Protestation De Nazapek Devant De Theatre Adyar De Paris

PROTESTATION DE NAZAPEK DEVANT DE THEATRE ADYAR DE PARIS

COMMUNIQUE DE NAZARPEK JEUNESSE HENTCHAKIAN

Une fois de plus, le clan Aliyev a le culot d’organiser, en France,
des evenements aussi infâmes que fallacieux.

Cette annee, ce n’etait pas dans une eglise, mais dans un theâtre
cossu du 7ième arrondissement de Paris, le theâtre Adyar, que
l’European Azerbaijan Society (TEAS), commemorait >.

A coup de Petrodollars, les Azeris croient pouvoir s’installer dans
une organisation diasporique sous le signe du Soft Power.

Mais personne n’est dupe. Le beau monde n’est plus au rendez-vous et
ce ne sont que très peu de personnes et quelques jeunes loups Azeris,
qui assistaient a ce concert.

Les Jeunes de NAZARPEK etaient la pour exprimer leur indignation face
a ce genre d’evenement negationniste et pour marquer leur solidarite
avec Leyla Yunus, militante des Droits de l’Homme emprisonnee en
Juillet 2014 par la repression Azerie et tous les opprimes de cette
guerre qui prend en otage la population Azerie et Armenienne et qui
n’arrange que le clan $$ALIYEV$$.

Les jeunes etaient presents avec des pancartes où les passants
pouvaient lire :

From: A. Papazian

Racisme Ordinaire Antiarmenien En Turquie

RACISME ORDINAIRE ANTIARMENIEN EN TURQUIE

TURQUIE

La commemoration des evènements de Khodjaly qui ont eu lieu le 26
Fevrier 1992 a encore mene a une rhetorique raciste et discriminatoire
contre les Armeniens en Turquie.

Des panneaux en faveur d’Ogun Samast [l’assassin de Hrant Dink] ont
ete plantes a Istanbul et des affiches contenant des incitations a la
haine contre les Armeniens ont ete installees dans differentes villes.

Les affiches indiquaient >.

Des bannières racistes et ultranationalistes ont aussi ete accroches
a Ordu et Manisa.

mardi 24 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=108431

Confrontation Sarkissian-Tsaroukian : Robert Kotcharian Arbitre ?

CONFRONTATION SARKISSIAN-TSAROUKIAN : ROBERT KOTCHARIAN ARBITRE ?

ARMENIE

La > entre Serge Sarkissian et Gaguik Tsaroukian,
president formel de la deuxième formation politique, Armenie
prospère, monopolise l’actualite armenienne. Alors que les leaders
des trois partis d’opposition, Armenie prospère, CNA et Heritage,
s’etaient reunis dans la soiree du 15 fevrier et avaient decide a
cette occasion d’organiser un rassemblement national >
le 20 fevrier prochain (cf. revue du 16.02), la mairie d’Erevan a
fait part de son refus d’autoriser cette manifestation, en invoquant
certaines clauses de la loi sur la liberte de rassemblement (delai de
preavis). Les quotidiens annoncent par ailleurs la defection de deux
deputes entrepreneurs d’Armenie prospère, Aragats Akhoyan et Karo
Karapetian, et n’excluent pas que d’autres deputes ou membres de ce
parti fassent de meme. Vartan Oskanian, ancien ministre des AE affilie
a Armenie prospère a ecrit sur Facebook que si le dirigeant de leur
parti, Gaguik Tsaroukian, etait prive de son mandat parlementaire,
lui et d’autres partisans de M. Tsaroukian, dont Naïra Zohrabian,
secretaire du parti, allaient entamer un sit-in, voire une grève
de la faim. Par ailleurs, RFE/RL fait etat de l’arrestation, ce 17
fevrier, d’un representant d’Armenie prospère, Arthur Mamoyan, chef
de la permanence du parti dans le district Nor-Nork d’Erevan. La
Police a evoque le . Selon RFE/RL, citant une deputee d’Armenie prospère, Elinar
Vardanian, plusieurs representants du parti auraient ete interpelles
par la police a travers le pays. Elle a denonce des > rappelant les annees staliniennes. La maison d’un autre depute du
parti, Roustam Gasparian, aurait ete perquisitionnee. 168 Jam estime
que plus les repressions se poursuivent contre Armenie prospère,
plus le rassemblement du 20 fevrier risque d’etre important. Ce
journal craint la dispersion par la force du prochain rassemblement,
ce qui conduirait l’Armenie a une crise.

Par ailleurs, les commentaires de l’ex-president, Robert Kotcharian,
sont largement rapportes. Ce dernier a declare >. Selon M. Kotcharian,
si le President misait sur le fait qu’en faisant pression sur Gaguik
Tsaroukian, l’on reussirait a scinder son parti politique, alors
l’objectif n’a pas ete atteint. Au contraire, des signes clairs de
consolidation de l’opposition sont evidents, qui se traduisent par
une radicalisation du vocabulaire et des objectifs. M. Kotcharian a
qualifie les arguments (du President Sarkissian) contre G. Tsaroukian
de > et ajoute que, desormais, toute action contre
le president d’Armenie prospère sera consideree comme une persecution
politique denuee de toute legitimite. Selon lui, compte tenu du niveau
de tension sociale et du degre de mecontentement dans le pays, ainsi
que de la grande popularite dont jouit le president d’Armenie prospère,
plus les autorites persistent dans leurs actions, plus forte sera
la consolidation de l’opposition contre elles et plus reelle sera la
perspective d’affrontements politiques. >. Robert Kotcharian a propose aux autorites de s’abstenir
de toute action administrative contre le leader d’Armenie prospère,
puisque leurs intentions envisagees ne s’inscriraient pas dans le
cadre de la constitution et seraient susceptibles de pousser Armenie
prospère et les autres partis d’opposition a organiser des actions
de rue dont les consequences pourraient etre imprevisibles. >, a-t-il conclu.

Reagissant aux commentaires de l’ex-president, Vahram Baghdassarian,
chef du groupe parlementaire du parti Republicain, s’est etonne de
ses declarations >, après avoir > Gaguik
Tsaroukian [a des actions irreflechies]. Le pro-gouvernemental Hayots
Achkhar rappelle que, lors de son mandat, l’ex-president n’a pas
hesite non plus a recourir a la repression. Et de s’etonner pourquoi
l’ex-president gardait le silence lorsque M. Tsaroukian menacait de
renverser le pouvoir et se livrait au chantage. Selon Aravot, Robert
Kotcharian ne cherche meme pas a cacher qu’il a ete le mentor de G.

Tsaroukian.

