BOOK: Great Catastrophe: Armenians & Turks in the Shadow of Genocide

Kirkus Reviews (Print)
November 15, 2014, Saturday

GREAT CATASTROPHE: Armenians and Turks in the Shadow of Genocide

SECTION: NONFICTION

The causes and consequences of a crime against humanity.Journalist,
historian and senior associate at the Carnegie Endowment for
International Peace, de Waal (The Caucasus: An Introduction, 2010,
etc.) investigates an event still “highly politicized,” although it
occurred a century ago: the massacre of Armenians in the Ottoman
Empire in 1915 and 1916. Drawing on archival sources, interviews,
contemporary newspaper accounts and current scholarship, the author
assesses the context, and political and cultural aftermaths, of the
atrocity that Armenians insist was genocide, an accusation that Turkey
has consistently denied. De Waal presents evidence that the ruthless
killings did not result from hatred and paranoia on the parts of all
Turks and Kurds but rather were fomented by Turkish Unionist leaders
intent on pushing the country into modernity.

As one historian argued, some mass atrocities have been incited when a
minority identified as “primitive” is “perceived as a threat and
ultimately destroyed.” The Armenian narrative about the massacre
became complicated after 1944, when a Polish-Jewish lawyer coined the
term “genocide,” which he defined as “the mass slaughter of a national
group.” In 1948, the United Nations adopted the Convention on the
Prevention and Punishment of the Crime of Genocide, which stipulated
that acts against the victim group were punishable if “committed with
intent to destroy.” Turkey hotly denied that “intent” could be proved.
Later, with increased attention on the Holocaust, the term “genocide”
generated controversy when Holocaust survivors and historians objected
to its application to anything other than the Nazi extermination of
Jews. For generations, what to call the event has made a
Turkish-Armenian dialogue impossible. In this measured study, De Waal
asserts his optimism that young scholars, freed from past narratives
and drawing upon “hidden histories of the Armenians,” will amplify
what is known about the late Ottoman period and complicate a history
that both sides have tried mightily to own. A perfect scholarly
complement to Meline Toumani’s outstanding memoir, There Was and There
Was Not (2014).

Publication Date: 2015-02-02
Publisher: Oxford Univ.
Stage: Adult
ISBN: 978-0-19-935069-8
Price: $29.95
Author: de Waal, Thomas

https://www.kirkusreviews.com/book-reviews/thomas-de-waal/great-catastrophe/

Les liens entre la Turquie et l’ISIS

Turquie-Syrie
Les liens entre la Turquie et l’ISIS

Thèse d’Université : Les Relations EI-Turquie

UNIVERSITÉ DE COLUMBIA NEW YORK INSTITUT POUR L’ÉTUDE DES DROITS DE L’HOMME

Par David L. Phillips

Introduction

La Turquie collabore-t-elle avec l’État Islamique (EI) ? Allégations
depuis une coopération militaire et transfert d’armes jusqu’au soutien
logistique, soutien financier et fourniture de services médicaux. Il
est également allégué que la Turquie ferme les yeux sur les attaques
de l’EI contre Kobani.

Le président Erdogan et le premier ministre Ahmet Davutoglu nient
vigoureusement toute complicité avec l’EI. Erdogan a rendu visite au
Conseil des Relations Étrangères le 22 septembre 2014. Il a critiqué
les ” campagnes de diffamation [et] tentatives de déformation de la
façon dont nous sommes perçus “. Erdogan a dénoncé ” Une attaque
systématique contre la réputation internationale de la Turquie,
déplorant que ” la Turquie ait été sujette de la part des media à des
articles très injustes et mal intentionnés “. Erdogan avance en outre
” Ma demande à nos amis des États-Unis est que votre perception de la
Turquie soit fondée sur des sources objectives “.

Le Programme de l’Université de Columbia pour l’Instauration de la
Paix et du Droit a chargé une équipe de chercheurs aux États-Unis, en
Europe et en Turquie d’étudier les media turcs et internationaux, afin
d’évaluer la crédibilité des allégations. Ce rapport puise dans
diverses sources internationales – The New York Times, The Washington
Post, The Guardian, The Daily Mail, la BBC, Sky News, ainsi qu’à des
sources turques, CNN Turk, Hurriyet Daily News, Taraf, Cumhuriyet, et
Radikal entre autres.

Allégations

La Turquie Fournit Des Équipements Militaires À L’EI

Un commandant de l’EI a dit au The Washington Post le 12 août 2014 : ”
La plupart des combattants qui nous ont rejoints au début de la guerre
sont arrivés via la Turquie, tout comme nos équipements et nos
fournitures “. Kemal Kilicdaroglu, chef du Parti Républicain du Peuple
(CHP) fait une déclaration depuis le bureau d’Adana du Procureur le 14
octobre 2014, soutenant que la Turquie a fourni des armes aux groupes
terroristes. Il a également produit des transcriptions d’interviews de
chauffeurs de camions qui ont livré des armes aux groupes. D’après
Kilicdaroglu , le gouvernement turc a prétendu que les chargements
étaient constitués d’aide humanitaire pour les Turkmènes, mais les
Turkmènes ont dit qu’aucune aide humanitaire ne leur avait été livrée.

Selon le vice-président du CHP Bulent Tezcan, trois camions ont été
arrêtés à Adana pour contrôle le 19 janvier 2014. Les camions avaient
été chargés d’armes à l’aéroport Esenboga d’Ankara. Les chauffeurs
avaient conduit le convoi jusqu’à la frontière, où il était prévu
qu’un agent du MIT le prenne en charge et accompagne les camions en
Syrie pour livrer du matériel à EI et à des groupes en Syrie. Cela
s’est reproduit de nombreuses fois. Lorsque les camions furent
arrêtés, les agents du MIT se sont efforcés d’interdire aux
inspecteurs de regarder dans les caisses. Les inspecteurs ont trouvé
des roquettes, des armes et des munitions.

