Glendale: Man Pleads No Contest to Soliciting Murders

City News Service
October 7, 2004 Thursday

Man Pleads No Contest to Soliciting Murders

LOS ANGELES

A former pickle factory owner accused of involvement in an Armenian
crime ring pleaded no contest today to seven counts of solicitation
of murder. Los Angeles Superior Court Judge Bob Bowers Jr.
immediately sentenced 42- year-old Edvard Gyulnazaryan, 42, of
Glendale, to 15 years in state prison, said Jane Robison of the
District Attorney’s Office. None of the intended victims were killed
during the two-year scheme, Robison said. Gyulnazaryan was the last
of six people to be sentenced in connection with the case, which
reportedly constituted one of the largest murder-for-hire cases
investigated by the Glendale Police Department. The FBI also aided in
the probe. Five other defendants were sentenced earlier to terms
ranging from 180 days in county jail with a suspended state prison
term to nine years in state prison, according to Robison. The crime
ring was believed to have been involved in credit card fraud and
extortion, authorities said. The Los Angeles Times reported in June
that investigators learned about the plot when Gyulnazaryan asked an
informant if he knew anyone who would conduct a murder-for-hire. One
of the first discussions took place at the pickle factory in a small
brick storefront on an industrial stretch of San Fernando Road, the
Times reported, citing court documents. Gyulnazaryan allegedly told a
would-be killer that he would pay $5,000 to have a worker shot twice
in the head at the Washington Smoke Shop in Pasadena, according to
court documents. Other intended targets also were discussed in
alleged murder-for-hire plots, according to the documents. “We
believe we thwarted the murders that were planned,” police Sgt. Kirk
Palmer told The Times last year. “The individuals who were targeted
may have been rivals.”

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

BAKU: China backs Azerbaijan’s territorial integrity – official

China backs Azerbaijan’s territorial integrity – official

Trend news agency
9 Oct 04

BAKU

China backs the territorial integrity of Azerbaijan, Liu Yunshan, head
of the Publicity Department of the CCP Central Committee, said at a
meeting with Azerbaijani Speaker Murtuz Alasgarov in Baku on 9
October.

Every state has a duty to defend its territorial integrity,
international organizations should therefore support Azerbaijan’s just
position on the Nagornyy Karabakh problem and achieve a speedy
resolution of the conflict, he said.

In turn, Alasgarov accused the international organizations of dragging
out a peaceful settlement of the Armenian-Azerbaijani conflict for
more than 10 years. We think that the [OSCE] Minsk Group has failed to
fulfil its task, he said.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

La Commission europeenne entrouvre la porte a la Turquie

Le Monde, France
07 octobre 2004

La Commission européenne entrouvre la porte à la Turquie

UNION EUROPEENNE

Le collège des commissaires se prononce, mercredi 6 octobre, pour
l’ouverture des négociations d’adhésion avec Ankara. Mais ce
processus est durci et une clause de rupture est introduite. Les
discussions devront se poursuivre une dizaine d’années pour
satisfaire les conditions de l’UE

Arnaud Leparmentier

BRUXELLES de notre bureau européen

C’est par un « oui » assorti denombreusesconditions que la Commission
européenne devait répondre, mercredi 6 octobre, à la demande de la
Turquie d’ouvrir des négociations d’adhésion. Dans sa recommandation
de 9 pages, le collège des commissaires européens se prononce pour
l’ouverture de négociations maisdurcit sensiblement ce processus de
discussion, précisant que « les résultats ne peuvent être garantis à
l’avance ». Une clause de suspension des négociations est introduite
et plusieurs restrictions sont faites concernant la liberté de
circulation des travailleurs turcs et le versement des aides
européennes. La Turquie s’agace des nombreusesréserves exprimésdans
les pays européens. En France, M. Bayrou, opposant à l’adhésion de la
Turquie, demande que le gouvernement engage sa responsabilité.

TEXTE-ARTICLE:

La Commission européenne devait proposer, mercredi 6 octobre, à
l’Union européenne (UE) d’ouvrir des négociations d’adhésion avec la
Turquie. Dans une recommandation de neuf pages, l’institution
présidée par Romano Prodi propose d’encadrer strictement le processus
d’adhésion. Le texte, qui tente de répondre à toutes les questions
posées par une éventuelle entrée de la Turquie dans l’UE, servira de
base de travail aux chefs d’Etat et de gouvernement, qui doivent
décider au plus tard le 17 décembre de l’ouverture des négociations.
Mercredi, M. Prodi cherchait à obtenir l’unanimité au sein de son
collège sur ce texte, espérant grce à d’ultimes amendements rallier
les commissaires les plus réticents.

Critères démocratiques.

