Bakou a violé Ã 350 reprises le cessez-le-feu au Haut Karabagh

HAUT KARABAGH
Bakou a violé Ã 350 reprises le cessez-le-feu au Haut Karabagh

La semaine écoulée -du 27 avril au 3 mai- tout au long de la ligne
frontalière entre le Haut Karabagh et l’Azerbaïdjan furent
enregistrées 350 violations du cessez-le-feu par l’Azerbaïdjan. Malgré
l’accord conclu en mai 1994 avec l’Arménie sous la médiation de
l’OSCE, Bakou continue de violer ce cessez-le-feu. La semaine écoulée
plus de 2 000 projectiles furent tirés en direction des positions
arméniennes de l’Armée du Haut Karabagh, sans toutefois faire de
victimes. Les forces arméniennes ont répliqué Ã ces tirs azéris afin
de « faire taire l’ennemi » selon la formule habituelle.

Krikor Amirzayan

dimanche 4 mai 2014,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

La Turquie travaillée par le génocide arménien

La Tribune de Geneve, Suisse
25 avril 2014 vendredi

La Turquie travaillée par le génocide arménien

Allemand; Pignat

Si la question n’est plus taboue au sein de la société civile, le
pouvoir tente un «négationnisme poli»

C’était encore impensable il y a quelques années. Hier matin à
Istanbul, des Arméniens ont manifesté devant la gare de Haydarpacha,
d’où a été lancée la déportation de centaines de notables ordonnée le
24 avril 1915 par le gouvernement ottoman des Jeunes- Turcs.
Brandissant des portraits de leurs aïeux exécutés, ils étaient réunis
derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: «Nous commémorons
les victimes du génocide: certaines plaies ne guérissent pas avec le
temps. » Dans la soirée devait se tenir un autre rassemblement sur la
célèbre place Taksim, au coeur de la mégapole. Comme dans d’autres
villes du pays

Plus étonnant encore dans cette Turquie qui nie catégoriquement tout
génocide contre les Arméniens: le premier ministre, Recep Tayyip
Erdogan, a surpris tout le monde mercredi en présentant des
«condoléances» aux descendants de victimes d’événements «qui ont eu
des conséquences inhumaines». Une «tragédie inhumaine» déjà déplorée
il y a quelques mois par Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie
turque, lors de sa visite à Erevan, capitale de l’Arménie. Autant de
déclarations qui surviennent dans un contexte de détente: les archives
ouvertes aux historiens, les débats sur les plateaux de télévision et
dans les milieux académiques

Manoeuvres cyniques

Sévane Garibian, elle, semble tout sauf euphorique. D’origine
arménienne, cette docteure en droit est enseignante-chercheuse aux
Universités de Genève et de Neuchtel. Elle travaille sur les crimes
de masse. «En Turquie, il faut distinguer l’évolution des mentalités
au sein de la société civile et celle du discours politique. D’un
côté, l’assassinat en 2007 de Hrant Dink(ndlr: journaliste et écrivain
turc d’origine arménienne)a eu l’effet d’un électrochoc, déclenchant
un mouvement minoritaire mais significatif de contestation et de débat
parmi les jeunes et certains universitaires ou intellectuels. Mais de
l’autre côté, le négationnisme d’Etat se poursuit, même si Erdogan
excelle à le rendre plus présentable donc plus dangereux. »

«Le premier ministre ne prononce jamais le mot de génocide, présente
les Arméniens comme des victimes parmi d’autres durant la Première
Guerre mondiale et entretient l’idée qu’il y a un doute sur la réalité
des événements, proposant de créer une commission d’historiens, comme
si les faits n’avaient pas été établis depuis des années. Il s’agit là
d’une rhétorique négationniste bien connue. En formulant des
«condoléances», il tente de redorer son image internationale après des
mois de scandales et cherche à désamorcer les pressions avant le
centenaire du génocide, l’an prochain. »

«M. Erdogan est aussi dans l’attente d’une décision de la Cour
européenne des droits de l’homme, appelée par la Suisse à réexaminer
l’affaire Perinçek, dans laquelle la justice helvétique a été
désavouée pour avoir condamné cet homme politique turc pour
négationnisme. » Bref, le pouvoir islamo-conservateur n’aurait opéré
qu’une manoeuvre d’évitement, sans rien changer à sa politique.

