Serge Sarkissian Pret A Rencontrer Levon Ter-Petrosian

SERGE SARKISSIAN PRET A RENCONTRER LEVON TER-PETROSIAN

Politique

Le president Serge Sarkissian a exprime sa volonte de rencontrer Levon
Ter-Petrosian après que l’ancien president a publie un article critique
et a demande a rencontrer le president a propos de la declaration
panarmenienne adoptee a l’approche du centenaire du genocide.

Levon Ter-Petrosian a d’abord publie un article le 11 fevrier,
exprimant ses critiques vis-a-vis de certains aspects de la declaration
qui a ete recemment adoptee par une planification de la commission
de haut niveau et de la coordination des commemorations a venir du
100e anniversaire du genocide armenien.

Dans une lettre ouverte rendue public vendredi, le president Serge
Sarkissian a categoriquement rejete les critiques de Ter-Petrosian
concernant la declaration panarmenienne, plus particulièrement son
affirmation selon laquelle elle contredirait la Constitution armenienne
et les principaux textes juridiques internationaux.

Pourtant, a t-il dit, les propositions de Ter-Petrosian doivent
egalement etre discutees.

“Vous dites que vous souhaitez une reunion en tete-a-tete a cette fin.

Je n’y vois aucun problème”, a declare Sarkissian, soulignant que les
raisons politiques internes citees par Ter-Petrosian pour justifier
une impossibilite a cette rencontre sont “inappropriees”.

“Lorsque vous trouvez qu’il y a une necessite et le desir de discuter
des evenements a l’occasion du 100e anniversaire du genocide armenien,
je suis pret a vous envoyer une invitation correspondante,” a conclut
le President Sarkissian.

lundi 23 fevrier 2015, Claire (c)armenews.com

From: Baghdasarian

Sarkissian Et Aliev Prets A Examiner Les Propositions Des Mediateurs

SARKISSIAN ET ALIEV PRETS A EXAMINER LES PROPOSITIONS DES MEDIATEURS

Diplomatie

Les presidents de l’Armenie et de l’Azerbaïdjan, Serge Sarkissian et
Ilham Aliev, sont convenu d’examiner les propositions des mediateurs
internationaux visant a renforcer le cessez-le-feu dans la zone
du conflit du Haut-Karabagh, selon un communique publie par les
co-presidents americain, russe et francais du Groupe de Minsk de
l’OSCE vendredi.

Les ambassadeurs James Warlick (Etats-Unis), Igor Popov (Russie)
et Pierre Andrieu (France) ont declare, après s’etre rendus dans
la region du 16 au 19 fevrier, que le but principal de leur visite
etait de faire appel aux deux pays pour qu’ils “adherent strictement
au cessez-le-feu”.

Les co-presidents, qui ont ete rejoints par le representant personnel
du president de l’OSCE, l’Ambassadeur Andrzej Kasprzyk, ont dit qu’ils
ont rencontre les presidents, les ministres des Affaires etrangères
et de la Defense de l’Azerbaïdjan et de l’Armenie, ainsi que les
autorites de facto du Haut-Karabagh.

“Lors de ces discussions, les deux pays ont confirme leur engagement
a la resolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh. Les presidents
ont egalement convenu d’examiner les propositions des copresidents
qui pourraient renforcer le cessez-le-feu “, a-t-il ete dit dans une
declaration. “Les copresidents ont discute avec les presidents et les
ministres des Affaires etrangères concernant les prochaines etapes
vers un règlement, ainsi que la preparation d’une future reunion
presidentielle plus tard dans l’annee.”

Selon la declaration, les copresidents ont egalement rencontre des
representants du Comite international de la Croix-Rouge (CICR) pour
discuter des questions relatives aux personnes disparues a la suite du
conflit du Haut-Karabagh. Ils ont note l’importance de l’accord conclu
lors du Sommet presidentiel a Paris en octobre 2014 pour echanger des
informations sur les personnes manquantes sous les auspices du CICR.

lundi 23 fevrier 2015, Claire (c)armenews.com

" Khodjali : Un Pretexte Pour Inciter A La Haine Ethnique "

” KHODJALI : UN PRETEXTE POUR INCITER A LA HAINE ETHNIQUE ”

TURQUIE

Le 20 février, l’Association turque des droits de l’homme a publié
une déclaration en réponse a une manifestation anti-arménienne
prévue le 22 février a Istanbul, opérant sous la bannière
“Démonstrations Condamnant le génocide de Khodjali et la Terreur
arménienne.”

L’association des droits de l’homme a transmis une pétition au
gouvernorat d’Istanbul avant la manifestation, qui a déja provoqué
une hausse des sentiments anti-arméniens, avec des graffitis
déclarant : ” Vous êtes tous des Arméniens, Tous les bâtards,”
peint a la bombe sur les murs d’une église a Istanbul.

Voici quelques extraits de la déclaration :

Khodjali : Un prétexte pour inciter a la haine ethnique contre les
Arméniens en Turquie

Le 19 février 2015, l’Association des droits de l’homme a présenté
au gouvernorat d’Istanbul une pétition avertissant les fonctionnaires
que les “manifestations condamnant le génocide de Khodjali et la
Terreur arménienne ”, qui se tiendra a Kadıköy, a Istanbul,
le 22 février, visaient a inciter a la haine ethnique a partir du
moment où ils ont été pré-annoncé.

Les manifestations sont organisées par l’Association des jeunes
réformistes d’Azerbaïdjan, avec l’appui des branches turques des
Foyers de jeunes et la plate-forme du Mouvement Touranien.

Comme notre pétition pour le gouvernorat le rapporte des militants de
la Plateforme du Mouvement touranien publient des écrans publics, y
compris des graffitis, des banderoles et des affiches dans des endroits
centraux a Istanbul. Dans la déclaration qu’ils distribuent dans les
magasins et que nous joignons a cette pétition, ils incitent a la
violence en marquant les militants luttant contre le racisme comme
des ” terroristes ”. Les personnes qui en quelque sorte restent
“non identifiés”, écrivent des graffitis racistes, comme ” vous
êtes soit turc ou Bâtards ”ou” Vous êtes tous des Arméniens,
Tous les bâtards ”, sur les murs de l’église de Kadıköy, en plus
de mettre des drapeaux représentant le symbole ultra-nationaliste
(loup mythique).

Les manifestants scandaient “Vous êtes tous des Arméniens, Vous
êtes tous des bâtards” pendant les manifestations pour Khojali sur
la place Taksim le 26 février 2012.

Les manifestants ont scandé : ” Vous êtes tous des Arméniens,
vous êtes tous des bâtards ”, au cours des manifestations Khojali
sur la place Taksim sur le 26 février 2012.

Khodjali n’est qu’un prétexte pour le but réel de incitation a la
haine ethnique et l’hostilité contre les Arméniens de Turquie,
comme observé a l’échelle mondiale au cours des manifestations
pour Khojali sur la place Taksim le 26 février 2012 . Devant les
yeux du ministre de la Intérieur, sur la même place où il faisait
un discours, les manifestants ont déployé des banderoles où l’on
pouvait lire : ” Vous êtes tous des Arméniens, vous êtes tous
bâtards ”, tout en criant des slogans haineux contre les Arméniens.