Cumhuriyet rapporte que Fuat Avni, un habitué de Twitter bien connu
qui avait témoigné dans l’enquête de corruption du 17 décembre, que
des bandes audio confirment que la Turquie a fourni de l’aide
financière et militaire aux groupes terroristes associées à Al Qaïda
le 12 octobre 2014. Dans ces enregistrements, Erdogan pressait les
Forces armées turques d’entrer en guerre avec la Syrie. Erdogan a
exigé d’Hakan Fidan, le chef de l’agence nationale du renseignement de
Turquie (MIT), lui procure une justification [un prétexte, ndt] pour
attaquer la Syrie.

Hakan Fidan a dit au premier ministre Ahmet Davutoglou, Yasar Guler,
officier supérieur de la défense, et Feridun Sinirlioglu, un haut
fonctionnaire des affaires étrangères : ” Si besoin est, j’enverrai
quatre hommes en Syrie. Je créerai les conditions d’entrer en guerre
en tirant 8 roquettes sur la Turquie ; je ferai en sorte qu’ils
attaquent la Tombe de Suleiman Shah “.

Des documents ont fait surface le 19 septembre 2014, selon lesquels
l’émir saoudite Bender Bin Sultan finançait le transport d’armes pour
l’EI à travers le territoire turc. Un vol parti d’Allemagne avait
déchargé des armes à l’aéroport d’Etimesgut en Turquie, divisé ensuite
en trois containers, dont deux ont été remis à EI et le troisième à
Gaza.

La Turquie a procuré des moyens de transport et de l’aide logistique
aux combattants de l’EI

Selon Radikal, le 13 juin 2014, le ministre de l’intérieur Muammar
Guler a signé une directive : ” Conformément à nos intérêts régionaux,
nous aiderons les militants d’al-Nusra contre la branche de
l’organisation terroriste PKK, le PYD, à l’intérieur de nos
frontières… Hatay est une position stratégique pour le passage des
moudjahidin depuis l’intérieur de nos frontières vers la Syrie. Le
soutien logistique des groupes islamistes sera accru, et leur
entraînement, les services hospitaliers, et la sécurité de leur
passage seront organisés essentiellement à Hatay… le MIT et la
Direction des Affaires religieuses veilleront à l’hébergement des
combattants dans des édifices publics “.

Dans un article du 25 août 2014 du Daily Mail, beaucoup de militants
étrangers se sont engagés dans l’EI en Syrie après avoir transité par
la Turquie, sans que la Turquie ne tente de les arrêter. Cet article
décrit la façon dont les militants étrangers, venus spécialement du
Royaume-Uni, se rendent en Syrie et en Iraq en traversant la frontière
turque. Ils donnent à la frontière le nom de ” Porte d’entrée pour le
Djihad “. Les soldats de l’armée turque soit ferment les yeux et les
laissent passer, soit acceptent des djihadistes une somme aussi
modique que 10$ pour leur faciliter le passage.

Britain’s Sky News a pu obtenir des documents montrant que le
gouvernement turc a visé des passeports de militants étrangers
s’efforçant de passer la frontière de la Turquie vers la Syrie pour
rejoindre l’EI.

La BBC a interviewé des villageois, qui ont parlé de bus circulant la
nuit, transportant des djihadistes au combat contre les forces kurdes
en Syrie et en Iraq, et non contre les forces armées syriennes.

Un haut fonctionnaire égyptien a indiqué le 9 octobre 2014 que le
renseignement turc procurait des images satellites et d’autres données
à l’EI.

La Turquie A Formé des Combattants de l’EI

CNN Turk a rapporté le 29 juillet 2014 qu’au coeur d’Istanbul, des
lieux tels Duzce et Adapazari sont devenus des points de ralliement
pour les terroristes. Des militants de l’EI reçoivent de la formation
dispensée par des ordres religieux. Certaines de ces vidéos sont
proposées sur le site de propagande de l’EI turc takvahaber.net.
D’après CNN Turk, les forces de sécurité pourraient mettre fin à ces
agissements si elles le voulaient. Des Turcs membres d’une division de
l’EI ont été filmés participant à une manifestation publique à
Istanbul qui s’était déroulée le 28 juillet 2014.

Une vidéo montre une division de l’EI lors d’une réunion de prière à
Omerli, un district d’Istanbul. En écho à la vidéo, le vice-président
du CHP, le député Tanrikulu a posé des questions parlementaires au
ministre de l’intérieur, Efkan Ala, des questions comme en particulier
” Est-il vrai qu’un camp ou des camps ait été mis à la disposition
d’une division de l’EI à Istanbul ? Quels en sont les occupants ?
Est-il exact que le même endroit où se trouve ce camp soit employé
également pour des exercices militaires ? “.

Kemal Kilicdaroglu a mis le gouvernement AKP en garde contre la
fourniture d’argent et de formation à des groupes terroristes le 14
octobre 2014. Il a dit : ” Il n’est pas bon que des groupes armés
soient entraînés sur le sol turc. Vous faites venir des combattants en
Turquie, vous remplissez leurs poches d’argent, leur mettez des armes
dans les mains, et vous leur demandez de tuer des Musulmans en Syrie.
Nous leur avons dit de cesser de venir en aide à l’EI. Ahmet Davutoglu
nous a demandé de montrer les preuves. Tout le monde sait qu’ils
aident l’EI.

Selon le renseignement jordanien, la Turquie a formé des militants de
l’EI à des opérations spéciales.

