Throwback To March 1 2008 Incidents Makes Ex-Head Of Chief Departmen

THROWBACK TO MARCH 1 2008 INCIDENTS MAKES EX-HEAD OF CHIEF DEPARTMENT FOR CRIMINAL INVESTIGATION HUMBLE

arminfo
Tuesday, May 3, 14:45

A throwback to the March 1 2008 incidents made Hovhanness Tamamyan,
ex- head of Chief Department for Criminal Investigation, humble.

Tamamyan finally made up mind to getting a term in prison and promised
not to resist the court’s verdict. Earlier, during the preliminary
investigation, he categorically refused to give any testimonies and
promised to do that in the court. In addition, Tamamyan warned his
former leadership to hand out also others if they do not save him
from prison.

However, after President Serzh Sargsyan announced intensification
of the inquiry into March 1 incidents, Tamamyan was warned of a new
charge if he did not make up mind to his fate. The reason of that
charge could be falsification of data, which became the reason of
March 1 incidents, Haykakan Zhamanak writes.

On March 1 in the morning the tent-camp of the opposition discontented
with Feb 19 presidential election was dispersed by force from the
Liberty Square. Post-election unrest and clashes with police on March 1
2008 resulted in 10 deaths and over 200 wounded. Then president Robert
Kocharyan declared a state of emergency for 20 days. Those responsible
for the tragedy have not been revealed yet. Dozens of people were
arrested after March 1 charged with organization of mass disorders.

From: A. Papazian

Ccaf Delegation Meets President Nicolas Sarkozy

CCAF DELEGATION MEETS PRESIDENT NICOLAS SARKOZY

armradio.am
02.05.2011 18:44

The delegation of the Coordination Council of Armenian Organizations
in France (CCAF) had a meeting with French President Nicolas Sarkozy
to discuss the bill penalizing the denial.

On Wednesday, May 4, French Senate must examine the bill penalizing
denial of Armenian genocide. The question was put on the agenda by
the Socialist Party.

Despite the support of a majority of the Socialist party, communists
and some senators of UMP, may block the adoption of the bill.

President Sasrkozy assured the CCAF representatives that the
“government will leave the Senate free to determine its vote, without
any instruction by the majority.”

On May 4, Armenians of France will hold a rally in front gates of
the French Senate, freelance correspondent Jean Eckian informs.

From: A. Papazian

Dalia Grybauskaite: Lithuania Unambiguously Speaks For A Peaceful Re

DALIA GRYBAUSKAITE: LITHUANIA UNAMBIGUOUSLY SPEAKS FOR A PEACEFUL RESOLUTION OF THE KARABAKH CONFLICT

armradio.am
03.05.2011 15:08

Resolving the Nagorno Karabakh conflict is one of the Organization for
Security and Cooperation in Europe’s top priorities, says the president
of Lithuania, currently holding the organization’s rotating chair.

President Dalia Grybauskaite discussed the prospects for resolving
the conflict during a meeting on Monday with Azerbaijani President
Ilham Aliyev, RIA Novosti reports.

“Lithuania as the OSCE chair unambiguously speaks for a peaceful
resolution,” Grybauskaite said. “I told President Ilham Aliyev that
both conflicting sides should take steps to promote trust, such as
the removal of snipers and the establishment of direct contacts. An
open and benevolent dialogue is necessary,” Mrs. Grybauskaite said
at joint press conference with the President of Azerbaijan.

From: A. Papazian

Les Editeurs Armeniens Luttent Pour Leurs Biens

LES EDITEURS ARMENIENS LUTTENT POUR LEURS BIENS

1 mai 2011â~@~N

Edition | Mkrtich Matevosian nous raconte la situation des éditeurs
en Arménie, hôte d’honneur du Salon du livre

L’Arménie, invitée d’honneur au Salon du livre, fête cette année
ses 500â~@~Ians d’imprimerie. L’an prochain, Erevan sera consacrée
capitale mondiale du livre par l’Unesco. Nul doute, l’écriture
est au cÅ”ur de l’identité du pays. Qui peine pourtant a publier
ses auteurs. Depuis l’indépendance en 1991, le marché du livre
s’est rétracté, les moyens ont manqué et le livre est devenu un
bien luxueux.

