Henrikh Mkhitaryan A Joue Toute La Rencontre Juventus Turin- Borussi

HENRIKH MKHITARYAN A JOUE TOUTE LA RENCONTRE JUVENTUS TURIN- BORUSSIA DORTMUND (2-1) EN 8E DE FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

FOOTBALL-LIGUE DES CHAMPIONS

Hier soir a Turin (Italie) en huitième de finale aller de la Ligue des
Champions la Juventus de Turin s’est imposee sur le score de 2-1 face
au Borussia Dortmund. Match retour a Dusseldorf le 18 mars. Les buts
furent marques pour la Juventus par Tevez (12e) et Morata (43e), Reus
(18e) ayant marque pour Dusseldorf. L’international armenien Henrikh
Mkhitaryan titulaire a joue toute la rencontre. Il est credite de
la note moyenne de 5/10 sur le site officiel du Borussia avec le
commentaire

La Turquie En Colore Contre La Chaine De Cafes Starbucks Qui A Retir

LA TURQUIE EN COLORE CONTRE LA CHAINE DE CAFES STARBUCKS QUI A RETIRE LES AFFICHES SOUS LA PRESSION DE LA DIASPORA ARMENIENNE

TURQUIE

Après la protestation des Armeniens suivie du retrait des affiches des
cafes Starbucks en Californie representant des armeniennes en costumes
traditionnels et des ballons aux couleurs du drapeau turc, la Turquie
est en colère. D’autant que la chaine Starbucks a demande pardon aux
Armeniens pour cette erreur…Les Turcs desirent sanctionner les cafes
Starbucks se trouvant en Turquie. Le journal turc Radikal ecrit que
cette affaire du Starbucks est la consequence de l’activite de la
diaspora armenienne qui est parvenue a faire retirer des boutiques
de la marque Starbucks les affiches liant les armeniennes et les
drapeaux turcs.

Krikor Amirzayan

mercredi 25 fevrier 2015, Krikor Amirzayan (c)armenews.com

Le Liban, Refuge Precaire Des Chretiens D’orient

LE LIBAN, REFUGE PRECAIRE DES CHRETIENS D’ORIENT

REVUE DE PRESSE
Depuis l’arrivée massive des Arméniens fuyant les massacres de 1915,
le Liban est l’une des principales terres d’asile pour les chrétiens
déplacés de la région.

La Croix a choisi de présenter des itinéraires personnels des
chrétiens d’Orient. Rencontres dans le quartier de Bourj Hammoud,
a Beyrouth, où les réfugiés ne cessent d’affluer depuis l’arrivée
des Arméniens fuyant le génocide, il y a cent ans.

Poignée de main ferme, visage émacié, Rafad Salem Casmoussa,
35 ans, raconte a grande vitesse le parcours qui l’a mené, en
quelques années, du centre de Bagdad au petit deux-pièces qu’il loue
aujourd’hui avec sa famille pour 300 dollars mensuels a Bourj Hammoud,
dans la périphérie de Beyrouth.

Le 31 octobre 2010, lorsqu’un commando islamiste ouvre le feu dans la
cathédrale de Bagdad bondée pour la Toussaint, tuant une soixantaine
de fidèles, Rafad se trouve dans l’assemblée.

Le jeune catéchiste, qui a déja perdu un frère dans l’explosion
d’une voiture piégée, quitte aussitôt Bagdad pour la plaine de
Ninive, dans le nord du pays, où il est embauché dans une usine
d’aluminium.

Quatre ans plus tard, dans la nuit du 5 au 6 aoÔt 2014, Rafad, son
épouse Lara, alors enceinte, et leur bébé se retrouvent sur la
route avec des milliers d’autres chrétiens fuyant l’avancée de Daech.

> Lire aussiâ~@~I : L’église du village syrien de Tel Hormuz saccagée
par l’Ã~Itat islamique

Parvenue a Erbil a pied, la famille rejoint Bagdad, puis Beyrouth
par avion. ” Ils ont détruit l’usine, nous n’avons presque rien
pu emporter… Si j’avais su, nous n’aurions pas fait de deuxième
enfant ”, lâche le père, une grande lassitude dans la voix.

Ã~@ Beyrouth, Rafad s’est trouvé un emploi de tailleur et
bénéficie d’une aide de la part d’ONG chrétiennes. Au total,
a peine de quoi payer le loyer et rembourser les 3 000 dollars de
frais d’hospitalisation de leur nourrisson.