La Turquie Dispense des Soins Hospitaliers aux Combattants de l’EI

Un commandant de l’EI a déclaré au Washington Post le 12 août 2014, ”
Quelques-uns de nos combattants – mais également des membres de haut
rang de l’état Islamique – sont soignés dans des hôpitaux turcs “.

Taraf a rapporté le 12 octobre 2014 que Dengir Mir Mehmet Firat, l’un
des fondateurs de l’AKP, a dit que la Turquie soutenait des groupes
terroristes et les soutient encore et leur procure des soins dans les
hôpitaux. ” Pour affaiblir les progrès du Rojova (le Kurdistan
Syrien), le gouvernement a fourni des passe-droit et des armes aux
groupes religieux extrémistes… le gouvernement est venu en aide aux
blessés. Le ministre de la santé a dit à peu près que soigner les
blessés de l’EI est une devoir humain “.

Selon Taraf, Ahmet El H, l’un des plus hauts comandants turcs à l’EI
et bras droit d’Al Baghdadi, a reçu des soins dans un hôpital à
Sanliurfa, en Turquie, avec d’autres militants de l’EI. D’après les
sources de Taraf, les militants de l’EI reçoivent des soins dans les
hôpitaux de tout le sud-est de la Turquie. De plus en plus de
militants y arrivent pour y être soignés depuis le début des frappes
aériennes en août. Pour être plus précis, les huit militants de l’EI
dont les noms suivent ont été transportés via le poste frontière de
Sanliurfa : ” Mustafa A., Yusuf El R., Mustafa H., Halil El M.,
Muhammet El S., [et] Salim El D “.

La Turquie Soutient Financièrement l’EI en Lui Achetant du Pétrole

Le 13 septembre 2014, The New York Times rendait compte des efforts de
l’administration Obama pour démanteler le réseau étendu de ventes de
pétrole. James Phillips, l’un des principaux membres de la Fondation
Héritage, soutient que la Turquie n’a pas totalement démantelé le
réseau de ventes de pétrole parce qu’elle bénéficie de prix plus bas,
et qu’il se pourrait que les Turcs eux-mêmes et des officiels du
gouvernement bénéficient de ce commerce.

Fehim Tasken écrivait le 13 septembre 2014 un article dans Radikal
traitant du transport illégal de pétrole depuis la Syrie jusqu’à des
villes de Turquie proches de la frontière. Le pétrole est vendu à des
prix aussi bas que 1,25 lires le litre. Taksen indiquait que beaucoup
de ces oléoducs illégaux étaient démantelés après avoir fonctionné
pendant trois ans, son article ayant été publié.

D’après Diken et OdaTV, David Cohen, un fonctionnaire du département
de la justice, dit qu’il y a des ressortissants turcs qui servent de
négociants pour développer les ventes du pétrole d’EI à travers la
Turquie.

Le 14 octobre 2014, un parlementaire allemand du Parti Vert accusait
la Turquie de permettre le transport d’armes vers l’EI à travers son
territoire, et la vente du pétrole.

La Turquie Aide au Recrutement de l’EI

Kerim Kilicdarogglu prétendait le 14 octobre 2014 que les bureaux de
l’EI à Istanbul et à Gaziantep sont employés pour recruter des
combattants. Le 10 octobre 2014, le mufti de Konya a dit que 100
personnes de Konya ont rejoint l’EI quatre jours auparavant.

OdaTV rapporte que Takya Haber sert de plateforme de propagande pour
recruter pour l’EI des gens parlant le turc en Turquie et en
Allemagne. L’adresse où ce site de propagande est enregistré
correspond à l’adresse d’une école appeler Irfan Koleji, qui avait été
établie par Ilim Yayma Vafki, une fondation qui avait été créée par
Erdogan et Davutoglu, entre autres. On peut donc dire que le site de
propagande est géré depuis l’école de la fondation créée par des
membres de l’AKP.

Le ministre des sports, Suat Kilic, un membre de l’AKP, a rendu visite
à des djihadistes salafistes qui sont militants de l’EI en Allemagne.
Le groupe est connu pour attirer les militants par la distribution
gratuite du Coran et pour lever des fonds pour organiser des
attaques-suicide en Syrie et en Iraq en collectant de l’argent.

OdaTV a diffusé une vidéo dans laquelle on verrait des militants de
l’EI circulant dans un bus à Istanbul.

Les Forces Turques Combattent aux Côtés de l’EI

Le 7 octobre 2014, IBDA-C, une organisation islamique militante de
Turquie, s’est engagée à soutenir EI. Un ami turc qui est commandant
au sein de l’EI suggère que la Turquie est ” impliquée dans tout ça ”
et que ” 10 000 membres de l’EI vont arriver en Turquie “. Un membre
de Huda – Par a soutenu au cours de la réunion que les officiels
critiquent l’EI mais sympathisent en fait avec le groupe (Huda-Par, le
” Parti de la Juste Cause “, est un parti politique fondamental kurde
sunnite). Un adhérent à BBP soutient que les chefs du Parti d’Action
Nationale (MHP) sont sur le point de rejoindre l’EI. Au cours de la
réunion, il a été affirmé que des militants de l’EI viennent
fréquemment se reposer en Turquie, tout comme ils seraient en
permission au cours de leur service militaire. On y a soutenu que la
Turquie connaîtra une révolution islamique, et que les Turcs doivent
se tenir prêts pour le djihad.

Seymour Hirsch soutient dans le London Review of Books, qu’EI a opéré
une attaque au sarin en Syrie, et que la Turquie était au courant. ”
Pendant des mois, il y a eu des inquiétudes profondes au sein des
gradés militaires de haut rang et de la communauté du renseignement à
propos du rôle des voisins de la Syrie, celui de la Turquie en
particulier. Il était bien connu que le premier ministre Erdogan
soutient le Front al-Nusra, une fraction djihadiste au sein de
l’opposition rebelle, ainsi que d’autres groupes islamistes rebelles.
‘Nous savions qu’ils étaient quelques-uns au sein du gouvernement
turc’, m’a dit un ancien officiel de haut rang du renseignement des
USA qui a actuellement accès à l’information, ‘qui pensaient pouvoir
mettre les couilles d’Assad dans un étau en montant une attaque au gaz
sarin à l’intérieur de la Syrie – forçant ainsi Obama à tenir compte
de ses menaces en cas de franchissement de sa ligne rouge “.

Le 20 septembre 2014, Demir Celik, un membre du parlement au sein du
parti démocratique du peuple (HDP) a soutenu que les Forces Spéciales
Turques combattaient avec l’EI.

La Turquie a Aidé l’EI dans la Bataille pour Kobani

Anwar Moslem, le maire de Kobani, a déclaré le 19 septembre 2014 : ”
D’après le renseignement obtenus deux jours avant que la guerre
actuelle n’éclate, des trains pleins de combattants et de munitions,
qui passaient au nord de Kobane, ont marqué un arrêt de une heure dix
à une heure vingt minutes dans les villages de Salib Qaran, Gire Sor,
Moshrefat Ezzo. Il y a des preuves, des témoignages, des vidéos sur
ces événements. Pourquoi la position de l’EI n’est-elle forte qu’à
l’est de Kobane ? Pourquoi n’est-elle forte ni au sud ni à l’ouest ?
Ces trains s’étant arrêtés dans les villages à l’est de Kobane, nous
pensons qu’ils transportaient des munitions et des renforts de troupes
pour l’EI “. Dans le deuxième article du 30 septembre 2014, une
délégation du CHP a rendu visite à Kobani, dont les habitants ont
soutenu que tout, depuis les vêtements portés par les militants de
l’EI jusqu’à leurs fusils, venait de Turquie.

Diffusée par Nuhaber, une vidéo montre des convois militaires turcs
portant des tanks et des munitions circulant librement sous le drapeau
de l’EI dans la région de Cerablus au poste frontière de Karkamis (25
septembre 2014). Il y a sur les camions des inscriptions en turc.

Salih Musli, chef du PYD (parti kurde de Syrie), soutient que 120
militants sont passés en Syrie venant de Turquie entre le 20 octobre
et le 24 octobre 2014.

D’après le commentaire d’un chef des YPG (unités kurdes de protection
du peuple) dans la page courrier reçu de The New York Times, le 29
octobre 2014, la Turquie permet aux militants de l’EI, avec à leur
équipement, de passer la frontière.

Diken rapporte ” les combattants de l’EI ont traversé la frontière
entre la Turquie et la Syrie, enjambant la voie ferrée qui délimite la
frontière, sous les yeux des soldats turc. Là, des combattants de PYD
leur ont fait face et les ont stoppés “.

Un commandant kurde à Kobani soutient que des militants de l’EI ont
des visas d’entrée turcs sur leur passeport.

Des Kurdes essayant de gagner Kobani pour combattre sont repoussés par
la police turque à la frontière.

OdaTV a diffusé une photographie d’un soldat turc en compagnie amicale
de militants EI.

La Turquie et EI Partagent une vision du Monde

RT rapporte les remarques du vice-président Joe Biden faisant état du
soutien turc à l’EI. Selon Hurriyet Daily News du 26 septembre 2014, ”
Les sentiments des poids lourds de l’AKP ne se limitent pas seulement
à Ankara. J’ai été surpris d’entendre les propos élogieux destinés à
l’EI que certains fonctionnaires de haut niveau ont faits même à
Sanliurfa. ‘Ils sont comme nous, lorsque nous combattions contre sept
grandes puissances au cours de la Guerre d’Indépendance’, a dit l’un
d’entre eux. ” Plutôt que le PKK (parti des Travailleurs Kurdes),
j’aimerais mieux avoir l’EI comme voisin “, a dit un autre.

Cengiz Candar, un journaliste turc respecté, soutient que le MIT a
aidé à la naissance de l’État Islamique en Iraq et en Syrie tout comme
celles d’autres groupes djihadistes.

Sur sa page Facebook, un membre du conseil de l’AKP a inséré : ” Merci
mon Dieu, l’EI existe… Puissiez-vous ne jamais être à court de
munitions…”

Le cadre d’une institution turque de sécurité sociale utilise le logo
de l’EI dans sa correspondance interne.

Bilal Erdogan et des fonctionnaires turcs rencontrent ce qu’on pense
être des combattants de l’EI.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

dimanche 16 novembre 2014,
Jean Eckian (c)armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=105329

Le président arménien à l’issue des manoeuvres militaires au Haut Ka

ARMENIE-HAUT KARABAGH
Le président arménien à l’issue des manoeuvres militaires au Haut
Karabagh : > – Photos

Lors de la deuxième journée de sa visite de travail au Haut Karabagh,
le président arménien Serge Sarkissian, accompagné de son homologue de
la République du Haut Karabagh Bako Sahakian a suivi les manoeuvres
militaires de grande envergure > mettant en oeuvre près de
50 000 soldats de l’Armée arménienne d’Arménie et de l’Artsakh (Haut
Karabagh). Serge Sarkissian a suivi des compétitions de tirs et de
manoeuvres de chars. Lors de cérémonies, plusieurs militaires furent
décorés. Le président arménien salua>.

Dans son discours de clôture de ces manoeuvres militaires des forces
armées arméniennes conjointes, Serge Sarkissian a félicité l’ensemble
des officiers et soldats pour la réussite de ces manoeuvres de très
grande ampleur qui permirent de constater la bonne préparation et
l’efficacité de l’Armée arménienne. > dit le président arménien qui a
également inauguré à Mardakert un hôpital militaire.

Krikor Amirzayan

dimanche 16 novembre 2014,
Krikor Amirzayan (c)armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=105355

Soccer: Ronaldo Saves Portugal From Armenia Upset

Full FIFA
Nov 15 2014

Ronaldo Saves Portugal From Armenia Upset

Cristiano Ronaldo is a goal scoring machine. The Portuguese caption
scored the only goal for his country to pull off a 1-0 defeat of
Armenia in their Euro 2016 qualifier.

Ronaldo is now the all-time top goal scorer in Europe after scoring
his 23rd goal on Friday. The Real Madrid striker managed to get the
ball pass the goalkeeper in the 71st minute after his team was
struggling against the visitors.

Jon Dahl Tomasson and Turkish player Hakan Sukur previously held the
title for the most goal at 22.

The win means Portugal now has six points from three games and is now
second place in their group.

Ronaldo now has his eyes on the Champions League record after he
failed to score in Real’s match against Liverpool earlier this month.

He also also currently the leading goal scorer in La Liga since the
start of the new season.

http://fullfifa.com/2014/11/15/ronaldo-saves-portugal-from-armenia-upset/

Italy wins 2014 Junior Eurovision Song Contest: Armenia comes third

Italy wins 2014 Junior Eurovision Song Contest: Armenia comes third

00:33, 16 Nov 2014

Vincenzo Cantiello of Italy became the winner of 2014 Junior
Eurovision Song Contest.

After the votes from sixteen nations and an international Kids’ Jury
were revealed, the winner is Vincenzo Cantiello from Italy with the
song “Tu Primo Grande Amore”

The 14-year-old singer from Sant’Arpino has made (his/her) country
proud, racking up a total of 159 points.

The runners-up are Krisia, Hasan, and Ibrahim from Bulgaria with
“Planet of the Children” while Armenia’s Betty took the bronze with
“People of the Sun.”

Armenia got 12 points from Belarus, Bulgaria, Georgia, Ukraine, Russia
and Malta.

http://www.armradio.am/en/2014/11/16/italy-wins-2014-junior-eurovision-song-contest-armenia-comes-third/

Ionisyan: Price growth inevitable after entry into EEU

Ionisyan: Price growth inevitable after entry into EEU

Saturday, November 15, 2014

A growth in prices is inevitable after Armenia’s entry into the
Eurasian Economic Union (EEU), the program coordinator of Informed
Consumers’ Union Daniel Ionisyan told reporters today.

“Prices of 700 types of goods will go up. It is only a matter of time.
Some believe that the price growth will start in January 2019,” he
said, noting that among the goods whose prices will increase are
granulated sugar, butter, oil, pork, poultry, clothing, cosmetics.

Commenting on the Russian military base located in Gyumri, D. Ionisyan
said it is incomprehensible who the Russian base protects Armenia from
and how it protects. In his words, Russia showed how useful the
Crimean military base was for Ukraine. “The recent events are graphic
demonstration of that,” he noted.

TODAY, 16:00
Aysor.am

"At first Azerbaijan couldn’t coordinate its actions"

“At first Azerbaijan couldn’t coordinate its actions”

Saturday, November 15, 2014

On November 12 the Azerbaijani mass media released a video that showed
an episode of the Syrian war, and not the downing of MI-24 helicopter
by Azerbaijan as a result of a ceasefire violation, media expert
Samvel Martirosyan told journalists today.

According to him, videos about the Syrian war are widespread
throughout the world and are often used in such cases.

Martirosyan said that at first Azerbaijan could not coordinate its
actions, due to which the press reports were contradictory – even the
statement issued by Defense Ministry was written by several people.

“One section of the statement said that the helicopter launched an
attack, whereas the other claimed it was going to attack,” S.
Martirosyan noted.

In his words, in parallel with escalating the situations, attacks are
being made on Armenian information websites so as to prevent
propaganda work. As regards the work done by Armenian information
websites, Martirosyan said that our mass media worked well and
released information from reliable sources.

As was reported, around 1:45 pm on November 12, a Mi-24 helicopter of
the Nagorno Karabakh Air Force was shot down during a training flight
in the airspace over the eastern section of Karabakh-Azerbaijan
border, as a result of a ceasefire violation by the Azerbaijani armed
forces.

TODAY, 17:27
Aysor.am

Une société arménienne va assembler une nouvelle imprimante 3D haute

ARMENIE
Une société arménienne va assembler une nouvelle imprimante 3D haute vitesse

Zecotek Photonics Inc. un développeur de technologies photoniques de
pointe pour les marchés médicaux, industriels et scientifiques, a
annoncé que les systèmes de sa filiale en propriété exclusive Zecotek
Display Systems Pte. Ltd a signé un contrat avec la société LT-Pyrkal
d’Erevan, en Arménie, afin d’assembler et de tester sa première
imprimante 3D compacte, à grande vitesse qui va utiliser des alliages
de métaux de haute performance et offrir des avantages techniques et
commerciaux sur d’autres technologies d’impression 3D rapporte le Wall
Street Journal.

Zecotek et LT-Pyrkal auparavant avaient annoncé un partenariat en
février 2014. Depuis ce temps, un certain nombre de défis techniques
clés ont été résolus et LT-Pyrkal va maintenant procéder à
l’assemblage de la nouvelle imprimante 3D, qui sera utilisé à la fois
pour le prototypage et distribué avec des applications spécifiques
dans les industries de l’électronique, de l’aérospatiale, de
l’automobile, mécanique et de la santé.

samedi 15 novembre 2014,
Stéphane (c)armenews.com

Qu’entend-on par la reconnaissance du génocide arménien en Turquie ?

Qu’entend-on par la reconnaissance du génocide arménien en Turquie ?

lundi 3 novembre 2014
Burçin Gerçek

Malgré de nombreuses initiatives sur la prise de conscience de la
société turque sur ce qui s’est passé en 1915 et les appels d’une
demande de pardon officielle, une réflexion plus approfondie sur
comment établir la justice cent ans après le génocide reste encore Ã
mener en Turquie.

A l’approche du centenaire du génocide arménien, les positions de la
société civile et des autorités en Turquie sont très loin des années
où le fait même de prononcer le mot génocide était un tabou. Nous ne
sommes plus dans la période où évoquer la reconnaissance du génocide
par Ankara relevait de l’utopie, même si les initiatives allant dans
ce sens sont effectuées et suivies par un cercle assez restreint en
Turquie. Cependant, le sens donné au terme « reconnaissance » par
différents milieux en Turquie reste très varié et peut paraître loin
de ce que les Arméniens entendent.

« Faire face à 1915 », la prise de conscience de la société civile turque

Lorsque les mots génocide arménien était encore un tabou de rares
initiatives avaient lieu pour le briser en Turquie, les seules sources
disponibles en turc étaient les travaux de Taner Akçam et les
publications de Ragip Zarakolu. La priorité de certains intellectuels
était d’abord de favoriser une prise de conscience de la société
turque ‘ laissée depuis des décennies dans l’ignorance ‘ sur ce qui
s’est passé en 1915. Ainsi, la « reconnaissance » attendue à cette
époque était celle de la société civile, sans forcément demander une
reconnaissance étatique, encore moins des réparations. A cette époque,
par de nombreux articles publiés et conférences données en Turquie et
à l’étranger, certains intellectuels soulignaient que l’utilisation du
mot génocide pouvait constituer un obstacle à la prise de conscience
de la société turque et que demander une reconnaissance officielle
était encore prématuré.

A la même époque, l’approche de Hrant Dink différait de ce courant.
Profondément convaincu que la prise de conscience de la société turque
était primordiale et qu’il fallait trouver un nouveau langage pour
s’adresser aux consciences, Hrant Dink ne mchait pas pour autant ses
mots et n’hésitait pas à employer le mot génocide. Il refusait
cependant de se focaliser sur les initiatives pour la reconnaissance
par les parlements des pays tiers, ou encore par la Turquie. « Votre
histoire sera-t-elle vraie lorsque les Turcs le reconnaitront ? Je
n’ai pas de doute sur mon histoire. Je n’ai pas non plus de problème
de reconnaissance ou non du génocide. C’est une question qui concerne
les Droits de l’homme et la conscience. Ce n’est pas mon problème, je
sais très bien ce qui nous est arrivé dans le passé », affirme-t-il
lors d’une interview donnée au magazine Nokta en 2004.

Après l’assassinat de Hrant Dink en 2007, les débats sur 1915 et la
reconnaissance du génocide prennent une autre tournure en Turquie.
L’ONG Dur De ! (« Dis stop au racisme et au nationalisme ») est créée
en mars 2007, trois ans plus tard, elle organisera la première
commémoration du 24 Avril sur la place Taksim, Ã Istanbul. Mais avant,
en 2008, la campagne de « Demande de pardon » est lancée par Ali
Bayramoglu, Cengiz Aktar et Ahmet Insel et soutenue par de nombreux
intellectuels turcs. Ayant permis de créer un large débat en Turquie,
la campagne s’inscrit néanmoins dans la lignée de ceux qui
privilégient d’abord une « prise de conscience de la société ». Le
texte d’appel se base sur une approche individuelle de demande de
pardon et de partage « des sentiments et des douleurs », sans évoquer
la nécessité d’une quelconque action de la part de l’État turc.

Brisant réellement un tabou, la première commémoration du 24 Avril sur
la place Taksim organisée en 2010 Ã l’initiative de Dur De ! ne sort
pas non plus de ce cadre. Le texte d’appel parle essentiellement de la
« grande catastrophe » et de « ressentir la grande douleur », sans
référence a une demande de reconnaissance.

Demandes de reconnaissance étatique

Bien avant les commémorations sur les places publiques, l’Association
des Droits de l’Homme (IHD – Insan Hakları DerneÄ?i) organise, dès
2005, des commémorations dans des cercles plus restreints. « Nous
avons appelé Ã une reconnaissance étatique dès le début de notre
action en 2005 », rappelle Ayse Günaysu, de l’Association des Droits
de l’Homme. En 2014, les commémorations de Dur De et de l’IHD, jusque
là organisées de manière séparée, se sont unifiées et la demande d’une
reconnaissance étatique a ainsi été formulée dans le texte d’appel.

Parallèlement à ce processus, de nombreuses associations et
fondations, dont Anadolu Kültür, Heinrich Böll et Helsinki Citizens
Assembly ‘ pour ne citer que les principales d’entre elles ‘ élaborent
des projets pour la normalisation des relations entre la Turquie et
l’Arménie, pour accroitre la sensibilité de l’opinion publique au
sujet des droits des minorités et favoriser une meilleure connaissance
du génocide arménien par la société turque. De nombreuses activités
culturelles, conférences, expositions ou ateliers avec les jeunes sont
ainsi organisés par ces ONG travaillant dans ce domaine. La fondation
Hrant Dink devient aussi un des acteurs incontournables qui organise
des activités visant à une meilleure compréhension de 1915. Le
principal objectif de ces activités est de contribuer à la
démocratisation de la Turquie, qui ne pourrait avancer sans briser le
tabou du génocide arménien. Pour certains acteurs, faire connaitre
1915 auprès d’un plus large public en Turquie permet aussi de
questionner les fondements d’un système étatique, basé sur l’absence
de responsabilité et de jugement pour les crimes commis envers ceux
qui sont définis comme « les ennemis intérieurs » et qui désigne,
selon les époques, les Kurdes, les Alévis, les communautés
non-musulmanes, mais aussi toute forme d’opposition.

Ainsi, considérant que la violence étatique s’est tournée contre lui
après avoir ciblé les Arméniens, le mouvement kurde, avec le parti
BDP-HDP et les mairies dirigées par le parti, organisent aussi
plusieurs actions où des appels à faire face au passé et plaidant pour
une reconnaissance étatique du génocide arménien. La mairie du
district de Sur, Ã Diyarbakir, a inauguré un monument de « conscience
commune ». Une commémoration historique a même été organisée le 24
avril 2014avec l’exposition « 99 Portraits de l’exil ` 99 photos de
survivants du Génocide des Arméniens » par l’ONG franco-arménienne,
Yerkir Europe en partenariat avec la mairie de Diyarbakir. De nombreux
intellectuels, universitaires, chercheurs ou activistes, se
définissant politiquement à gauche ou comme libéral, écrivent sur la
nécessité d’une reconnaissance étatique et d’une demande de pardon qui
devrait être affirmée au nom de l’État. Mais peu d’entre eux évoquent
la signification d’une telle reconnaissance et surtout quelles
réponses apporter aux demandes de justice des descendants des victimes
du génocide. La question des réparations ‘ et sous quelle forme elles
peuvent avoir lieu ‘ n’est traitée que par une poignée d’activistes ou
d’intellectuels.

Quant aux milieux réputés proches de l’AKP (Parti au pouvoir), les
approches sont diverses et comportent parfois des propositions très
différentes de la position du gouvernement. Comme le texte de «
condoléances » publié en avril 2014 par Erdogan le montre, le
gouvernement adopte depuis peu une approche basée sur la
reconnaissance des « douleurs communes » et « la mémoire juste »,
concept inventé par l’ex-ministre des Affaires étrangères et actuel
Premier ministre Ahmet Davutoglu. Il n’est, bien entendu, pas question
actuellement pour le gouvernement de prononcer le mot génocide, ni de
le reconnaitre. Les condoléances présentées par Erdogan le 24 avril
dernier sont ainsi présentées par des éditorialistes pro-AKP comme une
« révolution » et une réponse aux revendications des Arméniens. Mais
certains chroniqueurs pro-gouvernementaux, comme Hakan Albayrak ou
Rasim Ozan Kütahyalı, vont plus loin et écrivent sur la nécessité
d’une demande de pardon officielle pour « Les maux de ce qui parait
comme un génocide commis envers les arméniens innocents », et évoquent
même d’éventuelles réparations financières. Selon Albayrak, en payant
des indemnités d’une somme allant jusqu’Ã « peut-être 5 ou 10
milliards de dollars », « la Turquie serait allégée comme un oiseau »
et « l’industrie mondiale du génocide s’effondrerait ». En lisant ces
lignes, on ne peut s’empêcher de penser au refus d’Erdogan de
s’excuser pour les victimes de la bavure militaire qui a couté la vie
à 33 personnes dans le village kurde de Roboski, en 2011, et qui
affirmait, avec toute son arrogance : « Les indemnités, on les a
données. Qu’est-ce qu’ils veulent de plus ? ».

Une autre approche, ne niant pas les faits de 1915, mais tentant de
trouver une alternative à une reconnaissance ou à une demande de
pardon, a été élaborée par des milieux conservateurs : “HelalleÃ…?me”
Être quitte en turc (Voir l’article de Yetvart Danzikyan sur cette
question « La demande de pardon, la confrontation, le deuil »).

Demandes de justice et de réparations

Malgré des avancées palpables sur la prise de conscience de la société
sur ce qui s’est passé en 1915 et les débats sur la nécessité d’une
reconnaissance et de demande de pardon de l’État, rares sont les
intellectuels qui traitent la question des réparations et de comment
répondre aux demandes de justice des descendants des victimes du
génocide. l’Association des Droits de l’Homme (IHD) a inclus la
demande de réparations dans ses revendications dès 2011. Taner Akçam,
Ã`mit Kurt, Mehmet Polatel, Sait Cetinoglu et Nevzat Onaran font
partie des rares chercheurs qui travaillent sur les biens appartenant
aux Arméniens et qui ont été confisqués pendant et après le génocide.
Du côté du gouvernement, la seule proposition de « réparation »
consiste à accorder un droit de retour au pays et à la citoyenneté aux
descendants des victimes du génocide.

Lors de la commémoration du 24 avril 2014, organisée a Ankara par
l’Initiative pour la liberté de pensée, l’IHD, Dur De, l’Association
des Juristes modernes, les partis politiques HDP et Ã-SP, des demandes
plus précises ont été formulées, y compris à propos des réparations.
Le texte d’appel, dont le chercheur Sait Cetinoglu et l’écrivain Temel
Demirer font partie des signataires, formulait les demandes suivantes
:

– La fin de la négation du génocide.

– Une demande de pardon de la part de l’état.

– L’attribution des droits de citoyenneté aux victimes du génocide et
la remise ou l’indemnisation de toutes leurs richesses matérielles
confisquées

– La suppression des noms des génocidaires des écoles, boulevards,
places et rues

– L’attribution des noms des victimes du génocide aux places publiques

– L’arrêt des opérations de désinformation par le biais des
institutions publiques, les médias de masse et les programmes
scolaires

– La pénalisation de la négation du génocide comme « crime de haine ».