Mutations en cours

Didier Billion, lui, y voit au contraire un premier pas. Pour ce
spécialiste de la Turquie au sein de l’Institut de relations
internationales et stratégiques à Paris, un processus est bel et bien
en cours, même s’il est compliqué et très lent, note-t-il dans une
interview à BFMTV. Nombreux sont les Turcs qui se découvrent soudain
des aïeux arméniens, au fur et à mesure que les langues se délient.
Pour l’instant, Ankara reconnaît que 300 000 Arméniens ont pu mourir
de faim, de maladie, d’épuisement ou être exécutés durant les
déportations mais refuse d’y voir une volonté génocidaire, de même que
le bilan terrifiant avancé par les Arméniens: 1,5 million de morts.

1915 : des condoléances sincères ?

CourrierInternational.com
Jeudi 24 Avril 2014

1915 : des condoléances sincères ?

Pierre Vanrie, Courrier international (Paris)

ENCART: Pour la première fois, le Premier ministre turc s’est exprimé
ouvertement à propos du massacre des Arméniens en 1915, en présentant
ses condoléances aux familles des victimes. La presse turque
s’interroge sur cette prise de position inédite.

Le message de condoléances du Premier ministre turc Erdogan a suscité
de nombreuses réactions dans la presse turque. Dans le quotidien
progouvernemental Sabah, l’éditorialiste Rasim Ozan Kütahyali estime
que, “avec ce communiqué du Premier ministre, la République de Turquie
a encore brisé un tabou”. “En effet, poursuit l’éditorialiste, le
tabou arménien, le dernier tabou dans ce pays, va maintenant
s’effondrer, et on pourra désormais discuter de tout librement. La
Turquie montre ainsi qu’elle est sur la bonne voie pour devenir un
grand pays. Nous devons donc, en tant que nation, présenter nos
condoléances à nos frères arméniens qui ont été massacrés en 1915 par
les fascistes-unionistes [allusion au parti jeune-turc Union et
Progrès au pouvoir au moment du génocide de 1915]. Erdogan vient ainsi
de prouver à nouveau au monde entier qu’il était un grand leader
capable de surprendre et d’agir là où on ne l’attend pas.” Panser les
plaies plutôt que créer des tensions