Dans un entretien avec 168 Jam, Hayk Martirossian, docteur en sciences
politiques a la Sorbonne, estime que Robert Kotcharian se trouve
derrière toutes les actions de G. Tsaroukian. R. Kotcharian est, selon
lui, l’unique homme a qui M. Tsaroukian doit sa fortune. Selon lui,
Tsaroukian, aveugle par sa richesse et sa puissance, a perdu le sens
de la realite et a ete manipule par Kotcharian, en devenant ainsi
incontrôlable par les autorites. M. Martirossian laisse presager
des affrontements en Armenie et deplore que la societe armenienne
doit choisir entre le > et le >, a tel point la
scène politique armenienne est devastee. A ses yeux, le >
est l’oligarchie.

Au Lit Avec Notre Ennemi : La Russie Vend Des Armes A L’Azerbaidjan

AU LIT AVEC NOTRE ENNEMI : LA RUSSIE VEND DES ARMES A L’AZERBAIDJAN

Analyse

Par David Boyajian

La Russie a vendu ces dernières annees quelques 4 milliards de
dollars d’armement moderne a l’Azerbaïdjan, et ces ventes devraient
probablement continuer.

On y trouve des missiles S-300 de defense anti-aerienne, des
helicoptères de combat Mi-35M, des tanks T-90, des missiles antitank
Kornet, de l’artillerie motorisee MSTA-S de 152 mm, et le très
destructeur Système Multiple Lanceur de Roquettes Smerch.

Depuis la defaite de l’Azerbaïdjan dans la guerre du Karabagh, ses
leaders ont declare leur intention de s’emparer de l’Artsakh par la
force. Il y a regulièrement des tirs azeris a travers la ligne de
cessez-le-feu et des tentatives de franchissement. Ils ont exprime des
revendications territoriales sur l’Armenie et vont jusqu’a pilonner
des villages armeniens. L’Armenie et la Russie sont alliees et ont
un traite mutuel de defense. Les troupes russes participent a la
surveillance de la frontière de l’Armenie avec la Turquie. L’Armenie
est le seul allie de la Russie dans le Caucase. Pourquoi cette
fourniture d’armes sophistiquees a un pays qui n’est pas seulement
ennemi de l’Armenie mais de plus hostile aux interets russes ?

Ventes a l’Ennemi

Les ventes d’armes genèrent des profits immediats pour la Russie
outre des revenus reguliers en pièces de rechange et futures versions
nouvelles. L’armee russe peut aussi avancer l’argument qu’elle saurait
mieux, en cas de conflit avec l’Azerbaïdjan, contrer des armes qui sont
les siennes en propre. Peut-etre la Russie insère-t-elle secrètement
des vulnerabilites materielles et logicielles dans les armes azeries
pour les neutraliser le cas echeant ?

La Russie soutient que si la Russie ne vendait pas des armes a
l’Azerbaïdjan, d’autres pays le feraient. Et cependant Bakou a achete
des armes ailleurs : pour 1,6 milliards de dollars, Israël lui a fourni
des drones Hermes et des missiles antitanks Spike ; d’autres marches
importants ont ete passes avec la Belarus, la Turquie et l’Ukraine.

Ayant rendu l’Azerbaïdjan en partie dependant de l’armement russe,
Moscou se considère comme une option pour les Azeris, eloignant leurs
velleites d’adhesion a l’Otan, et de fournir l’Occident en gaz et en
petrole. Les Azeris sont-ils credules a ce point ? Bakou ne fait que
gagner du temps dans l’attente, avec la Turquie et l’Otan, du moment
où elle pourra envoyer, dans le bas-ventre fragile de la Russie, un
vigoureux coup de pied. La Russie vend-elle des armes a l’Azerbaïdjan
parce qu’elle est contrariee par les bonnes relations que l’Armenie
entretient avec les USA, l’Union Europeenne et l’Otan ? Probablement
pas. Le Russie a toujours trouve des facons radicales d’exprimer sa
mauvaise humeur, comme une hausse des tarifs de gaz naturel.

Mais, dit la Russie, il ne faut pas que l’Armenie s’inquiète, parce
qu’elle vend des armes defensives a Erevan, d’après ce qu’elle dit au
meilleur prix, qui neutralisent les armes offensives que Bakou achète.

Bien que les Armeniens soient pour l’instant en position de force en
Artsakh, des armes defensives sont-elles adaptees a celles, offensives,
de l’Azerbaïdjan ? Et l’Armenie dont l’economie est 13 a 20 % seulement
de celle de l’Azerbaïdjan, peut-elle les financer ?

Erevan ne peut payer au comptant, mais elle peut payer en usines,
infrastructures et biens immobiliers, en matières premières ou par
la dette. Cela augmente la mainmise deja considerable de la Russie
sur l’Armenie. Et notons qu’elle profite de la vente aux deux parties.

Les Trahisons Russes

Bien sûr la Russie ne veut pas que l’Azerbaïdjan (ou la Turquie)
envahisse l’Armenie. Cela creerait un corridor pan- turc depuis la
Turquie jusqu’en Azerbaïdjan. Les USA et l’Otan l’emploieraient pour
dominer le Caucase, la Mer Caspienne et probablement l’Asie Centrale
turcophone.

Le cas de l’Artsakh est different. Il n’a aucun accord militaire avec
la Russie. Il est sûr que Moscou ne se soucierait pas d’une invasion de
l’Artsakh parce qu’en soi, cela ne creerait pas de corridor pan- turc.

La Russie pourrait meme vouloir une nouvelle guerre d’Artsakh qui
reduirait a neant les infrastructures energetiques de l’Azerbaïdjan
et detruirait gazoducs et oleoducs installes juste au nord de la
frontière de l’Artsakh. Ou selon ce que Bakou pourrait offrir a
Moscou en echange, la Russie pourrait meme aider l’Azerbaïdjan a
defaire l’Artsakh.

Après tout, la Russie Sovietique des lendemains de la Première Guerre
Mondiale, avait donne l’Artsakh et le Nakhitchevan a l’Azerbaïdjan,
cede des terres armeniennes a la Turquie, et fourni des armes aux
forces turques de Kemal Ataturk.

La Turquie s’etait par la suite dressee contre la Russie et avait
finalement rejoint l’Otan, tandis que les Azeris restaient hostiles
envers Moscou. Azeris et Turcs se sont joues des Russes.

Quelques Armeniens disent que les Bolcheviques juifs, contrairement aux
nationalistes orthodoxes russes, qui pense-t-on contrôlent aujourd’hui
la Russie, etaient responsables de ces desastres pour l’essentiel.

Quoiqu’il en soit, les ventes d’armes a l’Azerbaïdjan et les contrats
massifs de gaz naturel avec la Turquie rappellent aux Armeniens les
trahisons russes passees.