La Commission estime que « la Turquie satisfait suffisamment aux
critères politiques et recommande l’ouverture de négociations ».
Cette appréciation est conditionnée à la mise en oeuvre d’une série
de lois déjà votées, en particulier le nouveau code pénal et la loi
sur les associations. Ankara a accompli « des progrès substantiels
dans son processus de réforme politique », mais des problèmes
demeurent dans le respect concret de l’Etat de droit, des minorités
religieuses, des droits syndicaux. La torture et les mauvais
traitements ayant suscité de graves interrogations chez de nombreux
commissaires, la recommandation précise qu’ « en dépit des efforts
importants la mise en oeuvre doit être encore consolidée ». Elle
ajoute que « l’irréversibilité du processus de réforme, en
particulier sa mise en oeuvre, devra être confirmée sur une plus
longue période ». La recommandation insiste sur la nécessité de
débattre avec la société civile. Cette disposition a pour objectif de
forcer les autorités turques à discuter avec les organisations non
gouvernementales (ONG).

Des négociations à l’issue ouverte.

La Turquie n’est pas assurée de devenir membre de l’Union. « Il
s’agit d’un processus ouvert dont les résultats ne peuvent pas être
garantis à l’avance », précise la recommandation, qui ajoute qu ‘«
indépendamment du résultat des négociations ou du processus de
ratification qui pourrait en découler, les relations entre l’Union
européenne et la Turquie doivent garantir que la Turquie reste ancrée
aux structures européennes ». Sans expliciter la piste d’un «
partenariat privilégié », réclamé par l’UMP en France et la droite
allemande, le texte débattu mercredi ouvrait la voie à un scénario
autre que l’adhésion, en cas d’échec des négociations ou des
référendums sur l’adhésion.

La suspension des négociations.

La Commission a prévu un système de « frein à main », selon la
formule d’un rédacteur du projet, si la Turquie ne confirme pas sa
démocratisation. « En cas de violation grave et persistante des
principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’homme
et des libertés fondamentales, la Commission recommande la suspension
des négociations et le conseil en décide à la majorité », préconise
la recommandation. Le texte précise que les conférences
intergouvernementales exigent l’unanimité, ce qui permet de
réaffirmer le droit de veto de chaque Etat.

Une adhésion prévue vers 2015.

La Commission précise que l’adhésion ne pourra pas avoir lieu avant
que les Européens aient décidé du budget européen à partir de 2014.
Cela équivaut à prévoir une adhésion vers 2015. Les négociations
seraient conduites de manière plus stricte que par le passé. Pour
clore un chapitre de négociations, la Commission ne se contentera pas
de promesses de réformes, mais devra tirer un bilan satisfaisant de
leur mise en oeuvre.

La non-liberté de circulation des travailleurs turcs.

De nombreux pays européens craignent un afflux d’immigrés turcs. La
Commission précise que « des clauses de sauvegarde permanentes
pourraient être envisagées pour la libre circulation des travailleurs
». Cette mesure, qui ne fait pas l’unanimité, vise à rassurer les
populations européennes mais priverait les Turcs d’une des libertés
fondamentales de l’Union.

Préservation des politiques agricole et régionale.

La Commission estime que le coût de l’adhésion sera de 0,17 % du
produit intérieur brut (PIB) de l’Union (environ 25 milliards d’euros
à l’horizon 2020). Le texte ne prévoit pas un relèvement du plafond
du budget de l’Union, actuellement fixé à 1,27 % du PIB. Il précise
que les négociations se feront « sur la base de l’acquis »
communautaire, ce qui signifie que c’est la Turquie qui devra
s’adapter à l’UE et pas l’inverse. Pour éviter que l’essentiel des
subsides des politiques agricole et régionale soit absorbé par la
Turquie, « des dispositions spécifiques pourront être exigées ». La
Turquie pourrait donc avoir un traitement à part en Europe.

Chypre et l’Arménie.

Le texte ne fait pas de la résolution du problème de Chypre, non
reconnue par la Turquie, qui occupe sa partie nord, une condition
préalable à l’ouverture des négociations. Il évoque le problème
indirectement en rappelant que les négociations « se tiennent dans le
cadre d’une conférence intergouvernementale comprenant tous les Etats
membres de l’Union ». Ce libellé, censé rappeler à la Turquie qu’elle
doit cheminer vers une reconnaissance de Chypre, était jugé
insuffisant par certains commissaires.

Le projet de recommandation ne mentionne pas explicitement l’Arménie,
mais insistait sur la nécessité de profiter de la période de
négociation pour que la Turquie améliore ses relations avec ses
voisins.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Como liberar rehenes?

El Pais
2 octubre, 2004

Como liberar rehenes?

MARY KALDOR

La irrupcion de la captura de rehenes en el orden del dia de la
politica internacional y en las vidas de los ciudadanos de a pie de
todo el mundo (tanto los que se ven afectados directamente como los
que consumen el fenomeno a traves del espectaculo de los medios) no
es totalmente nueva.

Pero mientras que pasados incidentes como la crisis de los 444 dias
en la Embajada estadounidense en Iran o la captura de occidentales en
Libano en la decada de los ochenta podian entenderse como
ramificaciones especiales de crisis de seguridad determinadas, el
secuestro de rehenes en la era de la “guerra contra el terrorismo” ha
adquirido facetas nuevas y perturbadoras que reflejan la cambiante
relacion entre la guerra y la politica.