L’intellectuel Baskin Oran – l’un des quatre initiateurs de la
pétition de 2008 qui demandait alors pardon aux Arméniens -, interrogé
par le site T24, est moins lyrique à ce sujet. Il estime que “c’est
effectivement une bonne chose qu’un Premier ministre qui ne cesse de
créer des tensions au sein de la société tienne un discours de nature
à panser les plaies sur un sujet aussi douloureux”. Toutefois,
poursuit Baskin Oran, “le communiqué du Premier ministre ne traduit
pas une prise de distance vis-à-vis du discours officiel sur ce sujet.
Il dit en effet que les Arméniens sont morts dans les mêmes conditions
que les citoyens ottomans, ce qui est faux. Il dit aussi qu’une
commission mixte d’historiens a été mise sur pied avec l’Arménie,
alors qu’elle ne fonctionne pas et qu’elle est basée sur l’idée
saugrenue que la responsabilité des massacres de 1915 incomberait de
façon égale aux Arméniens et aux Turcs. Enfin, il dit que les archives
sont accessibles. Or ce n’est pas le cas pour les plus sensibles, qui
se trouvent auprès de l’état-major de l’armée”. Baskin Oran estime
donc que “ces condoléances sont une bonne initiative, mais que c’est
insuffisant”. Absence d’humanisme Rusen Cakir, dans Vatan,
s’interroge, quant à lui, sur la sincérité de ces condoléances
officielles. “Certes, le message d’Erdogan traduit un changement
indéniable dans la politique de l’Etat turc sur la question
arménienne”, écrit-il. “Néanmoins, on ne peut s’empêcher de se
demander s’il ne s’agit pas là d’une manoeuvre du gouvernement visant
à contrer les pressions qui s’annoncent sur la Turquie à un an du
centenaire de 1915.” L’éditorialiste met en doute “le caractère
humaniste de cette démarche” et rappelle que le débat fait rage sur
les réseaux sociaux à ce sujet. De nombreux internautes se demandent
en effet si celui qui, lors d’un meeting électoral en 2011, éprouvait
quasiment de la honte d’avoir été accusé par certains adversaires
nationalistes d’être d’origine juive, arménienne ou grecque pourra
rester fidèle à ce message de condoléances. “Ce même Erdogan qui n’a
pas présenté ses condoléances aux victimes des manifestations de Gezi
et qui, dans un meeting électoral en 2014, a même fait huer par la
foule la mère du petit Berkin Elvan, tué au moment de Gezi [alors
qu’il allait acheter du pain], en essayant de faire croire qu’il
s’agissait d’un terroriste”, ajoute Cakir. “Tous ces bémols sont
parfaitement justifiés, conclut le journaliste. En effet, il est tout
à fait légitime d’attendre d’un Premier ministre qui a effectué un
geste positif en vue d’une reconnaissance de la réalité d’un drame
humain datant d’un siècle qu’il fasse preuve de la même sensibilité
vis-à-vis de drames plus récents.”

Massacres d’Arméniens: le cinéaste Atom Egoyan rejette les condoléan

Agence France Presse
24 avril 2014 jeudi 8:42 PM GMT

Massacres d’Arméniens: le cinéaste Atom Egoyan rejette les condoléances turques

Ottawa 24 avr 2014

Le cinéaste canadien d’origine arménienne Atom Egoyan a rejeté jeudi
les condoléances présentées par la Turquie aux descendants des
victimes des massacres d’Arméniens sous l’empire ottoman, y voyant un
refus de reconnaître le “génocide arménien”.

Mercredi, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait fait
un geste inédit en présentant les condoléances de la Turquie “aux
petits-enfants des Arméniens tués en 1915” lors des massacres visant
cette communauté sous l’empire ottoman.

C’était la première fois qu’un responsable turc de ce rang se
prononçait aussi ouvertement sur ce drame qui a fait 1,5 million de
victimes selon les Arméniens, près de 500.000 selon les Turcs.

Pour le cinéaste canadien, qui a perdu ses grands-parents dans ces
massacres, les déclarations de M. Erdogan ne sont toutefois “qu’une
tentative de manipulation pour perpétuer le déni de l’Etat face au
génocide arménien”, a-t-il écrit dans une tribune publiée dans le
quotidien Globe and Mail.

Et ce déni continu de la Turquie “ne fait que perpétuer la violence de
cet acte horrible”, a-t-il insisté.

“En ce jour, les Arméniens se souviennent d’un génocide qui a débuté
il y a 99 ans. Il en sera ainsi tant que son auteur niera sa
responsabilité dans ce crime”, conclut le cinéaste.

Le Canada est au nombre de la vingtaine de pays dans le monde qui ont
reconnu le génocide arménien.

amc-jl/sam

St. Mary Armenian Food Festival to be Held May 15, 2014

Visalia Times-Delta, CA
May 2 2014

St. Mary Armenian Food Festival to be Held May 15, 2014

St. Mary Armenian Church of Yettem will be hosting their 37th Armenian
Food Festival for the Visalia community on Thursday, May 15, 2014. Two
important changes to this annual event are taking place this year.

The location is changed to the Visalia Elks Lodge at 3100 W. Main. The
new location will provide much more parking and allows us to also
provide a new drive thru option. Guests can still choose to dine
inside to enjoy their meal or purchase additional meals to take home.

