Genocide Armenien : Nouveau Texte En Cas De Censure

GENOCIDE ARMENIEN : NOUVEAU TEXTE EN CAS DE CENSURE

Le Figaro

1 Fev 2012
France

Nicolas Sarkozy deposera “tout de suite” un nouveau texte si la loi
penalisant la negation du genocide armenien est censuree par les
Sages du Conseil constitutionnel.

Nicolas Sarkozy ne s’avoue pas vaincu. Le president francais deposera
“tout de suite” un nouveau texte si la loi penalisant la negation
du genocide armenien est censuree par le Conseil constitutionnel,
a-t-il affirme mercredi en Conseil des ministres, selon un membre
du gouvernement. Cent-quarante et un elus ont en effet saisi mardi
les Sages contre le texte definitivement adopte par le Parlement le
23 janvier.

D’après une autre personne presente, le chef de l’Etat a reproche
aux ministres recalcitrants vis-a-vis de cette loi de “ne pas voir
plus loin que le bout de leur nez”, soulignant le fait que certains
pourraient tirer profit de la censure des Sages pour presenter une
Question prioritaire de constitutionnalite afin de remettre en cause
la loi penalisant la negation de la Shoah, seul genocide dont la
negation est aujourd’hui punie par la loi francaise. Deux ministres ont
exprime des reserves sur la loi sur le genocide armenien: Alain Juppe,
qui la juge “inopportune” et craint qu’elle n’entrave les relations
franco-turques, et Bruno Le Maire, parce qu’il n’est “pas favorable
par principe aux lois memorielles”.

Le Conseil constitutionnel peut censurer une loi qu’il juge contraire
a la Constitution, s’il est saisi par 60 deputes, 60 senateurs, le
chef de l’Etat, le president de l’Assemblee nationale ou celui du
Senat. Il doit statuer dans un delai d’un mois. Mais deux deputes
UMP, Eric Straumann et Jean-Philippe Maurer, ont demande mardi au
gouvernement “la mise en oeuvre de la procedure acceleree” afin que
le Conseil puisse statuer dans un delai de sept jours.

Avant meme cette annonce, le premier ministre turc Recep Tayyip
Erdogan a denonce mercredi une montee de l’islamophobie et du racisme
en Europe, affirmant que le vote en France d’une telle loi constituait
la “manifestation grave d’un danger insidieux en Europe”. Il avait
salue la veille la saisine du Conseil constitutionnel.

Depuis le vote de la loi, de nombreuses voix s’elèvent contre elle.

Consideree comme electoraliste, decriee par les historiens, elle
a declenche une vague de boycott en Turquie, qui met a mal les
entreprises francaises presentes sur ce marche de 77 millions
d’habitants, a la croissance de 7,5% en 2011.

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/02/01/01002-20120201ARTFIG00416-genocide-armenien-nouveau-texte-en-cas-de-censure.php

Genocide Armenien : Kaltenbach (PS) "Confiant"

GENOCIDE ARMENIEN : KALTENBACH (PS) “CONFIANT”

Europe1

1 Fev 2012
France

Le senateur PS Philippe Kaltenbach se declare mercredi dans un
communique “confiant dans la constitutionnalite” du texte penalisant
la negation des genocides et “regrette” le depôt d’un recours au
Conseil constitutionnel.

Le senateur-maire de Clamart souligne qu’on ne peut “pas accuser
le Parlement de vouloir se muer en tribunal, car c’est seulement
le juge qui sera amene a qualifier juridiquement les faits”. “Des
condamnations ont deja ete prononcees contre des organisateurs du
genocide par des tribunaux turcs entre 1919 et 1921”, souligne-t-il.

From: Baghdasarian

http://www.europe1.fr/Politique/Genocide-armenien-Kaltenbach-PS-confiant-929633/

Genocides : Sarkozy Deposera Un Nouveau Texte En Cas De Censure Des

GENOCIDES : SARKOZY DEPOSERA UN NOUVEAU TEXTE EN CAS DE CENSURE DES “SAGES”

Le Monde

1 Fev 2012
France

Nicolas Sarkozy a annonce mercredi 1er fevrier en conseil des ministres
qu’il deposera un nouveau texte si le Conseil constitutionnel vient
a censurer la loi penalisant la negation du genocide armenien, selon
deux ministres cites par l’AFP.