A défaut d’en faire un business, les éditeurs contemporains font
de leur métier un acte militant. ”Le tirage moyen en Arménie est
de 500 exemplaires, c’est très peu, explique Mkrtich Matevosian,
fondateur de la maison d’édition Actual Art. Nous sommes un petit
groupe d’enthousiastes a pratiquer cette profession aujourd’hui. Par
passion, mais surtout parce que c’est quelque chose qui doit se
faire. Après l’effondrement du régime soviétique, c’est comme si
on avait tout recommencé a zéro. On doit constituer un système qui
tient la route.” Et prendre une revanche sur leur culture, longtemps
muselée: ”Pendant toute l’époque soviétique, on a été a la
traîne. Les ouvrages étaient avant tout traduits en russe. Il est
primordial maintenant d’avoir des traductions dans notre langue. Et
de traduire des auteurs arméniens, d’Arménie ou de la diaspora,
en francais.”

Peintre, graphiste et ancien chef du département des beaux-arts
au Ministère de la culture, Mkrtich Matevosian s’est lancé dans
l’édition a Everan en 1995. Les Russes avaient entraîné dans leur
chute de nombreuses librairies et plus généralement le marché du
livre et ses nombreux soutiens soviétiques. ”On avait tellement
rêvé d’en finir avec la censure. C’est dommage que le marché ait
pris ce tournant, mais c’est peut-être aussi un peu notre faute. On
aurait dÔ faire en sorte que toutes les industries ne s’effondrent
pas avec le régime.”

De la censure, il reste aujourd’hui des traces, ”même si elle ne
s’exerce pas en tant que telle. Dernièrement, un fonctionnaire du
ministère a fait arracher des pages d’une BD qui traitait de thèmes
politiques. Il n’avait recu aucun ordre supérieur. Mais c’est comme
ca que ca se passe, certains pèchent par excès de zèle.”

Aujourd’hui, le marché continue de souffrir du manque de
considération de l’Etat, dont les lois rendent difficile la vie
des professionnels.

”Contrairement a une majorité de pays, le livre est chez nous
considéré comme n’importe quel bien. La TVA s’élève a 20%. Mais
entre éditeurs, on travaille main dans la main. C’est comme lorsque
l’on apprend a marcher. Plus on a de monde a ses côtés, plus on a
de chance d’y arriver.”

Salon international du livre et de la presse a Palexpo. De
nombreuses activités ont lieu sur le stand arménien. Débats
lundi, 16â~@~Ih, ”Le rôle des associations arméniennes: entre
tradition et intégration, perte d’identité ou réveil?”
et mardi, 15â~@~Ihâ~@~I15, ”Comment défendre une culture
minoritaire”. Programme complet sur

From: A. Papazian

http://www.tdg.ch/node/335170
www.salondulivre.ch

Charles Aznavour, 65 ans de succès

Charles Aznavour, 65 ans de succès

1 mai 2011

Charles Aznavour, 65â~@~Ians de succès
Chanson | Il a signé 1000 chansons et dédicacait samedi au Salon.

© MAGALI GIRARDIN | ”Je n’ai écrit que des chansons d’amour.”

Samedi après-midi, Charles Aznavour dédicacait au Salon du livre.

Quelques heures plus tôt, c’est dans le salon privé d’un grand hôtel
que nous avons pu le rencontrer. L’homme est alerte, ne fait pas ses
86â~@~Ians, et porte attention aâ~@~Jchacun de ces mots. Conversation
a bâtons rompus.

Dans votre livre, ”A voix basse”, vous vous définissez comme
auteur de chansons et non poète. Mais aussi comme Francais d’origine
arménienne.

Pourquoi ces précisions?