The other change is to offer a choice of either a barbecued lulu kebab
meat patty (ground lamb and ground beef) or barbecued skewered chicken
kebabs. Both entrees are served with salad, rice pilaf, Armenian peda
bread and bourma for dessert.

Lunch will be served from 11 am until 2 pm and dinner will be
available between 5 pm and 8 pm. Price for either a drive thru, take
out or inside dining meal is $12. Appetizers and desserts may also be
purchased inside.

http://www.visaliatimesdelta.com/article/20140501/PRESSRELEASE/405010302?nclick_check=1

ANKARA: U.S. mission is to be neutral – Azerbaijani Foreign Ministry

Cihan News Agency, Turkey
May 3 2014

U.S. mission is to be neutral – Azerbaijani Foreign Ministry

BAKU – 03.05.2014 16:11:40

The U.S. mission is to be a neutral broker and call a spade a spade,
Azerbaijani Foreign Ministry`s spokesman Elman Abdullayev told Trend.

“During its mission as a mediator to resolve the Armenian-Azerbaijani
Nagorno-Karabakh conflict, the United States should consider and
operate with facts,” Abdullayev said, commenting on the meeting of the
American co-chair of the OSCE Minsk Group, James Warlick with the
representatives of the Armenian National Committee of America (ANCA).

As Abdullayev said, the facts of the Nagorno Karabakh conflict known
to the international community.

“This is the occupation of Azerbaijani territories by Armenia and
committing bloody ethnic cleansing against Azerbaijanis. As it is
known, the resolutions of international organizations condemn Armenia
for the policy of occupation. Unfortunately, Armenia continues its
occupant policy, ignoring the international community, documents and
decisions adopted by international organizations in this regard, , ”
Abdullayev said.

He expressed hope that the U.S. will not succumb to blackmail and
pressure of the Armenian lobby.

As a result of the ensuing war, in 1992 Armenian armed forces occupied
20 percent of Azerbaijan, including the Nagorno-Karabakh region and
seven surrounding districts.
The two countries signed a ceasefire agreement in 1994. The co-chairs
of the OSCE Minsk Group, Russia, France and the U.S. are currently
holding peace negotiations.
Armenia has not yet implemented the U.N. Security Council’s four
resolutions on the liberation of the Nagorno-Karabakh and the
surrounding regions. (Cihan/Trend as)

Unconstitutional California Bill Contradicts US Foreign Policy: Pres

PR Newswire
May 2, 2014 Friday 10:12 AM EST

Unconstitutional California Bill Contradicts US Foreign Policy

Press-Release by Azerbaijani-American Council (AAC)

LOS ANGELES, May 2, 2014

The ongoing crisis in Ukraine and the illegal annexation of Crimea by
Russia revealed the latter’s effective use of ethnic separatism to
keep its neighborhood away from the West. Indeed, the post-Soviet
separatist conflicts in Nagorno-Karabakh, South Ossetia, Abkhazia,
Transdniester, and Crimea hindered progress of the nations of
Azerbaijan, Georgia, Moldova, Ukraine, and Armenia. While the first
four lost control of significant parts of their territories, the fifth
lost independence over its territorial ambition. Last year, Armenia
was forced to scrap the EU neighborhood agreement to join Putin’s
neo-Soviet Eurasian Union. In March 2014, along with North Korea and
Syria, Armenia opposed a UN General Assembly resolution affirming
Ukraine’s territorial integrity. Additionally, Armenian President’s
support for the illegal Russian incursion forced Ukraine to recall its
ambassador from Armenia.

Despite the U.S. Administration’s principled opposition to redrawing
of borders by force, some state politicians believe otherwise. The
California Assembly Joint Resolution 32 authored by Democratic
Assemblymember Mike Gatto in collaboration with the Armenian-American
lobby reflects the Russian view of the world order. AJR 32 calls for
California’s recognition of the separatist “Nagorno-Karabakh
Republic”, or “NKR”, as a sovereign state.