La collaboration corrompue et ombragé entre l’Azerbaïdjan et la
Turquie vient donc a terme : Les organisateurs sont capables de
brandir leurs régimes pour le 22 février parce qu’ils n’ont pas
de doute que les fonctionnaires de la République de la Turquie vont
leur prodiguer une tolérance sans fin.

Dans la pétition, nous avons présenté le dossier, nous avons
rappelé au gouvernorat que le racisme affiché a la fois lors
des manifestations de 2012 et lors de la phase de préparation des
manifestations du 22 février pour “Condamner le terrorisme arménien”
constitue un crime en vertu de l’article 216 du Code pénal turc pour
“humiliation publique ou incitation a la haine et l’inimitié.” Nous
avons aussi souligné que l’incitation a la violence raciste viole
l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme,
qui interdit la discrimination.

Nous avons demandé que le Bureau du gouverneur prennent des mesures
préventives contre les slogans, les écrits, les bannières, et les
menaces d’incitation a la haine ethnique ou l’inimitié ; que, dans
les cas où ils se produisent, tous les mécanismes de procédures
judiciaires soient activés immédiatement après les manifestations,
et que l’Ã~Itat remplisse toutes ses responsabilités avec la plus
grande efficacité.

(…)

Les soi-disant ONG de l’Etat de l’Azerbaïdjan, où les journalistes
d’opposition sont laissés en train de pourrir en prison et les
honnêtes intellectuels publics sont abandonnés avec des menaces
pour la vie via un lynchage, nous vous demandons : Que faites-vous en
Turquie ? Quelle entreprise vous amène a Istanbul ? Personne ne croit
que vous pleurez pour les personnes tuées dans Khodjali ; Ce n’est
pas en leur mémoire que vous combattez. Vous venez en Turquie afin
de soutenir les anti-Arméniens et menacer les Arméniens de Turquie,
ce qui n’a pas de connexion avec Khodjali.

Un mot pour les semeurs de haine en Turquie, qui unissent leurs forces
avec azerbaïdjanais anti-Arméniens : arrêtez vos mensonges. ce
n’est pas Khodjali qui vous concernent. cela n’a jamais été Khodjali
qui vous intéresse. Votre véritable intention est d’intimider les
Arméniens de Turquie et tous les non-turcs, les peuples non-musulmans
et exacerber leur existence précaire.

Les mots, “Vive raciste Turquie,” peint a la bombe sur un mur de
l’église a Kadikoy. (Photo : Murad Mihci / Nor Zartonk)

L’existence même des défenseurs des droits de l’homme est justifiée
par la cause de la résistance et de la lutte contre les atrocités
et des persécutions en Turquie et dans le monde. Cependant, il
incombe encore une fois aux défenseurs des droits de l’homme de
lutter contre ceux qui exploitent les atrocités et la douleur des
victimes pour leurs propres fins d’exercice de la violence raciste
a travers les frontières.

Nous, défenseurs des droits humains, les invitons tous a s’unir comme
un seul corps contre le racisme, la violence raciste, la discrimination
et la haine, afin de montrer que vous êtes seul dans vos projets,
de vous isoler dans la société, et de vous exposer devant la
conscience publique.

Nous rappelons aux fonctionnaires, une fois de plus, qu’ils seront
tenus responsables de l’affichage public de la haine ethnique, des
cas sanglantes sont encore que trop frais dans notre mémoire.

Association de droits de l’homme, branche d’Istanbul

Comité contre le racisme et la discrimination

lundi 23 février 2015, Stéphane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=108397

Saint-Etienne Lance Les Commemorations Du Centenaire Du Genocide Arm

SAINT-ETIENNE LANCE LES COMMEMORATIONS DU CENTENAIRE DU GENOCIDE ARMENIEN

FRANCE

1915-2015… On celèbre cette annee le centenaire du Genocide
armenien. Et si ce genocide est reconnu en France, ce n’est pas
le cas partout comme, par exemple, en Turquie où la question est
ultra-sensible. A Saint-Etienne, plusieurs rendez-vous sont programmes
tout au long de l’annee pour commemorer ce centenaire. Une annee
symbolique pour le president de la Mission Rhône-Alpes 2015, Raffi
Krikorian (notre photo)

Une exposition du musee du Genocide des armeniens d’Erevan est visible
actuellement et jusqu’au 3 mars a l’hôtel de ville de Saint-Etienne.

pour ecouter cliquer sur le lien

lundi 23 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

http://www.activradio.com/saint-etienne-lance-les-commemorations-du-centenaire-du-genocide-armenien/

<< Combats Sans Regles >>, << Match Nul Entre Sarkissian Et Tsarouki

>, >, >

ARMENIE

Tels sont les principaux titres de la presse, qui rend compte de
la reponse de Gaguik Tsaroukian, president d’Armenie prospère, a
un discours > de Serge Sarkissian a son encontre . Prenant
la parole lors d’une reunion de son parti, M. Tsaroukian a denonce
comme > le discours de Serge Sarkissian, celui-ci
ayant outrepasse les ,
M. Tsaroukian a neanmoins note qu’il a toujours ete sincère dans son
souhait d’aider son peuple. Il a denonce l’etat social dans lequel se
trouve l’Armenie, deplorant que >, n’ait rien dit sur la decroissance economique,
sur le taux de la pauvrete, sur la diminution des investissements,
sur l’enrichissement de son plus proche entourage et sur la terreur
qui règnerait dans le monde des affaires etc. M. Tsaroukian a en
outre dit qu’il n’etait point panique de la perspective d’etre prive
de son mandat parlementaire et des inspections fiscales au sein
de ses societes. Selon lui, au cours des sept annees de presidence
de Serge Sarkissian, les societes appartenant a sa famille ont ete
scrupuleusement inspectees par les organes competents. Par ailleurs,
le President d’Armenie prospère a voulu ouvrir les >,
en indiquant notamment que plusieurs propositions >
lui avaient ete faites de la part des autorites contre son soutien a la
reforme constitutionnelle. Selon lui, on lui a meme propose le poste
de President de la Republique, a condition que le parti Republicain
maintienne, une fois la constitution changee, tous les postes cles
du Gouvernement. M. Tsaroukian a dit avoir rejete categoriquement
cette proposition antietatique, >. Il a rappele que durant la presidence
de Serge Sarkissian, la dette exterieure de l’Etat a augmente de
3 milliards de dollars. >,
a-t-il lance. qu’aurait commis Gaguik Tsaroukian et de n’avoir rien entrepris en
tant que President de la Republique, en s’en faisant complice : >.

Selon le CNA, les accusations de Serge Sarkissian contre G. Tsaroukian
sont valables pour 90% des membres de son parti Republicain.

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Armenie en
date du 16 fevrier 2015

lundi 23 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

Syrie : Les Kurdes Lancent Une Offensive Contre Les Jihadistes Dans

SYRIE : LES KURDES LANCENT UNE OFFENSIVE CONTRE LES JIHADISTES DANS LE NORD-EST

SYRIE

Des combattants kurdes syriens ont lance une offensive contre les
jihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans la province d’Hassake
(nord-est), et les ont deloges de plusieurs zones, ont rapporte
dimanche l’Observatoire syrien des droits de l’Homme et un parti
politique kurde.

