubliable Maguy”.

“Plusieurs generations de telespectateurs auront ete marques par sa
petulance, sa drôlerie, sa generosite exceptionnelle”, souligne-t-il.

Nouvelle Politique Sur Les Ceremonies Du 19 Mai : Un Recul Du Totali

NOUVELLE POLITIQUE SUR LES CEREMONIES DU 19 MAI : UN RECUL DU TOTALITARISME
Stephane

armenews.com
lundi 16 janvier 2012

La decision de la Turquie d’annuler une partie des celebrations
du 19 mai, jour anniversaire du debut de la Guerre d’Independance
dans les stades, a recu un large soutien de la part de personnalites
influentes. Ce changement serait un pas contribuant a attenuer l’image
fasciste et totalitaire du pays.

Beaucoup d’auteurs pensent que ces celebrations ne sont pas dignes
d’une nation democratique, relevant que les jours de fete nationale ne
sont celebres de cette manière que dans les pays encore ou precedemment
communistes qui ne sont pas parvenus a se democratiser entièrement,
comme c’est le cas de la Chine, de Cuba et de la Russie.

Le Ministre de l’Education turc a declare jeudi dans des ecoles a
travers la Turquie que les celebrations du 19 mai, marquant le jour du
fondateur de la Turquie Mustafa Kemal Ataturk, prenant pied a Samsun
en 1919 pour lancer la Guerre d’Independance, ne seront organisees que
dans les ecoles, plutôt que dans les stades, arguant que les etudiants
sont negativement affectes par les ceremonies dans les stades. Les
lyceens participent a des repetitions pendant des semaines pour les
celebrations du 19 mai, generalement par temps froid. Ils paradent
dans un ordre parfait en formations militaires dans les stades a
travers le pays et executent des enchaînements athletiques.

Des troupes paradent egalement, des generaux assistant aux ceremonies
dans les grandes villes a côte de personnalites politiques.

Le Ministre de l’Education a dit aux ecoles que les celebrations du 19
mai n’auront lieu qu’a Ankara, relevant les perturbations provoquees
dans les cours et arguant du fait que les etudiants sont physiquement
affectes au cours des repetitions.

Une circulaire envoyee aux ecoles par le Ministre de l’Education
relève que les celebrations provoquent des problèmes de sante a
cause du froid et que les parents de lyceens qui n’ont pas assiste
volontairement aux ceremonies s’en sont plaints.

“Je m’en rejouis”, a dit Yildiray Ogur, du journal Taraf, interroge
par ToDay’s Zaman de l’annulation partielle des ceremonies du 19 mai

Ogur, qui est egalement membre de Jeunes Civils, une organisation
non-gouvernementale attachee a la critique des ingerences militaires
dans la politique, a dit que Jeunes Civils a pose ce problème la
première fois en 2003 au cours d’une reunion au Parlement, provoquent
une enorme reaction de quelques milieux seculiers.

Dans un communique titre, “Retirons le 19 mai des stades”, Jeunes
Civils developpe en ecrivant que des ceremonies comme celles du 19 mai
sont depassees et ne sont pratiquees que dans des pays totalitaires,
et qu’il faut par consequent y mettre fin.

Plusieurs mois après cette declaration, le journal fermement laïc
Cumhuriyet publia un titre disant, “Des Jeunes Officiers de l’Armee
sont Perturbes”, impliquant que de jeunes officiers militaires se
demandaient s’ils devaient ou non intervenir dans la politique. Parmi
les choses qui perturbaient les jeunes officiers figurait le debat
sur l’annulation des ceremonies du 19 mai. “Nous sommes passes près
d’un coup d’etat”, a dit Ogur.

Il a dit que contrairement a ce qui est soutenu par certains cercles
seculiers, selon lesquels de telles ceremonies ont leur utilite pour
la Turquie, il n’en est rien parce qu’elles ont leurs racines dans
les regimes communistes d’Europe de l’est et de Tchecoslovaquie.