In 1991-94, the Armenian forces, supported and equipped by Russia,
invaded and occupied one-fifth of Azerbaijan including
Nagorno-Karabakh. Nearly 30,000 were killed and over a million,
overwhelming majority of them Azerbaijanis, were expelled from their
homes. In 1993, four UN Security Council resolutions demanded an
unconditional withdrawal of Armenian forces, allowing the return of
nearly 800,000 Azerbaijani refugees. The peace process mediated by the
United States, Russia and France has stalled because of Armenia’s
attempts to legitimize the military occupation and ethnic cleansing.
For this purpose, Armenian authorities forged “NKR”, a monoethnic
client regime on the occupied territories of Azerbaijan, which neither
the U.S. nor any other country recognize.

It is unclear whether Mr. Gatto is aware of the Establishment Clause
of the U.S. Constitution, which prohibits states from pursuing a
foreign policy in violation of federal government’s jurisdiction. Not
to mention that AJR 32 will not improve the lives of California
taxpayers. But we are hopeful that common sense will prevail in the
Rules Committee of the State Assembly, due to discuss the bill on
Monday, and that its sponsors will opt for meaningful ways of pursuing
foreign conflict settlement.

SOURCE Azerbaijani-American Council

Le projet sur la diaspora arménienne

PRESSE TURQUE
Le projet sur la diaspora arménienne

L’histoire des Arméniens a toujours été celle de bouleversements.
Pendant les 3 000 ans écoulés, par vagues, les migrants ont quitté
leur terres ancestrales de la Turquie de l’est actuelle et du nord de
la Syrie, parcourant les routes du commerce et des pèlerinages et
fuyant d’innombrables révolutions, guerres civiles et massacres.

En dépit de ces siècles de déplacements, cependant, la diaspora
arménienne aujourd’hui est forte et vibrante – avec 8 millions
d’Arméniens vivant dans 55 pays autour du globe. Enfant, j’ai passé
des heures, me plongeant dans les magazines de ma grand-mère,
cherchant des histoires de mes compagnons arméniens dans des villes
aussi éloignées qu’Addis Abeba, Buenos Aires, Calcutta et Damas, mais
je ne trouvais que la vision fugitive de leur visage dans des photos
de classe. Les seuls livres que je n’ai jamais pu trouver étaient
relatifs aux massacres – comme si les événements de 1915 avait réussi
à terminer l’histoire arménienne.

En 2009, après le succès de mon premier live ` Yes we can ` (Oui, nous
pouvons), qui avait pour thème la première campagne de Barack Obama,
j’entreprenais de trouver et de documenter ces communautés arméniennes
auxquelles je pensais étant petit enfant, et de créer un livre qui
raconterait l’histoire d’un peuple largement connu, en dehors de notre
communauté, du fait de notre rôle, comme les victimes du ` Medz
Yeghern ` (Grande Tragédie).

Ce projet n’est pas cependant sur la condition de victime. C’est un
portrait de survie.

Depuis le début de ce projet, j’ai photographié des courses de
dragsters à Los Angeles et un village à la frontière Syrie-Liban qui
conserve fidèlement toutes les traditions de Mère Patrie que ma
grand-mère pourrait évoquer. J’ai rencontré des séminaristes Ã
Jérusalem, des enfants de cÅ`ur métissés à Addis Abeba et des joueurs
de cartes révolutionnaires à Beyrouth. J’ai attendu dans les coulisses
avec des danseurs de ballet arméniens et nagé avec des réfugiés
Arméniens de Syrie déplacés. J’ai vu des enfants grandir dans le seul
village arménien qui reste en Turquie et j’ai rencontré des rapatriés
et des volontaires du Birthright Armenia à Erévan.

J’ai aussi fait plus de 200 entretiens pour m’assurer que ce que
disent les gens sur leur passé et leur espoir pour leur futur ne sont
pas perdus.

Comme je me presse afin que ce travail soit terminé avant le
centenaire de 2015, je me rends compte que je documente un moment
particulièrement important et fragile de l’histoire arménienne. Qui
plus est, pour beaucoup de gens, l’histoire que je raconte n’est pas
une histoire connue, trop de gens nayant accès qu`Ã l’histoire de
notre tragédie. Tandis que beaucoup des défis auxquels doit faire face
notre communauté trouvent leurs racines dans les événements de 1915.
Meds Yeghern n`était pas la fin de l’histoire arménienne.

SCOUT TUFANKJIAN

Zaman

20 avril 2014

Traduction Gilbert BEGUIAN

samedi 3 mai 2014,
Stéphane ©armenews.com

Gli architetti armeni del Sultano

Italintermedia, Italia
20 aprile 2014

Gli architetti armeni del Sultano

In coincidenza con l’anniversario del genocidio di un secolo fa il
Museo dell’architettura di Istanbul organizza una mostra sull’eredità
dei progettisti di Jerevan

Mentre le prove di conciliazione fra le autorità politiche sono
ancora in corso, è l’ambiente culturale a muovere i primi passi
concreti verso la riappacificazione turco-armena: il Museo di
architettura di Istanbul, secondo quanto riferisce il “Ses Turkey”, ha
allestito una mostra on-line in coincidenza con l’anniversario del
genocidio perpetrato dall’Impero ottomano contro la popolazione armena
nel 1915, a oggi non riconosciuto come tale dalle autorità turche.
L’esposizione, visibile sul sito web del museo, mostra tutte le opere
realizzate da architetti di origine armena nei secoli scorsi,
confermando l’indiscutibile legame storico fra le due popolazioni.

La mostra è il terzo passaggio di un progetto più ampio, avviato nel
dicembre 2010 quando Istanbul era capitale europea della Cultura, e
proseguito con una tappa a Jerevan, capitale dell’Armenia, nel giugno
del 2011. In quelle occasioni la mostra era stata fisicamente
allestita nelle due città con la collaborazione dell’Agenzia della
Cultura Istanbul 2010 e del Modern Museum della città turca.
L’obiettivo non è solo quello di avvicinare i due Paesi, dice Salpi
Ghazarian della Civilitas foundation di Jerevan, ma anche e
soprattutto quello di restituire il senso di un’identità spesso negata
alla comunità armena che vive in Turchia.

“Questi esperimenti culturali non servono a riaffermare solo che sono
esistiti architetti e scrittori – dice al ‘Ses Turkey’ – ma che anche
mia nonna, mia madre, mia figlia e io siamo esistiti e formiamo ancora
una parte di questa civiltà”. L’eredità degli architetti armeni è una
delle più importanti fra quelle consegnate alla storia dell’Impero
ottomano in Turchia. Il nome più noto in questo caso è quello della
famiglia Balyan, che ha operato per oltre un secolo alle dipendenze
dirette del sultano creando le più famose moschee e i palazzi sontuosi
di Istanbul. Mason Bali, uno scalpellino dal villaggio di Belen, nella
regione di Karaman, è considerato il fondatore della “dinastia” nel
primo Settecento. La famiglia è rimasta famosa per l’introduzione di
tecniche e stili occidentali nell’architettura dell’epoca, e ancora
oggi il contributo è visibile nel Palazzo Dolmabahce, l’opera più
importante costruita dai Balyan, o in quello di Beylerbeyi, senza
contare gli edifici pubblici come la Caserma Selimye, ex ministero
della Difesa e ora sede del Rettorato, la Scuola di medicina del
Palazzo imperiale o l’Accademia di belle arti.