Chechenia e Irak revelan esta nueva realidad en su aspecto mas
brutal. El asedio de Beslan, en Osetia del Norte, fue el ultimo de
una tragica serie (Budionovsk, 1995; Kizlyar, 1996; Moscu, 2002),
mientras que la proliferacion de secuestros de trabajadores
extranjeros (periodistas, voluntarios, empleados subcontratados) en
Irak indica un patron de conducta que refleja no solo la presencia
activa de grupos radicales individuales, sino un desorden politico e
incluso moral mas profundo en el que todos los que son testigos de el
estan involucrados de alguna manera.

Para comprender que esta ocurriendo y como nosotros (ciudadanos,
gobiernos, familiares, ONGs, observadores mediaticos) podemos
responder de la mejor manera al secuestro de rehenes, es necesario
evaluar tanto la diferencia entre las guerras “viejas” y las “nuevas”
como las principales estrategias empleadas actualmente por los
Estados en funcion de la experiencia en este campo.

Recuerdo una visita que hice a Baku, en Azerbaiyan, como miembro de
una delegacion de la Asamblea de Ciudadanos de Helsinki, cuando el
pais se hallaba en plena guerra con Armenia por el disputado
territorio de Nagorno-Karabaj en 1992. Un promotor de la construccion
de nacionalidad rusa se acerco a nosotros y nos pregunto si podiamos
ayudarle a encontrar a su hijo, al cual habian hecho rehen en
Armenia. Viajamos con el hasta la frontera y hablamos con las
autoridades locales. Nos dijeron que el hijo del promotor habia sido
secuestrado por una familia en Armenia, que se negaba a liberarle
hasta que su propio hijo, que habia sido secuestrado en Azerbaiyan,
fuera liberado. Esto sin duda describia una extensa cadena de
secuestro de rehenes.

Nos sugirieron que nos dirigieramos a un ex agente del KGB al otro
lado de la frontera armenia. Negociamos un alto el fuego temporal
para poder cruzar la frontera. Nuestros interlocutores armenio y
azerbayano se conocian entre si bastante bien desde antes de la
guerra, y parecian estar abrumados por lo que estaba ocurriendo.
Cuando llegamos al otro lado nos recibio el agente del KGB, que
llevaba uniforme militar y gafas de sol Ray-ban, con un crucifijo
plateado colgado del cuello. Le dimos los nombres de los jovenes
rehenes.

Esta historia en concreto tuvo un final feliz. Los comites de la
Asamblea de Ciudadanos de Helsinki tanto en Azerbaiyan como en
Armenia pudieron emplear la informacion que recogimos para ejercer
presion sobre las autoridades de ambos bandos. El 12 de mayo de 1994,
cientos de rehenes fueron liberados en la zona de la frontera por la
que nosotros habiamos cruzado.

Pero hay otras guerras en las que los rehenes no tienen tanta suerte.
Como mucho son intercambiados por dinero, por armas o incluso por
cadaveres. Pero tambien son obligados a luchar, son violados o
mutilados, mantenidos en cautiverio durante anos o asesinados a
menudo de forma macabra.

Las guerras contemporaneas son muy distintas de las guerras clasicas
del pasado en las que los soldados luchaban contra otros soldados, e
incluso de las mas recientes “guerras menores”, en las que los
adversarios son al menos combatientes reconocibles, como las
guerrillas o las unidades paramilitares. En esta nueva forma de
guerra, las batallas son poco frecuentes; casi toda la violencia la
padecen los civiles, y la distincion entre guerra como tal, crimen
organizado y violaciones de los derechos humanos se diluye cada vez
mas.

Estas guerras estan transformando la relacion entre la politica y la
violencia. En lugar de ser la politica la que sufre la persecucion a
traves de metodos violentos, es la propia violencia la que se
convierte en politica. No es el conflicto lo que lleva a la guerra,
sino la propia guerra la que genera el conflicto. Los insurgentes o
combatientes terroristas intentan establecer el control politico
asesinando o intimidando a los que son “diferentes”, ya sea desde el
punto de vista politico, etnico o religioso. Esto genera miedo y odio
entre todos los grupos sociales involucrados.

Los exodos de poblacion, las violaciones en masa, la destruccion de
edificios y simbolos historicos, no son efectos secundarios de la
guerra, sino parte de una estrategia deliberada.

Los actos de violencia espectacular, como la decapitacion, la
mutilacion de extremidades, la destruccion de mezquitas del siglo XVI
(como las de Banja, Luka o Bosnia) o de estatuas budistas (como en
Bamiyan, Afganistan) estan dirigidos a resaltar y dar autenticidad a
la idea de guerra santa, una lucha epica entre el bien y el mal.