“Prendre part a ces ceremonies, c’est effectuer une gestuelle
d’ensemble a laquelle chacun contribue, par des mouvements individuels
qui ne signifient rien du tout. Ces scènes mettent en avant la
conformite et l’appartenance a un groupe”, a explique Ogur.

Le 19 mai 1919, Ataturk, qui deviendra le premier president de la
Turquie moderne, prit pied sur la principale peninsule de Turquie
pour y mener la lutte de liberation. Au debut des annees 1920, Ataturk
convoqua la première Grande Assemblee Nationale (Parlement) a Ankara
et dès 1922 toute l’Anatolie etait liberee de la domination etrangère.

La Republique de Turquie independante fut declaree une annee plus tard.

Au cours de ses fonctions presidentielles, Ataturk proclama lui-meme
le 19 mai “Jour de La Jeunesse et des Sports”. Dans le sillage de
l’heritage monumental d’Ataturk, le jour est consacre egalement a
l’hommage du fondateur du pays.

L’editorialiste du journal Sabah, Emre Akoz, qui est aussi sociologue,
accueille lui aussi l’annulation des ceremonies du 19 mai, dont il
dit qu’elles ont ete importees de l’Italie fasciste des annees 1930.

Bien que certains cercles laïcs associent ces ceremonies au
patriotisme, Akoz a dit qu’elles n’ont rien a y voir, et que meme
ceux qui ont une ideologie fasciste ne savent pas que ces ceremonies
ont leurs racines a l’etranger.

Selon Akoz, il serait plus utile de celebrer le 19 mai sous la forme
d’une semaine de la Jeunesse avec plus de competitions sportives
parmi les ecoles et au cours desquelles les etudiants ne seraient
plus forces de se plier a une formation du type militaire pour leur
prestation du 19 mai.

“Ce genre de celebration serait plus divertissant”, a dit Akoz a
ToDay’s Zaman.

Pour sa part, le depute Adnan Keskin du Parti Republicain du Peuple
(CHP) soutient qu’a travers ce changement du Ministre de l’Education,
le gouvernement projette de se debarrasser des ceremonies du 19 mai
et a depose une motion au Parlement contre cette annulation.

Keskin estime qu’au travers de cette annulation, le gouvernement
cherche a eroder les valeurs, traditions et institutions de la
republique et couper les liens de la nation turque avec son histoire.

Le president du groupe de deputes CHP Muharrem Ince a lui aussi publie
une declaration vendredi condamnant l’annulation par le gouvernement
des ceremonies du 19 mai. Ince soutient qu’annuler les ceremonies du
19 mai c’est ignorer leur signification.

A la suite des critiques dont l’annulation des ceremonies du 19 mai
a ete l’objet, l’adjoint au Premier Ministre Bekir Bozdag a declare
vendredi qu’il s’agit d’une approche formaliste pour ramener la
signification du 19 mai a des ceremonies de stade.

“Ce qui compte ce ne sont pas les stades mais le 19 mai, le mouvement
amorce le 19 mai et ce qui en a decoule. Parlons plutôt de ces
resultats et soyons sûrs que nous en evaluons la portee. La facon dont
elle est percue n’a que peu de rapports avec leur fondement. Seule
leur signification profonde importe [celle des ceremonies], il n’y
a aucun changement dans leur signification profonde”, a dit Bozdag.

Le Ministre de l’Education Omer Dincer a lui aussi parle vendredi,
et il a explique que le changement du ministère pour annuler les
celebrations du 19 mai dans les stades sont conformes aux propositions
relatives aux lois et règlements et qu’aucun amendement n’etait porte
aux lois a cet effet.

“De nouvelles celebrations se sont ajoutees a ces celebrations en
particulier après le coup d’etat du 12 septembre 1980, et le coût des
celebrations s’est progressivement accru et a eu un impact negatif
sur nos etudiants’, a dit Dincer.