Di origini armene era anche Mimar Sinan, capo architetto per quasi 50
anni alla corte del sultano nel Cinquecento. Lo ricorda Zeynep Taskin
della Hrant Dink foundation, una delle associazioni che ha contribuito
all’allestimento delle mostre. “Ricordare tutto questo – dice la
Taskin – ha prodotto un riscontro positivo in tutta la società. Si
tratta di edifici chiave per lo sviluppo storico dell’intera città, e
noi poniamo semplicemente in risalto questa realtà attraverso la
mostra”. Secondo l’esperta, la mostra è destinata a rivelare “una
coscienza collettiva nascosta, e fino a che non dimenticheremo questi
valori, possiamo sperare di sviluppare una cultura comune capace di
ridisegnare il futuro”. La cultura precede dunque di un passo la
politica, che nonostante abbia visto in questi giorni un’apertura
definita da più parti “storica” da parte del premier turco Tayyip
Erdogan sembra ancora lontana da un risultato definitivo di
riconciliazione.

Il primo ministro di Ankara ha infatti presentato, con un gesto del
tutto inatteso, le condoglianze “ai nipoti degli armeni uccisi nel
1915”, senza però pronunciare la parola genocidio. Pur trattandosi
della prima volta in cui un rappresentante politico turco compie un
passo del genere, il presidente armeno Serzh Sarkisian ha risposto
senza concedere alcuno sconto e ricordando che “la negazione di un
crimine è la sua diretta prosecuzione. Solo il riconoscimento e la
condanna del genocidio – ha concluso Sarkisian – possono impedire il
ripetersi di un tale crimine in futuro”. Zakarya Mildanoglu,
architetto di origini armene che oggi vive a Istanbul, non crede che
un’esibizione culturale possa sostituire le azioni della politica, ma
crede fermamente nella necessità di valorizzare tutte le minoranze in
Turchia, facendo così capire al pubblico l’importanza di queste ultime
nel contesto di uno sviluppo sociale.

“La storia ufficiale – dice – in Turchia ignora il contributo dato
dalle varie culture, fino a negarne l’esistenza ancora oggi. Il
tentativo – prosegue – è quello di ‘turcizzare’ tutto, e molte
strutture realizzate dai romani, dai bizantini, dai siriani e dagli
armeni sono diventate, nella versione ufficiale, come appartenenti al
periodo Seljuk”. Mostre come quella del Museo di architettura, infine,
possono “aiutare ad eliminare i sentimenti di odio all’interno della
società. La gente – dice ancora la Mildanoglu – ha potuto esaminare e
distinguere cosa è stato lasciato dagli armeni, dai greci ortodossi,
dagli ebrei e dai siriani”. Ahmet Ersoy, docente di storia presso
l’Università Bogazici, vede proprio nell’architettura il giusto punto
di partenza per recuperare l’oggettività di analisi degli eventi
storici degli ultimi secoli.

“Nel caso dell’architettura – spiega – dalla metà del Settecento in
poi i palazzi reali sono stati costruiti principalmente proprio da
greci e armeni. A parte nomi importanti come quello dei Balyan –
prosegue – molti degli architetti non musulmani restano ancora avvolti
nell’oscurità, e le loro opere sono attribuite erroneamente alle
tendenze nazionaliste ed orientaliste che hanno influenzato
l’architettura tardo-ottomana. Ecco perché una mostra del genere
assume una particolare importanza”. Molti personaggi di origine
armena, osserva infine Ersoy, “sono stati letteralmente cancellati
dagli annali storici solo perché non erano musulmani e turchi, e
quindi non conformi alla ‘vera essenza’ della cultura ottomana.
Proprio loro – conclude – hanno invece partecipato attivante a creare
le fondamenta di questa stessa cultura”.

http://italintermedia.globalist.it/Detail_News_Display?ID=70500&typeb=0&Loid=226&Gli-architetti-armeni-del-Sultano

Le scuse (tronche) di Erdogan agli armeni

IL POST, Italia
25 aprile 2014

Le scuse (tronche) di Erdogan agli armeni

di Adam Taylor – Washington Post

Il primo ministro turco ha fatto le condoglianze per il genocidio
degli armeni, chiamandolo però solo un “incidente” in cui “tutti hanno
sofferto”