Estas guerras suelen librarse en lo que se conoce como Estados
“fracasados” o “en camino de fracasar”. Dada la falta de recaudacion
fiscal o de patrocinadores extranjeros, la financiacion para estas
guerras se consigue a traves de la violencia (saqueos, pillaje,
“derechos” en las aduanas, comercio ilegal).

Muchos analistas consideran que esta anormal economia politica se
convierte en un sistema autosuficiente y un motivo para la
continuacion de la violencia.

Chechenia e Irak ofrecen ejemplos actuales de como en la practica, la
politica y la economia se difuminan en estas nuevas guerras. En
Chechenia, los generales rusos com

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From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Turchia: UE, gruppi si dividono in parlamento

ANSA Notiziario Generale in Italiano
October 6, 2004

TURCHIA: UE, GRUPPI SI DIVIDONO IN PARLAMENTO / ANSA ;
ANCHE I FAVOREVOLI A AVVIO NEGOZIATI INSISTONO SU DIRITTI UMANI

BRUXELLES

(di Danila Clegg)

(ANSA) – BRUXELLES, 6 OTT – Reazioni discordi al Parlamento
europeo fra i gruppi parlamentari alla notizia che la
Commissione europea ha adottato una raccomandazione con la quale
si invitano i capi di Stato e di governo ad aprire il negoziato
di adesione, seppur condizionato, con la Turchia.

I piu’ preoccupati sono apparsi i Popolari, che oltre a
sollevare l’allarme sulle conseguenze sulla natura stessa
dell’Unione che avrebbe un ingresso della Turchia, hanno anche
paventato il rischio di un legame negativo fra la questione
turca e quella della ratifica della Costituzione europea.

A dar voce alle forti perplessita’ degli euroscettici e
stato il danese Jens-Peter Bonde, il quale ha sottolineato come
la Turchia per il suo peso demografico influirebbe enormemente
sulle scelte dell’Ue, in vista dei nuovi criteri decisionali che
entreranno in vigore con la nuova Costituzione.

Positivo invece il giudizio di una apertura dei negoziati con
la Turchia di Socialisti, Verdi e Sinistra europea. Per tutti
pero’ la parola chiave e’ che l’inizio del negoziato non
significa una sua conclusione e che e’ essenziale passare per un
monitoraggio scrupoloso e rigoroso del rispetto dei diritti
umani in Turchia.

Il capogruppo dei Popolari, Hans Gert Poettering, ha
sottolineato che con l’ingresso della Turchia nell’Unione,
quest’ultima sara’ diversa”. Quanto ai negoziati, Poettering ha
sollecitato i capi di Stato e di governo a non precludere la
possibilita’ che si possano concludere con l’opzione del
partenariato speciale con la Turchia.

Il suo compagno di gruppo, il presidente della comissione
Esteri, Elmar Bork, ha sollecitato Commissione e Consiglio a
fare in modo che la ratifica della Costituzione europea non
“venga resa piu’ difficile” dall’apertura dei negoziati con la
Turchia.

Decisamente piu’ positivo l’approccio del capogruppo del Pse,
Martin Schulz, secondo il quale questa decisione e’ “di
fondamentale importanza e ha un valore epocale”. “L’adesione
della Turchia, infatti, potra’ dimostrare – ha sottolineato – che
la societa’ musulmana condivide gli stessi valori dei cittadini
europei e mettera’ in contraddizione i fondamentalisti”.

Il gruppo dei liberaldemocratici, nella sua maggioranza, ha
precisato il capogruppo Graham Watson, accoglie con favore le
raccomandazioni della Commissione. Watson ha anche posto in
rilievo come “lo scontro di civilta’ vada evitato e come
l’adesione della Turchia contribuira’ alla costruzione di un
mondo in cui le tre grandi religioni monoteiste convivono
pacificamente”.

Il verde Daniel Cohn Bendit ha rintuzzato le preoccupazioni
dei popolari sulle conseguenze di una adesione turca sulla
natura stessa dell’Unione, osservando di avere fiducia nel fatto
che l’adesione non modifichera’ le sue convinzioni profonde e i
valori dell’Unione. I negoziati – ha sottolineato Cohn Bendit –
devono andare avanti: “se la Turchia sbaglia sara’ richiamata,
se le trattative falliscono, si vedra’ “.

Piu’ problematico l’approccio di Francis Wurtz, capogruppo
della sinistra europa, il quale ha sollevato il problema della
“minaccia alla liberta’ di espressione” contenuta nel nuovo
codice penale turco, l’occupazione militare di Cipro e il
mancato riconoscimento del genocidio armeno.

Che la questione turca tagli trasversalmente i gruppi lo
dimostra la presa di posizione di Guido Podesta’ di Forza
Italia, il quale ha apprezzato il rigore e l’equilibrio
dimostrato nei negoziati dal commissario Vereughen.

L’europarlamentare ha quindi sottolineato come accettando
l’impostazione della raccomandazione sulla Turchia, gli
eventuali timori vadano eliminati. Si deve quindi mantenere
l’impegno, pur senza garantire automaticamente l’adesione, ha
osservato Podesta’. (ANSA).