Traduction et commentaire de Gilbert Beguian

Une mesure qui touche aux symboles de l’esprit republicain qui fonde
les institutions de la Turquie. Une nouvelle etape en tous cas et de
fait, dans la dispute entre l’islamisme “modere” et les tenants d’un
pouvoir laïc “pur et dur”.

Selon le sociologue turc, c’est l’esprit de Mussolini qui inspire le
ceremonial des festivites rappelant le debut de l’epopee kemaliste.

http://www.todayszaman.com/news-268515-new-policy-on-may-19-ceremonies-a-move-from-totalitarianism.html

ANTELIAS: Agenda of the forthcoming ATIME conference in North Lebano

PRESS RELEASE
Catholicosate of Cilicia
Communication and Information Department
Contact: V.Rev.Fr.Krikor Chiftjian, Communications Director
Tel: (04) 410001, 410003
Fax: (04) 419724
E- mail: [email protected]
Web:

PO Box 70 317
Antelias-Lebanon

Watch our latest videos on YouTube here:

THE YOUTH, THE CHURCH AND CONTEMPORARY CHALLENGES, THE THEME OF THE
FORTHCOMING ATIME CONFERENCE
On 8 January 2012, the members of the Committee of the Association of
Theological Institution in the Middle East (ATIME) met at the Orthodox
Seminary in Balamand (North Lebanon).

Two deacons Kevork Sabounjian and Sarkis Garabedian represented the Seminary
of the Catholicosate of Cilicia. The Committee decided to organize a
conference on 3 March 2012 at the University of St. Esprit, and adopted the
theme “The Youth, The Church and Contemporary Challenges” as proposed by the
Deacons of the Armenian Church.

http://www.ArmenianOrthodoxChurch.org/
http://www.youtube.com/user/HolySeeOfCilicia

ANTELIAS: Churches of the Middle East called to speak with one voice

PRESS RELEASE
Catholicosate of Cilicia
Communication and Information Department
Contact: V.Rev.Fr.Krikor Chiftjian, Communications Director
Tel: (04) 410001, 410003
Fax: (04) 419724
E- mail: [email protected]
Web:

PO Box 70 317
Antelias-Lebanon

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‘THE CHURCHES OF THE MIDDLE EASE ARE CALLED TO SPEAK WITH ONE VOICE’

Stated His Holiness Aram I to the Press

At the end of the planning meeting of the Middle East Council of Churches
(MECC), the Leadership met the press at the Cilicia Museum Hall of the
Catholicosate.

His Holiness Aram I opened the conference with a brief introduction. He said
that unity among the Churches in the Middle East is the priority at this
moment of the history of the region. All churches belong to the Mystical
Body of Christ irrespective of doctrinal differences. They form different
parts of the same Body. The current events in the region urge us to pray
together, reflect together, plan and act together in the service of our
societies. He also said. “The Middle East Council of Churches is neither an
organization, nor an institution apart from the life and witness of the
Churches. It belongs to the Churches and the Churches own the Council.” He
then presented and elaborated on the four programmatic priorities as adopted
by the last General Assembly: Education and Formation, Diakonia,
Christian-Muslim Dialogue and Ecumenical Relations.

1. Education and Formation understood not only as giving information,
but as spiritual growth. It should begin at home; continue in schools and
the Church. The MECC programme should prepare the future leadership of
Christian communities of the Middle East.
2. Diakonia is an important vocation taught by the Gospels, hence an
inseparable aspect of Christian life. Churches have historically expressed
their diakonia through hospitals, old peoples’ homes, social centres and
other projects. They should be enabled to continue their humanitarian work
to serve the needy in their countries.
3. Christian Muslim Dialogue in the Middle East is part of the daily
experience of the people, unlike other places where it is limited to
theological dialogues. The MECC will reinvigorate its work to promote wider
cooperation among all partners at all levels.
4. Ecumenical Relations to be strengthened among the four families of
churches of the MECC, with Middle East Churches and their Diasporas, as well
as with global and regional ecumenical structures. These relations should be
based on new principles to respond to the challenges of globalization.