Les Unites de protection du peuple (YPG, milices kurdes de Syrie)
ont lance l’offensive samedi soir, en coordination avec la coalition
internationale anti-jihadiste qui mène des frappes aeriennes en Syrie
depuis septembre, selon l’OSDH. Elle a pour but de reprendre la ville
de Tal Hamis et des zones aux environs aux mains de l’EI.

Les YPG sont “parvenus a avancer et a reprendre une vingtaine de
villages, fermes et hameaux dans la region”, a explique l’OSDH.

Au moins 12 jihadistes sont morts dans les combats — qui se
poursuivaient en fin d’après-midi– et l’on ignore si les Kurdes ont
perdu des hommes, a ajoute l’OSDH, base en Grande-Bretagne et qui
s’appuie sur un vaste reseau de sources a travers la Syrie.

“C’est l’une des plus grandes operations des YPG ces derniers temps”,
a declare a l’AFP Newaf Khalil, porte-parole de l’Union democratique
kurde (PYD, principal parti kurde de Syrie). Ils sont prets a combattre
l’EI ou qu’il soit, “de Rojava (region majoritairement kurde) au
reste de la Syrie”, a-t-il ajoute.

L’EI a profite de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis près
de quatre ans pour prendre de vastes zones du pays, comme de l’Irak
voisin, sur lesquelles il a instaure un “califat”.

lundi 23 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

Turquie : Annonces Et Dementi Autour De Gallipoli

TURQUIE : ANNONCES ET DEMENTI AUTOUR DE GALLIPOLI

Publie le : 23-02-2015

Info Collectif VAN – – Le journal turc Sunday’s
Zaman a annonce samedi l’annulation des commemorations de Gallipoli – ont ete annulees en raison de la reticence des
dirigeants internationaux a visiter Ankara et occulter les ceremonies
du genocide a Erevan.

“Les celebrations Gallipoli ont ete annulees. Tous les preparatifs ont
ete suspendus car le nombre de reponses a l’invitation n’etait pas
positif. Seuls cinq pays ont accepte l’invitation et ils ne seront
pas representes par des fonctionnaires de haut niveau,” a declare
un fonctionnaire du gouvernement, qui a demande a garder l’anonymat,
dans un entretien avec Sunday’s Zaman.

La suspension des commemorations Gallipoli, qui ont ete organisees
par le ministère turc de la Jeunesse et du Sport, fait partie d’une
longue guerre de mots entre les dirigeants turcs et armeniens a la
suite d’un echange d’invitations par les deux parties s’invitant a
accepter la demande d’honorer leurs victimes de la Première Guerre
mondiale dans leurs pays respectifs. Cependant, aucune des deux
parties ne semble prete au compromis.

Les liens tendus entre les Armeniens et les Turcs sont devenus
particulièrement crispes après qu’Ankara a decide de commemorer la
campagne de Gallipoli a la meme date que le 100e anniversaire des
evenements de 1915 qui ont conduit a l’assassinat des Armeniens dans
l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. Le gouvernement
turc a envoye des invitations a plus de 100 dirigeants du monde entier,
y compris le president armenien Serge Sarkissian, pour assister a
l’evenement. La campagne a ete l’une des plus celèbres batailles de
la Première Guerre mondiale quand les troupes ottomanes ont resiste
aux forces alliees d’invasion qui cherchaient a contrôler la peninsule
de Gallipoli sur le detroit des Dardanelles.

“Nous nous sommes battus ensemble d’une manière unique en son genre.

C’est pourquoi nous avons invite Sarkissian,” selon un fonctionnaire
du gouvernement cite par les medias locaux, en se referant a la
participation des minorites armeniennes aux côtes des Turcs dans
l’armee ottomane.

Erevan a rejete l’invitation et dans une lettre ouverte au president
Recep Tayyip Erdoðan, Sarkissian a declare que l’invitation elle-meme
montrait la politique continue de la Turquie en termes de negation
du genocide armenien et a souligne que la Turquie devait reconnaître
les tueries de 1915 comme un genocide.

Quelques mois plus tôt Sarkissian avait d’abord invite Erdoðan –
après qu’il a ete elu president en août de l’annee dernière – a
se joindre aux Armeniens en commemorant les victimes du “genocide”
armenien a Erevan le 24 avril. L’invitation avait ete presentee par
le ministre armenien des Affaires etrangères, Edouard Nalbandian,
lors de la première visite officielle d’un ministre armenien a Ankara.

Les Armeniens affirment que 1,5 million d’Armeniens ont ete
systematiquement tues dans les dernières annees de l’Empire
ottoman d’une manière qui constitue un genocide, une revendication
categoriquement niee par la Turquie. Ankara affirme que le nombre de
morts est gonfle et nie que les evenements de 1915 correspondent a un
genocide, soutenant plutôt qu’aussi bien les Turcs que les Armeniens
ont ete tues lorsque les Armeniens se sont revoltes contre l’Empire
ottoman pendant la Première Guerre mondiale, en collaboration avec
l’armee russe, qui a ensuite envahi l’Anatolie orientale. Chaque annee,
le 24 Avril, les Armeniens du monde entier commemorent les victimes
armeniennes qui sont mortes a la fin de la Première Guerre mondiale.

La dernière debâcle dans les relations deja chauffees a blanc
entre la Turquie et l’Armenie concerne le retrait par Sarkissian
des protocoles de Zurich de l’agenda du Parlement armenien. >, a declare Sarkissian dans un communique publie lundi,
ajoutant que “la politique de deni et de reecriture de l’histoire”
de la Turquie a la veille du 100e anniversaire des tueries de 1915
est en train d’etre ravivee a Ankara.

Les protocoles de Zurich, visant a normaliser les relations entre
la Turquie et l’Armenie, ont ete signes a Zurich le 10 octobre 2009
dans le but d’etablir des relations diplomatiques et d’ouvrir la
frontière terrestre entre les deux pays, qui a ete fermee [Nota CVAN :
par la Turquie] en signe de solidarite avec l’Azerbaïdjan après que
les forces armees appuyees par l’Armenie ont saisi des territoires
azerbaïdjanais dans le cadre de la guerre du Haut-Karabakh. Depuis,
le processus de normalisation etait dans l’impasse, aucun des deux
Parlements n’ayant ratifie les protocoles. Ankara et Erevan se sont
mutuellement accuses d’etablir de nouvelles conditions concernant
l’accord conclu a Zurich il y a quelques annees. La Turquie a plusieurs
fois declare que tout developpement, tels que la reconciliation ou
l’ouverture de la frontière entre les deux pays brouilles, ne pourrait
etre attendu avant que l’Armenie ne règle le conflit du Haut-Karabakh
avec l’Azerbaïdjan, allie de la Turquie dans la region.