“Le president nous a dit lors du conseil qu’il deposerait tout de suite
un nouveau texte, en cas de censure par le Conseil constitutionnel”,
a indique l’un d’eux.

Mardi, le Conseil constitutionnel avait ete saisi de deux recours
deposes par plusieurs elus du Senat et de l’Assemblee nationale.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/01/genocides-sarkozy-deposera-un-nouveau-texte-en-cas-de-censure-des-sages_1637468_1471069.html

Genocide Armenien : La Loi Bloquee, Ankara Retrouve Le Sourire… Mo

GENOCIDE ARMENIEN : LA LOI BLOQUEE, ANKARA RETROUVE LE SOURIRE… MOMENTANEMENT

Le Progres

1 fev 2012
France

Diplomatie. L’initiative des parlementaires bloque sa promulgation
au grand dam de Nicolas Sarkozy.

Les relations franco-turques ” vont se detendre “, promet le
porte-parole de l’ambassade turque a Paris après l’initiative de
parlementaires francais contre le texte penalisant la negation du
genocide armenien. Hier, des deputes et senateurs de tous bords
politiques ont en effet saisi le Conseil constitutionnel contre ce
texte vote le 22 decembre par l’Assemblee nationale et le 23 janvier
par le Senat. Cette demarche temoigne du malaise de la classe politique
face a ce texte soutenu par l’UMP et le PS mais juge par beaucoup
” electoraliste ” a l’egard de la communaute armenienne de France
(600 000 personnes) avant la presidentielle et les legislatives.

Les deux recours ont pour effet immediat de bloquer la promulgation
de la loi par le president de la Republique, qui doit en principe
intervenir dans les 15 jours suivant l’adoption du texte s’il n’y a
pas de contestation. Le Conseil constitutionnel doit statuer dans un
delai d’un mois, delai qui peut etre ramene a huit jours en cas de
demande du gouvernement.

Le projet de loi prevoit un an de prison et 45 000 euros d’amende
en cas de contestation ou de minimisation de facon outrancière d’un
genocide reconnu par la loi francaise, celui des Juifs pendant la
Seconde Guerre mondiale ou celui des Armeniens. La Turquie refute le
terme de genocide, meme si elle reconnaît que des massacres ont ete
commis et que quelque 500 000 Armeniens ont peri en Anatolie entre 1915
et 1917. Ankara a menace Paris de represailles si le texte est adopte.

http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/02/01/genocide-armenien-la-loi-bloquee-ankara-promet-une-detente-des-relations

Genocide Armenien: Sarkozy Determine, Quitte A Fecher Un Peu Plus La

GENOCIDE ARMENIEN: SARKOZY DETERMINE, QUITTE A FECHER UN PEU PLUS LA TURQUIE

Agence France Presse
1 Fev 2012

PARIS – Nicolas Sarkozy promet un nouveau texte punissant la negation
du genocide armenien en cas de censure constitutionnelle, montrant sa
determination a propos de cette question, quitte a fâcher encore un
peu plus la Turquie qui menace la France de “represailles” economiques
et commerciales.

Le texte de loi penalisant la negation du genocide armenien de 1915
par la Turquie ottomane a declenche la colère des Turcs, leur Premier
ministre Recep Tayyip Erdogan y voyant “une montee de l’islamophobie
et du racisme en Europe”.

Le texte, definitivement adopte par le Parlement le 23 janvier,
aurait dû etre promulgue par le president de la Republique au cours
des deux semaines suivantes, mais il a ete bloque par un recours
auprès du Conseil constitutionnel de parlementaires de tout bord mais
majoritairement de droite.

Lors du Conseil des ministres mercredi, le president de la Republique
a annonce qu’il ferait en sorte que soit depose “tout de suite un
nouveau texte”, en cas de censure de cette loi par les Sages.

Le chef de l’Etat a egalement reproche aux ministres en desaccord
avec la loi – Alain Juppe (Affaires etrangères) et Bruno Le Maire
(Agriculture) – de “ne pas voir plus loin que le bout de leur nez”.

Selon lui, si le texte de loi devait etre censure, certains en
tireraient profit pour presenter une QPC (Question prioritaire de
constitutionnalite, ndlr) devant le Conseil constitutionnel au sujet
de la loi Gayssot penalisant la negation de la Shoah.