Catholicos Aram I then concluded. “The Church can neither be an observer,
nor a follower. The Church is called to participate in all aspects of life
that aim to build justice, promote the inherent dignity of the human being
and human rights. These are not political goals but the core of the Church’s
vocation.

After the introduction of His Holiness Aram I, The Syrian Catholic Patriarch
Ignace Youssif III Younan, Archbishop Paul Matta (Maronite), Bishop Costa
Kayal (The Representative of Patriarch Hazim), Rev. Dr. Habib Badr
(Evangelical Churches) and Rev. Dr. Paul Rohanna, General Secretary, Middle
East Council of Churches (MECC) took the microphone and emphasized the
importance of churches working together in the Middle East.
##
Photos:
*****

__________ Information from ESET Smart Security, version of virus signature database 6798 (20120116) __________

The message was checked by ESET Smart Security.

http://www.ArmenianOrthodoxChurch.org/
http://www.youtube.com/user/HolySeeOfCilicia
http://www.armenianorthodoxchurch.org/v04/doc/Photos/Photos665.htm#2
http://www.eset.com

ISTANBUL: ECHR orders Ankara to pay record compensation

Today’s Zaman, Turkey
Jan 11 2012

European Court of Human Rights orders Ankara to pay record compensation

11 January 2012 / TODAY’S ZAMAN, İSTANBUL

The European Court of Human Rights (ECtHR) has ordered Turkey to pay
more than 20 million euros in compensation after an allegation by 13
Cypriot nationals that the stationing of Turkish troops in the
northern part of Cyprus following a 1974 intervention deprived them of
their homes and properties.

Greek Cypriot Constantinos Lordos, together with 12 co-plaintiffs,
filed a case with the ECtHR in 1990 after the Turkish military
intervention blocked access to their properties in the district of
Maras.

In its principal judgment, delivered on Nov. 2, 2010, the ECtHR ruled
that the military activity had violated the right to `protection of
property’ of eight applicants and the right to `respect for private
and family life’ of a further seven.

In a judgment rendered on Jan. 10, 2012, the court awarded the
applicants between 100,000 and 8,000,000 euros each for pecuniary and
non-pecuniary damages, as well as a further 15,000 euros, to be shared
between all applicants, for costs and expenses incurred during the
process.

Following the outcome of the 2010 Demopoulos v. Turkey case, the ECtHR
recognized the Immovable Property Commission, founded by the Turkish
Republic of Northern Cyprus (KKTC) as `an appropriate domestic body’
for dealing with disputes and subsequently directed more than 1,400
cases to the commission. The court had previously ruled that decisions
concerning compensation claims by Greek Cypriots that were made before
the Demopoulos decision would be handled by the ECtHR. As a result,
Lordos and Others v. Turkey will be the last case to be heard by the
court.

As of Jan. 10, 2012, 2,801 applications have been lodged with the
commission. Of these, 194 have been concluded through out-of-court
settlements and seven through formal hearings. To date, the KKTC
government has paid more than 77 million euros to applicants in
compensation.

Badinter : "Le Parlement n’est pas un tribunal"

Le Monde, France
15 janvier 2012

Badinter : “Le Parlement n’est pas un tribunal”