Au lieu de cela, Ankara a fait traîner son engagement envers les
protocoles de paix. Traitant la decision de l’Armenie d’>, le porte-parole du ministère turc des Affaires
etrangères, Tanju Bilgic, a declare mardi que l’Armenie cherchait
d’autres raisons de critiquer la Turquie avant le 100e anniversaire
des evenements de 1915.

“Le veritable test sera en avril,” a declare Richard Giragosian, le
directeur du Centre regional d’etudes (RSC) base a Erevan, ajoutant que
bien que les developpements actuels semblent tendre les relations, ils
ne signalent pas necessairement la mort du processus de normalisation
bien que le processus lui-meme ait atteint son point le plus bas.

Concernant l’atmosphère politique tendue au sujet de la normalisation
armeno-turque [utilisee] dans les questions interieures des deux
pays – les prochaines elections legislatives en juin pour lesquelles
Erdogan tente d’obtenir des votes et l’utilisation par Sarkissian
des protocoles pour faire face a ses propres problèmes de politique
interieure – le test dependra davantage de ce que les dirigeants
turcs diront et feront le 24 avril, dit Giragosian.

En avril dernier, Erdoðan avait presente ses condoleances aux Armeniens
pour ce qui est arrive en 1915, bien que cet acte n’ait pas repondu
aux attentes de Erevan ou de la diaspora armenienne.

A Ankara, Guner Ozkan, expert du Caucase a l’Organisation
internationale de recherche strategique (USAK), n’est pas positif quant
a de nouveaux developpements dans les relations turco-armeniennes au
moins jusqu’aux prochaines elections legislatives en Turquie le 7 Juin.

Traitant la dernière demarche de Sarkissian de >, Ozkan ne semble pas convaincu de la poursuite du precedent etabli
par Erdoðan il y a un an: “Je ne m’attends pas a un changement soudain
[des dirigeants turcs, y compris d’Erdoðan] en particulier dans le
cadre de la pression croissante sur Ankara a la veille de l’approche du
100e anniversaire du soi-disant genocide et de la prochaine election “.

Traduction Collectif VAN – 22 fevrier 2015 –

Le dementi publie en turc sur Agos :

Dýþ Ýþleri Bakanlýðý kaynaklarýndan Today’s Zaman’ýn haberine yalanlama

Lire aussi :

La Turquie invite le president armenien au 100e anniversaire de la
bataille de Gallipoli

La reponse de Serge Sarkissian a Erdogan

Genocide des Armeniens : Tentatives d’Ankara de parasiter les
commemorations des cent ans

Genocide armenien : La > de la Turquie

Turquie/Russie : Crimes d’hier et d’aujourd’hui, la reaction de
l’Armenie

Genocide armenien : Dans trois mois, le 24 avril

Centenaire du genocide armenien : La tentative de la Turquie tourne
court

Genocide armenien : Geoffrey Robertson fait le procès de la Turquie

Genocide armenien : la Turquie impose le silence a l’Australie

Centenaire du genocide armenien : les provocations d’Erdogan

Le genocide armenien s’invite dans la diplomatie turque… le retour
du refoule !

Reponse du berger a la bergère

Centenaire de Gallipoli : une honteuse tentative contre le genocide
armenien

Source/Lien : Sunday’s Zaman

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=85985
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

Turquie : Provocations A La Haine Raciale Contre Les Armeniens

TURQUIE : PROVOCATIONS A LA HAINE RACIALE CONTRE LES ARMENIENS

Publié le : 23-02-2015

Info Collectif VAN – – Depuis quelques années,
l’Etat turc et son allié azerbaïdjanais, utilisent les événements
de Khodjali qui se sont déroulés en 1992 au Haut-Karabagh durant le
conflit arméno-azéri pour alimenter des manifestations terriblement
violentes et racistes a l’encontre de la minorité arménienne
d’Istanbul. La dernière d’entre elles s’est tenue le 22 février, et
a eu pour effet d’inciter a la haine ethnique a Kadıköy, quartier
d’Istanbul a forte population arménienne, dès le moment où elle
a été annoncée. L’IHD, Association turque des Droits de l’Homme,
Branche d’Istanbul, a saisi le gouvernorat d’Istanbul pour dénoncer
ces agissements ultranationalistes et la passivité des autorités
turques.

Les provocations que dénonce l’IHD visent clairement – comme cela
a déja eu lieu a maintes reprises dans le passé – a intimider
les Arméniens afin qu’ils vendent leurs maisons et appartements
a bas prix et quittent la Turquie. Les Arméniens d’Istanbul n’ont
bien évidemment aucun lien avec les événements de Khodjali pour
lesquels l’Azerbaïdjan serait bien avisé d’interroger ses propres
responsabilités. Le Collectif VAN vous propose la traduction du
communiqué de presse en anglais de l’IHD, Association turque des
Droits de l’Homme, Branche d’Istanbul, Comité contre le Racisme et la
Discrimination, publié deux jours avant les manifestations racistes
d’Istanbul (Turquie).

Légende photo

Samedi 21 février 2015 : A Kadıköy, quartier arménien d’Istanbul,
des banderoles ont été déployées par des ultranationalistes turcs
et azéris. On y lit : ” Longue vie aux Ogun Samast ” (assassin du
journaliste arménien Hrant Dink), ” Maudits soient les Hrant Dink ”,
” Nous saluons l’Azerbaïdjan et poursuivons la lutte ”. Signé :
Les soldats d’Alparslan Turkes.*

Khodjali : prétexte pour propager la haine ethnique contre les
Arméniens

Communiqué de presse – 20 février 2015

IHD [ASSOCIATION TURQUE DES DROITS DE L’HOMME] – BRANCHE D’ISTANBUL

Le 19 février 2015, l’Association des droits de l’homme a présenté
au gouvernorat d’Istanbul une pétition avertissant les représentants
de l’Etat que les “Manifestations condamnant le génocide de Khodjali
et le terrorisme arménien” qui se tiendront a Kadıköy, Istanbul,
le 22 février, ont incité a la haine ethnique dès le moment où
elles ont été annoncées.

Les manifestations sont organisées par l’Association de la jeunesse
réformiste en Azerbaïdjan, avec le soutien des branches turques
des Foyers de jeunes et la Plate-forme du Mouvement Touraniste.

Comme notre pétition pour le gouvernorat l’indique, des militants
de la Plate-forme du Mouvement Touraniste photographient et publient
leurs visuels publics, incluant des graffitis, des banderoles et des
affiches dans des endroits centraux d’Istanbul. Dans la déclaration
qu’ils distribuent dans les magasins et que nous joignons a cette
pétition, ils incitent a la violence en traitant les militants contre
le racisme de ” terroristes ”. Des personnes qui demeurent en quelque
sorte perpétuellement ” non identifiées ” écrivent sur les murs
de l’église de Kadıköy des graffitis racistes, tels que ” Vous
êtes soit des Turcs soit des Bâtards ” ou ” Vous êtes tous des
Arméniens, tous des bâtards ”, et suspendent également des drapeaux
représentant le symbole ultra-nationaliste (le loup mythique).