â-º Samaherâ~@~I : ” Je ne vois pas comment nos communautés
pourraient revivre ”

Ã~@ cause de la guerre en Syrie, puis de la descente aux enfers de
l’Irak, l’arrivée massive de réfugiés a bouleversé la physionomie
du Liban.

Estimés a plus d’un million, soit le quart de la population de ce
petit pays aux équilibres politiques et religieux complexes, ils
se concentrent dans les zones frontalières, mais aussi autour de
Beyrouth, la capitale.

Parmi eux, une minorité de chrétiens a fui les violences et la
guerre, comme les musulmans, mais avec la certitude que jamais
plus ils ne reviendront dans leur pays. ” La Syrie est a terre,
presque tous les chrétiens sont partis et je ne vois pas comment
nos communautés pourraient revivre ”, lance Samaher, une syrienne
orthodoxe de Hassaké, réfugiée avec sa famille dans un vieux
conteneur, sur les hauteurs de Beyrouth.

> Lire aussiâ~@~I : ” Nés réfugiés ”, les bébés syriens nés
au Liban

Menaces de mort répétées, enfants traumatisés par la perte de
voisins ou de proches… Après un parcours chaotique entre la Syrie,
l’Ã~Igypte et le Liban, cette ancienne coiffeuse attend avec son mari,
ex-menuisier employé de boulangerie, le statut de réfugiés pour
gagner l’Australie.

En attendant, Samaher affine son anglais grâce aux cours dispensés
par la Caritas et recoit une aide de la paroisse syrienne orthodoxe
voisine.

â-º Lévon Nordiguianâ~@~I : ” Nous n’avons plus aucune trace ”

La tragédie des chrétiens réfugiés au Liban a débuté il y a
un siècle.

Ceux qui l’ont inaugurée sont les Arméniens, les rescapés du
génocide perpétré par les Jeunes-Turcs – 1,2 million de morts
entre 1915 et 1916. Un grand nombre de ceux qui gagnèrent l’actuel
Liban s’installèrent a Bourj Hammoud, aux portes de Beyrouth.

Conservateur du fonds photographique de l’université Saint-Joseph,
Lévon Nordiguian, arménien orthodoxe, feuillette un ouvrage édité
par ses soins. Il s’arrête sur le portrait d’une fillette de 4 ans.

” C’est ma mère. Elle avait six mois lorsque sa famille fut chassée
de la province d’Adana (Cilicie). Sur neuf de ses oncles et tantes,
seuls deux survécurent… Du côté de mon père, nous n’avons plus
aucune trace. ”

â-º Sarine Hagopianâ~@~I : ” Nous ouvrir au monde sans oublier ce
que nous sommes ”

Le camp de Bourj Hammoud, construit en dur par les Arméniens dans les
années 1920, est aujourd’hui un vaste quartier populaire de Beyrouth.

L’arrivée de milliers de familles réfugiées, notamment syriennes,
a fait exploser les loyers et le prix des denrées alimentaires dans
ces rues où se concentrent depuis des générations les échoppes
d’artisans arméniens.

Diplôme de paysagiste en poche, Sarine Hagopian, 26 ans, les
arpente depuis l’enfance. ” Nous faisons depuis longtemps partie
de la mosaïque libanaise. J’ai étudié dans une école arménienne
où l’éducation se fait en quatre languesâ~@~I : arménien, arabe,
francais, anglais. Notre défi est de nous ouvrir au monde sans
oublier ce que nous sommes, nos savoir-faire, notre culture… ”

Sarine est un pilier de ” Badguèr ”, jeune association fondée par
Arpi Mangassarian, chef du département d’urbanisme de la municipalité
de Bourj Hammoud. L’objectif de cette architecte passionnéeâ~@~I :
valoriser et transmettre le patrimoine culturel arménien, dans un
contexte rendu plus difficile par l’arrivée des réfugiés et la
concurrence des produits asiatiques.

Solidarité communautaire oblige au Proche-Orient, les familles
arméniennes de Syrie savent pouvoir compter sur l’aide des ONG
arméniennes de Bourj Hammoud, notamment pour trouver un toit et
se soigner.

Leurs enfants sont en général pris en charge dans les écoles
arméniennes. Mais les dizaines de milliers d’autres enfants syriens
n’ont pas cette chance. Sans papiers, livrés a eux-mêmes, ils sont
a la merci des exploiteurs et trafiquants de tout poil.