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Presidente commissione chiede rispetto risoluzione con Armenia…

ANSA Notiziario Generale in Italiano
October 7, 2004

CAMERA: SELVA RICEVE MINISTRO AZERBAIJAN ;
PRESIDENTE COMMISSIONE CHIEDE RISPETTO RISOLUZIONE CON ARMENIA

ROMA

(ANSA) – ROMA, 7 OTT – Il Presidente della Commissione Esteri
della Camera, Gustavo Selva, ha ricevuto a Montecitorio il
Ministro degli Esteri della Repubblica dell’Azerbaijan, Elmar
Mammadyarov.

Il Ministro, informa una nota della commissione, ha fatto un
ampio quadro della situazione politica ed economica
dell’Azerbaijan che, dopo la lunga appartenenza all’Unione
Sovietica, come Stato indipendente sta ora consolidando i suoi
rapporti con i Paesi europei attraverso le organizzazioni
internazionali (NATO, OSCE e CONSIGLIO D’EUROPA) alle quali gia
aderisce.

Il Presidente Selva, nel prendere atto dei progressi compiuti
dalla Repubblica dell’Azerbaijan sulla via dello sviluppo
democratico e del rispetto dei diritti umani, ha chiesto che il
ministro si faccia portavoce presso i piu’ alti responsabili
azeri affinche sia rispettata la risoluzione adottata i 5
ottobre scorso dall’Assemblea Parlamentare del Consiglio
d’Europa riguardante la soluzione pacifica della controversia
con l’Armenia per il Nagornyi-Karabach.(ANSA).

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Derriere la Constitution, la Turquie

Nouvel Economiste
1 octobre 2004

Politique & Économie – La chronique de… Sylvie Pierre-Brossolette
– Derrière la Constitution, la Turquie- La question de l’adhésion de
la Turquie va s’inviter dans le débat pour ou contre la Constitution.
Dangereux téléscopage.

La Turquie va devenir un acteur important du référendum sur l’Europe.
Le sujet a beau être largement tabou, les promoteurs du " oui
" tentant d’escamoter une source de mécontentement dans
l’opinion, il sera forcément dans l’actualité avec la décision de la
commission de Bruxelles qui doit décider le 6 octobre de valider ou
non l’ouverture des négociations avec ce grand voisin à la fois laïc
et musulman. Stupeur et tremblement dans les partis : l’affaire de
l’adhésion de la Turquie peut déterminer le sort de la future
Constitution. Si un feu vert est donné à Ankara, la campagne risque
de se focaliser sur l’enjeu de son entrée dans l’Union. Dans des
conditions étranges : le chef de l’Etat est quasiment le seul de son
camp à approuver le projet. Même Jean-Pierre Raffarin, dans une
déclaration maladroite mais frappée au coin du bon sens pour une
grande partie de la population française, s’est interrogé sur
l’opportunité de faire couler le fleuve de l’Islam dans le lit de la
laïcité. Gaffe ou répartition des rôles ? Quels que soient ses
motifs, cette déclaration est symptomatique d’un malaise. La droite –
à l’image de la grande majorité des Français – est hostile à l’entrée
de la Turquie dans le club européen. Le débat provoqué sur ce point
par l’avis supposé – et sans doute réel – de la commission de
Bruxelles n’est que le début de la polémique qui aura indubitablement
lieu si le conseil des chefs d’Etat et de gouvernement des 16 et 17
décembre donne aussi son accord au processus.

Les partisans du non n’auront qu’à se baisser pour ramasser les
bulletins quelques mois plus tard. Jacques Chirac en est conscient
tout en ne voulant pas en démordre : la Turquie serait mieux à
l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union. Tant pis si les Etats-Unis
sont du même avis, avec pour objectif à peine voilé de dynamiter
toute possibilité d’élaborer une politique européenne cohérente. Le
Président français pense qu’il vaut mieux intégrer à tout prix un
pays qui doit servir d’exemple à ses voisins islamiques. Le rejeter
maintenant serait un camouflet contre-productif à la cause de la
laïcité et de la paix. La plupart des partis politiques de l’Hexagone
ne sont pas sur cette ligne. Aucun à droite n’est prêt à prendre le
pari de l’intégration d’une nation qui, hier encore, était prête à
voter la criminalisation de l’adultère. A gauche, les avis sont plus
partagés. Officiellement, le Parti socialiste est plutôt favorable à
l’entrée de la Turquie, mais il y met des conditions – comme la
demande de reconnaissance du génocide arménien – auxquelles les Turcs
refusent de se soumettre. Et son électorat est plus que rétif.
Curieusement, personne n’ose parler ouvertement de la question, de
peur de polluer le référendum avec une problématique délétère. On se
demande pourquoi les dirigeants sont tellement gênés : il serait très
facile de défendre l’idée que la Turquie n’est toujours pas prête. Le
chef de l’Etat, en particulier, pourrait utilement déclarer en
décembre qu’il réserve encore son opinion. Une manière pour lui
d’assurer l’issue du référendum. Tout en ménageant l’avenir.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Dossier: La Turquie aux portes de l’Union Europeenne