Khodjali n’est qu’un prétexte pour le réel but d’incitation a la
haine ethnique et a l’hostilité contre les Arméniens de Turquie,
comme cela a été globalement observé au cours des manifestations
pour Khodjali, du 26 février 2012 place Taksim. Juste devant les yeux
du ministre de l’Intérieur, sur la place même où il était en train
de faire un discours, les manifestants ont déployé des banderoles
disant : ”Vous êtes tous des Arméniens, vous êtes tous des Bâtards
”, tout en criant des slogans haineux contre les Arméniens.

La collaboration perverse et douteuse entre l’Azerbaïdjan et la
Turquie se concrétise donc : les organisateurs sont capables de
brandir leurs plans pour le 22 février parce qu’ils n’ont pas de
doute sur le fait que les autorités de la République de Turquie
feront preuve de tolérance sans compter a leur égard.

Dans la pétition qui figure dans notre dossier, nous avons rappelé au
gouvernorat que le racisme affiché – tant durant les manifestations
identiques de 2012 que durant la phase d’annonce des manifestations
du 22 février 2015 visant a ” Condamner le terrorisme arménien ” –
constitue un crime au titre de l’article 216 du Code pénal turc sur ”
l’humiliation publique ou l’incitation a la haine et a l’hostilité ”.

Nous avons également souligné que l’incitation a la violence raciste
viole l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme,
qui interdit la discrimination.

Nous avons demandé que le Bureau du gouverneur prenne des mesures
préventives contre les slogans, les écrits, les banderoles, et les
menaces incitant a la haine ethnique ou a l’hostilité ; que, dans
les cas où ils se produisent, toutes les procédures de mécanismes
juridiques soient activées immédiatement après les manifestations,
et que l’Ã~Itat remplisse toutes ses responsabilités avec la plus
grande efficacité.

Nous réitérons aujourd’hui publiquement notre avertissement: Vous,
les fonctionnaires qui vous abstenez de criminaliser des slogans
racistes sur des murs d’église, qui autorisez officiellement ou
officieusement des protestations et des manifestations annoncées a
l’avance par de tels slogans, si vous n’appliquez pas la loi, vous
deviendrez des partenaires du crime qui est publiquement annoncé
a l’avance.

Nous nous adressons au Premier ministre: Vous venez de rendre
hommage a Hrant Dink, en disant de lui qu’il était ” un respectable
intellectuel public anatolien”. Avez-vous oublié que les banderoles
disant ” Maudit soit Hrant Dink ” étaient affichées juste en face
du siège de son journal? Ne vous souvenez-vous pas que le 23 février
2014, un groupe comprenant un certain nombre d’Azerbaïdjanais et se
faisant appeler ” Les soldats d’Alpaslan Turkes ” s’est manifesté
en face du journal Agos devant la porte où Hrant Dink avait été
assassiné? On pouvait lire sur leurs banderoles, ” Longue vie aux
Ogun Samast ”, ” Maudits soient les Hrant Dink ”, ” Nous saluons
l’Azerbaïdjan et poursuivons la lutte ”. Nous avions alors aussi
déposé une plainte pénale. Vos procureurs n’ont pas levé le
petit doigt.

Aux soi-disant ONG de l’Etat d’Azerbaïdjan, pays où les journalistes
d’opposition pourrissent en prison et les honnêtes intellectuels
publics sont abandonnés a des menaces mortelles de lynchage, nous
demandons: Que faites-vous en Turquie? Quel projet vous amène a
Istanbul? Personne ne croit que vous pleurez ceux qui ont été tués
a Khodjali; ce n’est pas en leur mémoire que vous combattez. Vous
venez en Turquie pour soutenir des anti-Arméniens et menacer les
Arméniens de Turquie, qui n’ont aucun lien avec Khodjali.

Un mot pour les semeurs de haine en Turquie, qui unissent leurs forces
avec des Azerbaïdjanais anti-arméniens: épargnez-nous vos mensonges.

Vous ne vous souciez pas de Khodjali. Vous ne vous êtes jamais
soucié de Khodjali. Votre véritable intention est d’intimider les
Arméniens de Turquie, et tous les peuples non-turcs, non-musulmans,
et d’aggraver l’insécurité de leur existence.

L’existence même des défenseurs des droits de l’homme est justifiée
par la cause de la résistance et du combat contre les atrocités et
les persécutions en Turquie et dans le monde. Cependant, il incombe
encore une fois aux défenseurs des droits de l’homme de lutter
contre ceux qui exploitent les atrocités et la douleur de victimes,
a leurs propres fins pour transporter la violence raciste au-dela
des frontières.

Nous, défenseurs des droits humains, invitons tout le monde a
s’unir et a faire bloc contre le racisme, la violence raciste, la
discrimination et la haine, afin de montrer que vous êtes seuls dans
vos projets, afin de vous isoler dans la société et de vous exposer
devant la conscience publique.

Une fois de plus, nous rappelons aux représentants de l’Etat qu’ils
seront tenus pour responsables de l’étalage public de haine ethnique,
dont les cas les plus sanglants ne sont que trop frais dans notre
mémoire.

IHD [ASSOCIATION TURQUE DES DROITS DE L’HOMME] – BRANCHE
D’ISTANBUL COMITÃ~I CONTRE LE RACISME ET LA DISCRIMINATION
HUMAN RIGHTS ASSOCIATION ISTANBUL BRANCH Katip Mustafa Celebi
Mah. Cukurlu CeÅ~_me Sk Bayman Apt No: 2/1 Taksim İstanbul E-mail:
İ[email protected]/

L’Association des Droits de l’Homme (HRA) est un organisme bénévole
non gouvernemental et indépendant. Fondée par 98 militants des droits
de l’homme en 1986, l’Association compte aujourd’hui 28 succursales,
quatre bureaux de représentation, et 10 938 membres. La HRA, plus
ancienne et plus grande association des droits humains en Turquie,
a pour “seul et explicite objectif de travailler pour les droits de
l’homme et des libertés “.

Traduction Collectif VAN – 22 février 2015 –

* Alparslan TurkeÃ…~_ (20 novembre 1917 – 4 avril 1997) est un homme
politique turc et fondateur du parti nationaliste Milliyetci Hareket
Partisi (MHP) en Turquie (Parti d’action nationaliste) et des partis
qui ont précédé celui-ci, dont les idéologies sont un nationalisme
pan-turc.

Lire aussi:

Dossier du Collectif VAN : L’Azerbaïdjan, une dictature nationaliste
et négationniste

Attaques antiarméniennes a Istanbul

TÃ~ILÃ~ICHARGER : Communiqué de presse de l’IHD en anglais

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=85984
www.collectifvan.org
www.ihdistanbul.com
www.collectifvan.org

2015 : Cap Sur Les Reparations Du Genocide Armenien

2015 : CAP SUR LES REPARATIONS DU GENOCIDE ARMENIEN

Publie le : 23-02-2015

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
propose cet article de Raffi Kalfayan, juriste, ancien secretaire
general de la Federation internationale des ligues des droits de
l’homme (FIDH) publie sur le site Repair le 12 fevrier 2015.