Casquette vissée sur la tête, le docteur Robert Caracache effectue
un saut dans sa ” clinique ”, l’appartement où il officie comme
psychothérapeute a la lisière de Bourj Hammoud. Ce sexagénaire
pressé dirige le Foyer de la Lumière, une ONG de réinsertion des
mineurs délinquants soutenue par l’Ã~Iglise grecque-catholique.

Ces derniers temps, l’accueil des réfugiés syriens est devenu une
priorité, a commencer par leur scolarisation. Arménien catholique –
un petit drapeau rouge-bleu-abricot surnage au milieu de la paperasse
-, le docteur Caracache n’en revendique pas moins le caractère
universel de sa démarche. ” Il est tentant d’aider en priorité
les chrétiens arméniens ou syriaques… Mais quel sens cela
aurait-ilâ~@~I ? Ici, nous servons le tout-venant. ”

En plein cÃ…”ur du quartier chrétien d’Ash­rafieh, où les tours en
chantier rivalisent de hauteur, Charles Nasrallah raconte la genèse
de l’association Insan – ” être humain ” en arabe -, l’une des
seules au Liban a revendiquer son caractère non confessionnel.

Maronite formé chez les Frères des Ã~Icoles chrétiennes, ce
quadragénaire a très tôt ouvert les yeux sur la condition des
réfugiés dans son pays. Sa réponseâ~@~I : garantir l’accès de
tous a un minimum de droits.

” Au début, le fait de n’être d’aucune Ã~Iglise, d’aucune mosquée,
d’aucun parti nous rendait suspects et nous a fermé des portes. ”
Quinze ans plus tard, Insan est devenu un interlocuteur privilégié
pour les bailleurs de fonds américains, suisses ou francais.

” De plus en plus d’acteurs extérieurs, y compris catholiques,
nous contactent parce qu’ils savent que nous travaillons avec tout
le monde. ” Les 23 permanents de l’association et la trentaine de
bénévoles, chrétiens, musulmans ou druzes, accueillent chaque matin
57 enfants dans une école au nord de Beyrouthâ~@~I : des Syriens,
Irakiens, Palestiniens, Congolais, Ghanéens, Ã~Ithiopiens…

Insan suit et finance également le cursus scolaire de 200 autres
enfants, placés dans des écoles publiques et privées. Récemment,
elle a aussi ouvert un foyer pour jeunes délinquants. ” Nous sommes
encore une exception, reconnaît Charles Nasrallah. Mais un espace
citoyen est en train de s’ouvrir au Liban. ”

Dans un quartier mélangé du nord de Beyrouth, a deux pas de Bourj
Hammoud, un calvaire grandeur nature trône depuis quelques mois au
beau milieu du trafic. Ã~Ichaudés par l’afflux d’un grand nombre de
réfugiés musulmans, des jeunes maronites originaires de la Bekaa
ont ainsi voulu marquer leur territoire.

” Ce n’est pourtant pas dans la tradition maronite, observe Bertrand,
un petit frère de Charles-de-Foucauld installé depuis trente ans
dans les quartiers déshérités. Mais dans les périodes troublées,
le marquage religieux réapparaît. ”

Vingt-cinq ans après une guerre que personne ne veut revivre au Liban,
les tensions entre communautés continuent d’affleurer. Professeur de
médecine et de philosophie a l’université Saint-Joseph, le docteur
Antoine Courban, un grec-orthodoxe, déplore cette tendance persistante
au repli.

” Tous les chrétiens n’ont pas entendu le cri de Jean-Paul II
qui les exhortait, dès 1997, a sortir de leur cocon communautaire
pour s’engager de plain-pied dans la société. Si les mentalités
évoluent chez les étudiants, les forces sociales traditionnelles
conservent une inertie redoutable. ”

Samuel Lieven, a Beyrouth

mercredi 25 février 2015, Stéphane ©armenews.com

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Le-Liban-refuge-precaire-des-chretiens-d-Orient-2015-02-18-1282136
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=108234

Le President Sarkissian Salue La Declaration De Cracovie Des Mediate

LE PRESIDENT SARKISSIAN SALUE LA DECLARATION DE CRACOVIE DES MEDIATEURS DU KARABAGH

ARMENIE

Le president armenien a recu les co-presidents du Groupe de Minsk
de l’OSCE, Igor Popov (Russie), James Warlick (Etats-Unis), Pierre
Andrieu (France), et le Representant personnel du President de l’OSCE
en exercice, Andrzej Kasprzyk.