Afin d’éviter les amalgames. Je suis Francais avant tout, c’est le
pays où je suis né. Et mes origines sont arméniennes. Vous savez,
j’aurais pu me faire naturaliser suisse ou américain. Je ne l’ai
pas fait par fidélité. Pour les chansons, c’est pareil: ce n’est
pas parce qu’on écrit de manière poétique qu’on est un poète.

La plupart de vos chansons parlent d’amour mais aussi du temps qui
passe. Ce thème vous obsède-t-il?

Mais je n’ai écrit que des chansons d’amour. Du moins des chansons
où il y a de l’amour. Même Tu t’laisses aller en parle. Je viens
d’écrire une chanson sur la Shoah. Elle raconte aussi une histoire
d’amour.

J’ai l’impression que chacune de vos chansons, chacune de vos actions,
ont un sens précis a vos yeux et que sans cela, vous ne les feriez
pas.

C’est parce que je suis un homme sérieux. Même lorsque je
bois. Je m’arrête avant d’être saoul. A la base, je suis un parfait
autodidacte. Et je pense que celui qui n’a pas appris avec un maître
doit être son propre maître.

Vous avez aussi beaucoup écrit pour les autres mais en refusant
l’alimentaire. Est-il facile de conserver une ligne?

Disons que j’ai fait de l’alimentaire autrement. Par exemple, je me
souviens d’un film américain où je devais traduire trois chansons
que chante Danielle Darrieux. J’ai écrit par rapport a ses lèvres.

Vous n’avez en tout cas jamais cédé aux modes.

Mais je m’en suis souvent préoccupé. La mode, c’est en général
la musique. Pas les textes. Ils ne se démodent pas. Donc la musique
et les rythmes, il faut s’en servir, mais ne pas y sacrifier.

Depuis vos débuts en 1946, vous avez vu des courants se faire et se
défaire. Mais votre carrière n’en a pas souffert…

C’est parce que je ne fais pas d’erreurs. Je sais que c’est très
prétentieux de l’affirmer. Et je n’ai jamais trahi les gens qui
m’ont aimé au début.

Vous avez reéenregistré vos grands succès avec des orchestrations
jazz. Pourquoi?

J’ai toujours aimé ca. Les standards sont faits pour être
réarrangés.

Les Américains ont très bien compris cela. Les Francais moins. Le
Temps des cerises, tout le monde devrait la chanter.

Y a-t-il des chansons dont vous vous lassez?

Oui, et tout a coup, le public donne envie de les rechanter. Sur
ma vie, je ne l’ai pas interprétée durant vingt ans. Puis j’y ai
repris goÔt.

Vous appréciez aussi les textes de certains rappeurs et slameurs, non?

J’y retrouve l’amour de l’écriture. Et ces artistes viennent aussi a
la musique. Grand Corps Malade travaille avec un orchestre sur scène.

From: A. Papazian

http://www.tdg.ch/node/335294

Genocide Armenien : Un Siecle De Denegation

GENOCIDE ARMENIEN : UN SIECLE DE DENEGATION

2 mai 2011

Il y a 96 ans, en avril 1915, était déclenché dans ce qui était
encore l’Empire Ottoman, le premier génocide du XXe siècle, que
l’on tienne a la chronologie qui fait commencer ce siècle le 1er
janvier 1901, ou a l’histoire qui le fait commencer au déclenchement
de la Grande Guerre, en 1914. La Ville de Genève a décidé, sur
mandat de son Conseil Municipal unanime, d’ériger sur la Promenade
Saint-Antoine une installation commémorative, non seulement du
génocide des Arméniens, mais aussi des relations séculaires de
Genève avec l’Arménie. Ce geste de la Ville n’a pas été du goÔt
d’une association négationniste turque, qui tempête depuis des
semaines pour que la Ville renonce a son travail de mémoire. Et d’en
appeler au Conseil fédéral, et a Micheline Calmy-Rey, pour que la
Confédération sermonne la Commune.