Repair

jeudi 12 fevrier 2015

Point de vue de la Diaspora

2015 : cap sur les reparations du Genocide Armenien

Raffi Kalfayan Juriste, ancien secretaire general de la Federation
internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH)

L’annee 2015 est a la fois l’annee des opportunites pour la cause
armenienne mais aussi celle de tous les dangers pour la politique
interieure et exterieure de l’Armenie. Or, les initiatives sur le
front de la cause armenienne requièrent un consensus transnational
armenien. Pour l’heure, les attentes, très fortes, de la diaspora
sont sensiblement decues tant par l’absence d’anticipation que par le
manque de visibilite des actions entreprises, que ce soit par l’Etat
armenien, les principales institutions politiques de la diaspora,
mais aussi, par le comite unifie du centenaire ; ce qui n’est point
une surprise : cela fait plus de deux ans que des voix s’elèvent en
diaspora pour denoncer l’absence de leadership, la passivite, et la
neutralisation des bonnes volontes.

Les militants ayant horreur du vide, des initiatives diverses,
nourries de bonnes intentions, prolifèrent, grâce a des financements,
qui ne sont pas totalement fortuits ni denues precisement d’objectifs
politiques de la part des sources bienfaitrices. Ces activites sont
principalement axees sur les pretendus dialogue et reconciliation
entre les societes civiles turque et armenienne, comme si tout
un chacun avait besoin de ces programmes pour dialoguer. D’autres
initiatives, plus audacieuses, certes, mais encore plus sujettes
aux manipulations, tels les groupes representant pretendument
l’Armenie occidentale essayent d’entrer en negociation directe
avec les autorites turques. Enfin, les declarations associatives
ou individuelles en diaspora comme en Armenie se multiplient dans
tous les sens. La plupart paraissent cependant aussi irrealistes
politiquement qu’infondees en droit.

Sans entrer dans le detail, il est utile de rappeler certaines
evidences juridiques. Les crimes commis sur la population armenienne
ne peuvent plus faire l’objet d’un procès penal : les organisateurs,
auteurs ou complices des massacres sont tous morts ; leurs victimes
et les temoins aussi. Par ailleurs, les procès ottomans de 1919 (>) ont deja juge et condamne les principaux
responsables des crimes de masse commis a l’encontre de la population
armenienne dans l’Empire ottoman. Deuxièmement, la Cour internationale
de justice est un tribunal interetatique dont seuls les Etats-parties,
l’Assemblee generale des Nations Unies ou le Conseil de securite
peuvent se saisir. La double question qui se pose alors est la suivante
: le genocide armenien de 1915-1916 est-il un differend entre l’Etat
turc et l’Etat armenien ? Rappelons que ce dernier n’existait pas a
cette epoque. A supposer qu’il [l’Armenie] soit accepte comme sujet
de droit, et qu’on lui reconnaisse son interet a agir, quels moyens
en droit mettrait-il en avant ? Rappelons ici que toute procedure
requiert que l’Etat adverse accepte le principe et les termes de la
saisine, sauf a ce que cela lui soit impose par les Nations Unies ou
le Conseil de securite. Cette procedure suppose, dans tous les cas,
que la responsabilite internationale de l’Etat turco-ottoman soit
etablie dans les massacres et deportations commis en 1915-1916 ;
un element qui sera conteste par la Turquie, mais dont les preuves
existantes sont suffisantes.

En parallèle, nous constatons que les actions en reconnaissance du
genocide armenien par des gouvernements ou des parlements etrangers
ont marque le pas ces dix dernières annees ; le discours apaisant
de la Turquie et les protocoles armeno-turcs d’octobre 2009 ne sont
pas etrangers a ce resultat. A la veille de 2015, nous assistons a
un regain d’activites mais dans des forums sans grande importance
strategique, et le phenomène promet d’etre ephemère et illusoire pour
deux raisons principales.

La première tient au fait que la Turquie ne veut pas admettre et combat
avec force moyens financiers et diplomatiques toute reconnaissance
juridique de ses crimes sous le qualificatif de genocide ou de crime
contre l’humanite. Elle prefère evoquer les souffrances endurees par
la population armenienne et le caractère inhumain des transferts
de populations pendant la periode troublee de la première guerre
mondiale. En admettant de facto la qualification et la culpabilite de
> (crimes ayant deja une realite juridique en
1915, meme s’ils n’etaient pas codifies de manière extensive), elle
se donne ainsi les moyens d’elaborer une demande reconventionnelle en
reparation des dommages subis par la population turque musulmane dans
l’est anatolien, du fait des actions de bandes armees armeniennes ou de
legions armeniennes soutenues par l’armee russe ; des evenements reels
qui ne sont bien evidemment pas pertinents pour la periode 1915-1916,
mais, qui, replaces dans le cadre plus large de la guerre 1914-1918,
constitueraient des motifs suffisants pour appuyer leur demande.

La seconde raison tient au fait que la Turquie reste plus que jamais,
actuellement, un pilier incontournable de la diplomatie internationale,
en particulier au proche et au moyen Orient. A ce titre, les
Etats-Unis, Israël, et la Grande Bretagne (voir la note emise par
le Foreign Office le 9 decembre 2014), d’une part, et la Russie,
d’autre part, en competition pour s’imposer diplomatiquement dans
cette region, maintiennent bon gre mal gre un partenariat strategique
avec la Turquie. Il y a donc peu d’espoir pour que ces pays modifient
leur ligne de conduite et engagent par eux-memes des actions, ou
soutiennent celles de l’Armenie, en faveur de la reconnaissance
politique du genocide.

Cette impunite de fait offre a la Turquie l’opportunite de renforcer
son entreprise de negation du genocide et de dissemination de sa
version falsifiee de l’histoire. L’irruption de l’Azerbaïdjan dans
cette entreprise a renforce les capacites de nuisance de la Turquie,
meme si le caractère haineux, raciste et extremiste de la politique
azerbaïdjanaise envers les Armeniens gene de plus en plus la Turquie.

Les forces politiques en diaspora admettent plus ou moins l’enlisement
du processus de reconnaissance du genocide armenien dans le monde ;
l’inegalite des moyens etatiques et financiers est criante. Cette
reconnaissance etait pourtant largement acquise auprès des opinions
publiques et des milieux scientifiques dans le monde, et 2015 en sera
le point d’orgue. Le problème se pose deja pour l’après-2015. Il se
pose aussi dans une certaine mesure pour 2015, car la Turquie fait
tout son possible pour contrecarrer la portee mediatique et politique
de la commemoration des massacres et deportations de 1915-1916. Ses
initiatives ont demarre bien en amont.

Le dialogue et la reconciliation : tactique doublement gagnante pour
la Turquie

Cette strategie a demarre en 2004, lorsque la Turquie etait engagee
dans son entreprise de seduction de l’Union europeenne. Elle en a
compris tout l’interet strategique, et les Etats Unis et la Commission
europeenne, directement interesses a un retablissement de relations
diplomatiques et a un rapprochement entre les societes civiles des
deux pays en ont apporte les financements. Pour les Occidentaux,
cette strategie vise a marginaliser les pretendus extremistes de
la diaspora pour privilegier un dialogue direct avec une Armenie
affaiblie. Pour l’ > avide d’aides financières,
cela represente une manne directe et immediate (rien que pour l’annee
2015, environ 2 millions EURO ont ete donnes a des ONG armenienne et
turque). La Turquie en tire le dividende politique.