Les copresidents ont informe le president sur leurs impressions des
reunions a Bakou. Ils ont discute des questions liees a l’etat actuel
et aux prochaines etapes dans le processus de paix au Karabagh.

Le president Sarkissian a salue la declaration des copresidents du
Groupe de Minsk de l’OSCE faite a Cracovie le 27 Janvier, qu’il a dit
etait different de leurs declarations anterieures car elle appelait
l’Azerbaïdjan a honorer ses engagements envers le processus de paix.

mercredi 25 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

From: A. Papazian

Le Premier President Sollicite Une Rencontre En Tete-A-Tete Avec Le

LE PREMIER PRESIDENT SOLLICITE UNE RENCONTRE EN TETE-A-TETE AVEC LE PRESIDENT SARKISSIAN

ARMENIE

La presse rend compte de la > de Levon
Ter-Petrossian au President Sarkissian. Le dirigeant du Congrès
national armenien affirme avoir prepare ce courrier bien avant,
mais avoir reporte sa publication du fait de la tension sur la scène
politique interieure suscitee par le > discours de Serge
Sarkissian contre le president d’Armenie prospère. M. Ter-Petrossian,
qui avait vivement critique la declaration pan-armenienne du centenaire
du Genocide, en la qualifiant de > pour la normalisation
des relations armeno-turques , propose au Chef de l’Etat un entretien
en tete-a-tete afin de discuter du centenaire du Genocide et de la
position de l’Etat armenien sur la question du Genocide. Il propose
egalement de constituer une commission consultative qui elaborerait,
sur la base de la declaration pan-armenienne du centenaire du
Genocide, un nouveau texte/message qui reflèterait la position de
l’Etat armenien en cette matière et qui, au nom du President de
la Republique d’Armenie, serait envoye au SG/ONU, au President en
exercice de l’OSCE, a celui de l’UE et a tous les chefs d’Etat du
monde. M. Ter-Petrossian evoque meme des personnalites en Armenie
et a l’etranger qui pourraient faire partie de cette commission
consultative, dont lui-meme. Il n’exclut pas qu’il puisse prendre
aussi une initiative similaire en ce qui concerne le règlement du
conflit du HK. >, a-t-il ecrit, en proposant de se mettre au-dela des divergences
politiques et de privilegier les interets de l’Etat.

Le porte-parole du President de la Republique, Arman Saghatelian,
a indique que le Chef de l’Etat avait pris connaissance de la lettre
de M. Ter-Petrossian et y repondra prochainement.

Haykakan Jamanak et Hayots Achkhar, tout en affirmant connaître
l’esprit > de l’ex-President, disent ne pas croire en sa
sincerite. D’après eux, il aurait presage une reconciliation entre
Serge Sarkissian et Gaguik Tsaroukian et, pour ne pas rester en-dehors
du processus politique et dans l’ombre de ces deux hommes, aurait
lance une initiative surprise, en accentuant une fois de plus son rôle
primordial sur l’echiquier politique armenien et en valorisant son
rôle de premier President > a lance son propre jeu,
en jouant du cavalier.

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Armenie en
date du 18 fevrier 2015

mercredi 25 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

Sarkissian-Tsaroukian : Vers Une Reconciliation ?

SARKISSIAN-TSAROUKIAN : VERS UNE RECONCILIATION ?

ARMENIE

Les quotidiens rendent compte des >
sur la scène politique interieure le 17 fevrier : après une semaine
d’>, le President Sarkissian et le dirigeant
d’Armenie prospère, Gaguik Tsaroukian, se seraient rencontres grâce
a une mediation du parti FRA/Dachnaksoutioun et de deux richissimes
armeniens de Russie, Samvel Karapetian, et Karen Karapetian (ancien
maire d’Erevan, actuellement vice-president de Gazprombank) qui
seraient specialement venus de Moscou pour > les deux
hommes. Bien que le parti Republicain et Armenie prospère aient,
tous deux, nie l’existence d’une rencontre Sarkissian-Tsaroukian,
les membres du parti Dachnak, Armen Roustamian et Aghvan Vardanian,
l’ont confirme, exprimant un optimisme prudent. Sont rapportes les
propos d’Armen Roustamian, selon lesquels >. Haykakan Jamanak publie a la > la photo de la villa
du PM Hovik Abrahamian où le President Sarkissian se serait rendu le
soir du 17 janvier pour poursuivre les >. D’après
les informations de Haykakan Jamanak, le > richissime
venu de Moscou, Samvel Karapetian, aurait demande au President de
la Republique de > G. Tsaroukian