La Croix
5 octobre 2004

Dossier. La Turquie aux portes de l’Union Européenne. PAROLES
d’islamologues. Interviews. Le problème n’est pas l’islam , Olivier
Roy. Directeur de recherche au

SAUTO Martine de,SCHMIDT Pierre

Le problème n’est pas l’islam

Olivier Roy

Directeur de recherche au CNRS (1)

Le problème, ce n’est pas l’islam. Il est compatible avec les
traditions du sécuralisme européen. Une identité européenne en partie
musulmane ne me gêne pas. Il y a de plus en plus de musulmans dans
les pays de l’Union européenne… Et sur un plan stratégique, la
Turquie a rompu avec le Moyen-Orient qui est une source de menaces
pour elle.

Le problème qui se pose est plutôt celui d’une société qui est en
transition : on va vers une occidentalisation mais on n’y est pas
encore, notamment dans le sud-est du pays. Une autre question
fondamentale concerne l’appareil d’Etat : l’obstacle principal
aujourd’hui, c’est la tradition kémaliste et militaire de la Turquie
(de Kemal Atatürk 1881-1936, le père des Turcs, NDLR).

La question du référendum sur l’adhésion de la Turquie à l’Union
européenne est absurde. Je crois qu’il faut penser en termes de
processus et non en termes de oui ou de non . Ou on dit oui et cela
veut dire que la Turquie est prête, or elle ne l’est pas encore… Ou
bien, on dit non et on ferme la porte ! Il est important de ne pas la
fermer car cette perspective entraîne la Turquie vers la transition.

(1) Auteur de La Turquie aujourd’hui : un pays européen ? (direction
d’ouvrage, Universalis, 2004) et L’islam mondialisé (Seuil, septembre
2002)

L’islam turc est récent

Bruno Etienne

Directeur de l’Observatoire du religieux à l’Institut d’études
politiques d’Aix-en-Provence.

Des politiques de droite et de gauche – y compris ceux qui étaient
opposés à ce qu’elles soient mentionnées dans le préambule de la
Constitution – invoquent les valeurs chrétiennes pour justifier leur
refus de voir la Turquie rejoindre, dans quinze ans, l’Union
européenne. Ils oublient – ou font mine d’oublier – que l’islam turc
est un islam récent. Si le pacte a été rompu lors du génocide
arménien, ce n’est pas par les musulmans, mais par les laïques
nationalistes ! Ils refusent aussi d’honorer le pays musulman qui a
conduit les plus grandes avancées vers la laïcité. Ils négligent le
fait qu’aux marges du monde libre , la Turquie sert de porte-avions à
l’Otan, et qu’elle est aussi le seul Etat musulman à entretenir des
relations sérieuses – y compris militaires – avec Israël. Par
ailleurs, comment oublier que les monuments grecs sont plus nombreux
en Turquie que partout ailleurs (Ephèse, Pergame…) et sont visités
comme hauts lieux de la pensée et de l’art européens. L’adhésion de
la Turquie serait une bonne réponse à ceux qui ne regardent le monde
qu’en termes religieux.

RECUEILLI PAR MARTINE DE SAUTO ET PIERRE SCHMIDT

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Les frontieres de la peur

L’Humanité
5 octobre 2004

Les frontières de la peur;
Éditorial

par Pierre Laurent

* Plutôt que le débat souhaitable, tout est fait pour nourrir la peur
d’une entrée de la Turquie *