Nier l’évidence et entraver la réconciliation

Les négationnistes turcs du génocide arménien en appellent donc
au gouvernement fédéral suisse pour qu’il dissuade la Ville de
Genève de commémorer le génocide arménien. On commencera donc,
pédagogiquement, par leur rappeler que si le Conseil fédéral est
le gouvernement de la Suisse, Micheline Calmy-Rey la présidente
de la Suisse et sa ministre des affaires étrangères, et que ce
gouvernement, cette présidente, cette ministre, sont en charge de
la raison d’Etat, le Conseil adm,inistratif de la Ville de Genève,
la Maire de Genève, le Conseiller administratif chargé de la culture
ne sont, eux, pas en charge de la raison d’Etat, mais peuvent l’être,
et le sont sur demande du Conseil Municipal, du travail de mémoire,
et de solidarité.

Genève commémore le génocide des Arméniens, comme elle commémore
le génocide des Juifs, comme elle commémore ou devrait commémorer
celui des Tziganes, celui des Tutsis rwandais, celui des Cambodgiens…

c’est un acte de mémoire, pas un acte diplomatique. Et cet acte
de mémoire, c’est le Conseil Municipal de la Ville, a la quasi
unanimité, qui a demandé qu’il soit fait. Que la Confédération
soit en charge de la raison d’Etat n’empêche nullement la Commune
de prendre en charge la raison solidaire et nos Ottomans devraient
s’y résigner : la Suisse est, encore, un Etat démocratique, la
Commune peut, encore, y faire ce que la Confédération s’interdit de
faire pour des raisons diplomatiques, la Maire socialiste de Genève
peut faire ce que la présidente socialiste de la Confédération
s’interdit de faire : un travail de mémoire, pas un travail de
diplomatie. D’ailleurs, il s’agit moins pour la Suisse, pour le Conseil
fédéral, pour Micheline Calmy-Rey, d’aider a la réconciliation des
peuples turc et arménien, mais d’aider a l’établissement de relations
normales entre les Etats de Turquie et d’Arménie. La réconciliation
entre les peuples, c’est l’affaire des peuples. C’est aussi l’affaire
des historiens, des organisations culturelles et politiques, et même
religieuses, et cela suppose la reconnaissance de ce qui entrave cette
réconciliation. Et ce qui entrave cette réconciliation, c’est le
refus de voir la réalité passée en face, le refus d’admettre le
crime passé, la négation du génocide. Ce ne sont pas les Turcs
d’aujourd’hui qui sont coupables du génocide de 1915. Ils n’en
portent la souillure que parce qu’en leur nom ce crime est nié par des
groupes négationnistes qui parasitent le travail de réconciliation
Ce n’est pas le gouvernement turc de 2011 qui a commis le crime de
1915. Il n’en porte la responsabilité que parce qu’il refuse de le
reconnaître. La réconciliation entre les peuples d’Arménie et de
Turquie se fera. Elle se fera malgré les négationnistes, mais elle
se fera. Elle se fait d’ailleurs déja : Les Kurdes de Turquie, et
les Alévis, et de plus en plus d’intellectuels et d’artistes turcs
montrent l’exemple. Le combat des négationnistes n’est pas seulement
un combat odieux, pour l’amnésie ou pour le mensonge, c’est aussi un
combat absurde, parce que déja perdu. Ce que les Kurdes, les Alévis,
les démocrates turcs ont déja reconnu, la Turquie officielle le
reconnaîtra aussi, malgré les cadavres politiques réunis autour
du catafalque d’Ataturk pour nier a la fois la justice et l’évidence.

From: A. Papazian

http://causetoujours.blog.tdg.ch/archive/2011/05/02/genocide-armenien-un-siecle-de-denegation.html

Aznavour: "La Liberte, C’Est De Ne Pas Etre Engage"

AZNAVOUR: “LA LIBERTE, C’EST DE NE PAS ETRE ENGAGE”

Le Dauphine Libere

3 Mai 2011

Le grand Charles, 86 ans, auteur interprète qui repart pour un mois
a l’Olympia en septembre suivi d’une tournee europeenne.