Mercoledì scorso, durante il 99esimo anniversario del controverso
genocidio degli armeni da parte dei soldati dell’impero Ottomano, con
una mossa a sorpresa il primo ministro turco conservatore Recep Tayyip
Erdogan, del Partito per la Giustizia e lo Sviluppo (AKP), ha fatto le
condoglianze per quello che ha definito un episodio “disumano”. Le
parole scelte da Erdogan sono molto significative. Per molti anni in
Turchia si è parlato a malapena delle uccisioni del 1915 in cui
morirono circa 1 milione e mezzo di armeni che vivevano in quello che
oggi è territorio turco: il limitato dibattito pubblico su questo tema
è sempre stato causa di forte rabbia e risentimento tra i cittadini
armeni.

Associated Press ha definito i commenti “un messaggio di conciliazione
senza precedenti per il popolo armeno”, mentre un funzionario turco ha
detto a Reuters che era la prima volta che un leader turco faceva le
sue condoglianze agli armeni in modo così diretto. Il messaggio di
Erdogan è stato pubblicato in nove diverse lingue: un’indicazione che
fosse stato pensato per avere un forte impatto.

Ci sono comunque due importanti ragioni che spiegano perché il
commento sia stato accolto e discusso con un certo scetticismo: il
linguaggio e la tempistica.

Primo, il linguaggio del messaggio di Erdogan è stato accuratamente
calibrato ed è sembrato poco spontaneo: molte persone della comunità
armena potrebbero averlo percepito come un discorso piuttosto
“freddo”. Erdogan ha detto: sono morte durante il conflitto. Ha poi concluso dicendo:
.

Per molti, specialmente per gli armeni che si occupano del genocidio,
il messaggio non è stato sufficientemente netto. Armenian Weekly, una
pubblicazione armena in lingua inglese, ha scritto che Erdogan ha
usato . Inoltre, e questo è un aspetto
centrale, Erdogan non ha usato la parola “genocidio” nel suo
messaggio, nonostante oggi gli storici parlino dell’uccisione degli
armeni come del primo genocidio del Ventesimo secolo (la stessa parola
“genocidio” era stata inventata da Raphael Lemkin pensando ai fatti
del 1925). La mancanza di questa parola nel messaggio di Erdogan è
quasi certamente frutto di una precisa scelta: poche settimane fa il
ministro degli Esteri turco ha condannato la risoluzione del Senato
statunitense che definiva le uccisioni come un “genocidio”, sostenendo
che la decisione .

Il messaggio di Erdogan, in secondo luogo, ha lasciato molti turchi
scettici per il suo tempismo. L’ultimo anno di Erdogan e il suo
partito, l’AKP, è stato molto difficile e molto teso per le diverse
crisi che il governo ha dovuto affrontare: le proteste di Gezi Park
della scorsa estate, gli scandali di corruzione, e la rivalità con il
leader islamista Fethullah Gulen che ha portato alla recente chiusura
di Twitter e Youtube.

Mercoledì Abdullah Bozkurt, un giornalista del Today’s Zamen (giornale
in lingua inglese collegato con il gruppo vicino a Gulen), ha scritto
su Twitter: . Erdogan, che è stato messo alla berlina dai
media di mezzo mondo per le sue politiche autoritarie, sta solo
cercando di riscattare la sua immagine, ha scritto Bozkurt.

Forse questa accusa è eccessiva. Le dichiarazioni di Erdogan
potrebbero davvero rappresentare un passo importante per la
riconciliazione tra Armenia e Turchia, l’inizio di un dialogo su un
periodo tragico della storia recente. Erdogan, inoltre, ha lavorato
duramente per prendere le distanze dalle posizioni dei nazionalisti
turchi e migliorare le relazioni con le minoranze del paese,
soprattutto con i curdi. Che il linguaggio e la tempistica dei suoi
commenti abbiano lasciato molti insoddisfatti è comunque un fatto che
può indicare che ci sia ancora tanta strada da fare.

http://www.ilpost.it/2014/04/25/scuse-erdogan-armeni/