Ce processus detourne en effet la partie armenienne des problèmes
politiques qui constituent le fond du differend. Par ailleurs ces
initiatives ne touchent qu’une frange infinitesimale de la population
turque, ce qui sur une longue duree, en tenant compte du dynamisme
demographique et economique de la population turque, tournee vers
l’avenir plutôt que sur son passe, fragilise les effets hypothetiques
sur lesquels certains Armeniens misent.

Les programmes de dialogue et d’echange interculturel et
intercommunautaire sont finances par l’Union europeenne et les aides
publique ou privee americaines, mais aussi, ce qui est plus recent,
par des fondations privees armenienne et turque. Ces programmes
n’existeraient pas sans ces aides. Nous pouvons lire ces dernières
semaines des declarations d’autosatisfaction, y compris de la part
de militants sincères de la cause armenienne, sans que l’impact
de ces initiatives ne soit veritablement demontre ni mesure
(outreach). Il conviendrait a ce propos que la recrudescence de
la propagande negationniste et l’activisme politico-juridique des
elements paraetatiques turcs ne soient pas occultes ; Rappelons que
cet activisme politico-juridique s’est manifeste en France a travers
des procès intentes a des militants de la cause armenienne ou a des
parlementaires amis de celle-ci. Aux Etats Unis, où les > (watchdogs) de la thèse officielle turque sur le genocide
armenien sont institutionnellement organises, il se manifeste de
manière systematique, politiquement et juridiquement dans la vie
publique americaine, et paradoxalement tetanise les Universites.

L’attaque deborde le seul debat relatif au genocide ; les scribes a
la solde de l’Etat turc presentent les Armeniens comme antisemites
dans la presse americaine et israelienne.

Autre effet indirect de ces plateformes programmatiques, elles ont
permis a la Turquie, d’une part, de collecter des renseignements
et des reflexions utiles pour alimenter ses analyses strategiques,
et, d’autre part, d’identifier certains Armeniens de diaspora, avec
lesquels la Turquie a decide d’engager cette fois-ci de manière
officielle une forme de cooperation plus directe (voir l’editorial
d’Harout Sassounian du 10 avril 2012). Ce phenomène, qui a demarre
aux Etats Unis a commence plus tardivement en Europe, mais il est
maintenant en ordre de bataille.

Enfin, l’action diplomatique de la Turquie revet les apprets d’un
discours apaisant et d’ouverture : le rappel du souvenir des annees > de la cohabitation dans l’Empire ottoman, l’expression
d’une >, et meme la reconnaissance du caractère
inhumain des deplacements de la population armenienne. Ce scenario
n’est pas nouveau (il existe depuis au moins huit ans), mais sa mise en
scène progressive cache une menace, reelle, celle d’une reconnaissance
publique et officielle a minima, comme celle qui se profile depuis
quelque temps deja, celle des excuses pour les souffrances endurees
par les populations armeniennes pendant la première guerre mondiale,
accompagnee de la restitution des proprietes et edifices appartenant
aux institutions religieuses armeniennes ; Un decret gouvernemental
a deja resolu, en 2011, le cas des proprietes et biens appartenant
aux fondations des minorites religieuses et culturelles armeniennes
(les Vakfi, institutions creees par edits imperiaux) en exigeant la
restitution des biens qui sont entres dans leur capital entre 1936
et 2007 et qu’on leur avait confisques a partir de 1974.

La Turquie pourrait aisement convaincre les gouvernements etrangers
que ces excuses et restitutions constituent un compromis honorable
et suffisent a rendre justice, ce qui placerait la nation armenienne
desireuse d’obtenir plus dans une position très difficile. Pour eviter
une telle issue et ne pas laisser la Turquie dicter seule l’avenir,
une strategie offensive s’impose du côte armenien. Elle doit anticiper
et mobiliser et faire l’objet d’un consensus pan-armenien. 2015
represente une formidable fenetre d’opportunites politiques pour
s’engager precisement dans cette direction et abandonner la politique
reactive et defensive. Mais la fenetre est etroite et il ne faut
pas la manquer. C’est l’occasion de deplacer la bataille politique
et diplomatique sur un nouveau terrain, de rappeler aux grandes
puissances : USA, France, Grande-Bretagne, Russie, mais en premier
l’Allemagne leurs dettes et obligations, et d’exploiter la diaspora
comme fer de lance de cette nouvelle politique. L’Etat armenien est
contraint diplomatiquement par le conflit lie au Nagorno-Karabagh
(la Turquie conditionne l’ouverture de sa frontière ou la ratification
des protocoles avec l’Armenie a l’evacuation de certains territoires)
et par sa dependance totale vis-a-vis de la Russie ; un partenaire
dominant qui vient de signer un partenariat strategique au niveau
politique et economique regional avec la Turquie.

La diaspora, qui est soit endormie, soit lassee des impasses politiques
sur le plan de la politique interieure comme exterieure de l’Armenie,
dans sa quete permanente de justice attend une action d’envergure
qui ouvrirait de nouvelles perspectives militantes et politiques ;
mais aussi une occasion de mobiliser chaque famille, et de faire
travailler intelligemment en etroite coordination les forces politiques
et diplomatiques d’Armenie et de diaspora.

Le lancement d’un processus de demande en reparations est l’option
politique et juridique qui repond a ces attentes et critères. Il
permettrait de se desengager de la double impasse actuelle que sont
le caractère illusoire d’une reconnaissance politique officielle du
genocide par la Turquie, d’une part, et la difficulte qu’il y a, sur
le plan strictement juridique, a qualifier les massacres et atrocites
de 1915 de genocide, d’autre part.

Les reparations sont la > de la cause
armenienne1

Le moyen strategique qui s’impose est celui d’engager, sur plusieurs
fronts, des initiatives juridico-politiques visant a obtenir des
reparations. Il ne serait pas judicieux d’evoquer publiquement et
de livrer a l’adversite les objectifs, les moyens et les arguments
juridiques qui les sous-tendent. Il convient cependant de relever
plusieurs idees recues, totalement erronees sur cette question.

La première consiste a croire que la reconnaissance officielle du
genocide par la Turquie en tant que crime qualifie comme tel est
une condition necessaire pour initier des demandes en reparations
financières et morales pour les crimes commis en 1915-1916 par l’Etat
turco-ottoman, et pour les dommages causes aux biens et richesses
de la nation armenienne a travers les spoliations, destructions et
confiscations. Il n’en est rien en droit international public. Le
crime d’Etat est etabli et peut etre prouve et quel que soit sa
qualification, il ouvre droit a reparation a ses victimes, ou plutôt,
cent ans après, aux ayants droit de ces dernières. La deuxième
idee fausse est que la Turquie craindrait plus les revendications
territoriales armeniennes que les demandes en reparations. Les
Armeniens ne doivent pas se mentir a eux-memes. L’Armenie est un
micro-Etat, deja englue dans un conflit militaire avec l’Azerbaïdjan,
et confronte a une grogne montante sur le plan interieur. A-t-elle
aujourd’hui une puissance politique et militaire qui puisse soutenir
de telles revendications ? l’Armenie ne trouverait par ailleurs pas
d’alliances dans cette entreprise.