On connaît l’interprète, on connaît moins l’auteur. Charles Aznavour a
honore de sa presence le salon international du livre de Genève (qui
s’achève aujourd’hui a Geneva Palexpo). Une venue pour representer
l’Armenie (hôte d’honneur) lors de l’ouverture du salon mais aussi
pour une seance de dedicace organisee par la Fnac où il a presente
trois ouvrages dont “L’integrale” (aux editions Don Quichotte), LA
reference pour les fans de Charles Aznavour où l’on retrouve tous
les textes de ses chansons.

Qui a eu l’idee de cette integrale ?

” Pas moi, c’est une idee de mon editrice. J’ai seulement donne mes
coups de c~ur sur certaines chansons, connues ou moins connues. C’est
une integrale, une reference. Mais j’ai d’autres livres en cours sur
d’autres sujets, des reflexions. ”

“Comme ils disent”, une chanson qui parlait de l’homosexualite en 1973,
c’etait ose pour l’epoque ?

” Cette chanson a ete bien percue, c’etait la première sur le sujet.

Les autorites n’ont pas ose l’interdire ou pretendre qu’il ne fallait
pas la passer. Cette chanson a ete acceptee partout dans le monde sauf
aux Etats-Unis où elle n’est passee qu’une fois sur les ondes. Je
pense avoir apporte quelque chose au monde gay et j’ai le sentiment
d’avoir fait mon devoir. Mais il a fallu attendre encore 30 ans pour
entendre une autre chanson sur le sujet. ”

Autre titre “Après l’amour” a ete interdit aux moins de 16 ans en 1956,
un brin provocateur…

” Quand j’ai donne ce titre a ma maison de disque, les dents ont
grince, on etait plus ou moins chaud. Mais c’est passe et surtout,
j’ai dit pire après ! ”

Il y a quelques semaines on a annonce votre mort dans la presse,
qu’est-ce que vous en avez pense ?

” C’est n’importe quoi. On a donne des details. C’est de la mechancete
a l’etat pur. Les gens sont jaloux. J’aime ecrire sur le temps, mener
une reflexion sur ce qui nous entoure. Dans mon prochain livre, je
parlerai des derives d’Internet, un outil qui peut etre mal utilise par
les personnes mechantes et peu scrupuleuses. Je lis toute la presse. ”

Êtes-vous decide a vous engager en politique ?

” Pour moi la liberte, c’est ne pas etre engage politiquement. J’ai
toujours ete un homme libre. On a souvent essaye de me recuperer mais
je suis irrecuperable. De plus, j’aime les gens, l’humain. Je peux
ne pas adherer a un programme politique sans pour autant, condamner
la personne qui mène ce programme. Par exemple je trouve mechant le
lynchage actuel du couple Sarkozy. À chaque election, quand je rentre
chez moi, je broie les bulletins que je n’ai pas utilises et je garde
ma conscience pour moi. ”

par Sabine PELLISSON le 03/05/2011 a 05:00

From: A. Papazian

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2011/05/02/la-liberte-c-est-de-ne-pas-etre-engage

Visite Officielle De Travail Du President Armenien, M. Serge Sarkiss

VISITE OFFICIELLE DE TRAVAIL DU PRESIDENT ARMENIEN, M. SERGE SARKISSIAN

Confederation Suisse
3 Mai 2011

Berne, 03.05.2011 – La presidente de la Confederation, Mme Micheline
Calmy-Rey, a recu aujourd’hui, au domaine du Lohn a Kehrsatz le
president armenien, M. Serge Sarkissian, pour une visite officielle de
travail. Les discussions ont porte principalement sur les relations
bilaterales, par exemple des sujets ayant trait a la cooperation
economique et au developpement.