La nécessité d’une reconnaissance officielle et des réparations
devrait aussi être formulées lors des commémorations du 24 Avril qui
seront organisées de manière séparée par l’IHD et Dur De en 2015.
Malgré ces actions et un débat embryonnaire sur les formes de
réparations pouvant être mises en place, une réflexion plus
approfondie sur la manière d’établir la justice cent ans après le
génocide reste encore à être menée en Turquie.

http://repairfuture.net/index.php/fr/genocide-armenien-reconnaissance-et-reparations-point-de-vue-de-turquie/qu-entend-on-par-la-reconnaissance-du-genocide-armenien-en-turquie

Arménie : une action contre la délinquance juvénile se termine faute

ARMENIE
Arménie : une action contre la délinquance juvénile se termine faute
de trésorerie

La fermeture des centres de soutien pour les délinquants mineurs à
travers l’Arménie en raison de la fin du financement des bailleurs de
fonds pourrait conduire à une augmentation de la criminalité chez les
jeunes, disent les experts.

Avec lui-même des ressources limitées, le gouvernement a décidé de se
concentrer sur la création d’un service de probation de la jeunesse.
Mais la date de début de cette proposition a été remis à plus tard, en
laissant un espace dans lequel il n’y aura pas alternatives à la
détention pour les jeunes délinquants.

Les centres de réadaptation pour mineurs en conflit avec la loi ont
été mis en place à partir de 2006 avec deux programmes financés par
des donateurs différents, qui ont pris fin en Janvier 2014.

L’organisation internationale PH (Project Harmony) a mis en place 11
centres, dans Chambarak, Talin, Artashat, Ljevan, Etchmiadzine, Kapan,
Vanadzor, Alaverdi, Gyumri et Metsamor, financés par le Département
d’Etat américain. En 2011-13, la Fondation arménienne d’aide en a mis
en place deux autres, dans la capitale Erevan et la ville d’Abovyan.
Au lieu d’une détention des jeunes délinquants la police a eu la
possibilité de les envoyer à l’un de ces centres, où ils faisaient du
travail au service à la communauté. Toutes les personnes impliquées
dans le traitement des jeunes délinquants semblent être d’accord que
les centres ont prouvé leur valeur.

> a déclaré Mariam Martirosyan, directeur de
la branche arménienne de PH International.

Dans une réponse écrite à l’IWPR, le service des affaires publiques de
la police arménienne a dit : >.

Les chiffres semblent confirmer l’efficacité de la nouvelle approche.
Le nombre de mineurs qui commettent des infractions est passé de 453
en 2011 à 349 en 2012 et 352 l’an dernier. La récidive de délinquants
mineurs condamnés a chuté de huit en 2011 à zéro l’année suivante,
avec deux enregistrés en 2013. Il n’existe pas de statistiques sur le
nombre de mineurs condamnés récidivistes par rapport aux adultes de
plus de 18 ans.

Tatevik Gharibyan, un avocat de l’Institute for Civil Society et
co-auteur d’un rapport sur la façon dont les jeunes délinquants sont
remis en question devant les tribunaux, est d’accord que l’effet a été
positif. > dit-elle.

Alvard Petrossian, directeur du centre de jeunes à Abovyan, dit que
pas un seul cas de récidive par un mineur a eu lieu dans la ville au
cours des trois dernières années, grce à une étroite coopération
entre son centre, la police et le service municipal de protection de
l’enfance.

Seule, dit-elle, la police n’a tout simplement pas les ressources pour
faire face aux mineurs délinquants. >.

Martirosyan a dit que si elle regrette la fermeture des centres de
réadaptation, elle a compris pourquoi le gouvernement a décidé de
concentrer ses ressources sur un système de probation.

>, dit-elle.

Le service de probation a été conçu comme un bras indépendant du
ministère de la justice qui va travailler avec les jeunes
contrevenants. Il devait être lancé en Janvier, mais l’IWPR a été
incapable de trouver quelqu’un au ministère de la justice qui pourrait
dire à ce stade quand cela arrivera ou quel niveau la législation
avait atteint.

Selon Gharibyan, la seule alternative aux centres de réadaptation
maintenant fermés et le système de probation prévue est la détention
dans un établissement pour jeunes délinquants.

Pour le moment, dit-elle, l’image est une >, > pour les mineurs et un défaut de s’assurer
que les sanctions ont été conçus pour rééduquer les jeunes délinquants
et leur réinsertion dans la société.

Gharibyan a noté que comme alternative à la détention, les tribunaux
peuvent imposer des amendes ou affecter un jeune délinquant dans un >.

La ville d’Abovyan compte un établissement pénitentiaire pour mineurs
qui compte actuellement 16 détenus. Dix d’entre eux suivent un
programme de formation professionnelle géré par le Centre créatif
spécial pour les mineurs délinquants, dont le ministère de la Justice
a mis en place en 2007.

Le directeur du centre Gayane Hovakimyan a dit que cette année, le
plan est d’étendre les programmes de soutien aux jeunes contrevenants
après leur libération, et après qu’ils ont atteint 18 ans.

Hovakimyan a dit que cette étape avait été prise en reconnaissance de
l’absence de soutien de l’Etat pour les délinquants une fois qu’ils
sont libérés. Cela rend les choses particulièrement difficiles pour
les jeunes adultes qui ont passé du temps dans un établissement pour
jeunes délinquants, a-t-elle expliqué, car leur éducation est
susceptible d’être déficiente, ils ont quelques amis et des réseaux de
soutien social, et ils sont généralement mal équipés pour la vie dans
le monde réel.

>.

Un des jeunes dans l’institution Abokyan devrait être libéré dans un
délai de trois mois, et sera le premier à bénéficier de la poursuite
du programme de soutien du centre, y compris l’assistance à trouver du
travail.

Haykuhi Barseghyan est un journaliste arménien hebdomadaire Ankakh et
sa version web .

Institute for War & Peace Reporting

samedi 15 novembre 2014,
Stéphane (c)armenews.com
Photo Mariam Martirosyan