Jusqu’ici, seule la negation du genocide des juifs par les nazis est
punie par la loi. Pour l’Elysee, “cela n’etait pas acceptable pour les
Armeniens qui consideraient qu’il y avait deux poids, deux mesures”.

La determination du president a propos de cette question risque de
provoquer un regain de colère chez les Turcs. Après la saisine par
les parlementaires du Conseil constitutionnel, l’ambassade de Turquie
en France avait affirme que les relations entre Paris et Ankara, qui
“risquaient une rupture”, allaient “se detendre”.

Depuis la presentation du texte de loi devant l’Assemblee, en decembre,
les Turcs ont gele leur cooperation politique et militaire avec la
France, et menace de faire de meme avec les echanges economiques
et culturels.

Mais l’Elysee ne s’en inquiète pas. “On a deja connu deux boycotts
de la (part) de la Turquie, en 2001 lors de l’adoption de la loi
reconnaissant le genocide armenien et en 2006, lors du premier depôt
de la proposition de loi punissant la negation de ce genocide. Les
relations economiques entre les deux pays n’en avaient pas ete
affectees”, fait-on valoir.

“Depuis 2006, on est passe de 250 entreprises francaises a 400
installees en Turquie, le nombre d’employes turcs passant de 40.000
a 100.000” dans ces entreprises, ajoute-t-on, laissant ainsi entendre
qu’aucun des deux pays n’a interet a voir se degrader leurs relations.

Mais les critiques envers le president Sarkozy, deja la cible des Turcs
en raison de son refus de les voir adherer a l’Union europeenne,
pourraient se faire encore plus acerbes. “Sarkozy passera dans
l’Histoire comme l’homme qui a massacre l’Histoire”, s’est emporte
recemment un ministre turc.

La France a ete le premier grand pays europeen, en janvier 2001,
a reconnaître le genocide armenien.

La Turquie, heritière de l’empire ottoman, demantele en 1920, refute
le terme de genocide. De nombreux historiens estiment que ce sont 1,5
million d’Armeniens, hommes, femmes et enfants qui ont ete massacres
en Anatolie entre 1915 et 1917.

Genocide Armenien : La Loi Votee Au Parlement Devant Le Conseil Cons

GENOCIDE ARMENIEN : LA LOI VOTEE AU PARLEMENT DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL

FRANCE 24

1 Fev 2012

Officiellement adopte le 23 janvier, le projet de loi penalisant
la negation des genocides a vu sa progression freinee mardi par le
depôt d’un recours par 137 deputes et senateurs francais. Motif :
un lien trop etroit entre loi et Histoire.

Par Charlotte OBERTI (texte)

Certains parlent d’une “question de conscience”. D’autres d’une
“mise en coherence penale”. Le fosse s’est officiellement creuse
au Parlement, mardi 31 janvier, lorsque 137 deputes et senateurs,
de tout bord politique, ont saisi le Conseil constitutionnel dans le
but de faire invalider la proposition de loi penalisant la negation
des genocides.

Initie par deux deputes UMP, Jacques Myard et Michel Diefenbacher,
ce recours vise a annuler un projet de loi qu’ils jugent
anticonstitutionnel et qu’ils considèrent comme une atteinte a la
liberte de la recherche et a la liberte d’expression.

Ne pas “sovietiser” l’Histoire

“Nous nous fourvoyons avec ces lois memorielles. Nous ne nions ni la
Shoah ni le genocide armenien, mais nous ne voulons pas sovietiser
l’Histoire,” clame Jacques Myard, depute des Yvelines, joint par
FRANCE 24, prônant un libre debat sur la question sans forcement que
la loi definisse une verite officielle.

Le 23 janvier dernier, le Senat a emboîte le pas a l’Assemblee en
adoptant le texte punissant la negation d’un genocide reconnu par la
France, notamment celui des Armeniens par les Turcs en 1915. Très
contrarie, le gouvernement d’Ankara a replique en promettant des
sanctions contre Paris.

Refutant le terme de “genocide”, la Turquie reconnaît que quelque 500
000 Armeniens ont peri lors de massacres commis en Anatolie, entre
1915 et 1917, tandis que les Armeniens evoquent 1,5 million de morts.

Un debat houleux

Autre point mis en avant par le depute des Yvelines : le risque
d’engrenage. “Cette polemique est partie du fait armenien. La
consequence regrettable pourrait etre un regain de communautarisme.”