Par expérience personnelle, je sais combien il est douloureux
d’entendre dénier la réalité d’un génocide qui a englouti vos proches
les plus chers. Je comprends donc la passion qui anime la communauté
arménienne pour que soit reconnu par la communauté internationale, et
surtout la Turquie, le génocide arménien de 1915. Et cependant, quelle
que soit la sympathie que l’on puisse éprouver pour cette cause, elle
ne saurait conduire à approuver la proposition de loi votée par
l’Assemblée nationale le 22 décembre 2011 et soumise prochainement au
Sénat, qui punit d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende
ceux qui “contestent ou minimisent de façon outrancière un génocide
reconnu comme tel par la loi française”.
Certes le génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale a fait
l’objet de dispositions législatives en France, et notamment de la loi
Gayssot de 1990. Mais le génocide juif par les nazis a été établi et
ses auteurs condamnés par le Tribunal militaire international de
Nuremberg. A cette juridiction créée par l’Accord de Londres du 8 août
1945, signé par la France, participaient des magistrats français. Les
jugements rendus par ce tribunal ont autorité de la chose jugée en
France. Rien de tel s’agissant du génocide arménien qui n’a fait
l’objet d’aucune décision émanant d’une juridiction internationale ou
nationale dont l’autorité s’imposerait à la France. Le législateur
français peut-il suppléer à cette absence de décision judiciaire ayant
autorité de la chose jugée en proclamant l’existence du génocide
arménien commis en 1915 ? Le Parlement français peut-il se constituer
en tribunal de l’histoire mondiale et proclamer la commission d’un
crime de génocide par les autorités de l’Empire ottoman il y a un
siècle de cela, sans qu’aucun Français n’y ait été partie soit comme
victime, soit comme bourreau ? Le Parlement français n’a pas reçu de
la Constitution compétence pour dire l’histoire. C’est aux historiens
et à eux seuls qu’il appartient de le faire.

Cette évidence, la Constitution l’a faite sienne. La compétence du
Parlement sous la Ve République a ses limites fixées par la
Constitution. Le Parlement ne peut décider de tout. Notamment, au
regard du principe de la séparation des pouvoirs, il ne peut se
substituer à une juridiction nationale ou internationale pour décider
qu’un crime de génocide a été commis à telle époque, en tel lieu.
Pareille affirmation ne peut relever que de l’autorité judiciaire. La
loi de 2001 déclarant “la France reconnaît publiquement le génocide
arménien de 1915”, aussi généreuse soit-elle dans son inspiration, est
ainsi entachée d’inconstitutionnalité. Je renvoie à ce sujet les
lecteurs au dernier article publié par le doyen Vedel, analysant la
loi de 2001 (“Les questions de constitutionnalités posées par la loi
du 29 janvier 2001”, in François Luchaire, un républicain au service
de la République, textes réunis par Didier Maus et Jeannette Bougrab,
Publications de la Sorbonne, 2005).

Ni les plus hautes autorités de l’Etat, ni soixante députés ou
soixante sénateurs n’ont jugé bon de déférer cette loi au Conseil
constitutionnel. Les considérations politiques ne sont pas toujours
absentes de la décision de saisir – ou non – le Conseil
constitutionnel… Mais depuis 2008, une innovation importante est
intervenue. Tout justiciable peut, dans un procès, soulever une
question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dénonçant
l’inconstitutionnalité de la loi qu’on entend lui appliquer au motif
qu’elle méconnaît ses droits fondamentaux : dans le cas de la négation
du génocide, la liberté d’opinion et d’expression.

Et selon la jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, si une
loi qui lui est soumise repose sur une loi antérieure qui ne lui a pas
été déférée, la question de la constitutionnalité de cette loi
antérieure peut être soulevée devant le Conseil constitutionnel. La
discussion portera donc en premier lieu sur la constitutionnalité de
la loi de 2001. Dès lors, la déclaration d’inconstitutionnalité de
cette loi entraînerait celle de la loi nouvelle punissant la négation
du génocide reconnu par la loi. Rien de plus logique. Comment
concevoir qu’une loi française puisse punir la négation d’une loi
inconstitutionnelle ? Ainsi, la proposition de loi soumise au Sénat,
si elle est votée, aboutirait dès son application à un résultat
contraire à celui recherché par les défenseurs de la cause arménienne.