Ces dernières annees, la Suisse et l’Armenie ont approfondi
et intensifie leurs relations de manière ciblee. La visite de
reciprocite effectuee aujourd’hui par le president armenien, M. Serge
Sarkissian, fait suite au deplacement en Armenie de la presidente de
la Confederation, Mme Micheline Calmy-Rey, il y a près d’un mois. À
cette occasion, la nouvelle ambassade de Suisse avait ete inauguree
dans la capitale Erevan. Les relations bilaterales dans les domaines
de la culture, de l’education et de la science, ainsi que des sujets
ayant trait a la cooperation economique et au developpement, etaient
au centre des discussions de ce jour. Parmi les autres thèmes abordes
figuraient les relations entre l’Armenie et ses pays voisins, ainsi
que des questions d’actualite liees a la politique internationale et
a la cooperation multilaterale.

Cette visite officielle est la première en Suisse d’un president
armenien. M. Serge Sarkissian a profite de l’occasion pour se rendre,
hier lundi, au Salon international du livre et de la presse a Genève,
dont l’Armenie est cette annee l’hôte d’honneur. Par ailleurs,
une rencontre avec le president du Conseil national, M. Jean-Rene
Germanier, etait inscrite au programme ce matin.

Le volume des echanges commerciaux entre la Suisse et l’Armenie
est encore modeste. En revanche, l’engagement de la Direction du
developpement et de la cooperation (DDC) dans le developpement rural,
l’aide humanitaire et la prevention des catastrophes represente une
enveloppe annuelle de près de cinq millions de francs.

L’approfondissement des relations entre les deux pays a egalement ete
favorise par le rôle essentiel joue par la mediation suisse dans la
signature a Zurich, le 10 octobre 2009, des deux protocoles visant a
la normalisation des relations turco-armeniennes. La Suisse continue
a entretenir des contacts avec les deux parties et encourage celles-ci
a poursuivre le processus de normalisation engage.

From: A. Papazian

http://www.news.admin.ch/dokumentation/00002/00015/?lang=fr&msg-id=38918

Pour L’Interdiction Du Negationnisme Du Genocide Des Armeniens Par L

POUR L’INTERDICTION DU NEGATIONNISME DU GENOCIDE DES ARMENIENS PAR LA LOI

Le Monde
3 Mai 2011
France

La loi du 29 janvier 2001 qui reconnaît le genocide des Armeniens est
un texte declaratif, qui ne permet pas de poursuivre les negateurs de
ce genocide devant la justice. Partant du constat que le negationnisme
du genocide des Armeniens n’est pas interdit pas la loi francaise,
nous exhortons la representation nationale a pallier cette carence
et, a l’instar de la loi Gayssot pour la negation de la Shoah, a
voter un texte normatif qui permettrait aux juges de condamner les
negationnistes du genocide des Armeniens. Nous en appelons ainsi aux
senateurs, pour qu’ils votent, lors de la seance du 4 mai, en faveur
de la proposition de loi votee en première lecture par l’Assemblee
nationale, et dont le processus d’adoption est bloque depuis près de
cinq ans.

Le negationnisme, parce qu’il procède du meme mecanisme ideologique,
est la continuation de l’entreprise genocidaire qui vise a nier a
un groupe le droit d’exister, puis celui d’avoir une memoire. Il
n’a d’autre but que de rechercher a effacer les traces du crime,
constituant ainsi la phase ultime du genocide. La negation d’un
genocide est une agression intolerable envers les porteurs de la
memoire traumatique des survivants et des descendants des victimes,
mais elle constitue egalement une attaque envers les valeurs
fondamentales de nos societes fondees sur la reprobation des haines
qui sont a la base des crimes contre l’humanite.

Le negationnisme n’est pas une opinion anodine, mais bien une atteinte
a l’integrite morale des individus vises, ainsi qu’a l’ordre public.

Nous n’aurons de cesse de defendre la liberte de recherche et liberte
d’expression. La loi Gayssot n’a jamais empeche les historiens de
travailler et l’article 11 de la Declaration des droits de l’homme
et du citoyen ainsi que l’article 10 de la Convention europeenne
des droits de l’homme, prevoient la possibilite de restreindre cette
liberte par la loi, lorsque cela est necessaire, comme c’est le cas
notamment pour le racisme et la diffamation. Par consequent, le droit
a la dignite, qui est un principe constitutionnel auquel nul ne peut
deroger, ne met pas en peril la liberte d’expression.

Rappelons notamment, les manifestations negationnistes dans les rues de
Lyon et de Paris, la publication, dans plusieurs quotidiens a grand
tirage, d’une page entière niant le genocide des Armeniens (le 5
mars 2006), les degradations des memoriaux, les agressions physiques
(a Valence dans la Drôme en 2006 et a Bruxelles en 2007) ainsi que
les sites Internet et la publication d’ouvrages niant ouvertement la
realite du genocide (Genocide Armenien : Et si on nous avait menti ?,
en 2010 ou Esquisse de 2 000 ans d’Histoire de la Turquie, en 2011).

Face a la multiplication et au risque de banalisation des actes
negationnistes, il nous apparaît urgent que la loi protège les
citoyens, en sanctionnant le negationnisme du genocide des Armeniens.

Dominique Sopo, president de SOS Racisme ; Marcel Kabanda, president
d’Ibuka-France ; Arielle Schwab, presidente de l’Union des etudiants
juifs de France ; Jean-Claude Gayssot, ancien ministre et ancien depute
a l’origine de la loi Gayssot ; Jacky Mamou, president du collectif
Urgence Darfour ; Vincent Niore, avocat au barreau de Paris ; Benjamin
Abtan, secretaire general de l’European grassroots antiracist movement
; Dogan Ozguden, journaliste, president de la fondation Info-Turk ;
Yeriche Gorizian, etudiant, porte parole du Nor Seround ; Yves Ternon,
historien ; Bernard Jouanneau, avocat, president de Memoire 2000.

From: A. Papazian

Genocide Armenien : "On Ne Peut Plus Nier La Verite Historique"

GENOCIDE ARMENIEN : “ON NE PEUT PLUS NIER LA VERITE HISTORIQUE”

Le Monde

3 Mai 2011
France

La representation nationale a un devoir de verite et de justice. A la
faveur d’une niche parlementaire, les senateurs socialistes soumettent
a l’examen de la Haute assemblee, le 4 mai, une proposition de loi
relative a la penalisation de la negation du genocide armenien de
1915, dans les memes termes que l’Assemblee nationale avait vote ce
texte le 12 octobre 2006, voici plus de quatre ans.

Parce que c’est l’honneur du Parlement francais que de vouloir enfin
parachever ce processus legislatif initie il y a plus de dix ans avec
la loi du 29 janvier 2001 par laquelle la France reconnaît publiquement
le genocide armenien, j’appelle solennellement mes collègues senateurs
a s’unir au dela de leurs familles politiques respectives, pour voter
ce texte afin que, dans notre Republique, on ne puisse plus nier,
impunement, la verite historique.

Il y a urgence aujourd’hui a se doter d’un cadre legislatif
qui protège nos concitoyens, face aux derives negationnistes qui
continuent de progresser de facon sournoise au sein de la societe,
blessant les consciences de tous les Republicains. Et si nous,
deputes et senateurs socialistes, nous mettons tant d’obstination,
depuis toutes ces annees, a vouloir aller au terme de ce processus
legislatif ; si nous avons mis a profit les niches d’initiative
parlementaire dont nos groupes disposent pour examiner ce texte,
c’est que nous avons a c~ur de respecter la parole donnee, et que,
selon nous, la realite du genocide, n’est pas negociable.

Si j’exhorte mes collègues senateurs a venir voter mercredi 4 mai cette
proposition de loi, c’est d’abord parce qu’a nos yeux, l’histoire a
parle, et je suis convaincu que nos concitoyens sont très nombreux
a attendre, a present, du Senat qu’il accomplisse l’indispensable
evolution legislative : voter la loi, ce n’est pas un acte memoriel,
c’est d’abord, un acte politique, et c’est au Parlement, de legiferer
sur cette question !

Les francais d’origine armenienne viendront de toute la France pour
se mobiliser au Palais du Luxembourg ce mercredi et demander au
Senat de faire ce travail en conscience en votant ce texte de loi,
car on ne peut accepter de voir perdurer le fleau du negationnisme :
au meme titre que le racisme et l’antisemitisme, la negation de la
verite historique abîme nos valeurs republicaines, et elle doit etre
punie par la loi republicaine !

Ainsi notre representation nationale parachèvera de facon decisive avec
cette etape legislative la longue marche pour la justice et pour le
droit initiee de longue date par la France, avec le president Francois
Mitterrand qui, a l’occasion de sa visite a Vienne le 7 janvier 1984,
avait le premier affirme que “la France voulait en toutes circonstances
rappeler l’identite armenienne marquee par le grand drame du genocide”.

Par la suite de nombreuses grandes voix se sont a leur tour elevees,
pour faire avancer les consciences en faveur de la reconnaissance de
ce genocide par les instances internationales et le Tribunal permanent
des peuples. Cette reconnaissance est intervenue une première fois,
le 16 avril 1984, par le Tribunal permanent des peuples, puis par la
Sous Commission des droits de l’homme de l’ONU le 29 août 1985, par
le Parlement europeen le 18 juin 1987 grâce en particulier au combat
mene depuis 1981 par Henri Saby, et par l’Assemblee parlementaire du
Conseil de l’Europe le 24 avril 1998. Regulièrement, des intellectuels
francais comme Bernard Henry Levy ou Michel Onfray interviennent
publiquement en faveur de cette reconnaissance et se mobilisent aux
côtes de la classe politique, de la diaspora armenienne de France et
de ses organisations representatives.

Ce travail de reconnaissance a ete regulièrement accompli par
les Parlements nationaux, notamment dans les pays où la communaute
armenienne est importante comme la France, avec la loi promulguee par
le president Jacques Chirac et le premier ministre Lionel Jospin le
29 janvier 2001, par laquelle “la France reconnaît publiquement le
genocide armenien de 1915”. Au-dela de l’aspect purement legislatif,
nous savons que des combats restent a mener, pour que la Turquie
accomplisse enfin son travail de verite et de memoire, qu’elle soit au
clair avec son passe, et reconnaisse le genocide : c’est un prealable
incontournable a nos yeux, a tout espoir de reconciliation !

On se trompe en effet, lorsqu’on craint que ce texte puisse avoir des
consequences inopportunes sur le timide rapprochement engage, avec le
soutien de la France, entre la Turquie et l’Armenie. En quoi cette loi
pourrait-elle affecter un dialogue pratiquement inexistant ? C’est au
contraire l’indifference des puissances sur la question du genocide qui
inciterait la Turquie a une intransigeance que tout le monde condamne.

En revanche, les possibles menaces de represailles economiques de la
Turquie sont toujours d’actualite, envers quiconque se risquerait
a prendre ses responsabilites legislatives sur cette question. Les
pressions d’Ankara se sont toujours exercees, partout dans le monde,
et particulièrement a l’egard du gouvernement de la France ces
dernières annees a l’occasion de la reconnaissance du genocide. Mais
c’est justement les moyens hors normes de ce negationnisme d’Etat
qui rendent indispensables de telles mesures legislatives ! Plus
que jamais, c’est bien le vote des elus du peuple francais qui peut
eclairer a nouveau le chemin, comme nous l’avions fait a l’Assemblee
nationale le 12 octobre 2006.

Les senateurs porteront une lourde responsabilite historique sur
leurs epaules mercredi 4 mai au Senat. Ils ont l’occasion, en votant
cette proposition de loi, de se mettre en conformite avec les valeurs,
les ideaux et les principes intangibles de notre Republique.

Le Parti socialiste porte cette loi, mais c’est a l’ensemble des
groupes politiques de la Haute Assemblee que je lance aujourd’hui
cet appel.

Rene Rouquet, depute du Val-de-Marne, vice president du Groupe d’amitie
France-Armenie a l’Assemblee nationale

From: A. Papazian

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/03/genocide-armenien-on-ne-peut-peut-plus-nier-la-verite-historique_1516359_3232.html