Valerie Boyer, la depute des Bouches-du-Rhône a l’origine de cette
proposition de loi, affirme mal comprendre la reaction tardive des
parlementaires, soulevant le fait que le debat a deja eu lieu dans
l’Hemicycle.

“C’etait une grande joie pour tout le monde d’aboutir enfin a quelque
chose, après de nombreuses annees de travail. Je suis choquee que
certaines personnes repondent a des injonctions de l’etranger,”
deplore-t-elle. “La pression exercee par un Etat etranger negationniste
ne doit pas l’emporter sur une cause universelle, sur la defense des
droits de l’Homme et la grandeur de la France.” Pression a laquelle
Jacques Myard se dit toutefois etranger.

Le depôt du recours annonce une detente dans les relations entre les
deux pays. Contacte par FRANCE 24, le porte-parole de l’ambassadeur
de Turquie en France, Engin Solakoglu, exprime sa satisfaction, en
estimant que l’opposition des deputes et senateurs francais “permet
de mieux encaisser le choc, pour l’instant.”

Le rôle des historiens en question

Alors faut-il associer histoire et loi ? Selon ses detracteurs,
le texte viole l’article 34 de la Constitution qui definit la loi
et delimite son domaine. Mais l’historien Yves Ternon, specialiste
des crimes de genocide au 20e siècle, convaincu de la necessite de
legiferer sur ce sujet, precise que fondamentalement les fonctions
d’historien et d’homme de loi sont distinctes, tout en etant
complementaires.

“Les historiens ont deja fait leur travail [le genocide armenien a
ete reconnu en 2001, NDLR], les legislateurs n’empiètent pas sur leur
territoire, etant donne que les historiens ne peuvent pas legiferer.

Le travail des historiens et des hommes de loi s’effectuent en
partenariat, en quelque sorte.”

En reponse a l’argument selon lequel le projet de loi reduirait la
liberte de la recherche, Yves Ternon crie a la malhonnetete. “La loi
ne menace en rien cette liberte. Jamais un historien travaillant sur
un genocide n’a ete inquiete par un procès en France.”

Le verdict des Sages du Conseil constitutionnel est attendu dans un
delai d’un mois. Pour l’heure, Nicolas Sarkozy a prevenu, mercredi
1er fevrier, qu’un nouveau texte serait depose si la loi penalisant
la negation du genocide armenien etait censuree. Le debat semble loin
d’etre clos.

http://www.france24.com/fr/20120201-france-turquie-genocide-armenien-recours-projet-loi-polemique-justice-histoire-diplomatie-assemblee-deputes

Claude Goasguen : " La Loi Sur Le Genocide Armenien Ne Doit Pas Etre

CLAUDE GOASGUEN : ” LA LOI SUR LE GENOCIDE ARMENIEN NE DOIT PAS ETRE ANNULEE ”

L’actu vue par JSS

1 fev 2012

Saisine du Conseil constitutionnel par les parlementaires contre la
loi penalisant la negation du genocide armenien.

Au-dela du debat pose par l’existence de cette loi dite memorielle et
qui en realite est une loi condamnant l’attitude negationniste active
du gouvernement turc a l’egard des armeniens, j’attire l’attention des
parlementaires signataires du recours devant le Conseil constitutionnel
sur la responsabilite qu’ils prennent en soumettant a ce dernier
cette decision.

Dans le cas en effet d’annulation par le Conseil constitutionnel
de la loi concernant le genocide armenien, il est evident que
la jurisprudence ainsi ouverte condamnera irremediablement les
dispositions de la loi memorielle concernant le genocide juif, le
negationnisme et la Shoah dite loi Gayssot.

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Cela risque de susciter dans la communaute juive francaise une emotion
considerable a un moment où il n’etait sûrement pas utile de ranimer
cette question devant l’opinion publique francaise.

Claude Goasguen – Ancien Ministre, Depute-maire du 16e arrondissement
de Paris et President du groupe d’amitie France-Israël a l’Assemblee
nationale – JSSNews

http://jssnews.com/2012/02/01/claude-goasguen-la-loi-sur-le-genocide-armenien-ne-doit-pas-etre-annulee/

Antonia Arslan: "Vi Racconto La Storia Avventurosa Del Libro Di Mush

ANTONIA ARSLAN: “VI RACCONTO LA STORIA AVVENTUROSA DEL LIBRO DI MUSH”

Tempi.it

1 Feb 2012
Italia

L’autrice de La masseria delle allodole e La strada di Smirne torna con
un romanzo che è un ulteriore approfondimento delle proprie origini
armene. Con tempi.it discute della sua ultima fatica: “Attorno alla
tragedia del massacrato voluto dai turchi si narrano testimonianze
agghiaccianti”.