La confirmation que l’on se dirige vers l’ouverture de négociations
d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne provoque dans la droite
française une agitation aussi spectaculaire que malsaine. Alors que
ce dossier mérite réellement le débat, tout est fait pour en
brouiller les cartes, pour réveiller les peurs et nourrir amalgames
et confusions là où il faudrait au contraire saisir l’occasion de
travailler au rapprochement des peuples et à leur compréhension
mutuelle. Tentons de débrouiller quelques-unes des questions posées.
La première à laquelle il convient de répondre est celle de savoir si
le principe même de cette adhésion, indépendamment du résultat
éventuel des négociations qui la prépareraient, est acceptable ou
non. Ceux qui répondent « non » le font, comme François Bayrou hier
dans le Figaro, au nom de « la nature de l’Europe ». « La société
turque, ajoute le président de l’UDF, a sa propre identité très
éloignée des traits communs qui font l’identité européenne. » C’est
la conception d’une Europe blanche et chrétienne par nature, avec
toutes les dérives que cela peut engendrer. Dans le Wall Street
Journal, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin n’y échappait pas
en osant déclarer : « Voulons-nous que le fleuve de l’islam ne
rejoigne le lit de laïcité ? » Outre que cette conception est
inacceptable au plan éthique, et totalement réductrice si l’on veut
bien examiner la réalité de l’histoire européenne, elle est
triplement dangereuse pour l’idée que l’on se fait de l’Europe :
accepter cet argument, c’est mettre le doigt dans la théorie du «
choc des civilisations » ; c’est entériner les pratiques
discriminatoires à l’égard de populations croissantes à l’intérieur
de l’Union ; c’est contredire le principe de la laïcité en
introduisant le critère religieux dans les valeurs de l’Union.
Le second refus de principe avancé par les adversaires de ces
négociations tient aux frontières, et au caractère « extra-européen »
de la Turquie. C’est un argument que l’histoire ne retient pas ; car
celle de la Turquie s’est toujours écrite tout à la fois au sein et
aux portes de l’Europe. De ce point de vue, une intégration réussie
de la Turquie ouvrirait utilement l’Europe vers tout le Moyen-Orient.
Quant à craindre une influence renforcée des États-Unis dans l’Union
avec l’arrivée de la Turquie, question qui mériterait au demeurant
d’être prise au sérieux, ce ne sont pas ceux qui plaident aujourd’hui
pour l’inscription de l’OTAN dans la constitution européenne qui
paraissent les mieux placés pour donner des leçons.
S’il convient donc d’écarter les rejets de principe proférés à
l’égard de la Turquie, il importe en même temps de mettre sous
surveillance les négociations qui seront conduites. D’une part, pour
veiller à ce que soient entendues et relayées les exigences des
démocrates turcs, qui veulent faire de ces négociations un levier
pour la démocratisation du pays. Les dossiers sont nombreux :
libertés, droits des femmes, respect de la laïcité, droits du peuple
kurde, reconnaissance du génocide arménien… D’autre part, parce que
les conditions économiques et sociales de cet élargissement doivent
être discutées. Laissera-t-on les élargissements successifs de
l’Union, celui-là après ceux vers l’Est, servir de bases arrière aux
stratégies de dumping social des grands groupes multinationaux ? Les
travailleurs turcs pas plus que ceux des pays actuels de l’Union n’y
ont intérêt.
Reste enfin la question du référendum revendiqué par l’UMP de Nicolas
Sarkozy. Si le principe d’une consultation populaire n’est pas en soi
illégitime, personne n’est dupe. Pour l’heure, les motivations sont
très politiciennes : donner des gages à un électorat de droite et
d’extrême droite hostile à cette entrée sur des bases peu
recommandables, et plus encore faire oublier une autre consultation
qui nous attend en 2005 et dont la droite craint par-dessus tout le
résultat : le référendum sur le projet de constitution.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Turquie, l’accueil ambigu

Libération , France
8 octobre 2004

Turquie, l’accueil ambigu

AUTEUR: GOULARD Sylvie; Sylvie GOULARD enseignante à Sciences-Po
(Paris) et au Collège d’Europe (Bruges). Dernier ouvrage paru : le
Grand Turc et la République de Venise, Fayard, 142 pp., 12 euros.

Le processus, prématuré, d’adhésion de la Turquie met en péril la
cohérence européenne.

L’enjeu n’est pas la Turquie. L’enjeu n’est pas non plus, cela mérite
d’être rappelé, la relation de l’islam et de la chrétienté : l’Union
compte déjà en son sein des millions de musulmans et de
non-chrétiens. Et l’islam ne se résume pas à la Turquie. L’enjeu,
c’est notre conception de la démocratie, c’est notre vision de
l’Europe.

La démocratie a une exigence : les décisions politiques doivent être
l’expression de la volonté générale. Dans le cas de la Turquie, nul
ne peut dire aux citoyens français quand la décision d’ouvrir l’Union
aux Turcs a été, est ou sera prise. En tout cas, les Parlements
européen et français, ainsi que les peuples, n’ont guère été
impliqués. Pour certains, la décision remonte à 1963 et à l’accord
“d’association” entre la CEE et la Turquie ; pour d’autres, elle date
de 1999, lorsque les quinze chefs d’Etat et de gouvernement, réunis à
Helsinki, lui ont reconnu le “statut” de candidat en catimini. Pour
d’autres encore, elle vient d’être prise par la Commission, le 6
octobre, dans son rapport favorable à l’ouverture de négociations. Ce
document comporte cependant de nombreuses réserves. La Commission y
relève des atteintes aux droits de l’homme, notamment en ce qui
concerne les femmes et la liberté religieuse des non-musulmans. Elle
se garde de proposer une date pour le début des négociations. Elle
précise que le processus, appelé à durer, n’aboutira pas forcément.
Outre des périodes transitoires, elle envisage, pour la libre
circulation des personnes, “des clauses de sauvegarde permanentes”.
Sauvegarde contre qui ? Contre ceux-là mêmes à qui, selon Romano
Prodi, l’on déclare adresser un “message de confiance” ? L’ambiguïté
confine à l’acte manqué.