From: A. Papazian

<< Il N’Y A Pas Un Plan D’eradication Concertee Des Chretiens D’orie

” IL N’Y A PAS UN PLAN D’ERADICATION CONCERTEE DES CHRETIENS D’ORIENT ”

REVUE DE PRESSE
ENTRETIEN avec Bernard Heyberger, historien, directeur d’études a
l’Ã~Icole des hautes études en sciences sociales (1).

Ce spécialiste des chrétiens d’Orient retrace cent ans de présence
chrétienne au Moyen-Orient. Il resitue les massacres qui ont émaillé
leur histoire aux XIXe et XXe siècles dans le cadre de la montée
des nationalismes.

La Croixâ~@~I : Le génocide arménien, qui a causé la mort de
1,2 a 1,5 million de personnes et abouti a la quasi-disparition
de la présence chrétienne en Turquie, était-il un prélude aux
violences actuelles et a l’élimination des chrétiens de tout le
Moyen-Orientâ~@~I ?

Bernard Heybergerâ~@~I : Il ne faut pas imaginer qu’il existerait un
fanatisme atavique et violent qui remonterait aux origines de l’islam.

Le génocide arménien relève surtout d’une logique nationaliste.

L’empire ottoman avait essayé de se construire comme une nation,
mais il suscita la création de communautés minoritaires qui, avec
le soutien des puissances occidentales, négocièrent en son sein
des statuts d’exception.

Les maronites, les assyro-chaldéens, les Arméniens, rêvaient tous
de créer leur nation. Le projet de nation turque fut une réaction
face a l’échec du projet ottoman. Le nationalisme turc, lui, ne
pouvait tolérer le nationalisme arménien sur son territoire…

Qu’en est-il des massacres des assyro-chaldéens, qui ont fait autour
de 400 000 morts pendant la même périodeâ~@~I ?

B. H.â~@~I : Selon moi, le terme de génocide s’applique bien a
l’éradication planifiée et systématique des Arméniens par des
troupes spéciales de l’armée ottomane. En revanche, et je renvoie
aux travaux de l’historienne Florence Hellot-Bellier (2), qualifier
les violences contre les assyro-chaldéens est plus complexe.

Ces populations, qui vivaient aux frontières des empires ottoman,
russe et perse, ont sans doute davantage été les victimes d’un
effondrement de l’Ã~Itat et du chaos et des vengeances qui en ont
résulté. La situation actuelle en Irak et en Syrie aujourd’hui y
ressemble plutôt.

On ne peut donc parler de plan systématique a l’heure actuelleâ~@~I ?

B. H.â~@~I : Non, je ne crois pas a un plan d’éradication concertée
des chrétiens d’Orientâ~@~I : ils sont davantage victimes des
rivalités entre sunnites et chiites, entre factions islamistes
rivales. Il est toujours plus facile de prendre leurs ressources
aux populations minoritaires – en l’occurrence les chrétiens, mais
aussi les yézidis, etc. – qu’aux musulmans, surtout lorsque l’on se
présente comme de ” bons musulmans ”â~@~I !

Les violences contre les chrétiens donnent même de la légitimité
a ceux qui les commettent, de même que les actes de brigandage a
leur égard peuvent être présentés par leurs auteurs comme des
actes islamiques conformes a la charia. Ce discours passe d’autant
mieux auprès de la population que c’est celui qui est enseigné a
l’école dans de nombreux pays musulmans…

La période du nationalisme arabe, entre 1950 et 1980, constitue-t-elle
une parenthèse enchantée dans la présence chrétienne au
Moyen-Orient ?

B. H.â~@~I : Il est vrai que beaucoup y ont cru et sont parvenus a
s’en sortir en adhérant a cette idéologie.

Mais le nationalisme arabe s’est soldé par des défaites politiques
et militaires successives, notamment face a IsraÔl, et par la mise en
place de régimes autoritaires et populistes qui n’ont pas empêché
la montée de l’islamisme, ou qui l’ont même aidé, en particulier
par leur politique scolaire et culturelle.

Les chrétiens non coptes ont été victimes du régime de Nasser, qui
a expulsé les ” Shawâm ”, d’origine libano-syrienne, qui formaient
une forte minorité en Ã~Igypte. En Syrie, les nationalisations des
entreprises et de l’enseignement par le Baas, dans les années 1960,
ont poussé bien des chrétiens a l’exil.

Cette mémoire tragique a-t-elle été panséeâ~@~I ?

B. H.â~@~I : Non, pas suffisamment. L’histoire des massacres a Damas
et au Liban en 1860, de ceux commis en Anatolie dès les années
1890 ou pendant la guerre civile libanaise (1975-1990) n’est toujours
pas digérée.

Aujourd’hui, après de tels conflits, la communauté internationale
mettrait en place un processus de réconciliation, des procédures
d’indemnisations des victimes… Cela n’a pas été le cas ici.

Retrouvez un supplément spécial sur les chrétiens d’Orient dans
La Croix du 18 février.

Recueilli par Anne-Bénédicte Hoffner

(1) Auteur de Les Chrétiens au Proche-Orient, Payot, 160 p., 16 â~B¬.

(2) Chroniques de massacres annoncés, les assyro-chaldéens d’Iran
et du Hakkari face aux ambitions des empires, Geuthner, 2014, 55 â~B¬.

mercredi 25 février 2015, Stéphane ©armenews.com

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Il-n-y-a-pas-un-plan-d-eradication-concertee-des-chretiens-d-Orient-2015-02-17-1281714

Genocide Armenien : La Presse Turque De 1919 A Publie Les Ordres De

GENOCIDE ARMENIEN : LA PRESSE TURQUE DE 1919 A PUBLIE LES ORDRES DE MASSACRES

Publié le : 25-02-2015

Info Collectif VAN – – Le 25 mars 1919, dans les
quelques mois qui ont suivi la défaite de l’Empire ottoman lors de
la Première Guerre mondiale, le quotidien turc Turkce İstanbul a
publié ce qu’il affirmait être la Lettre d’Instructions du bureau
central du Comité Union et Progrès (CUP) adressée aux unités de
l’Organisation spéciale (Teskilat-i Mahsusa) alors que commencait la
déportation des Arméniens pendant le génocide de 1915. Le journal
stambouliote a qualifié la lettre de ” Document tragique et terrible
”, et a indiqué que cette dernière était reproduite sans que
n’y soient apportées de modifications. La Lettre d’Instructions
se composait de 10 articles qui décrivaient les étapes a mettre
en Ã…”uvre pour le processus de déportation. Le Collectif VAN vous
invite a lire la traduction d’un article en anglais publié sur le
siteArmenian Weekly le 17 février 2015.

Armenian Weekly

Un document reflète la politique de déportation du CUP (Comité
Union et Progrès)

Par Ari Sekeryan, publié le 17 février 2015

pour The Armenian Weekly

Sait Molla était un avocat, membre du Conseil d’Etat turc et fondateur
de la Société anglophile (Ingiliz Muhipleri Cemiyeti). En 1918,
il a commencé a publier a Istanbul le quotidien Turkce İstanbul
(Istanbul turque).

Le 25 mars 1919, le journal a publié ce qu’il affirmait être la
Lettre d’Instructions du bureau central du Comité Union et Progrès
(CUP) adressée aux unités de l’Organisation spéciale (Teskilat-i
Mahsusa) alors que commencait la déportation des Arméniens pendant
le génocide.

Le journal a qualifié la lettre de ” Document tragique et terrible
”, et il a indiqué que cette dernière était reproduite sans que
n’y soient apportées de modifications. La Lettre d’Instructions se
composait de 10 articles qui décrivaient les étapes a mettre en
Ã…”uvre pour le processus de déportation. Ce sont les mêmes étapes
que des chercheurs tels que Taner Akcam, Donald Bloxham et Ugur Umit
Ungör ont décrites comme faisant partie des déportations.

Ã~Ividemment, l’authenticité d’un tel document n’est pas garantie.

Turkce Istanbul a négligé de mentionner la source de la lettre. En
outre, les archives du CUP ont disparu après la défaite de l’Empire
ottoman lors de la Première Guerre mondiale.

Indépendamment de ces questions, il est cependant important de noter
qu’il y avait des quotidiens turcs ottomans comme Turkce İstanbul,
Alemdar et Peyam, qui ont critiqué le CUP et ont intensivement
discuté de la question dans le sillage de la Première Guerre
mondiale.

Le texte du document du journal est le suivant :

” Un document tragique et terrible ”

Article 1. Fermez toutes les associations arméniennes en appliquant
les troisième et quatrième articles de la Loi sur les Associations,
arrêtez les membres de l’exécutif qui s’opposaient au gouvernement
du CUP, déportez-les dans des provinces comme Mossoul et Bagdad,
et tuez-les en route ou a leur destination finale.

Article 2. Récupérez toutes les armes des Arméniens.

Article 3. Préparez l’opinion publique musulmane par des moyens
appropriés, organisez quelques incidents, comme l’a fait la Russie a
Bakou, dans des villes comme Van, Erzurum et Adana, où les Arméniens
ont obtenu la haine des musulmans par leurs propres actions.

Article 4. Laissez complètement la mise en Ã…”uvre a la population
générale dans des provinces comme Erzurum, Van, Mamuretulaziz et
Bitlis et utilisez les troupes et les forces militaires pour qu’elles
apparaissent comme empêchant les massacres. Par contre, soutenez
les musulmans avec la force militaire dans des endroits comme Adana,
Sivas, Bursa, Izmit et Izmir.

Article 5. Appliquez des mesures d’extermination envers les enseignants
et surtout les hommes de moins de 50 ans. (Laissez les femmes et les
enfants être convertis a l’Islam.)

Article 6. Eloignez les familles de ceux qui ont réussi a s’enfuir
et prenez des mesures pour couper complètement leurs liens avec
leurs villes d’origine.

Article 7. Renvoyez tous les fonctionnaires arméniens de tous
les bureaux du gouvernement et de ses filiales en les accusant
d’espionnage.

Article 8. Faites tuer d’une manière adéquate par les militaires
les hommes servant dans l’armée.

Article 9. Commencez l’application de toutes les mesures en même temps
afin de ne pas laisser le temps de préparer des moyens de défense.

Article 10. Tenez cette lettre d’instruction secrète et prenez grand
soin qu’elle ne soit que chez une ou deux personnes.

C’est une réalité que ces Arméniens qui ont été déportés,
ont été tués et anéantis conformément a la lettre d’instruction
écrite ci-dessus.

Bien que nous évitions de donner davantage de détails, nous publions
exactement le document tel qu’il est.

Turkce İstanbul Le 25 mars 1919

Note de l’éditeur: des documents semblables ont été publiés dans
la presse turque pendant les années faisant suite a la Première
Guerre mondiale.

©Traduction Collectif VAN – 18 février 2015 –

Lire aussi :

” Génocide arménien ” vs ” génocide des Arméniens ”

Source/Lien : Armenian Weekly

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86076
http://armenianweekly.com/2015/02/17/document-reflects-cup-policy/
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

L’Ambassadeur De France S’exprime Dans La Presse Armenienne

L’AMBASSADEUR DE FRANCE S’EXPRIME DANS LA PRESSE ARMENIENNE

Publie le : 25-02-2015

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
propose cette information parue sur le site de l’Ambassade de France
en Armenie.

Legende photo : Jean-Francois Charpentier, l’Ambassadeur de France
a Ereva

Ambassade de France en Armenie

Entretien de M. l’Ambassadeur de France au quotidien Joghovoud

L’Ambassadeur de France a Erevan, Monsieur Jean-Francois Charpentier,
a repondu aux questions que lui avaient adressees les journalistes
de Joghovoud au sujet du Centenaire du Genocide armenien.

Cet entretien a ete publie dans l’edition du 6 fevrier du quotidien,
voici son contenu :

1. En tant que representant de votre pays en Armenie, que savez-vous du
Genocide Armenien et en general, quel est votre sentiment par rapport
aux evènements sanglants qui ont marque l’Histoire de l’Armenie ?

“Il y a quelques jours, le 28 janvier, devant les representants des
communautes armeniennes de France, le President de la Republique
Francois Hollande a une nouvelle fois exprime la position de
la France sur la question. Il a decrit le processus par lequel
les differentes vagues de massacres se sont mises en place : tout
d’abord les assassinats en masse a partir du 24 avril 1915, puis les
deportations vers la Syrie auxquelles nombre de prisonniers n’ont pas
survecu et enfin les camps, .

publie le 23/02/2015

L’Ambassadeur de France Monsieur Jean-Francois Charpentier a repondu
aux questions envoyees par l’agence ArmenPress

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86074
www.collectifvan.org