La Securite de l’Armenie et de l’Artsakh

On comprend que pour faire obstacle a d’autres trahisons russes,
et pour des raisons economiques, scientifiques, pedagogiques et
religieuses et culturelles, l’Armenie maintienne des relations amicales
avec les USA et l’Europe.

L’Armenie ne peut pas, cependant, compter sur les USA et l’Otan pour
sa securite militaire. L’Otan voit la Turquie pas seulement plus
pesante que l’Armenie, mais aussi comme le cheval a enfourcher pour
galoper dans le Caucase, dans la region caspienne et ailleurs.

L’Armenie, par consequent, s’allie avec la Russie. Sans l’Armenie,
bien sûr, la Russie perdra le Caucase et ben plus au profit de l’Otan.

Comme Moscou aspire un jour ou l’autre a diriger les pays eurasiens,
elle essaie, en vain, il n’y a pas de doutes, d’inflechir les tendances
prooccidentales de la Turquie et l’Azerbaïdjan. N’y parvenant pas,
la Russie espère que de telles relations rapporteront, a plus ou
moins court terme, certains gains economiques et politiques.

Dans son propre interet, la Russie devrait reetudier ses faux-pas
politiques envers les turcs.

L’Armenie et la Russie resteront probablement dans un cycle de mefiance
et de besoin mutuel et de suspicion quelques temps encore.

L’Armenie et l’Artsakh etant confrontes au futur, cependant, un regard
approfondi sur la strategie et les intentions russes est essentiel.

David Boyajian est un journaliste independant Armenien americain.

Beaucoup de ses articles sont archives a Armeniapedia.org

Traduction Gilbert Beguian pour Armenews

mardi 24 fevrier 2015, Jean Eckian (c)armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=108415

Le President Sarkissian A Retire Les Protocoles Armeno-Turcs Du Proc

LE PRESIDENT SARKISSIAN A RETIRE LES PROTOCOLES ARMENO-TURCS DU PROCESSUS DE RATIFICATION AU PARLEMENT ARMENIEN

ARMENIE

Dans une lettre adressee au President de l’AN, le Chef de l’Etat a
estime que dès le debut du processus de normalisation des relations
armeno-turques, la partie armenienne etait prete a tous les scenarios,
y compris a celui de l’echec. Six annees se sont ecoulees depuis la
signature des protocoles armeno-turcs. Selon le Chef de l’Etat, durant
cette periode, l’Armenie a fait preuve d’une position de principe quant
a leur entree en vigueur. de leur ratification et indique que le
temps n’etait pas illimite. Il a regrette que ce message n’ait pas
ete ecoute par les autorites turques. Compte tenu de cette realite,
le President Sarkissian a decide de retirer du Parlement armenien le
projet de ratification des protocoles armeno-turcs signes a Zurich
le 10 octobre 2009.

Le parti FRA/Dachnaksoutioun a salue la decision du Chef de l’Etat,
tout en la qualifiant de >. Selon le parti, l’Armenie
doit retirer sa signature de ces protocoles. Hayastani Hanrapetoutioun
donne la parole a des experts politiques qui qualifient tous de > la decision du Chef de l’Etat a la veille du centenaire du
Genocide. Un turcologue, Artak Chakarian, relève que les termes des
protocoles etaient en contradiction avec la declaration pan-armenienne
du centenaire du Genocide qui vient d’etre publiee et que leur retrait
de l’AN s’imposait.

Haykakan Jamanak et Joghovourd n’excluent pas que par cette decision,
le President Sarkissian ait voulu faire un geste vis-a-vis du
parti FRA/Dachnaksoutioun et solliciter son soutien pour former
une coalition dans un contexte de tension croissante sur la scène
politique interieure.

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Armenie en
date du 17 fevrier 2015

mardi 24 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

From: Baghdasarian

Turquie : Apologie Du Genocide Armenien Dans Plusieurs Villes

TURQUIE : APOLOGIE DU GENOCIDE ARMéNIEN DANS PLUSIEURS VILLES

Publié le : 24-02-2015

Info Collectif VAN – – “Bon 100e anniversaire
du nettoyage des Arméniens de notre pays. Nous sommes fiers de
nos glorieux ancêtres” : voici le texte des banderoles affichées
le 22 février 2015 par le groupe ultranationaliste Genc Atsızlar
dans plusieurs villes de Turquie. A Istanbul, dans les quartiers de
Beyoglu et Kadikoy où vit encore une petite communauté arménienne,
on pouvait lire sur les banderoles, ” Longue vie aux Ogun Samast ”
[l’assassin du journaliste arménien de Turquie, Hrant Dink], ”
Maudits soient les Hrant Dink ”, ” Nous saluons l’Azerbaïdjan et
poursuivons la lutte ”.

Ce déferlement de haine raciste prend pour prétexte les
commémorations des événements de Khodjali qui ont eu lieu au
Haut-Karabagh le 26 février 1992, durant le conflit opposant les
Arméniens aux Turcs azéris. Les faits indiquent pourtant (tout
comme le président de l’Azerbaïdjan de l’époque) que c’est la
partie azerbaïdjanaise qui est coupable de l’assassinat de civils
a Khodjali, et a perpétré un crime monstrueux contre son propre
peuple dans le cadre d’intrigues politiques et de lutte de pouvoir.

L’Azerbaïdjan et la Turquie ne reculent devant aucun moyen pour
accuser la partie arménienne d’être responsable de cette tragédie,
afin de distiller la haine envers les Arméniens et faire passer a la
trappe les massacres anti-Arméniens d’Azerbaïdjan, de 1988 a 1992,
et le génocide de 1915 en Turquie. Comme cet article le montre,
la haine et le racisme sont fichés au cÃ…”ur d’une certaine jeunesse
ultranationaliste et pantouraniste. Des observateurs de la société
turque estiment que si de grandes avancées ont eu lieu ces dernières
années chez une minorité d’intellectuels turcs qui reconnaissent le
génocide arménien et en analysent lucidement tous les paramètres,
la grande majorité de la population devient, quant a elle, de plus
en plus nationaliste. Erdogan, adepte de discours racistes envers
les Juifs et les Arméniens, n’est bien évidemment pas étranger a
la polarisation de la société. Le Collectif VAN vous propose ici
la traduction d’extraits d’un article en turc publié sur le site du
journal arménien de Turquie, Agos, le 23 février 2015.

Légende : “Bon 100e anniversaire du nettoyage des Arméniens de
notre pays. Nous sommes fiers de nos glorieux ancêtres” : voici le
texte des banderoles affichées le 22 février 2015 par le groupe
ultranationaliste Genc Atsızlar dans plusieurs villes de Turquie. Le
symbole du loup est récurrent chez les fascistes turcs. Le nom Genc
Atsızlar signifie ” Les Jeunes Atsiz ” : Atsiz se réfère a Nihal
Atsiz, l’un des principaux idéologues du racisme turc, et promoteur
du pantouranisme.