Di Daniele Ciacci

Antonia Arslan si trova in tour per promuovere l’ultima sua opera
uscita in libreria, Il libro di Mush (Skira, 129 pp., 15 euro).

L’autrice de La masseria delle allodole e La strada di Smirne torna
con un romanzo che è un ulteriore approfondimento delle proprie
origini armene. Con tempi.it discute della sua ultima fatica.

Di cosa narra il suo nuovo romanzo?

Il libro di Mush è un manoscritto medievale del 1202 che ha avuto
una storia avventurosa. È stato ordinato da un mercante, che poi ha
venduto. Il tomo è vissuto per molti tempi nel Monastero dei Santi
Apostoli della valle di Mush. Nel giugno del 1915 l’intera valle
di Mush è stata invasa dai turchi, che hanno ucciso uomini, donne
e bambini. Nel 1917 due donne, sopravvissute al massacro, trovano
il libro tra le rovine del tempio. La salvezza del testo diventa la
loro ragione di vita. Questo manoscritto è enorme: è alto circa un
metro e pesa 27 chili e mezzo. Le donne lo dividono in due parti e lo
trasportano sulle spalle valicando i monti del Caucaso. Gli armeni
venerano i libri: hanno santificato in gruppo tutti i traduttori
della Bibbia e anche l’inventore dell’alfabeto, Mesrop Mashtots.

La trama, quindi, è tratta da una storia viva?

Sì. Il libro di Mush esiste davvero. Adesso, si trova a Matenadaran,
la biblioteca di Yerevan, capitale della Repubblica d’Armenia.

Naturalmente, la storia del romanzo è condita di eventi leggendari e
romanzeschi, ma ha un solido nucleo storico. Per esempio, delle due
donne che hanno trasportato il libro, solo una sopravvive. L’altra
muore e viene seppellita con la sua parte di testo. Soltanto un
generale russo riuscira a scoprire l’esatta ubicazione e lo portera
con se in Georgia.

Perche ha voluto narrare questa storia?

La casa editrice Skira, che lo ha pubblicato, ha aperto una nuova
collana di narrativa. Skira, tradizionalmente, pubblica cataloghi
d’arte, ma hanno deciso di puntare anche su brevi racconti che parlino
delle vicende di un opera d’arte. Inoltre, mi ha sempre colpito la
storia della valle di Mush, che in armeno significa “nebbiosa”. Vi
passano due fiumi ed è fertilissima. È circondata da montagne,
con pochi valichi d’entrata. Attorno alla tragedia del massacrato
voluto dai turchi si narrano testimonianze agghiaccianti. Come quella
di Alma Johannson, infermiera danese che gestiva un orfanotrofio
completamente distrutto.

From: A. Papazian

http://www.tempi.it/antonia-arslan-vi-racconto-la-storia-avventurosa-del-libro-di-mush

Antonia Arslan, Il Libro Di Mush

ANTONIA ARSLAN, IL LIBRO DI MUSH

Corriere della Sera

1 feb 2012
Italia

Otto anni fa la sua storia colpì al cuore e alla coscienza moltissimi
lettori italiani. Con “La masseria delle allodole” (edito da Rizzoli)
Antonia Arslan raccontava in un emozionante romanzo che sapeva tanto di
verita e di verita personale, il genocidio degli armeni, in Turchia,
nel 1915-16. Un genocidio che il governo di Ankara si rifiuta di
riconoscere ma che il Parlamento europeo di Strasburgo ha sancito
fin dal 1987. Quel racconto cominciava in una Padova in bianco e
nero alla fine degli anni Quaranta nella Basilica di S. Antonio dove
una bambina veniva portata a “conoscere il suo santo” (dunque, si
chiama Antonia ed è perciò l’ autrice) per volere del nonno Yerwant
e accompagnata da zia Henriette, “la bambina che non crebbe” cui è
dedicato il romanzo. Oggi Antonia Arslan tona in libreria con un nuovo
libro. Si intitola “Il libro di Mush” ed è pubblicato nella collana
NarrativaSkira: il breve romanzo racconta la storia del salvataggio
rocambolesco dell’ Omiliario di Mush, prezioso manoscritto miniato del
1202, strappato al massacro dei turchi da due coraggiose donne armene,
personaggi forti in una vicenda struggente e memorabile. La scrittrice
torna al 1915 e troviamo i suoi protagonisti in una tiepida notte di
fine giugno: cinque fuggiaschi si allontanano dalle rovine del loro
paese nella valle di Mush, distrutto dai turchi della terza armata con
i suoi abitanti e le millenarie tradizioni del popolo armeno. Hanno
perso tutto, casa e famiglia, ma hanno fortunosamente recuperato un
tesoro di inestimabile valore e sono determinati a portarlo in salvo
ad ogni costo. Questa è l’ ultima storia dell’ antichissimo Libro di
Mush. Alle 18 Antonia Arslan incontra i suoi lettori alla Feltrinelli
di piazza Colonna e parlera del suo libro con Siegmund Ginzberg.

Simona De Santis RIPRODUZIONE RISERVATA

http://archiviostorico.corriere.it/2012/gennaio/31/Antonia_Arslan_libro_Mush_co_10_120131040.shtml

The Ultimate Fighter, Priest-Style

THE ULTIMATE FIGHTER, PRIEST-STYLE

ABC

Feb 2 2012
Australia

Damon Young

One of the tragicomic highlights of the religious calendar is watching
Christian priests in the Holy Land beating the bejesus out of one
another.

A few years ago, police had to break up a fistfight between Armenian
and Greek Orthodox clerics, with a marvellously Monty Python detail:
the cops were, according to the BBC, “beaten back by worshippers
using palm fronds.”

Just recently, the same denominations attacked one another with brooms
in the Church of the Nativity – clearly in need of a few wise men.

Bethlehem police Lieutenant-Colonel Khaled al-Tamimi told Reuters
that this was a “trivial problem,” which happens annually, and rarely
leaves anyone seriously hurt. Reading from the same Python script,
al-Tamimi added: “No one was arrested because all those involved were
men of God.” And blessed are the cheesemakers.

What concerns many critics of Christianity clearly is not simply
the physical violence. It is the obvious contradiction between
Christianity’s distinctive message of peace and love, and the vitriol,
broom fracas and crusades (literal and figurative) of Christians now,
and over the past two millenniums.

Jesus spoke metaphorically when he reportedly said, in Matthew,
“I come not to bring peace, but to bring a sword.” A great many of
his devoted followers have – characteristically, I add – turned
the trope into a straightforward command. And likewise for Jews,
Muslims, Buddhists, Hindus – all the passages on kindness and care
have regularly been flecked with blood.

Obviously this sometimes has little to do with religious beliefs
and values. Many a knight, king or president has slapped a religious
coat of paint on an otherwise worldly sword. God becomes the grave
spokesman for chivalric glory, imperial conquest or nationalistic
profiteering. Likewise for many ‘faithful’, who clothe their greed,
lasciviousness or brutality in holy habits, without ever really
committing to them. In short, some of the faithful are simply con men –
scripture as sales pitch.

Nonetheless, many vicious souls are also true believers, and it is
illuminating to reveal why, particularly in the case of Christianity.

How can a religion marked by its overt commitment to pacifism – “Love
your enemies,” Christ says in Luke, “do good unto them that hate you.”

– be so aggressive?

One reason for this is simple mortal weakness: the spirit is willing,
but the flesh hankers for a heavy hardwood broom. Pushed, mocked or
punched by an aggressor, even the most faithful cannot “turn to him
the other cheek,” as Jesus is reported to have said in Matthew. Basic
survival instincts kick in, and violence incites violence. Whether
explained by excess passion, deficient logic, or a combination of
the two, the symptoms are the same: a knowing failure to practice
what one preaches.

Another cause of holy violence is scriptural and institutional
diversity. Holy books and churches are the work of many individuals
and groups, and some are more violent and covetous than others. The
most obvious example of this is the Judeo-Christian scriptures,
which include everything from righteous Hebrew massacres (“of the
cities…which the Lord thy God doth give thee for an inheritance,
thou shalt save alive nothing that breatheth…”) to Christ as a
sacrificial lamb, who commands his disciples to avoid violence.

Likewise for Islam’s Quran, which commands the faithful in war to
“slay the idolaters” in one surah, but wholeheartedly bans murder
in another. Psychological divisions in Holy Land priests reflect
divisions within their religion, which recommends war and peace
with equal symbolic power. And as theology is often the servant of
political institutions – faiths, denominations, factions within each –
it takes little for political apologists to justify atrocities with
authoritative passages, carefully chosen from sacred scripts.

Realpolitik gets the better of simple devotion.

But sometimes the devout are vicious, not in spite of their devotion,
but because of it. That is, their fervent commitment to religion
promotes behaviour that is against the best principles and examples of
their faith. I suspect there are many mechanisms for this, including
cosmological conceit and metaphysical sleight of hand. But the
transformation of piety into hypocrisy is particularly telling.

It is basically a confusion of means and ends. As the philosopher,
dramatist and scientist Johann Wolfgang von Goethe once pointed
out, piety is a means of producing a certain psychological end. In
his maxims, Goethe called this end the “purest tranquillity of
soul,” but it can equally be a combination of clarity, patience,
diligence, courage – the virtues of the pagan philosopher, rather
than the Christian saint. The point is that the prayers, cassocks,
genuflections, bows, yarmulkes, headscarves and all religious rites
have a psychological purpose: disciplining oneself to develop ethical
virtues, which cannot be achieved with abstract knowledge alone.

As this suggests, piety is more about what one asks of oneself
than what one asks of others. Family, community, nation – divine
or secular – are the objects of piety, but it is chiefly concerned
with the subject: making and maintaining a strong, lucid, brave soul,
who can do the right thing in the right time and place. Put another
way, we live piously to serve something better than ourselves, but
we serve best when we are better. Piety is about psychological growth.

Importantly, this vision can be more or less religious. The Stoics,
for example, wrote of piety, but their idea of pietas was often more
directed at worldly moderation than spiritual salvation, however
hallowed by ‘nature.’ Towards the end of his life, facing the end of
republican Rome, Cicero wrote of piety toward the gods. But this was
partly born of political grief and anxiety, as his Rome collapsed. In
this, Cicero’s religious piety was in line with his earlier writings,
which defined pietas typically as that “which warns us to fulfil
our duties towards our country, our parents, or others connected
with us by ties or blood.” Note Cicero’s emphasis: piety is not the
acts, but the outlook that disposes us toward the acts. Piety is
about cultivating good people, not specifying eternal and universal
techniques for this cultivation.

One mistake of the fervently pious is to confuse the two. The result
is a pedantic and paralysing obsession with certain habits of dress
or speaking, which become sanctified. One becomes dutiful in white
cloaks or black fur hats, but not considerate and caring in day-to-day
dealings with other human beings. The Greek or Armenian Orthodox
priest becomes more worried about cleaning his church, and who gets
to sweep where, than he is about his fellow men of the cloth.

Ultra-Orthodox Israeli Jews spit on little girls, because their
clothing is “immodest.” The outward symbols of religious piety are
favoured over inward gentleness and humility. (This in itself suggests
a particularly Judeo-Christian vice: proudly competing for humility,
a beautiful bit of performative contradiction.)

In short, what begins as a quest for reverence becomes dogmatism and
vice. The good Christian becomes less like Christ, and more like the
priests who judged him: more interested in institutional codes than
virtue. “Those who set up piety as their ultimate aim and goal,”
wrote Goethe, “mostly end up becoming hypocrites.” Habits harden,
and the psyche is left unimproved.

Of course, this fossilisation can occur outside religion: with
philosophical ideas, civic celebrations, and ordinary daily custom.

But metaphysical sleight of hand makes the movement from piety to
hypocrisy more common in religion. Without a naturalistic guide
to human flourishing, the faithful use their own baser impulses
and idiosyncrasies as ideals – each smuggled into an untouchable,
invisible world, and blessed with God’s name. In short, supernaturalism
cripples piety by removing worldly goodness as a criterion for
success. So-called ‘higher’ ideals actually lower the bar.

Ironically, the godless may have a better chance of piety than those
committed to religion. At the very least, real virtue begins with
radical doubt.

Damon Young is an Australian philosopher, writer and the author of
Distraction. View his full profile here.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

http://www.abc.net.au/unleashed/3805006.html