Les solutions existent et un plan d’actions juridico-politiques
est meme pret, y compris dans ses aspects operationnels. Des
groupes d’etudes, complementaires les uns des autres : Armenian
Genocide Reparations Study Group (AGRSG) et Armenian Genocide
International Reparation (AGIR) en diaspora, et en Armenie le
Groupe d’etude juridique sous la coordination du President de la
Cour constitutionnelle d’Armenie, ont travaille sur le sujet. Le
Catholicos Aram I a, de son côte, organise une importance conference
sur le sujet a Beyrouth en 2012.

La strategie doit reposer sur des bases juridiques solides et lucides
et ne pas compter sur le soutien de pays tiers. Elle doit etre
elaboree de telle manière qu’elle ne puisse porter prejudice ni aux
revendications territoriales de l’Armenie (L’Etat etant le seul sujet
de droit pouvant agir sur cette question, en droit international), ni
aux actions continues de reconnaissance politique du genocide par la
Turquie ou par d’autres pays. Cette qualification, comme nous l’avons
dit plus haut, n’est pas une condition necessaire pour demander des
reparations. Par ailleurs, le concept de reparation est très large et
contient des aspects materiels et moraux. Les aspects moraux incluent
entre autres la reconnaissance de culpabilite, la demande de pardon,
l’arret de la negation des faits, une politique educative appropriee.

Pour bien comprendre que l’enjeu pecuniaire est autrement plus
contraignant et inquietant pour l’Etat turc, il suffit d’observer les
montants des indemnisations obtenues de l’Allemagne par l’institution
mise en place par les Juifs survivants de l’Holocauste (la Claims
Conference), soit 60 milliards de dollars, et du resultat de la
negociation directe et parallèle entre l’Etat d’Israël et l’Allemagne,
soit 3 milliards de deutschemarks en 1952, au titre et pour le compte
des victimes n’ayant pas d’heritiers. Les demandes d’indemnisation
se poursuivent encore aujourd’hui (cf. l’accord SNCF/Le gouvernement
des Etats Unis). Une fois le processus lance, le champ des requetes
possibles depasse l’imagination.

L’etude publiee par Armenian Genocide Reparations Study Group (AGRSG),
qui s’est attachee a definir et a mesurer les reparations dans toutes
ses dimensions dans le cas du genocide armenien, a fait une première
estimation des dommages, en actualisant les montants indiques dans
les conferences preparatoires au Traite de Sèvres (1920), avance
un montant d’indemnisation proche des 100 milliards de dollars. Des
methodes plus modernes de calcul permettront d’affiner ces chiffres.

Ces derniers sont bien presents dans l’esprit des dirigeants turcs,
mais aussi chez les > turcs proches des Armeniens,
qui evacuent vite la question d’un revers de la main quand elle est
abordee. La strategie doit appuyer la où cela fait mal. Cela necessite
d’avancer de manière dûment reflechie et structuree. En droit, rien
n’est simple, ni le sens des mots ni l’interaction entre principes,
surtout quand s’y melent, en l’espèce, droit local, droit regional
et droit international. Le droit ecrit est de surcroît soumis a
l’interpretation des hommes qui rendent justice, avec toutes les
incertitudes et erreurs qui peuvent accompagner leur jugement. La
justice internationale est particulièrement liee aux relations
internationales. Les recours deposes aux Etats Unis dans l’affaire
Movsesian et autres ont montre les limites de la justice federale
quand la diplomatie s’en mele.

La question qui se pose alors est : si tout est pret, pourquoi aucune
demarche ou decision politique a la hauteur des enjeux n’ont encore
ete annoncees ?

La situation politique, economique et sociale du pays atteint un etat
de desolation sans pareil : la guerre avec le voisin azerbaïdjanais a
repris sur les lignes frontalières et le rapprochement de l’Azerbaïdjan
avec la Russie et la Turquie ne peut qu’inquieter ; l’adhesion,
dans des conditions humiliantes, a l’Union economique eurasienne,
sous la pression de la Russie, a consacre la rupture d’un equilibre
diplomatique entre blocs mais il se traduit deja par une menace de
chaos economique et monetaire ; la Russie entrainant l’Armenie dans
sa descente aux enfers. La grogne economique et sociale a l’interieur
pousse, en raison de l’inflation des prix, et le nombre de candidats a
l’emigration augmente encore. Pour couronner le tout, il est observe un
regain de repression des droits et libertes politiques. Par mimetisme
du modèle russe, les attaques physiques sur les militants et opposants
et les arrestations de manifestants ont repris et l’Armenie elabore
des lois liberticides visant a contrôler les sources de financement
des ONG et les sources d’information des journalistes.

C’est donc dans un tel contexte qu’il faut reunir un consensus national
sur le plan d’actions juridico-politiques. La prochaine echeance qu’il
conviendra d’observer est le 29 janvier 2015, date de la prochaine
assemblee plenière du comite du centenaire. Les speculations sur la
venue d’une haute autorite turque aux commemorations du 24 avril a
Erevan ne font que renforcer la pertinence et l’urgence d’une annonce
officielle de lancement de la campagne de demandes en reparations.

Cet article a ete publie dans Les Nouvelles d’Armenie Magazine du 19
decembre 2014.

1. Reparations: The New Frontier of the Armenian Cause and its
Challenges

Source/Lien : Repair

From: Baghdasarian

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=85989
www.collectifvan.org

Swedish Professor: What Happened In The Ottoman Empire Was Genocide,

SWEDISH PROFESSOR: WHAT HAPPENED IN THE OTTOMAN EMPIRE WAS GENOCIDE, NOT DEPORTATION

13:23, 23 Feb 2015
Siranush Ghazanchyan

On February 19 the Radio Sweden spoke to Sweden’s leading experts
in international law, Professor Emeritus Ove Bring, an author of a
number of monographs and publications on genocide.

In an interview with Radio Sweden, Professor Bring presented the
situation in Ottoman Turkey during the years of the Armenian Genocide.

He noted that the Ottoman Government faced the task of assimilating
the Armenians and other Christian minorities living on the territory
of the Empire, and did it through genocide, availing itself of the
opportunity provided by the World War First.

The Professor presented the process of the genocide, noting that
first the intellectuals were arrested and killed, after which the
other part of the population – mostly women, children and elders –
was deported and sent to death.

Ove Bring underlined that what happened in the Ottoman Empire was
genocide, not just deportation, as deportation envisages re-settlement
of groups of people, provision of necessary conditions and dwelling.

In conclusion the Professor said an estimated 1-1.5 million Armenians
died as a result of the genocide. “It’s because of the genocide that
Armenians are spread all over the world today,” he concluded.

http://www.armradio.am/en/2015/02/23/swedish-professor-what-happened-in-the-ottoman-empire-was-genocide-not-deportation/