En réalité, la date clé est le 17 décembre 2004, lorsque les 25 chefs
d’Etat et de gouvernement décideront d’ouvrir ou non les
négociations. Alors, le point de non-retour sera atteint.
Naturellement, gouvernements et Commission jurent que le processus
peut être interrompu ensuite, voire qu’il n’est pas voué à aboutir.
Cela revient à affirmer que les décisions antérieures sont
irréversibles et… celles à venir sans conséquence. C’est une erreur
car, une fois les négociations engagées, la pression pour les
conclure sera forte.

En France, le président de la République a promis un référendum au
terme des négociations, dans dix ou quinze ans. Même si, dans
l’intervalle, il est probable que la Turquie et l’Union européenne
évoluent, un refus populaire n’est pas à exclure. Ce serait le pire
des scénarios. Jean Monnet disait: “C’est par la simplicité qu’on
parvient à créer la confiance.” Par leurs contorsions, par leurs
ambiguïtés, les dirigeants européens – à Bruxelles et dans les
capitales – sapent la confiance des opinions. En France, ne pas
impliquer le peuple, aujourd’hui, sur cette décision, fait courir à
l’idée européenne un risque considérable. La démocratie ne peut être
une perpétuelle promesse. En outre, le débat sur le traité
constitutionnel en ptirait, alors qu’il constitue une question
nettement distincte de celle de l’adhésion turque.

Sur la Turquie, le Parlement français devrait donc procéder à un
débat, suivi d’un vote, avant le 17 décembre. La procédure est
inédite mais le sujet est d’importance. Nous pouvons expliquer aux
Turcs qu’un oui arraché à la volée n’est pas dans leur intérêt.
L’Europe s’honorerait à pratiquer ainsi la démocratie qu’elle exige,
justement, des futurs membres.

Le second enjeu de l’adhésion turque est notre vision de l’Europe.
L’Union, projet politique, n’est pas extensible à l’infini. Certains
la disent obsolète. Nous devrions cependant y réfléchir à deux fois
avant de mettre en péril notre bon vieil idéal communautaire.
Avons-nous des solutions de rechange pour régler des problèmes
d’intérêt supranational ? Et que pesons-nous, séparément, dans le
monde pour revenir aux errements intergouvernementaux dont nous
voyons à l’ONU, chaque jour, les limites ? Le rapport d’impact de la
Commission montre bien que l’adhésion turque change radicalement
l’échelle de l’élargissement. La Commission reconnaît qu’en raison de
“sa taille, de sa population, de sa localisation géographique, de son
potentiel économique, militaire, ainsi que de ses caractéristiques
culturelles et religieuses”, cette adhésion serait sans précédent.
Sur bien des points, elle refuse même de faire des pronostics tant
les inconnues sont nombreuses. Si le progrès économique de la Turquie
semble incontestable, les incertitudes institutionnelles et
budgétaires liées à son entrée éventuelle n’en demeurent pas moins
fortes. Sur le plan institutionnel, la Commission considère que
l’arrivée d’un pays aussi peuplé, qui peut légitimement prétendre au
nombre de voix le plus élevé au Conseil et à la plus forte
représentation au Parlement européen, aura forcément un rôle
important dans la prise de décision… au détriment des Etats moyens
et grands. Après le trouble qu’a connu la France cet été, sur sa
perte d’influence relative, il y a là aussi de quoi réfléchir. Enfin,
selon la Commission, le retard de développement de ce pays est
supérieur à celui des dix nouveaux entrants. Autant dire que les
politiques sociales et environnementales ne seront pas, à moyenne
échéance, la préoccupation première de ce pays. La gauche devrait le
comprendre maintenant. En réalité, le rapport de la Commission est un
peu court : les stratèges d’aujourd’hui, contrairement aux Pères
fondateurs, sont pétris de bonnes intentions mais n’ont pas de
méthode au service de leurs vues, du moins pas de méthode qui puisse
rivaliser avec la “méthode communautaire”, critiquée mais qui a fait
ses preuves.

Cette marche forcée vers Ankara, conduite par le commissaire allemand
Günter Verheugen, avec le soutien de Berlin et l’aval des hautes
autorités françaises, en dit long sur le désarroi qui entoure l’idéal
européen dans nos pays. Pouvons-nous vraiment, nous Français et
Allemands, passer sous silence le refus turc de dénoncer le génocide
arménien alors que nous sommes parvenus à l’apaisement en regardant
l’Histoire en face ? Verheugen n’en parle guère. Quant à Joschka
Fischer, le ministre allemand des Affaires étrangères, autrefois
champion de la “légitimation démocratique” et de “l’Union des
citoyens”, peut-il souhaiter une adhésion turque pilotée par le seul
Conseil européen, sur la base d’un rapport technique, sans aval des
Européens ? Sur ce qui engage leur destin, ce sont pourtant les
peuples qui ont le dernier mot. En poussant l’adhésion turque sans
considération pour cette expérience commune et pour les attentes
immédiates du peuple français, nos partenaires allemands et le
président de la République prennent un grand risque : celui de perdre
en route le projet européen et l’adhésion des Français.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress