Medvedev backs Putin for Russian president

Medvedev backs Putin for Russian president

© RIA Novosti. Alexey Drujinin16:59 24/09/2011MOSCOW, September 24
(RIA Novosti)

Russian President Dmitry Medvedev has proposed Prime Minister Vladimir
Putin to run for president in next year’s election, ending months of
speculation over which man would run for the post.

Speaking at the annual congress of the ruling United Russia party on
Saturday, Medvedev said he was ready to make way for Putin and do
“practical work in the government.” That means Putin could still be
running Russia in 2024.

Earlier, Putin told the congress that Medvedev should top the party’s
list of candidates in parliamentary elections on December 4.

The United Russia convention voted almost unanimously to put Medvedev
on top of the elections list – 582 votes were cast for the suggestions
with only one vote against. Four ballots were considered invalid. The
party is led by Putin and dominates Russian politics.

“Given the offer to head the party list and engage in party work, and
given a successful run at the elections… I believe that it would be
appropriate if the congress approved Vladimir Putin’s candidacy for
the post of the president of Russia,” Medvedev said to a prolonged
standing ovation at Moscow’s gigantic Luzhniki sports complex.

“This applause spares me the need to explain what experience and
authority Vladimir Vladimirovich Putin possesses,” he told thousands
of flag-waving delegates.

Putin was constitutionally barred from standing for a third
consecutive term in 2008 and anointed Medvedev as his successor.

“I have often been asked: when are you going to make up your mind?…
Vladimir Vladimirovich and I have sometimes been asked: have you
fallen out with each other?”

“What we propose to the congress is a deeply thought-out decision,”
Medvedev said. “We were actually discussing this course of action as
early as when our union was being formed.”

There had been intense speculation that Putin may seek a return to the
Kremlin when elections are held in March next year. Both Putin, 58,
and Medvedev, 46, have said they could stand for president, but ruled
out running against each other.

Medvedev said he would be ready to take over from Putin as prime
minister if United Russia were to win in the December polls.

Putin took the floor after the announcement to address concerns over
population decline and unemployment.

“I want to thank you for the positive reaction to the proposal for me
to run for Russian president,” Putin said. “For me this is a great
honor.”

The premier said he had “no doubts” Medvedev would form a “new,
effective, young and energetic” cabinet when he headed Russia’s
government and “continue his work on modernizing all aspects of our
lives.”

The United Russia’s congress closes on Saturday and will reopen in
mid-December to sum up the results of the State Duma elections.

‘Unoriginal’

While loyalists described Medvedev’s decision to step down as “right
and proper,” Sergei Mitrokhin, leader of the liberal opposition party
Yabloko, said it was “highly unoriginal.”

“Commentators had predicted this outcome, and now the solution lies
with the Russian people – whether they really want the same to
continue for another 12 years,” he said.

The head of the Communist Party, Gennady Zyuganov, said the reshuffle
was to be expected but “doesn’t change anything.”

“This is no news to us,” he said.

“We expected this outcome,’ flamboyant nationalist Vladimir
Zhirinovsky, leader of LDPR party, said.

Others say, however, that the move came as a surprise.

“The situation has radically changed because quite a substantial
proportion of people believed Medvedev would be playing his own game,”
said Boris Nadezhdin, a senior figure in the liberal pro-business
Rights Cause party.

Sergei Mironov, leader of A Just Russia party, emphasized that United
Russia will remain a political enemy. `A Just Russia will continue
its struggle against United Russia’s monopoly. Political struggle
remains on the agenda in our party,’ he said.

Political analyst Vyacheslav Nikonov said that Medvedev could replace
Putin as president in twelve years, which means that `we know the
configuration of power in Russia until 2036.’

Another analyst, Valery Khomyakov, said that billionaire Mikhail
Prokhorov, who was ousted as the Right Cause party leader, could
become the key opposition candidate in the 2012 elections.

From: Baghdasarian

Vahidi: Iran has filed a lawsuit against Russia for S-300 missile

Vahidi: Iran has filed a lawsuit against Russia for S-300 missile

Tehran, Sept 22, IRNA – Minister of Defense and Armed Forces Logistics
Brigadier-General Ahmad Vahidi said on Thursday that the Islamic
Republic of Iran has filed a lawsuit against Russia for non-delivery
of S-300 missile system.

Speaking to IRNA, he said the case has been taken to international
arbitration.

Vahidi made the remarks on the sidelines of the parade of Iranian
military forces during a ceremony marking the country’s national
Sacred Defense Week.

The minister urged Moscow to fully implement the content of the
contract signed on sales of S-300 missile system to the Islamic
Republic of Iran.

From: Baghdasarian

Syrie : Une guerre civile ne profiterait qu’à Israël

Palestine Solidarité
22 sept 2011

Syrie : Une guerre civile ne profiterait qu’à Israël
Mère Agnès-Mariam de la Croix

Jeudi 22 septembre 2011

Une excellente analyse de Mère Agnès-Mariam de la Croix (*), Higoumène
du monastère Saint Jacques l’Intercis en Syrie. Il convient de prendre
très sérieusement en compte ce qu’elle affirme.

Chrétiens du Moyen-Orient : Le Patriarche, les catacombes et la révolution

Les chrétiens du Moyen-Orient ont suivi avec le plus grand intérêt la
visite protocolaire du Patriarche maronite Mar Boutros Béchara Raï en
France [1].

On n’en revenait pas d’entendre de la bouche du Pasteur ce que chacun
d’entre nous aurait souhaité dire au monde. Pour quelques jours les
chrétiens se sont sentis dignes et libres, loin de toute récupération
du langage et de toute sophistication des idées qui les obligeait à se
contenter de vivre dans les catacombes de l’actualité.

Il faut avoir vécu la guerre du Liban, celle de l’Irak ou, le génocide
arménien, pour savoir ce que c’est que d’être court-circuité par les
moyens de (dés) information et de ne plus faire partie du consensus
mondial, et de subir ainsi l’injustice tout en étant vilipendé. En ces
temps-là-les chefs religieux devaient, par égard pour leurs ouailles,
relativiser les sévices commis contre elles. Ultime humiliation : il
fallait ne jamais transgresser le politiquement correct même pour
stigmatiser une injustice, une répression ou un génocide.

Que les régions chrétiennes soient bombardées jour et nuit par une
armée arabe venue pour instaurer la paix, au Nom de Dieu on réclamait
le silence et la patience ; que les chrétiens soient chassés de leur
région, massacre aidant, dans le cadre d’une redistribution
démographique programmée, on insistait sur la nécessité de pardonner ;
qu’ils soient persécutés au point de prendre le chemin de l’exil
laissant à d’autres leurs biens meubles et immeubles, on leur disait
qu’il était inutile de réclamer. En ces temps-là, leurs pasteurs ne se
permettaient pas l’imprudence de contrarier les bourreaux et moins
encore les commanditaires internationaux de ces derniers.

Qu’ils soient dissidents ou sympathisants du régime, les chrétiens ont
toujours tort. Au Liban ou jadis en Arménie ils avaient tort de
réclamer leur indépendance. En Irak ou en Syrie ils ont tort de ne pas
trahir leur pays. Ils ont tort de ne pas se plier aux diktats des
grandes puissances qui un jour répriment la dissidence et un autre
l’imposent.

C’est ainsi que les chrétiens des pays arabes payent la dette d’être
en trop sur l’échiquier de la région. C’est sans doute pour leur
épargner de plus grandes souffrances que leurs pasteurs ont préféré
vivre dans les catacombes du silence, les entraînant à y résider avec
eux. Il faudrait avoir été obligé, manu militari et in nomine Dei (par
la force des armes et au Nom de Dieu) à rentrer dans ces catacombes-là
pour comprendre la libération que sentent aujourd’hui beaucoup de
chrétiens grce aux prises de position courageuses de ce Patriarche à
qui « la Gloire du Liban a été donnée ». Oui, ils constatent que les
temps ont changé puisque leur Pasteur ose dire simplement ce qu’ils
pensent dans le secret : leurs peurs, leurs désirs, leur vérité. En
vérité il les guide vers la plus grande libération : celle de la
vérité qui s’ose dire puisque c’est la vérité qui rend libre. C’est
bien ici que la révolution, la vraie, commence, avec son chemin de
croix pour quiconque « rend témoignage à la vérité » [2].

Les chrétiens sont tellement reconnaissants que « leur » Patriarche ne
craigne pas d’affronter le tollé d’une opinion publique massivement
ralliée à des thèses préfabriquées. Oh comme ils apprécient que cet
homme de Dieu n’ait pas peur des voix dissidentes qui se sont élevées
à l’intérieur même de son troupeau. Ils reconnaissent en ce Patriarche
le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.

C’est un miracle qu’un Patriarche parle à l’encontre de la majorité
bien pensante du Nouvel Ordre Mondial. C’est une révolution que les
chrétiens des catacombes du mutisme et de la répression retrouvent un
chef qui dise leur vérité nue sans additifs ni édulcorants. Le monde
en a été suffoqué, les médias abasourdis, les chancelleries, la
française en premier, n’en reviennent pas que l’Eglise d’Orient puisse
avoir un chef si ancré dans la véracité qu’il n’a pas peur de dire
simplement ce qu’il pense.

La gêne qui l’accueille montre à quel point, sans le savoir, nous
avons tous glissé dans un totalitarisme d’un genre nouveau, aussi
dangereux que larvé.

Depuis des mois nous pouvons constater, en zappant entre les diverses
chaînes satellitaires d’information, que partout c’est le même son de
cloche, la même version. On se croirait revenus au régime du parti
unique à cette nuance près que chaque chaîne déploie différemment les
artifices du tridimensionnel multicolore pour enjoliver la ration pour
dupes qu’elle propose à ses téléspectateurs. Cette information «
uniformisée » et monopartite, administrée sous couvert d’intérêt
militant pour la démocratie et la liberté des peuples opprimés, est
ingurgitée pieusement et massivement par les téléspectateurs qui ont
peur de se départir des scénarios qui leur sont inlassablement
présentés parce qu’ils croient qu’ils prennent parti pour la bonne
cause.

Aussi, c’est avec soulagement et gratitude que les chrétiens non
gagnés aux thèses fallacieuses des maîtres du monde, accueillent les
courageuses et franches assertions du Patriarche concernant la
situation dramatique liée au « printemps arabe ». Face à ce printemps
qui a déjà fait plus de 60’000 morts en Libye, Béchara Raï reste
dubitatif quant à sa portée réelle sur le présent et l’avenir de la
démocratie au Moyen-Orient [3] en général et au sort des chrétiens en
particulier. Il le dit en toutes lettres : « Il est nécessaire pour
tous les régimes de la région de respecter leurs peuples mais la
théorie du soulèvement romantique des opprimés contre les régimes
dictatoriaux est caricaturale. L’action de la communauté
internationale, que ce soit au niveau des Etats ou du Conseil de
sécurité, devrait tenir compte de ce paramètre. » Pour la Syrie il le
dit haut et fort : « Nous redoutons une guerre civile ou l’avènement
d’un régime plus radical, ainsi que le démembrement du monde arabe en
mini-Etats confessionnels qui ne conviendraient qu’à Israël. [4] »

Et de préciser : « Que se passera-t-il en Syrie ? Y aura-t-il une
guerre sunnito-alaouite dans ce pays ? Ce serait non pas une
démocratie mais un génocide. Lorsque des sociétés sont victimes de
guerres, de crises économiques et de privation des droits élémentaires
de l’homme, nous ne pouvons que nous inquiéter pour les chrétiens,
parce que nous ne voulons pas qu’ils soient traités en tant
qu’étrangers. Lorsque les régimes dans certains Etats sont religieux
(…), nous vivons en danger permanent » [5].
Aussi, fidèle aux orientations générales de l’Église Catholique, le
Patriarche favorise l’option d’un État civil avec la séparation de la
politique et du religieux, seule garantie contre les « déviations » du
confessionnalisme.

Auprès des officiels français, le Patriarche n’a pas craint d’évoquer
le sort des chrétiens dans les pays dont les régimes ont été
renversés, ou dans les pays en proie à des soulèvements populaires. «
Il est nécessaire d’aider les chrétiens du monde arabe aux plans
matériel, humain et spirituel, pour leur permettre de tenir bon dans
leurs pays respectifs » [6].

Je cite en son entier le rapport de presse de Louis Denghien du site
Infosyrie paru le 9 septembre 2011 :

« Au cours d’une conférence de presse tenue à Paris le 8 septembre, le
nouveau patriarche maronite Mgr Béchara Raï a mis l’Occident et la
France en garde contre la percée de mouvements islamistes radicaux
dans le monde arabe, à la faveur des révoltes et révolutions en cours.
Et le 77e patriarche de l’Eglise chrétienne maronite a clairement dit
que la Syrie n’était pas totalement à l’abri d’une sanglante
subversion de type islamiste. Il a du reste invité les occidentaux à
donner « plus de chance à Bachar al-Assad » pour mettre en application
les réformes politiques et sociales annoncées en juillet. « En Syrie,
le président n’est pas comme quelqu’un qui, à lui seul, peut décider
des choses. Il a un grand parti Baas qui gouverne. (Assad) lui, en
tant que personne, est ouvert » a notamment déclaré le patriarche
d’Antioche qui a encore précisé : « Nous ne sommes pas avec le régime
mais nous craignons la transition ».

Mgr Raï, qui est libanais, s’est également étonné que les pays
occidentaux s’opposent à renforcer l’armement de l’armée libanaise, ou
refusent de faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité des
Nations-Unies relatives au retour des Palestiniens dans leur pays.

A dire vrai, Mgr Raï n’est pas si naïf : il a mis les pieds dans le
plat géopolitique en remarquant, au cours de sa conférence de presse,
que les pays occidentaux n’étaient soucieux que des intérêts d’Israël.
« Tout ce qui se passe dans les pays arabes, émiettant leur unité, va
dans l’intérêt d’Israël » a précisé le patriarche qui s’est encore «
interrogé » sur le type de démocratie que les Américains avaient
installée en Irak.

Mgr Béchara Raï n’est certes pas le premier dignitaire chrétien à
s’inquiéter ouvertement de la montée en puissance, notamment
militaire, des groupes islamistes radicaux en Syrie (voir nos articles
« Une religieuse syrienne : mensonges médiatiques & réalités de
terrain » et « Ca commence à se dire : les chrétiens syriens redoutent
la « dérive islamiste » de la rébellion », mis en ligne les 19 et 16
août). Recevant les lettres de créances du nouvel ambassadeur syrien
auprès du Saint-Siège, le 9 juin dernier, le Pape, tout en appelant en
substance le gouvernement de Damas à privilégier le dialogue par
rapport à la répression avait eu ces mots : « Pour faire progresser la
paix dans la région, une solution globale doit être trouvée. Celle-ci
ne doit léser les intérêts d’aucune des parties en cause et être le
fruit d’un compromis et non de choix unilatéraux imposés par la force.
Celle-ci ne résout rien, pas plus que les solutions partielles ou
unilatérales qui sont insuffisantes ». Une ou deux pierres symboliques
dans le jardin des puissances occidentales, très pressées de faire de
la Syrie un nouvel Irak, au risque de contraindre à leur tour les
chrétiens syriens à choisir entre la valise et le cercueil ! Fin de
citation.

Dans ses prises de position, le Patriarche Raï était en harmonie avec
celles du Patriarche grec orthodoxe Ignace IV Hazim et du Patriarche
grec-catholique Grégoire III Laham. Il s’est interrogé sur le genre de
démocratie que les puissances occidentales privilégient en Orient. «
De quelle démocratie s’agit-il en Iraq, à la lumière de l’exode massif
des chrétiens de ce pays ? ». Le chef de l’Église maronite a manifesté
sa crainte que le processus entamé pour renverser le régime syrien
-dont il n’a pas caché les vices – ne mène à un exode massif des
chrétiens et à une guerre civile aux conséquences désastreuses pour
toute la région.

Sans craindre de prendre une position différente de celle de la
France, le Patriarche Raï a parlé avec réalisme du Président Bachar El
Assad -de qui le Président Sarkozy affirme qu’« il est fini » [7] – et
a demandé qu’une chance soit donnée à son plan de réforme. Il
soulignait indirectement son désaveu de toute ingérence extérieure et
de toute escalade para militaire dans le processus de démocratisation
de la Syrie. En cela il rejoint les préoccupations d’une partie non
négligeable de l’opposition syrienne intra muros. Il a cependant prit
soin de préciser que l’Église n’appuie aucun régime en particulier.
Son action n’étant pas politique mais pastorale.

Le Patriarche n’a pas eu peur de contrecarrer les médias de la
désinformation. Il a exprimé sa sollicitude et son inquiétude pour
l’avenir des minorités chrétiennes du Moyen-Orient, plus précisément
en Syrie où, affirmait-il, l’instauration d’un régime religieux
d’obédience sunnite allait exaspérer les tensions entre Sunnites et
Chiites dans la région.

Revenir aux catacombes pour concilier l’avenir ?

Les positions pastorales du Patriarche maronite ont été reçues
disgracieusement par les chrétiens de la nouvelle opposition libanaise
qui ont essayé de jeter de la poudre aux yeux de l’opinion publique en
dénonçant « des propos confessionnels discriminatoires » de la part de
leur chef religieux.

Les positions de ces politiciens veulent, par précaution, ménager la
sensibilité de l’opposition syrienne qui, jouissant de l’appui
international, est convaincue qu’elle va renverser le régime. Les
chrétiens ne devraient donc pas prendre trop clairement position
contre l’opposition syrienne. Ils prônent en définitive encore et
toujours les catacombes pour les chrétiens du Moyen-Orient. Mais, pour
toute personne non engagée politiquement, comment justifier
l’injustifiable devant les crimes confessionnels de Qusayr, de Homs ou
de Kafarbohom, perpétrés par des sunnites contre des chrétiens ou des
alaouites ? Ces actes barbares cherchent à fomenter la guerre civile
en comptant sur les actes de vengeance de la part des familles des
victimes.

Il faut venir en Syrie et, notamment, à Homs ces jours-ci pour voir de
ses propres yeux l’incroyable réalité des groupuscules terroristes
qui, protégés par le silence international, dévastent la ville et,
plus précisément, les vieux quartiers chrétiens du centre. Une amie
syro-arménienne, était avec son mari et son fils, médecins de
profession, dans leur clinique privée dans le quartier Bab Sbah
lorsque les révolutionnaires entourèrent le quartier et empêchèrent
les habitants de sortir de chez eux, les prenant comme boucliers
humains contre l’offensive de l’armée.

Arminée me raconte : « Nous avons essayé de sortir de l’immeuble par
la porte de derrière pour regagner notre appartement. Mais les
rebelles nous ont surpris avec des jets de flamme pour nous dissuader
de partir. Mon mari a essayé de les convaincre : en effet je suis
cancéreuse, et rester la nuit à même le sol dans la clinique, était
impensable pour moi. Mon mari a risqué sa vie pour demander à parler
aux rebelles. A sa grande surprise il a noté qu’ils étaient sous
stupéfiants, et n’avaient aucun sens de la réalité. Ils ne sont pas
syriens, leur accent les trahit. Malgré nos supplications ils ont
refusé de nous entendre et ont repoussé mon mari à l’intérieur. De
loin, leur chef, tirait en l’air et leur faisait signe de fermer la
porte de l’immeuble. Nous avons passé à même le sol une nuit d’enfer.
Ce n’est que le lendemain, lorsque l’armée est entrée, que nous avons
pu rejoindre notre appartement, faire nos valises et…partir vers le
littoral en attendant la pacification de la ville ».

Cette présence d’une cellule terroriste multinationale avait été
corroborée par divers témoins. Homs est une ville importante qui
commande la route internationale entre Damas et Alep et Damas et le
littoral. Par là transitent les marchandises en provenance des ports
de Lattaquieh ou de Tartous. Par là passent les caravanes en
provenance d’Alep ou d’Idleb. Si Hama avait une signification
culturelle essentiellement sunnite, Homs est une ville stratégique et
est appelée à être la Benghazi de Syrie.

Nous ne pouvons que regretter la position timorée ou hostile de clercs
ou de laïcs chrétiens « bien pensants » qui continuent à être
influencés sans plus par la campagne de désinformation médiatique et
qui s’indignent des descriptions en temps réel de ceux qui vivent les
évènements en Syrie avec le souci d’informer, sans parti pris
politique.

Il n’y a qu’à suivre l’évolution des évènements et lire entre les
lignes des médias pour se rendre compte que cette version « vécue »
est la bonne. Depuis le début nous témoignons d’une situation qui
n’est pas uniquement celle d’une opposition pacifique et populaire
contre un régime sanglant. Un agenda international récupère ce schème
pour déstabiliser impunément la région et redessiner ses contours au
profit de nouveaux gouvernements marionnettes d’obédience religieuse
sunnite pour qui la démocratie est le droit d’imposer la Sharia
islamique à tous les citoyens d’une manière autrement obligatoire que
les régimes laïcs en voie de disparition forcée.

La nouvelle phase de la révolution syrienne

Revenons à Homs : depuis le début des manifestations décrites
unanimement par les médias de la désinformation comme étant «
pacifiques » les rangs étaient infiltrés par des activistes qui
avaient pour mission de semer le désordre et inciter les forces de
l’ordre à la riposte. Très vite, comme durant le fameux dimanche des
Rameaux, des terroristes hirsutes, ont envahi certaines rues de Homs
pour tout casser et provoquer un état de siège.

La majorité des habitants de la ville attendait depuis des mois
l’intervention décisive de l’armée. Ils ont vécu des exactions, des
exécutions sommaires, un état de siège et une loi martiale de la part
des insurgés. La pression internationale a ralenti le pouvoir
décisionnaire de l’État.

Aujourd’hui c’est fait. L’armée encercle Homs et somme les insurgés de
se rendre. Ces derniers ont enfin fait surface avec leur armement
léger et lourd et leurs formations jihadistes implacables. Nous sommes
entrés dans une nouvelle phase de l’insurrection syrienne : celle de
la guerre des rues liée à la présence de cellules sunnites
combattantes, auparavant dormantes et aujourd’hui bien alertes.

Ce saut d’une insurrection armée larvée, occultée par les médias, à
une insurrection armée publique, justifiée par les médias, a été
préparé par une reformulation de la stratégie de la révolution
syrienne.

Pour Rami Khouri, analyste basé à Beyrouth, la chute de Kadhafi «
montre qu’il y a différents moyens de faire tomber les régimes arabes.
» « Une fois que le mouvement est lancé et que la bonne combinaison
est là – volonté populaire de changement et soutien régional et
international -, aucun régime ne peut résister.

En Syrie cette combinaison entre un soulèvement populaire et un
soutien régional et international existe. Ces régimes autoritaires,
aussi forts soient-ils, finissent par chuter, » prédit-il. Pour lui,
la révolte de la majorité chiite à Bahreïn, petit royaume dirigé par
une dynastie sunnite, n’a pas abouti car elle n’était pas soutenue de
l’étranger… « Louaï Hussein, une figure de l’opposition syrienne,
craint que la victoire des rebelles libyens ne renforce ceux qui, en
Syrie, appellent le mouvement jusqu’ici largement pacifique à prendre
les armes. “J’ai peur que certains opposants pressés de faire tomber
le régime, que nous avons toujours mis en garde contre une réplique du
modèle libyen, aient maintenant recours aux armes”, dit l’écrivain. »
[8]

C’est chose faite. Dans un article-phare intitulé « La révolution
pacifique en danger en Syrie », Ignace Leverrier introduit avec une
emphase pathétique ce qui « justifie » le recours aux armes de
l’opposition :

« Ce qu’il est malheureusement en voie de gagner (le régime syrien),
c’est le défi cynique d’entraîner certains de ses concitoyens,
uniquement avides de liberté et de dignité mais trop longtemps exposés
dans l’indifférence internationale aux balles des militaires, aux
tortures des moukhabarat et aux exactions des shabbiha, à céder à la
tentation de recourir aux armes. Faut-il rappeler que “cynique”, qui
en grec renvoie au chien, signifie la perte de tout sens moral ? »
[9].

Ce développement stratégique ne se heurte à aucune prévention car
l’opinion publique internationale a été préparée à une diabolisation
du régime face à une canonisation de l’opposition. Cela est dû en
majeure partie aux rapports fallacieux de Rami Abdel Rahman, directeur
de l’Observatoire syrien des droits de l’homme sis à Londres, dont la
mission est de faire un décompte quotidien des « morts » et « blessés
» parmi les opposants, jamais du côté adverse. Ce décompte aussi
morbide que mensonger falsifie la réalité au gré des besoins
médiatiques et est reçu sans plus de vérification par la presse
internationale.

Présentées comme étant des quêtes démocratiques populaires, les
manifestations sont le trompe-l’`il tout trouvé pour faire exploser la
situation en Syrie et justifier, au cas où le besoin se présente, une
intervention militaire à la manière libyenne.

Avec les prises de position des chefs religieux chrétiens, en
particulier, les assertions sans équivoques du Patriarche maronite, et
la déclaration du Secrétaire de la Ligue Arabe Nabil Arabi, en
conclusion à sa visite à Damas, la recolonisation de la Syrie semble
être encore relativement éloignée de la portée « humanitaire » des
stratèges de l’Otan.

Rendons grces à Dieu et espérons que les réformes que nous souhaitons
tous deviennent une réalité patente pour éviter le pire où tous nous
retournerions aux catacombes.

[1] C’est de tradition que la première visite d’un nouveau patriarche
maronite soit en France où il est reçu par le chef de l’État en signe
de la permanence des relations cordiales historiques entre la France
et les maronites qui remontent à Saint Louis.

[2] Jn 18,37

[3]

[4]
?content=eclairages/110909julienabiramia2-aa.htm

[5]
?content=eclairages/110909julienabiramia2-aa.htm

[6]
?content=eclairages/110909julienabiramia2-aa.htm

[7] Samir Tuéini, Journal Annahar du 10 septembre 2011, Beyrouth

[8] Cf ?id=5396

[9]

Agnès-Mariam de la Croix
Higoumène du monastère Saint Jacques l’Intercis
22 septembre 2011

(*) Mère Agnès-Mariam de la Croix est de nationalité libanaise et
française. Son père est réfugié palestinien de 1948. Elle a vécu la
guerre civile du Liban et travaille en Syrie depuis dix sept ans.

Source : Agnès-Mariam de la Croix

From: Baghdasarian

http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Le-nouveau-patriarche-maronite-reste-dubitatif-sur-le-Printemps-arabe-_EP_-2011-09-08-708859
http://rplfrance.org/index.php
http://rplfrance.org/index.php
http://rplfrance.org/index.php
http://www.journaltahalil.com/detail.php
http://syrie.blog.lemonde.fr/
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Mere-Agnes_Mariam_de-la-croix.220911.htm

Destination, l’hôpital de Masis

La Montagne, France
Vendredi 23 Septembre 2011
Clermont Metropole Edition; Clermont Volcans Edition

Destination, l’hôpital de Masis

ENCART: L’aide en milieu hospitalier et scolaire, en particulier dans
les pays d’Europe de l’est : tel est l’objet de l’association Arcade
Chamalières qui vient de charger, ce mardi, du matériel médical à
destination de l’hôpital de Masis, en Arménie.

Début août, c’était le 8e convoi pour l’Ukraine. Cette fois, c’est le
4e pour l’Arménie. Ils sont cinq, ce matin du 20 septembre ; cinq
retraités bénévoles membres de l’Association Arcade. Il faut se
dépêcher pour charger la remorque du camion, qui doit rejoindre
Draguignan. A l’intérieur, du matériel et du mobilier médical et
paramédical récupérés auprès de services hospitaliers et destinés à
l’hôpital de Masis, à 150 km d’Erevan. De Draguignan, le contenu sera
ensuite transféré dans un container qui gagnera l’Arménie par voie
maritime.

Depuis dix ans, l’association Arcade Chamalières, qui compte une
vingtaine de membres, se consacre à l’aide en milieu hospitalier et
scolaire, en particulier dans les pays d’Europe de l’est, en
collaboration avec Hôpital Assistance et les Lions Clubs de Roissy, La
Souterraine et Clermont Volcans. Des dizaines de tonnes de matériels
ont transité par son intermédiaire, améliorant ainsi le quotidien
d’hôpitaux et d’écoles extrêmement démunis, que ce soit en
Biélorussie, en Roumanie, en Ukraine, etc.

Arcade et ses partenaires financent et accomplissent des missions
humanitaires, en se rendant sur place, dans les pays qui bénéficient
de l’aide, et vérifient que les matériels envoyés sont parvenus à
destination et sont utilisés pour apporter un peu de confort et
d’espoir tant au personnel qu’aux patients ou aux élèves.

Et la reconnaissance est souvent chargée d’une immense émotion. « Lors
de la dernière visite que j’ai effectuée en Arménie, confie l’un des
responsables de l’association Arcade, le directeur de l’hôpital
bénéficiaire du matériel que nous avions envoyé est tombé dans mes
bras en sanglots ! ».

è Contacts. Association Arcade Chamalières, Maison des Associations,
11, rue des Saulées – Tél : 06.07.45.30.82.

From: Baghdasarian

BAKU: Azerbaijani language school "Karabakh" opens in Canada

news.az, Azerbaijan
Sept 24 2011

Azerbaijani language school “Karabakh” opens in Canada
Sat 24 September 2011 05:37 GMT | 1:37 Local Time

The school of Azerbaijani language ‘Karabakh’ has been launched for
the first time in the Canadian city of Ottawa.

According to the Azerbaijani embassy to Canada, the school is founded
by our countrymen in Ottawa-Nigar Aliyeva and Vusala Ahmadova. The
Azerbaijani language is taught by V.Ahmadova.

The main aim of the school is to teach culture and traditions of
Azerbaijani people to the younger generation and also provide broad
information about history, literature and development of Azerbaijan on
the modern stage.

The e-mail of the school is [email protected]. The full
information about the school is available on Faceebok on the page of
Karabakh Azeri Saturday Language School.

1news.az

From: Baghdasarian

http://news.az/articles/society/45214

Emigration en Arménie : les villages de femmes laissées seules

ARMENIE
Emigration en Arménie : les villages de femmes laissées seules

Dans beaucoup de régions rurales de l’ex Union Soviétique, la pauvreté
et le chômage forcent les gens à s’exiler. Mais en Arménie, ce sont
les hommes qui s’en vont, laissant des villages entiers peuplés
presqu’exclusivement de femmes.

Ici, dans le village arménien de Dzoragyugh, ce sont souvent des
femmes ou des enfants que vous verrez travailler dans les champs.

C’est parce que pour soutenir leur famille et gagner suffisamment
d’argent, les hommes n’ont d’autre solution que d’aller en Russie.

Milena Kazaryan, gée d’une vingtaine d’années et mère de deux
enfants, est l’une de ces femmes laissées seules.

Tout en bêchant le sol derrière sa maison, elle me dit que son mari
travaille à Moscou – tout comme son père, son grand-père et tous ses
frères. En fait, tous les hommes de sa famille sont partis.

La Crainte d’un deuxième ménage

Madame Kazaryan sourit beaucoup. Mais elle dit que ce qui leur cause
du souci, à elle et à ses amies, c’est que leur mari ne fonde une
autre famille en Russie. C’est quelque chose qui arrive souvent,
dit-elle.

`Tout ce que nous voulons, ce sont des emplois en Arménie en sorte que
nos familles puissent rester ensemble et que les pères puissent voir
leurs enfants grandir.`

`Toutes les femmes sont réellement dans la crainte. Nous téléphonons
tous les matins et tous les soirs pour savoir où en sont nos maris.

`C’est toujours une tension extrême que de chercher à savoir s’il
retournera ou non. Beaucoup de femmes se morfondent ici parce qu’elles
pensent qu’en Russie, toutes les femmes sont belles. Et le problème
est que les hommes travaillent dur et naturellement, ils veulent aussi
se détendre. C’est pour cela qu’elles ont peur`.

Madame Kazaryan dit que les maris de beaucoup de ses amies ont
maintenant un second ménage en Russie.

`Même s’ils ont des petits enfants, les hommes laissent leur femme et
prennent une amie russe mais lorsqu’ils sont vieux et ne peuvent plus
travailler, ils retournent ici`, dit-elle.

Madame Kazaryan et son époux se sont mariés il y a cinq ans. Comme par
la suite, il a passé la plupart du temps à travailler en Russie. Comme
beaucoup d’Arméniens ici, il revient pour la Noël et s’en retourne à
nouveau en mars.

Garder la famille unie est donc difficile.

Contamination VIH

Les femmes disent que presque tous les hommes du village sont parti
travailler en Russie, laissant aux femmes le soin de s’occuper de tout
– y compris les gros travaux considérés généralement comme travaux
d’hommes.

Et il n’y a pas de doute, lorsque vous faites le tour des villages de
la région, ce sont des femmes que vous voyez conduire le bétail aux
ptures, avec des outils dans les mains ou portant des ballots de foin
sur le dos – on n’y voit que très peu d’hommes.

Mais la difficulté est également psychologique, nous dit Ilona
Ter-Minasyan, chef du bureau d’Erevan de l’Organisation internationale
pour les migrations (OIM), les femmes doivent à présent prendre toutes
les décisions – une source de conflits dans cette société rurale,
patriarcale.

`Cela provoque finalement une déviation des rôles dévolus à chaque
sexe, parce qu’étant absent pendant huit ou neuf mois, elle a dirigé
le ménage`.

Mais il ya aussi des conséquences encore p)lus graves, dit Madame Ter-Minasyan.

`L’Arménie a une fraction très faible de personnes positives au test
du VIH. Mais des études récentes montrent que très souvent, en
pourcentage élevé, ce sont des migrants qui vont dans la Fédération de
Russie, sont contaminés, retournent et contaminent leur conjointe à
son tour. Tel est le pire scénario`.

Tout ce dont nous avons besoin, ce sont des emplois en Arménie en
sorte que nos familles restent unies et que les pères voient leurs
enfants grandir

‘Trop faible’ taux de natalité

Des groupes de droits humains accusent le gouvernement de ne pas faire
assez pour lutter contre le problème de l’émigration.

Mais Gagik Yeganyan, chef du département du gouvernement arménien de
la migration, dit que plutôt que de créer un programme spécifique, la
seule solution est d’accroître le nombre des emplois,. Et c’est un
domaine où devraient travailler non seulement le gouvernement, mais
aussi la société dans son ensemble, media y compris.

Officiellement, le taux de chômage est de 7% mais selon l’OIM, les
indemnités sont si faibles que la plupart des gens ne s’enregistrent
pas. Le chiffre réel est estimé voisin de 30%.

Selon les groupes de droits humains et les partis d’opposition, cela
signifie que chaque année, ce sont presque 100 000 personnes qui s’en
vont – des hommes pour la plupart, allant en Russie travailler dans la
construction.

Les militants des droits humains ont qualifié l’émigration de désastre national.

Le gouvernement conteste que les chiffres soient si élevés. Mais il y
a un accord général sur le nombre d’un million de personnes vivant
actuellement en Russie – ne laissant que trois million de personnes en
Arménie.

C’est un retrait de 25% depuis la chute de l’Union Soviétique en 1991,
alors que près de quatre millions de personnes vivaient en Arménie.

Il y a à présent des appels aux autorités arméniennes pour agir. En
juillet, des militants des droits humains ont adressé une lettre
ouverte au gouvernement qualifiant l’émigration de désastre national.

L’un de ses auteurs est Karine Danelyan. Elle dit que le manque
d’hommes commence à se faire sentir dans la société.

`C’est vraiment un problème sérieux. Il y a une nouvelle génération de
filles qui grandit qui n’a aucune chance de se marier parce que les
garçons abandonnent le pays. Les taux de natalité ici en Arménie sont
à présent trop bas pour assurer la stabilité de la population`.

Mais revenant au village de Dzoragyugh, les préoccupations de Madame
Kazaryan sont plus immédiates.

`C’est vraiment très dur parce que la famille entière ne fait
qu’attendre le retour de l’homme. Tout ce dont nous avons besoin, ce
sont des emplois en Arménie en sorte que nos familles restent unies et
que les pères voient leurs enfants grandir. Une famille, c’est plus
qu’une mère. Nous avons besoin des pères ici aussi`.

Par Damien MCGuiness

BBC, News, Dzoragyugh

Traduction Gilbert Béguian

dimanche 25 septembre 2011,
Sté[email protected]

From: Baghdasarian

L’indipendenza dell’Armenia, 20 anni dopo

Il Post, Italia
21 set 2011

L’indipendenza dell’Armenia, 20 anni dopo

[Independence of Armenia, 20 years later]

di Matteo Miele, Royal University of Bhutan

La storia del primo paese che riconobbe il cristianesimo come
religione di Stato, subì dominazioni straniere e un genocidio nel
secolo scorso

[The story of the first country which recognized Christianity as state
religion, suffered foreign domination and genocide in the last
century]

L’Armenia, che in questi giorni sta sperimentando insoliti successi
calcistici, venne riconosciuta indipendente il 21 settembre di venti
anni fa, quasi un anno e un mese dopo la Dichiarazione d’indipendenza
(23 agosto 1990). In realtà quella che oggi chiamiamo Repubblica
d’Armenia è solo una parte di ciò che fu l’Armenia storica. Circa un
quinto. Il resto del territorio venne inghiottito, in gran parte,
all’interno della Turchia, compreso il Monte Ararat, il luogo del
Popolo Armeno e dove si posò secondo il racconto biblico l’Arca di
Noè. Il Monte Ararat era anche nell’emblema della Repubblica
Socialista Sovietica Armena e ciò provocò le proteste di Ankara che
giudicava il simbolo come una rivendicazione territoriale. Gli armeni,
senza scomporsi, chiesero allora, seguendo tale logica e vista la
bandiera degli eredi di Atatürk, se la Turchia non stesse forse
rivendicando il possesso della Luna.

L’Armenia fu il primo paese al mondo a riconoscere la religione
cristiana come religione di Stato, nel 301, con il battesimo del re
Tiridate III per opera di San Gregorio Illuminatore. Circa un secolo
dopo, forse stanchi di pregare in greco e siriaco, San Mesrob creò un
alfabeto e immediatamente, accanto alla traduzione della Bibbia, si
sviluppò una letteratura straordinaria in grabar, l’armeno classico,
in cui ancora oggi viene celebrata la messa. Nel 451, impegnati in una
guerra contro i persiani, che volevano convertirli allo zoroastrismo e
rompere così l’unità con Bisanzio, gli armeni non parteciparono al
Concilio di Calcedonia e per motivi essenzialmente politici (i
bizantini non li avevano aiutati nella lotta contro la Persia)
rifiutarono le tesi del Concilio venendo così ingiustamente accusati
di essere monofisiti, ovvero di riconoscere solo la natura divina di
Cristo e non anche quella umana. Alcuni anni fa, la Chiesa Cattolica
ha riconosciuto l’infondatezza dell’accusa.

Dal IV secolo in poi, gli armeni difesero sempre il loro essere
cristiani, tanto che la religione divenne un carattere imprescindibile
della definizione dell’identità armena, anche per via delle numerose
dominazioni straniere e non cristiane.

Nel 1700 un monaco originario di Sebaste, Mechitar, approdava a
Venezia (dopo essere passato per la Morea) e fondava il Monastero di
San Lazzaro, in una stupenda isoletta della Laguna. Armeni, ma fedeli
al papato, i mechitaristi divennero un ponte tra la Chiesa cattolica e
quella gregoriana e inoltre portarono (e portano tuttora) avanti
un’opera culturale senza pari, raccogliendo e conservando un’infinità
di antichi manoscritti armeni (i monasteri mechitaristi di Venezia e
Vienna raccolgono la più grande collezione di manoscritti armeni dopo
la Biblioteca nazionale di Yerevan), aprendo scuole in ogni angolo del
mondo, ovunque vi fossero degli armeni (ed è un popolo che ha
viaggiato parecchio), traducendo libri armeni nelle lingue occidentali
e viceversa.

Alcuni padri mechitaristi vennero uccisi, assieme ad un altro milione
e mezzo di armeni, nel Genocidio del 1915 perpetrato dai Giovani
Turchi. Genocidio che in Turchia, ancora oggi, la legge vieta di
chiamare tale. È vietato chiamare genocidio la sistematica
eliminazione dell’élite intellettuale armena a Costantinopoli che
avvenne il 24 aprile 1915. Così come è vietato chiamare genocidio,
l’assassinio degli uomini nell’Armenia storica o la lenta agonia dei
bambini e delle donne nel deserto siriano, con i ferri di cavallo
inchiodati nei piedi. Fu un piano studiato, elaborato con attenzione,
iniziato anni prima (nonostante la storiografia turca voglia farlo
passare come un qualcosa all’interno della Prima guerra mondiale), con
i Massacri Hamidiani di fine Ottocento e poi con il Massacro di Adana
del 1909.

Dopo il Genocidio, i sopravvissuti si riversarono nuovamente nel
mondo, così come i loro antenati avevano fatto. Alcuni in Medio
Oriente, in Libano, in Siria. Altri in America settentrionale.
Qualcuno in Italia. Moltissimi in Francia. Tra i francesi di origine
armena più famosi vi è ad esempio Charles Aznavour e che oggi ricopre
infatti il ruolo di ambasciatore armeno in Svizzera.

Del passato sovietico si ricordano certamente due cose. La tragedia
della guerra, dalla fine degli anni ’80 ai primi anni ’90, con
l’Azerbaigian per l’indipendenza del Nagorno-Karabakh, una regione
abitata da armeni, ma circondata dal territorio azero. E poi,
naturalmente, le straordinarie storielle di Radio Yerevan, dove la
sottile ironia raccontava drammi antichi e moderni, come quando,
all’ascoltatore stupito davanti ad un Ministero della Marina della
Repubblica Socialista Sovietica Armena (senza sbocchi al mare), il
giornalista rispondeva che lo si faceva per imitare l’Azerbaigian.
Loro hanno addirittura un Ministero della Cultura.

From: Baghdasarian

http://www.ilpost.it/2011/09/21/lindipendenza-dellarmenia-20-anni-dopo/

BAKU: Occupation of Azerbaijani lands to end soon – Turkish MP

news.az, Azerbaijan
Sept 24 2011

Occupation of Azerbaijani lands to end soon – Turkish MP
Sat 24 September 2011 07:41 GMT | 3:41 Local Time

It is my second visit to Azerbaijan and during the current visit I
have noticed great changes in the country.

The statement came from the Turkish parliament deputy Fikri Ishik, who
took part in the International conference on the 20th anniversary of
Azerbaijani independence held in Baku.

According to the Parliamentarian, Azerbaijan demonstrates a successful growth.

The deputy also commented on the resolution of the
Armenian-Azerbaijani conflict over Nagorno Karabakh.

“I believe that the occupation of Azerbaijani lands will end soon”, Ishik said.

1news.az

From: Baghdasarian

Criminal’s notebook has addresses of businessmen, officials

Chorrord Inqnishkhanutyun: Criminal’s notebook has addresses of
businessmen, officials

11:15 – 24.09.11

The paper claims that by Friday evening there were rumors that the
suspected gang group raided by the police on Miasnikyan Street in
Yerevan on Friday has nothing to do with the recent series of
robberies.

However, it continues that in the flat of one of those arrested the
police found tools suspected to have been used during robberies, a
large amount of money and a notebook that had the addresses and
personal details of several Armenian officials and businessmen.

Further, the paper claims that the list included the names of some
officials whose houses have already been robbed.

Tert.am

From: Baghdasarian

BELARUS: Belarus Supports Azerbaijan in Liberating Territories

Belarus Digest, Belarus
Sept 24 2011

Belarus Supports Azerbaijan in Liberating Territories Occupied by Armenia

Published: 24 September 2011

At a meeting last week, President Alyaksandr Lukashenka did his best
to persuade the Armenian foreign minister of Belarus’ goodwill. But
this was hardly convincing – the halcyon days of close relations
between the two countries are long gone. Minsk may still be opposing
Russian policy in the southern Caucasus; yet it is clearly siding with
Azerbaijan, not Armenia.

This summer, Azerbaijan issued a US$ 300 m loan to Belarus, while
Belarusian Prime Minister Mikhail Myasnikovich visited Baku in July.
Azerbaijan has also become the largest buyer of weapons from Belarus.
These are just some of the signs of a growing partnership between
President Ilham Alyev and President Lukashenka.

New Friend

In the words of the Belarusian Ministry of Foreign Affairs,
cooperation with Azerbaijan was only initiated `in recent years’.
Until the mid-2000s, relations were negligible and trade developed of
its own accord. One reason is that Lukashenka did not get along with
former President Heydar Alyev, a seasoned apparatchik of the Soviet
period who looked down on Lukashenka as a young maverick.

Another reason is that Minsk at the time tended to follow Moscow’s
foreign policy line. As a result, it developed relations with
Azerbaijan’s nemesis – Armenia. In the aftermath of the Cold War, the
only Belarusian embassy in the region was based in Yerevan. In the
late 1990s, Minsk finally decided to establish a presence in Baku but
the embassy was opened only after a considerable delay in 2006.

However, over the past decade, relations have improved dramatically.
One set of factors is political. In Baku, Heydar Alyev handed over
power to his son Ilham in 2003. Already in 2004, the heads of state of
Belarus and Azerbaijan broke with precedent by conducting mutual
visits. This set the stage for four top-level visits since 2006.

At the same time, Belarus deviated from its stringent pro-Russian
political line. Lukashenka found new friends – among them not only
Yushchenko of Ukraine and Saakashvili of Georgia, but also Ilham
Alyev. In this process, the enhanced international stature of
Azerbaijan played an important role, especially after the country
launched a new Caspian oil pipeline. Belarus could hope for support
from Baku as a natural ally against Moscow in the post-Soviet area.
Azerbaijan had long bolstered Russia’s opponents; in the past, it even
went so far as to establish the GUUAM – an alternative organization to
pro-Moscow integration initiatives – with Georgia, Ukraine,
Uzbekistan, Azerbaijan, and Moldova. Although this organization is now
moribund, Azerbaijan’s attitude toward Moscow remains unchanged.

A second set of factors is economic. Between 2008 and 2010,
Belarus-Azerbaijan trade grew from US$ 100 m to US$ 146 m. More
important than this moderate increase is the fact that Belarus enjoys
a trade surplus, which helps to counteract its immense foreign trade
deficit.

Azerbaijan is also helping Belarus to acquire alternative oil sources.
Minsk recently began importing oil from Venezuela but direct shipments
to landlocked Belarus are difficult. Baku thus agreed to swap schemes
by which Minsk gains access to Azerbaijani oil in exchange for
Venezuelan oil.

Belarus Turned against Armenia

For Azerbaijan, an added incentive to work with Belarus is to garner
support for its territorial disputes with Armenia. Negotiations in the
OSCE Minsk group have rendered no results for years now. Meanwhile,
the Azerbaijan government has used its growing oil revenues to
perennially increase its military budget. But a stronger military will
not change the fact that Armenians have Russia behind them. Although
Russia wants to preserve Azerbaijan as an ally in the Caucasus,
Azerbaijan is eager to change the status quo balance of power. It may
only be a matter of time before armed conflict breaks out again
between Azerbaijan and Armenia.

If such a war should ensue, Belarus will clearly side with Baku, the
principal buyer of its weapons. It is notable that no arms deals were
made prior to 2005 – there is thus an unquestionable link between a
stronger Azerbaijani military and the initiation of bilateral arms
deals. By contrast, Armenia bought a small number of weapons from
Belarus just once, in 2007.

>From Cooperation to Alliance

The development of Belarusian-Azerbaijani alliance is practically a
fait accompli. Azerbaijan is openly defending the Belarusian regime
from criticism in the West, as positions of Azerbaijani
representatives in the OSCE Parliamentary Assembly and EuroNest have
demonstrated. Alyev is also willing to help Lukashenka financially –
not so long ago, Minsk borrowed from Baku to pay Moscow for its
outstanding claims.

For Azerbaijan, the motives for working with Belarus are political and
economic. The Central Asian state needs all the support it can get if
it wants to confronting Armenia and Russia, not to speak of its tense
relations with Iran. It cannot be very hopeful about Western support,
given the influential Armenian lobby there (especially in the US and
France). This makes support from former Soviet states all the more
important. At the same time, the privatization of Belarusian
industries and development of non-Russian oil supply routes is vital –
Venezuela is a good example.

For Belarus, cooperation with Azerbaijan is important as a tool to put
pressure on Moscow, to obtain financing, and to develop trade. In
particular, Azerbaijan may allow Belarus to access non-Russian oil and
gas from the Caspian and Middle Eastern regions (Iran and Northern
Iraq). The greatest hurdle for such a project would be neither
technical nor financial – the infrastructure is mostly already in
place. Rather, it is political: the Russians will stubbornly fight to
preserve their energy monopoly in Eastern and Central Europe, while
the United States will work to block any regional energy projects that
involve Iran.

SB

From: Baghdasarian

http://belarusdigest.com/story/belarus-supports-azerbaijan-liberating-territories-occupied-armenia-5857