Agos

Des banderoles racistes affichées en Turquie

23/02/2015 16:18

Par Gözde Kazaz

La commémoration de l’anniversaire du massacre de Khodjaly qui
avait eu lieu le 26 février 1992 a encore conduit a une rhétorique
raciste et discriminatoire a l’encontre des Arméniens. Des slogans en
faveur d’Ogun Samast [Nota CVAN : l’assassin de Hrant Dink] ont été
étalés a Istanbul et dans différentes villes, sur des banderoles
contenant des incitations a la haine contre les Arméniens, signées
par [le groupe ultranationaliste] Genc Atsızlar [Nota CVAN : Le nom
Genc Atsızlar signifie ” Les Jeunes Atsiz ” : Atsiz se réfère
a Nihal Atsiz, l’un des principaux idéologues du racisme turc,
et promoteur du pantouranisme.]

Hier (22 février) a eu lieu a Kadikoy et Beyoglu (Istanbul), la
manifestation en mémoire du massacre [Nota CVAN : 6000 personnes* ont
défilé a Kadikoy sous des drapeaux turcs et azerbaïdjanais, avec des
slogans fustigeant les Arméniens. De nombreux habitants arméniens
du quartier avaient jugé bon de quitter le quartier ce jour-la :
leurs voisins leur avaient exprimé leur colère suite a ” l’affaire
Starbucks ” : a Los Angeles, la communauté arméno-américaine a
obtenu de la société Starbucks que soient retirés les panneaux
publicitaires présents dans les boutiques de la marque, affichant
une grande photo de jeunes Arméniennes en costume traditionnel sur
fond de drapeau turc].

La manifestation organisée par le Parti nationaliste de Turquie (MTP),
le Mouvement Touraniste et les Foyers de Beyoglu, s’est terminée a
Kadikoy sans incident.

Le groupe commémorait le massacre de Khodjali, mais une partie des
slogans étaient criés en faveur d’Ogun Samast, l’un des auteurs de
l’assassinat de Hrant Dink.

Dans les villes de Mugla, Manisa et Ordu, les groupes Genc Atsızlar
ont accroché des banderoles contenant des incitations a la haine. Les
banderoles indiquaient : “Bon 100e anniversaire du nettoyage des
Arméniens de notre pays. Nous sommes fiers de nos glorieux ancêtres”.

Le fait qu’il y avait des banderoles suspendues en face de la Direction
provinciale de la Jeunesse et des Sports, a en particulier suscité
des critiques contre la ville de Mugla sur les réseaux sociaux. Un
fonctionnaire de la Direction provinciale a fait valoir auprès
d’Agos que le directeur ne les avait peut-être pas vues en raison
de leur distance avec le bâtiment principal. Il a dit que les ”
responsables des banderoles étaient certains citoyens ”.

Des groupes ont aussi déployé des banderoles racistes a Manisa et
Ordu comme le montre la vidéo ci-dessous, du groupe de la ville de
Manisa (les slogans scandés ne sont pas ceux qui apparaissent sur
la banderole du fond qui concerne bien les Arméniens).

Vidéo :

Autre vidéo, celle de la Plate-forme du Mouvement Touraniste a
Istanbul, accessible uniquement via Facebook :

©Traduction du turc Collectif VAN – 24 février 2015 –

*Voir les Photothèques I et II, consacrées aux manifestations
racistes anti-arméniennes du 22 février 2015 en Turquie.

Lire aussi :

Khojaly : les terribles mensonges azéris

Turquie : provocations a la haine raciale contre les Arméniens

Source/Lien : Agos

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86036
http://youtu.be/FgZpsYZRXWI
https://www.facebook.com/video.php?v=1075981065748898&set=vr.1075981065748898&type=2&theater
http://www.agos.com.tr/tr/yazi/10673/turkiye-nin-dort-bir-yanindan-irkci-afis-manzaralari
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

Erdogan Vs Gulen Sur Gallipoli : Le Genocide Armenien Instrumentalis

ERDOGAN VS GULEN SUR GALLIPOLI : LE GENOCIDE ARMENIEN INSTRUMENTALISE EN TURQUIE

Publié le : 24-02-2015

Info Collectif VAN – – ” Des sources
présidentielles ont démenti les déclarations du quotidien guleniste
a propos de l’annulation des commémorations de Gallipoli. ”
Nota CVAN : Le faible nombre des Etats participant a ce jour a ces
Commémorations, programmées a dessin le 24 avril 2015 pour faire de
l’ombre au 100e anniversaire du génocide arménien, est sans doute
la seule vérité a retenir de l’article du Today’s Zaman (mouvance
Gulen), publié dimanche 21 et auquel répond ci-dessous le média
turc Daily Sabah. Il apparaît, avec ces annonces contradictoires
sur les commémorations de Gallipoli, que le génocide arménien est
lamentablement instrumentalisé dans la guerre interne qui oppose
Fethullah Gulen et Erdogan. Le Collectif VAN vous invite a lire la
traduction d’un article en anglais publié sur le site Daily Sabah
le 22 février 2015.

Daily Sabah

le 22 février 2015

Des sources présidentielles ont démenti les déclarations du
quotidien guleniste a propos de l’annulation des commémorations
de Gallipoli

Les sources présidentielles et gouvernementales ont nié les
allégations qui ont été rapportées dimanche dans le Today’s
Zaman, quotidien affilié a la mouvance Gulen, selon lesquelles les
commémorations de Gallipoli, qui devaient être célébrées le
24 avril, ont été annulées en raison de la faible participation
prévue des pays invités.

Today’s Zaman, quotidien connu pour ses articles opposés au
parti au pouvoir et pour être lié au mouvement Gulen qui aurait
orchestré l’opération des 17 et 25 décembre dans une apparente
tentative de renverser le gouvernement [1], a rapporté dimanche que
les commémorations de Gallipoli étaient annulées du fait d’une
faible participation, citant les propos d’un fonctionnaire anonyme
du gouvernement. Cependant, des sources proches a la fois de la
Présidence et du Premier ministre, ont réfuté les déclarations
concernant l’annulation des commémorations, s’abstenant de donner des
détails complémentaires sur le nombre des pays qui vont participer
a la commémoration du centenaire de Gallipoli.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le premier ministre,
Ahmet Davutoglu, ont envoyé des lettres a 102 pays, invitant les
chefs d’Etat a prendre part aux cérémonies commémoratives marquant,
en Turquie, le 100e anniversaire de la bataille de Gallipoli de la
Première Guerre mondiale, qui auront lieu cette année les 23 et
24 avril.

Les lettres d’invitation ont également été envoyées au président
des Etats-Unis, Barack Obama, et au président arménien, Serge
Sarkissian.

Traduction Collectif VAN – 23 février 2015 –

[1] Nota CVAN : Les 17 et 25 décembre 2013, des dizaines de
personnalités de haut rang avaient été interpellées dans le cadre
d’une vaste enquête anti-corruption. Parmi elles figuraient les fils
de trois ministres, le directeur exécutif d’une banque d’Ã~Itat et un
magnat du secteur de la construction. Le gouvernement AKP avait très
vivement réagi contre ce qu’il considérait comme un complot mis en
Ã…”uvre par ses anciens alliés de la confrérie Gulen, un influent
mouvement religieux qui compte de nombreux membres au sein de la
police et des institutions judiciaires. Des centaines de policiers,
inspecteurs, juges et procureurs ont été licenciés au cours des
mois suivants, jusqu’a ce que l’enquête sur un des principaux volets
de l’affaire soit classée sans suite, en octobre 2014.

Lire aussi :

Turquie : Annonces et démenti autour de Gallipoli

La Turquie invite le président arménien au 100e anniversaire de la
bataille de Gallipoli

La réponse de Serge Sarkissian a Erdogan

Génocide des Arméniens : Tentatives d’Ankara de parasiter les
commémorations des cent ans

Génocide arménien : La ” position claire ” de la Turquie

Turquie/Russie : Crimes d’hier et d’aujourd’hui, la réaction de
l’Arménie

Génocide arménien : Dans trois mois, le 24 avril

Centenaire du génocide arménien : La tentative de la Turquie
tourne court

Génocide arménien : Geoffrey Robertson fait le procès de la Turquie

Génocide arménien : la Turquie impose le silence a l’Australie

Centenaire du génocide arménien : les provocations d’Erdogan

Le génocide arménien s’invite dans la diplomatie turque… le retour
du refoulé !

Réponse du berger a la bergère

Centenaire de Gallipoli : une honteuse tentative contre le génocide
arménien

Turquie : coup de filet contre la confrérie Gulen

Source/Lien : Daily Sabah

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86013
http://www.dailysabah.com/politics/2015/02/22/presidential-sources-refute-gulenist-daily-
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

Liberte D’expression Et Incitation A La Haine : Des ONG Turques Oeuv

LIBERTE D’EXPRESSION ET INCITATION A LA HAINE : DES ONG TURQUES OEUVRENT CONTRE LES ULTRA-NATIONALISTES DE TURQUIE

Publie le : 24-02-2015

Info Collectif VAN – – Une coalition d’ONG
armeniennes et turques (dont l’IHD, Association turque des Droits
de l’Homme, partenaire du Collectif VAN) sont intervenues dans le
procès en appel de Perincek qui s’est tenu devant la Grande Chambre
de la CEDH a Strasbourg le 28 janvier 2015. Dogu Perincek, politicien
turc ultra-nationaliste et membre du Comite Talaat Pacha [Nota CVAN :
le ‘Hitler’ turc], avait ete condamne en Suisse pour incitation a
la discrimination après avoir qualifie le genocide armenien de >. Perincek avait porte plainte devant la
CEDH et avait gagne en première instance le 17 decembre 2013, en
faisant valoir que sa liberte d’expression avait ete violee par la
Suisse. Cette dernière a fait appel et une coalition d’organisations
armeniennes et turques est intervenue en deuxième instance. Payam
Akhavan, qui representait la coalition, note avec raison que : >. Le Collectif VAN vous invite a lire
la traduction d’un article en anglais publie sur le site CivilNet le
24 janvier 2015.

Legende photo : Payam Akhavan, professeur de droit international.

La solidarite armeno-turque contre la haine : Le procès Perincek
devant la Cour europeenne

CivilNet

24 janvier 2015

Payam Akhavan est professeur de droit international a l’Universite
McGill a Montreal (Canada) et chercheur invite a l’Universite
d’Oxford. Il a ete auparavant procureur des Nations-Unies a la Haye
et a servi comme conseiller dans des procès majeurs devant les cours
et les tribunaux internationaux. Il a parle a CivilNet au sujet de
sa representation d’une coalition d’ONG armeniennes et turques qui
sont intervenues dans le procès Perincek qui sera entendu par la
Grande Chambre de la CEDH a Strasbourg ce 28 janvier [Nota CVAN :
L’article a ete ecrit le 25 janvier]. Dogu Perincek, politicien
turc ultra-nationaliste et membre du Comite Talaat Pacha, avait
ete condamne en Suisse pour incitation a la discrimination après
avoir qualifie le genocide armenien de >. Devant la Cour europeenne il a reussi a faire valoir que sa
liberte d’expression avait ete violee, et qu’il n’incitait pas a
la haine car il questionnait seulement la classification juridique
des evenements de 1915 qu’il ne niait pas. Après une campagne des
ONG armeniennes et turques, le gouvernement suisse a ete convaincu
de porter l’appel devant la Grande Chambre de la Cour europeenne,
pour tenter d’annuler cette decision erronee.

[Nota CVAN : L’article a ete ecrit avant l’audience qui s’est tenue
le 28 janvier 2015 devant la CEDH]

Professeur Akhavan, comment vous etes-vous implique dans le procès
Perincek ?

J’ai ete d’abord alerte de la decision concernant Perincek par mes
amis de l’Institut Zoryan a Toronto. Ils etaient très preoccupes par
ce precedent juridique, utilise par le gouvernement turc, tout comme
par les politiciens ultranationalistes, pour affirmer que la Cour
europeenne niait que les evenements de 1915 constituaient un genocide.

Ce n’est pas bien sûr ce que la Cour avait declare, mais sa decision
etait tordue et controversee, ce qui a renforce la politique de longue
date de deni et d’incitation a la haine contre les Armeniens. Zoryan a
mene une campagne coûteuse pour publier des annonces dans les journaux
suisses en francais et en allemand, ainsi que pour collaborer avec
les autres organisations armeniennes afin de convaincre la Suisse
d’interjeter appel. Ils ont dû surmonter l’opposition de la Turquie
qui ne voulait pas bien sûr que le procès aille en appel. La Turquie
etait intervenue en faveur de Perincek bien que ses propres cours
(la Cour penal d’Istanbul) l’avaient reconnu coupable d’etre un membre
dirigeant de l’organisation terroriste Ergenekon ! Il est important de
noter que les ONG turques, telle que l’Association turque des droits de
l’homme, l’organisation turque des droits de l’homme la plus ancienne
et la plus grande, comptant des milliers de membres, avait egalement
ecrit a la Suisse s’exprimant en faveur de l’appel. Une fois que
la Suisse a accepte de faire appel, nous avons decide de former une
coalition des organisations armeniennes et turques pour intervenir
dans ce procès. Nous avons pense que la formation de la coalition
elle-meme serait un message puissant adresse a la Cour, indiquant
que ce n’etait pas un problème > : c’etait un problème
relevant des droits de l’homme. Perincek n’etait pas interesse par
les debats academiques sur le droit international, ni par le fait
que le terme > s’applique aux evenements de 1915 ou
non. C’est un politicien ultra-nationaliste dont la plateforme est
une incitation a la haine contre les Armeniens, basee sur les theories
paranoïaques de conspiration et le revisionnisme historique. Il etait
egalement imperatif pour la Cour de connaître les details du jugement
d’Ergenekon, et pour cela nous avons eu besoin d’avocats, de militants
et de traducteurs turcs qualifies et devoues, ainsi que de mois de
travail en coordination avec les chercheurs competents et diligents a
l’Institut Zoryan, et les avocats a Londres et a Oxford pour parcourir
les 17.000 pages de la decision, la jurisprudence internationale et
les arguments complexes afin de trouver ce qui etait le plus pertinent
pour etablir les motifs descriminatoires de Perincek. Donc finalement,
la coalition a ete formee de l’Institut Zoryan, ou plutôt de l’Institut
d’etudes sur le genocide et les droits de l’homme, qui fonctionne sous
l’edige de Zoryan, de l’Association turque des droits de l’homme [Nota
CVAN : IHD] et du Centre > d’Istanbul,
et les efforts combines de cette equipe, je crois, ont donne des
resultats exceptionnels en termes de qualite et d’importance de la
plaidoirie [Nota CVAN : presentee sous forme ecrite uniquement], qui
pourrait avoir un effet considerable sur la decision de la Cour et qui
presente des preuves qu’aucune autre partie n’a apportees auparavant
dans ce procès. En d’autres termes, sans cette intervention, sans
cette coalition d’ONG, les details du jugement d’Ergenekon et les
vrais motifs de Perincek n’auraient pas ete mis en lumière.

Est-ce que ce procès concerne la verite historique du genocide armenien
? Quel est l’enjeu veritable ?

Nous avons souligne que ce procès ne traitait pas de la verite
historique en tant que telle. Du point de vue du droit relatif aux
droits de l’homme, la liberte d’expression formulee dans l’article
10 de la Convention europeenne des droits de l’homme, est soumise
a certaines limitations. L’une d’entre elles concerne les cas où la
parole exprimee equivaut a de l’incitation a la discrimination et a la
haine. Donc, les debats sur la verite historique ou la qualification
juridique des atrocites en tant que genocide ou une autre etiquette,
ne representent pas le vrai problème. La question fondamentale est
de savoir si les declarations de Perincek, lorsque qu’elles sont
considerees dans leur propre contexte, constituent de l’incitation
a la discrimination et a la haine.

Qu’est-ce que l’intervention de la coalition a ajoute que les
autres parties du procès n’avaient pas deja dit ? Pourquoi est-elle
importante ?

La Cour n’avait pas considere l’effet des declarations de Perincek
sur les Armeniens de Turquie. Il est difficile d’affirmer que ses
declarations incendiaires menacent des Armeniens en Suisse. Mais tous
ceux qui connaissent l’assassinat de Hrant Dink et la dissimulation
continue pour s’abstenir de punir les coupables, savent qu’appeler le
genocide armenien un > est un propos manifestement
haineux, et peut meme conduire a la violence contre des Armeniens en
Turquie. Le jugement suisse contre Perincek a fait reference a son
appartenance au Comite Talaat Pacha, donc ce fait est consigne dans
le procès-verbal. Tout ce que nous avons fait, c’etait de fournir
a la Grande Chambre une image plus complète de la signification de
ce comite auquel, bien evidemment, la Cour penale d’Istanbul a fait
aussi reference dans le jugement d’Ergenekon. De fait, ce jugement
fait reference a Perincek comme etant la tete de la >
et de la >, il se refère a sa promotion de la
haine contre les Armeniens, et, en outre, il relie Ergenekon au meurtre
de Dink et des membres d’autres minorites chretiennes de Turquie.

L’intervention de la Turquie fait valoir desesperement que seul ce
que Perincek a fait en Suisse est pertinent ; que la Cour devrait
en quelque sorte ignorer qui est Perincek en realite et pourquoi il
mène sans relâche sa campagne de deni du genocide armenien. Il est
clair que le procès ne porte pas sur le fait de savoir si des avocats
internationaux pourraient contester la qualification juridique de
genocide pour ces evenements; et ce serait une erreur de se presenter
a la Cour et d’affirmer que c’est un genocide comme si c’etait ca
le problème. La question est de savoir si Perincek a des motifs
discriminatoires, et la reponse a cette question est plutôt evidente.

Comment compareriez-vous l’intervention de cette coalition d’ONG et
celles de l’Armenie et de la Turquie ?

Les gouvernements sont evidemment importants, etant donne que ce sont
eux qui ont signe la Convention europeenne que la Cour a etablie. Mais
les gouvernements ont des interets politiques et leurs perspectives
sont determinees par des considerations differentes de celles des
acteurs de la societe civile, telles que les ONG des droits de
l’homme. Je pense qu’il est important que l’Armenie soit intervenue
dans cette deuxième audience, tout comme la Turquie l’avait fait en
première instance, ainsi que maintenant, dans la seconde. Peut-etre
leurs plaidoiries respectives vont-elles se neutraliser l’une l’autre.

Mais je crois que la Cour va prendre en compte le fait que des ONG
armeniennes et turques des droits humains, qui ne sont pas motivees
par des interets politiques, unissent leurs forces pour exposer le
programme haineux et violent de Perincek. Et je crois que les details
du jugement d’Ergenekon seront des preuves cruciales – basees sur la
decision des propres tribunaux de la Turquie ! – de ses motivations.

Finalement, je pense qu’avec tout ce tapage mediatique et l’attention
accordee a ce procès, nous ne devons pas oublier que les vrais heros
sont les militants turcs des droits humains et les intellectuels
qui manifestent leur solidarite avec leurs compagnons armeniens de
Turquie qui vivent sous une pression, une intimidation et meme une
violence croissantes. Les militants turcs sont confrontes a des
messages haineux et des menaces de mort pour avoir manifeste leur
solidarite sur la question du genocide armenien. Ils sont courageux
et justes et meritent nos eloges et notre reconnaissance en tant que
voix parmi les plus importantes dans l’affaire Perincek.

(c)Traduction de l’anglais Collectif VAN – 10 fevrier 2015 –

Lire aussi :

Dossier du Collectif VAN : Affaire Perincek

Source/Lien : CivilNet

From: A. Papazian

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86014
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

Centenaire Du Genocide Armenien : Colloque International A L’univers

CENTENAIRE DU GENOCIDE ARMENIEN : COLLOQUE INTERNATIONAL A L’UNIVERSITE DU NEBRASKA-LINCOLN

Publié le : 24-02-2015

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
invite a lire la traduction de Georges Festa d’un article en anglais
publié sur le site The Armenian Weekly, mise en ligne sur le site
Armenian Trends – Mes Arménies le 15 février 2015.

Armenian Trends – Mes Arménies

dimanche 15 février 2015

© Ruben Malayan, 2015

Centenaire du génocide arménien Colloque international a
l’Université du Nebraska-Lincoln The Armenian Weekly, 13.02.2015

LINCOLN, NE – A l’occasion du centenaire du génocide arménien,
l’Université du Nebraska-Lincoln (UNL) accueillera un colloque de
deux jours, du 19 au 20 mars 2015, intitulé “Crossing the Centennial:
The Historiography of the Armenian Genocide Re-Evaluated” [Le cap
du centenaire : nouveaux regards sur l’historiographie du génocide
arménien], au Wick Alumni Center – Great Hall, 1520 R Street.

Organisé par le professeur Bedross Der Matossian, du département
d’Histoire a l’UNL, le colloque est parrainé par le Norman and
Bernice Harris Center for Judaic Studies, la National Association
for Armenian Studies and Research (NAASR), sise a Belmont, Mass.,
la Society for Armenian Studies (SAS), le département d’Histoire,
le Conseil scientifique [Faculty Senate Convocation Committee], le
cursus Droits de l’homme et Affaires Humanitaires [Human Rights and
Humaniarian Affairs Program], le cursus Etudes Féministes et de Genre
[Women’s and Gender Studies Program], ainsi que l’Institut d’Etudes
Ethniques a l’UNL.

Le colloque se concentrera sur quatre thèmes sous-exploités, qui
ont récemment attiré l’attention des chercheurs et fait l’objet
d’analyses en profondeur : a) humanitarisme et intervention humanitaire
dans le génocide arménien; b) femmes et enfants dans le génocide
arménien; c) dimensions comparatistes du génocide arménien; d)
et impact du génocide arménien sur la société, la politique, la
littérature et la culture. Vingt-deux chercheurs venus d’Arménie,
du Cambodge, du Canada, des Pays-Bas, de Hongrie, d’IsraÔl et des
Etats-Unis, représentant 17 institutions universitaires différentes,
participeront aux cinq tables rondes de ce colloque.

Le colloque débutera jeudi 19 mars, a 14 heures, par une allocution
de bienvenue du professeur G. Thomas III, directeur du département
d’Histoire a l’UNL, et des observations préliminaires du professeur
Bedross Der Matossian, du département d’Histoire.

La première table ronde, intitulée “Humanitarisme et intervention
humanitaire,” sera modérée par le professeur David Forsythe (UNL),
qui est largement considéré comme l’un des premiers chercheurs
a avoir établi l’étude des droits de l’homme et des affaires
humanitaires dans les disciplines des sciences politiques et des
relations internationales. La table ronde comprendra les orateurs et
les thèmes suivants : le docteur Hilmar Kaiser (Phnom Penh, Cambodge),
“Humanitarian Intervention and Ottoman Opposition to Extermination:
A Neglected Aspect” [Intervention humanitaire et opposition ottomane
a l’extermination : un aspect négligé]; PeË~Jter PaË~Jl KraË~Jnitz
(Université Catholique Pázmány Péter), “Armenian Refugees,
Humanitarian Assistance and Hungary” [Les réfugiés arméniens,
l’assistance humanitaire et la Hongrie]; et le professeur Mark
Toufayan (Université d’Ottawa), “Between Intimacy and Alienation:
Armenian Property, Denationalization and the Passions of ‘Protection’
in French Mandated Cilicia, 1918-1923” [Entre proximité et aliénation
: biens arméniens, dénationalisation et velléités de “protection”
dans la Cilicie sous mandat francais, 1918-1923].

La seconde table ronde sera modérée par le professeur Jean Cahan,
directeur du Harris Center for Judaic Studies, et réunira trois
intervenants : le professeur Richard G. Hovannisian (Université de
Californie-Los Angeles), “The Centenary of the Armenian Genocide:
What Have We Learned?” [Le centenaire du génocide arménien :
qu’avons-nous appris ?]; le professeur Michelle Tusan (Université du
Nevada-Las Vegas), “Humanitarian Empire: Britain’s Response to the
Armenian Genocide” [L’empire humanitaire : la réaction anglaise au
génocide arménien]; et le professeur Keith Watenpaugh (Université
de Californie-Davis), “Armenia, Armenians, The League of Nations and
Modern Humanitarism” [L’Arménie, les Arméniens, la Société des
Nations et l’humanitarisme moderne].

Le deuxième jour du colloque débutera a 9 heures et présentera
quatre tables rondes. La première, intitulée “Femmes et enfants
durant le génocide,” sera présidée par le professeur Patrice
McMahon, spécialiste en sécurité internationale, conflits et
droits de l’homme, et comprendra les orateurs et thèmes suivants : le
professeur Benny Morris (Université Ben-Gourion, Beer-Sheva), “Women
and Children in the Turkish Ethnic Cleansing of Armenians and Greeks,
1919-1923” [Femmes et enfants dans l’épuration ethnique turque des
Arméniens et des Grecs, 1919-1923]; le professeur Carina Karapetian
Giorgi (Pomona College, Claremont, CA), “Critical Examination of the
Historiography of Women during the Armenian Genocide” [Approche
critique de l’historiographie des femmes durant le génocide
arménien]; Anna Aleksanyan (Clark University, Worcester, MA),
“‘Neutral Home’ and the Issue of Identity of the Surviving Armenian
Women and Children” [‘Foyer neutre’ et la question de l’identité
des femmes et des enfants arméniens survivants]; et Tugce Kayaal
(Université du Michigan-Ann Arbor), “A Critique of the Concept of the
“Genocide Survivor”: Armenian Orphans in Aleppo Between the Years
of 1915-1918″ [Critique du concept de ‘survivant du génocide’ :
les orphelins arméniens a Alep entre 1915 et 1918].

La seconde table ronde, intitulée “Le génocide arménien et la
Shoah,” sera présidée par le professeur Ari Kohen, directeur du
cursus Droits de l’homme et Affaires humanitaires a l’UNL, et réunira
les intervenants et thèmes suivants : Umit Kurt (Clark University),
“‘Legal’ and ‘Official’ Plundering of Armenian and Jewish Properties
during the Armenian Genocide and the Holocaust within a Comparative
Perspective” [Pillage ‘légal’ et ‘officiel’ des biens arméniens
et juifs, durant le génocide arménien et la Shoah, d’un point de
vue comparatiste]; le professeur Stefan Ihrig (Institut Van Leer,
Jérusalem), “From the Armenian Genocide to the Holocaust – A Connected
Perspective” [Du génocide arménien a la Shoah – Approche en réseau];
et le professeur Harutyun Marutyan (Académie Nationale des Sciences
d’Arménie), “The Institute of Righteous Among the Nations in the
Armenian and the Jewish Cases” [L’institution des Justes parmi les
Nations dans les cas arménien et juif].

La dernière table ronde du colloque, intitulée “Suites du génocide
: politique, culture, société et littérature,” sera présidée
par le professeur Chantal Kalisa, spécialiste du génocide rwandais
et directrice du cursus d’Etudes Féministes et de Genre a l’UNL, et
présentera les intervenants et thèmes suivants : le professeur Tsolin
Nalbantian (Université de Leyde, Pays-Bas), “Armenian Nation Building
through Sport: The Armenian Olympiad Before and After the Armenian
Genocide” [La construction de la nation arménienne au moyen du sport :
les Olympiades arméniennes avant et après le génocide arménien];
le professeur Heghnar Watenpaugh (Université de Californie-Davis),
“Art, Heritage, and the Armenian Genocide: Toros Roslin’s Zeitoun
Gospels between 1915 and 2015″ [Art, patrimoine et génocide arménien
: les Evangiles de Zeïtoun, de Toros Roslin, de 1915 a 2015”; le
professeur Talar Chahinian (Université d’Etat de Californie-Long
Beach), “Impossible Testimonies: Literature and Aesthetics in the
Aftermath of the Armenian Genocide” [De l’impossibilité de témoigner
: littérature et esthétique au lendemain du génocide arménien]; et
le docteur Seyhan Bayraktar (Séminaire d’Histoire de l’Université de
Zurich), “The Armenian Genocide and the Politics of Denial: on Turkey,
Civil Society, and EU Recognition Politics” [Le génocide arménien
et la politique du déni : a propos de la Turquie, de la société
civile et de la politique de reconnaissance de l’Union Européenne].

Le discours de clôture sera prononcé par le professeur Lloyd
Ambrosius, du département d’Histoire.

“C’est un grand honneur pour l’Université du Nebraska-Lincoln de
programmer le plus important colloque dans le Midwest, afin de marquer
le centenaire du génocide arménien,” souligne le professeur Der
Matossian, organisateur du colloque. “Non seulement nous invitons des
chercheurs issus de disciplines variées a débattre de différents
aspects du génocide arménien, mais nous devons aussi voir dans
ce colloque une opportunité unique, permettant a la communauté
universitaire, au sens large, de tirer profit de la compétence des
meilleurs chercheurs dans ce domaine et de mieux comprendre l’un des
premiers génocides de la période moderne.”

L’affiche du colloque a été concue par Ruben Malayan, un artiste
réputé, originaire d’Arménie. L’affiche illustre la vision par
Malayan du vécu de la nation arménienne (représentée par des
femmes et des enfants), lors des marches de mort du génocide. Les
espaces blancs, entourant leurs têtes, symbolisent la sainteté
des victimes. Le contraste appuyé entre les arrière-plans noirs et
blancs représente les souffrances inhumaines, que la population a
endurées, avant de mourir. L’Ã…”uvre s’inspire d’une photographie
réelle, représentant une famille arménienne emmenée lors des
expulsions et de l’extermination de 1915.

La manifestation est ouverte au public. Pour plus d’informations,
veuillez contacter le professeur Der Matossian a [email protected]
ou (402) 472-2417.

__________

Source :
Traduction : © Georges Festa – 02.2015

Source/Lien : Armenian Trends – Mes Arménies

From: Baghdasarian

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86028
http://armenianweekly.com/2015/02/13/centennial-unl/
www.collectifvan.org

New Batman Airport Land Dispute

NEW BATMAN AIRPORT LAND DISPUTE

Uygar Gultekin 02.19.2015 10:05

Following the land dispute involving the plot on which Diyarbakır
Airport today stands, the land plot on which Batman Airport stands
has also become the subject of a lawsuit. Zuart Sudjian has filed a
case claiming that the State had built an airport on the plot she
had inherited. Sudjian’s land in nearby Diyarbakır had also been
appropriated by the State, and the Diyarbakır Airport was built on
a part of her plot.

Zuart Sudjian is an Armenian whose family roots go back to Diyarbakır.

Sudjian is a member of the Basmacıyan family from Diyarbakır, and
she lives in Diyarbakır today. Sudjian found out that the land she
had inherited from her family had been appropriated by the State during
cadastral work, upon which she launched a legal process and applied to
court for the return of her land. According to her application, like
in Diyarbakır, an airport had been built on Sudjian’s land in Batman.

The Batman 2nd Court of First Instance accepted her application and
opened a lawsuit.

Villagers claim rejected because it belonged to ‘disappeared’ Armenians

The story of the land is also interesting. According to the case file,
after the family left Turkey, the land was used by villagers for many
years. The cadastral survey in question was carried out in 1960.

However, during the cadastral work, the villagers claimed that the
use rights of the land belonged to them, and filed a lawsuit for the
land to be given to them. In 1963, the Batman Cadastral Court rejected
the application of the villagers. In its reasoned decision, the court
stated that the land plot in question had been transferred to the
Treasury from Armenians who had ‘disappeared’ 40 years ago and belonged
to the Treasury since then, and that the villagers who had filed the
lawsuit had no rights over the land, and rejected their case. This
is the most important official document on the ownership of the land.

Court accepts case

Sudjian’s lawyers presented the 1963 decision of the Cadastral Court
as evidence in the new case. The lawyers stated that the registration
carried out by the Treasury was “irregular” and demanded the annulment
of the registration, and the payment of compensation.

The lawyers also pointed out to the fact that in the other case
involving the Diyarbakır Airport land, the prior decision of the
court to reject the case on the basis of the expiry of the 10-year
period involving the loss of rights had been annulled by the Court
of Cassation and demanded the acceptance of the file. The court thus
accepted the file and launched the case. The court will begin survey
work following the examination of the cadastral records of the land
plot and the land deeds presented by the lawyers.

http://www.agos.com.tr/en/article/10632/new-batman-airport-land-dispute