Dans cette situation, il appartient au Sénat de maintenir sa position
antérieure, en refusant d’examiner un texte inconstitutionnel. Les
sénateurs ne doivent pas se laisser abuser par les déclarations de
ceux qui, comme le ministre de l’intérieur, déclarent qu’il ne s’agit
dans la nouvelle proposition de loi que d’instaurer un délit général
de négationnisme des génocides, en application d’une décision-cadre de
l’Union européenne de 2008. Celle-ci incite sans doute les Etats
membres à inscrire dans leur loi la répression “de l’apologie, la
négation, ou la banalisation grossière publique des crimes de
génocide… lorsque ce comportement est exercé d’une manière qui
risque d’inciter à la violence ou à la haine d’un groupe de personnes
ou de membres de tels groupes”.

Or, la proposition de loi votée par l’Assemblée ne mentionne pas cet
élément essentiel : l’incitation à la haine que doit comporter la
négation du génocide contre une communauté ou ses membres. Il ne
s’agit donc pas de la mise en oeuvre alléguée de la décision-cadre
européenne. Il n’en est d’ailleurs nul besoin, la loi française
punissant déjà toute forme d’incitation publique à la haine à l’égard
d’un groupe de personnes. Les promoteurs de la proposition de loi
votée par l’Assemblée nationale n’ont en vérité qu’un seul objectif :
passer outre le refus du Sénat de mai 2011 et faire voter un texte
réprimant la négation du génocide arménien de 1915.

Une réaction violente des autorités turques au vote d’une telle loi
est inévitable. Tout publiciste, tout responsable turc qui serait
interrogé en France sur les événements tragiques de 1915 et adopterait
la position officielle du gouvernement turc pourrait être condamné de
ce chef par la justice française. La proposition de loi aboutit ainsi
à proclamer une vérité historique “officielle” sous peine de sanction
pénale. Pareille conception de l’histoire ne saurait être la nôtre.

Où trouver alors dans ce tumulte de passions une solution d’apaisement
possible ? Il est d’autres voies que la loi pour établir la réalité
historique d’un génocide datant d’un siècle. Il faut d’abord rappeler
que, même sans loi mémorielle, la communauté arménienne n’est pas
dépourvue de moyens d’action judiciaires en France. Il lui est
toujours loisible de saisir les juridictions civiles et de faire
condamner à des dommages-intérêts élevés et la publication du jugement
tous ceux qui, dans leurs écrits ou leurs déclarations, auraient mis
en cause la réalité et la dimension du génocide arménien.

Par ailleurs, une commission composée d’historiens de renom
international pourrait être désignée par l’Unesco à l’initiative de la
France. Cette commission, à laquelle toutes les archives seraient
ouvertes et les informations communiquées, rédigerait un livre blanc
sur les conditions et l’ampleur du génocide arménien de 1915. Au
regard d’un tel livre blanc, les autorités turques pourraient alors
prendre la voie de la reconnaissance de ces crimes anciens commis dans
l’Empire ottoman. Ainsi les passions pourraient s’apaiser enfin et les
voies d’un avenir commun et fécond entre Turcs et Arméniens s’ouvrir
sans arrière-pensée ni passion mémorielle.

Né le 30 mars 1928, il a exercé les fonctions d’avocat à la cour
d’appel de Paris (1951-1981). Il a lutté contre la peine de mort dont
il a obtenu l’abolition en tant que garde des sceaux, le 9 octobre
1981. Il fut président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, puis
sénateur (PS) des Hauts-de-Seine de 1995

à 2011. Auteur de nombreux ouvrages dont “L’Abolition” (Fayard, 2000),
“L’Exécution” (rééd. LGF, 2008)

et “Les Epines et les Roses” (Fayard, 2011)

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/14/le-parlement-n-est-pas-un-tribunal-par-robert-badinter_1629753_3232.html